Chaque 26 septembre, les Nations Unies célèbrent la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires. Proclamée par l’Assemblée générale dans sa résolution 68/32 du 5 décembre 2013, elle est observée depuis 2014. Son objectif est inscrit dans le texte même de la résolution : sensibiliser le public à la menace que ces armes font peser sur l’humanité et à la nécessité de leur élimination totale.

La question n’a rien d’abstrait. Selon le SIPRI (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm), neuf États possédaient environ 12 187 ogives nucléaires en janvier 2026, dont près de 4 000 déployées sur des missiles ou des avions. Le désarmement nucléaire figurait déjà dans la toute première résolution de l’Assemblée générale, en 1946 : quatre-vingts ans plus tard, il reste l’un des objectifs prioritaires de l’ONU et l’un des moins atteints.
☢️ Qu’est-ce qu’une arme nucléaire ?
L’arme nucléaire, au cœur de la journée du 26 septembre, est un engin explosif qui libère l’énergie contenue dans le noyau des atomes. Deux grandes familles existent :
- La bombe à fission (bombe A) : la cassure de noyaux lourds (uranium 235 ou plutonium 239) déclenche une réaction en chaîne. Ce sont les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki.
- La bombe thermonucléaire (bombe H) : une première explosion à fission déclenche la fusion de noyaux légers d’hydrogène. Sa puissance peut être des centaines de fois supérieure.
Une explosion nucléaire combine quatre effets destructeurs : le souffle, la chaleur, le rayonnement immédiat et les retombées radioactives, qui contaminent durablement les sols, l’eau et les populations bien au-delà de la zone visée.
Ogives, vecteurs et stocks : le vocabulaire de base
Les chiffres sur les arsenaux reposent sur des catégories précises, utilisées par le SIPRI :
| Terme | Définition |
|---|---|
| Ogive déployée | Ogive placée sur un missile ou stockée sur une base dotée de forces opérationnelles |
| Ogive stockée | Ogive en réserve, qui nécessite une préparation (montage, transport, chargement) avant emploi |
| Stock militaire | Total des ogives déployées et stockées, potentiellement utilisables |
| Ogive retirée | Ogive sortie du stock militaire mais pas encore démantelée |
| Vecteur | Moyen de lancement : missile balistique terrestre, sous-marin lanceur d’engins, avion |
États « dotés » et États « possesseurs » : une distinction juridique
Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) reconnaît cinq États dotés : ceux qui ont fait exploser une arme avant le 1er janvier 1967, à savoir les États-Unis, la Russie (héritière de l’URSS), le Royaume-Uni, la France et la Chine. Quatre autres États possèdent l’arme en dehors de ce cadre : l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël, qui n’a jamais reconnu officiellement son arsenal.
Forces nucléaires mondiales, janvier 2026 (estimations SIPRI)
| État | Ogives déployées | Stock militaire | Inventaire total |
|---|---|---|---|
| États-Unis | 1 770 | 3 700 | 5 042 |
| Russie | 1 796 | 4 400 | 5 420 |
| Royaume-Uni | 120 | 225 | 225 |
| France | 280 | 290 | 370 |
| Chine | 34 | 620 | 620 |
| Inde | 12 | 190 | 190 |
| Pakistan | 0 | 170 | 170 |
| Corée du Nord | 0 | 60 | 60 |
| Israël | 0 | 90 | 90 |
| Total | 4 012 | 9 745 | 12 187 |
Source : SIPRI Yearbook 2026. Toutes les valeurs sont des estimations. La hausse du total français s’explique par l’intégration d’ogives retirées jusque-là non comptabilisées, pas par une augmentation du stock militaire.
Origine de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires
La Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, fixée au 26 septembre, est née d’une réunion diplomatique inédite tenue à New York en 2013.
Création de la journée
Le 26 septembre 2013, l’Assemblée générale des Nations Unies tient sa toute première réunion de haut niveau sur le désarmement nucléaire. Dans la foulée, l’Indonésie présente, au nom du Mouvement des pays non alignés, un projet de résolution de suivi. Le texte devient la résolution 68/32, adoptée le 5 décembre 2013 par vote enregistré : 137 voix pour, 28 contre et 20 abstentions. Contrairement à ce qu’affirment plusieurs sites, la journée n’a donc pas été créée à l’unanimité.
La date du 26 septembre commémore cette réunion de haut niveau. La résolution demande aussi l’ouverture rapide, au sein de la Conférence du désarmement, de négociations sur une convention globale interdisant la détention, la fabrication, l’essai, le transfert et l’emploi des armes nucléaires, et prévoyant leur destruction. Depuis 2014 (résolution 69/58), l’Assemblée réitère chaque année son appel à marquer la journée.
Objectifs principaux
- Informer le public : faire connaître la menace que représentent les armes nucléaires pour l’humanité.
- Rappeler les engagements : pousser les États à honorer leurs obligations de désarmement, notamment l’article VI du TNP.
- Mobiliser les décideurs : faire valoir les avantages socio-économiques d’un monde sans armes nucléaires.
- Soutenir la négociation : relancer les discussions multilatérales vers une interdiction vérifiable.
- Associer la société civile : ONG, universités, parlementaires, médias et citoyens sont invités à organiser des actions.
Les grandes dates du désarmement nucléaire
| Année | Événement |
|---|---|
| 1945 | Bombardements atomiques d’Hiroshima (6 août) et de Nagasaki (9 août) |
| 1946 | Première résolution de l’Assemblée générale de l’ONU, consacrée au contrôle de l’énergie atomique |
| 1963 | Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires, après la crise de Cuba |
| 1967 | Traité de Tlatelolco : première zone exempte d’armes nucléaires en région peuplée |
| 1968 | Ouverture à la signature du TNP (entrée en vigueur en 1970) |
| 1987 | Traité FNI entre les États-Unis et l’URSS sur les missiles à portée intermédiaire |
| 1995 | Prorogation indéfinie du TNP |
| 1996 | Ouverture à la signature du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) et avis consultatif de la Cour internationale de Justice |
| 2013 | Réunion de haut niveau du 26 septembre, puis résolution 68/32 |
| 2017 | Adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), le 7 juillet |
| 2021 | Entrée en vigueur du TIAN, le 22 janvier |
| 2026 | Expiration du traité russo-américain New START en février, sans successeur |
Pourquoi l’élimination des armes nucléaires reste un enjeu majeur
La Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, observée le 26 septembre, s’appuie sur trois constats : un coût humain sans équivalent, un coût financier croissant et un cadre juridique toujours incomplet.
La dimension humanitaire
Le 26 septembre rappelle d’abord le bilan des seules armes nucléaires jamais employées en guerre. Selon l’ONU, les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki ont fait environ 213 000 morts, un chiffre qui renvoie aux décès enregistrés jusqu’à la fin de 1945. Les survivants, les hibakusha, ont porté pendant des décennies le témoignage des brûlures, des cancers et des discriminations. Leur organisation, Nihon Hidankyo, a reçu le prix Nobel de la paix en 2024.
À ces victimes s’ajoutent celles des essais : plus de 2 000 essais nucléaires ont été réalisés depuis 1945, du Nevada au Kazakhstan en passant par la Polynésie française. Ce volet fait l’objet d’une autre date du calendrier onusien, la journée contre les essais nucléaires du 29 août.
Un coût économique record
La Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires met aussi en lumière les budgets engagés. D’après les estimations de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), les neuf États possesseurs ont dépensé 118,8 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 19 % en un an et environ 3 768 dollars par seconde.
| État | Dépenses nucléaires militaires 2025 (estimation ICAN) |
|---|---|
| États-Unis | 69,2 milliards $ |
| Chine | 13,5 milliards $ |
| Royaume-Uni | 12,6 milliards $ |
| Russie | 9,5 milliards $ |
| France | 7,7 milliards $ |
Source : rapport ICAN « Premeditated », juin 2026. ICAN est une coalition d’ONG favorable à l’abolition : ses chiffres sont des estimations construites à partir de données budgétaires publiques.
La dimension juridique
Le 26 septembre est aussi l’occasion de faire le point sur le droit international. Trois traités structurent le domaine :
- Le TNP (1968) : 191 États parties. Les États non dotés renoncent à l’arme ; les cinq États dotés s’engagent, à l’article VI, à poursuivre de bonne foi des négociations de désarmement.
- Le TICE (1996) : il interdit toute explosion nucléaire, mais n’est toujours pas entré en vigueur, faute de ratification par plusieurs États dont la participation est requise.
- Le TIAN (2017) : premier traité interdisant totalement les armes nucléaires. Il comptait 75 États parties et 95 signataires en juillet 2026, mais aucun État possesseur ni aucun membre de l’OTAN.
En 1996, la Cour internationale de Justice a estimé, dans un avis consultatif, que la menace ou l’emploi d’armes nucléaires serait généralement contraire au droit international humanitaire, sans pouvoir conclure pour le cas extrême de la légitime défense où la survie même d’un État serait en cause.
Le débat sur la dissuasion
La Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires se heurte à une doctrine partagée par tous les États possesseurs : la dissuasion. Pour ses partisans, la menace d’une riposte dévastatrice a empêché toute guerre directe entre grandes puissances depuis 1945 et reste une garantie de sécurité. Pour ses critiques, elle repose sur un pari permanent : l’absence d’erreur, de malentendu ou de dirigeant irrationnel. Les promoteurs du TIAN insistent sur les conséquences humanitaires ; les États dotés, dont la France, privilégient une approche « étape par étape » dans le cadre du TNP.
🌍 Le désarmement nucléaire à travers le monde
La Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires du 26 septembre ne se vit pas de la même façon selon les régions : certaines ont déjà banni l’arme de leur territoire, d’autres vivent sous sa protection ou sous sa menace.
Les zones exemptes d’armes nucléaires
Plusieurs régions ont choisi de s’interdire collectivement l’arme nucléaire par traité :
| Traité | Région | Année |
|---|---|---|
| Tlatelolco | Amérique latine et Caraïbes | 1967 |
| Rarotonga | Pacifique Sud | 1985 |
| Bangkok | Asie du Sud-Est | 1995 |
| Pelindaba | Afrique | 1996 |
| Semipalatinsk | Asie centrale | 2006 |
Ces cinq zones couvrent la quasi-totalité de l’hémisphère Sud. La Mongolie a en outre obtenu un statut d’État exempt d’armes nucléaires reconnu par l’ONU.
Les pays qui ont renoncé à la bombe
Le 26 septembre rappelle que le désarmement n’est pas une utopie : des États l’ont réalisé. L’Afrique du Sud a démantelé volontairement son petit arsenal avant d’adhérer au TNP en 1991, un cas unique au monde. Après la dissolution de l’URSS, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ukraine ont remis à la Russie les armes stationnées sur leur sol, dans le cadre du protocole de Lisbonne de 1992.
La France et l’arme nucléaire
La position française illustre la tension entre désarmement et dissuasion. La France a adhéré au TNP en 1992, signé le TICE en 1996, ratifié en 1998, et démantelé la même année son centre d’expérimentations du Pacifique. Elle n’a pas signé le TIAN. Selon le SIPRI, le président de la République a annoncé en mars 2026 une augmentation du nombre d’ogives de l’arsenal français, qui ne sera plus rendu public, ainsi qu’un dialogue avec plusieurs partenaires européens sur la dimension européenne de la dissuasion.
Défis et enjeux contemporains
La Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, célébrée le 26 septembre, intervient dans un contexte que le SIPRI décrit comme un recours croissant aux armes nucléaires comme instruments de puissance, à rebours de plusieurs décennies de réductions.
La fin des accords russo-américains
Les deux plus grands arsenaux ne sont plus encadrés par aucun traité. Les États-Unis se sont retirés du traité FNI en 2019. La Russie a suspendu sa participation à New START en 2023, et ce dernier traité a expiré en février 2026 sans accord de remplacement. Pour la première fois depuis le début des années 1970, aucune limite juridique ne s’applique aux forces stratégiques des deux pays.
Des arsenaux qui se modernisent et grossissent
Les neuf États possesseurs ont tous poursuivi la modernisation de leurs arsenaux en 2025. La Chine, avec environ 620 ogives, est le pays dont l’arsenal croît le plus vite. Entre 2 100 et 2 200 ogives étaient maintenues en état d’alerte opérationnelle élevée en janvier 2026. Surtout, le SIPRI anticipe un renversement de tendance : le rythme des démantèlements ralentit, tandis que celui des déploiements accélère.
Un régime de non-prolifération fragilisé
La Conférence d’examen du TNP de 2026, achevée le 22 mai, s’est terminée sans document final, pour la troisième fois consécutive. Le TICE reste bloqué, et la Russie a retiré sa ratification en 2023. Le bref conflit armé entre l’Inde et le Pakistan, en mai 2025, a rappelé qu’une crise entre deux puissances nucléaires peut éclater rapidement.
Les nouvelles technologies
L’intelligence artificielle, les capacités cyber, les armes hypersoniques et les systèmes spatiaux compliquent les calculs de dissuasion et réduisent les délais de décision, ce qui accroît le risque d’erreur d’appréciation en période de crise.

Comment est célébrée la journée du 26 septembre ?
La Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires donne lieu chaque 26 septembre à des initiatives diplomatiques, associatives et éducatives.
Aux Nations Unies
- Réunion plénière de haut niveau : l’Assemblée générale consacre une séance à la journée, à New York, avec des déclarations des États.
- Message du Secrétaire général : publié chaque année sur la page officielle de la journée.
- Événements à Genève : autour de la Conférence du désarmement et du Bureau des affaires de désarmement (UNODA).
- Centres d’information de l’ONU : ils relaient la journée auprès du public dans le monde entier.
Dans la société civile
- Campagnes d’ONG : ICAN, prix Nobel de la paix 2017, mobilise ses partenaires pour promouvoir la ratification du TIAN.
- Réseau des villes : le réseau Maires pour la paix, lancé par Hiroshima et Nagasaki, fédère des municipalités du monde entier.
- Mémoire des hibakusha : lectures de témoignages, expositions, conférences.
Actions en ligne
- Retransmission : la séance de l’Assemblée générale est diffusée sur UN Web TV.
- Données ouvertes : le SIPRI et l’UNODA publient cartes, tableaux et vidéos réutilisables à des fins pédagogiques.
Comment participer
- Plier une grue en papier (orizuru) : symbole de paix popularisé par Sadako Sasaki, jeune victime d’Hiroshima.
- Lire un témoignage de hibakusha : pour comprendre ce que signifie concrètement une explosion nucléaire.
- Consulter les chiffres officiels : le SIPRI Yearbook publie chaque année l’état des arsenaux.
- Relier les dates : la Journée internationale de la paix (21 septembre) et la Semaine du désarmement (24 au 30 octobre) prolongent la réflexion.
26 septembre 1983 : la nuit où un officier soviétique a évité la guerre nucléaire
La date de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires coïncide avec l’un des épisodes les plus inquiétants de la guerre froide, même si ce n’est pas la raison officielle de son choix.
L’incident Petrov
Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1983, le lieutenant-colonel Stanislav Petrov est de garde au centre d’alerte de Serpoukhov-15, près de Moscou. Le système satellite soviétique Oko signale le lancement d’un missile intercontinental américain, puis de quatre autres. Le contexte est explosif : trois semaines plus tôt, la chasse soviétique a abattu le vol 007 de Korean Air Lines.
Petrov juge l’alerte peu crédible : une attaque réelle, estime-t-il, ne se limiterait pas à cinq missiles. Il la signale comme une fausse alerte au lieu de la transmettre comme une attaque. L’enquête confirmera une défaillance du système, trompé par le reflet du soleil sur des nuages de haute altitude. Petrov est mort en 2017.
Une sculpture faite de missiles
Au siège de l’ONU à New York, la sculpture Le Bien défait le Mal représente saint Georges terrassant un dragon. Le corps du dragon a été réalisé à partir de fragments de missiles nucléaires soviétiques SS-20 et américains Pershing, détruits en application du traité FNI.
Pour replacer cette journée dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 26 septembre.
Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale de sensibilisation au désarmement et à la non-prolifération.
Foire aux questions sur la journée du 26 septembre
Pourquoi le 26 septembre est-il la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires ?
Le 26 septembre est la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires parce qu’il commémore la première réunion de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU sur le désarmement nucléaire, tenue le 26 septembre 2013. La journée a été proclamée par la résolution 68/32 du 5 décembre 2013.
Combien y a-t-il d’armes nucléaires dans le monde ?
Il y a environ 12 187 armes nucléaires dans le monde selon le SIPRI (janvier 2026). Parmi elles, 9 745 font partie des stocks militaires utilisables et 4 012 sont déployées sur des missiles ou des avions. La Russie et les États-Unis détiennent environ 83 % des ogives utilisables.
Quels pays possèdent l’arme nucléaire ?
Neuf pays possèdent l’arme nucléaire : les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France, la Chine, l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël. Seuls les cinq premiers sont reconnus comme « États dotés » par le TNP.
Quelle est la différence entre le TNP et le TIAN ?
La différence entre le TNP et le TIAN tient à leur objet. Le TNP (1968) limite la prolifération et engage les États dotés à négocier leur désarmement, sans interdire l’arme. Le TIAN (2017) interdit totalement la possession, la mise au point, l’essai et l’emploi des armes nucléaires, mais aucun État possesseur n’y a adhéré.
La France a-t-elle signé le traité d’interdiction des armes nucléaires ?
Non, la France n’a pas signé le traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Elle estime que ce texte est incompatible avec sa doctrine de dissuasion et privilégie le cadre du TNP, auquel elle a adhéré en 1992, ainsi que le TICE, qu’elle a ratifié en 1998.
La journée a-t-elle été adoptée à l’unanimité ?
Non, la journée n’a pas été adoptée à l’unanimité. La résolution 68/32 a été votée par 137 États, 28 ont voté contre et 20 se sont abstenus.
Un 26 septembre pour ne pas s’habituer à la menace
Chaque 26 septembre, la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires rappelle une réalité que l’habitude a rendue presque invisible : plus de 12 000 ogives existent encore, et le cadre qui les limitait se défait. La nuit de Stanislav Petrov montre que la survie de l’humanité a parfois tenu à une seule décision humaine. S’informer, transmettre la mémoire des hibakusha et suivre les engagements des États, c’est déjà refuser l’indifférence. ☮️
À lire aussi : la journée du souvenir d’Hiroshima, la Journée des Nations Unies, l’éphéméride du 26 septembre et le calendrier complet des journées mondiales.
