1er octobre : Journée internationale du café

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Journée internationale du café — Tasse de café fumant et grains torréfiés sur une table en bois.

Chaque 1er octobre, le monde célèbre la Journée internationale du café. Longtemps portée par la seule filière, cette célébration a franchi un cap décisif le 10 mars 2026 : l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la résolution A/RES/80/248, qui inscrit officiellement le 1er octobre au calendrier des journées internationales de l’ONU. Derrière la tasse du matin se cachent 25 millions d’agriculteurs, plus de 200 milliards de dollars de recettes annuelles et une filière confrontée au dérèglement climatique.

Journée internationale du café — Cerises de café rouges et vertes sur une branche de caféier.
Repère Information
Date 1er octobre (chaque année)
Intitulé officiel Journée internationale du café
Résolution ONU A/RES/80/248, adoptée le 10 mars 2026
Projet de résolution A/80/L.44
Initiateurs Le Brésil et un groupe restreint de 18 pays ; 97 États coauteurs
Origine institutionnelle Conférence de la FAO, 44ᵉ session (2025)
Agence chef de file FAO, en lien avec l’Organisation internationale du café (OIC)
Célébration antérieure Depuis 2015, à l’initiative de l’OIC
ODD concernés ODD 1, ODD 2, ODD 5, ODD 8

Qu’est-ce que la Journée internationale du café ?

La Journée internationale du café est une journée d’observance mondiale destinée à sensibiliser à l’importance socioéconomique, culturelle et environnementale de la filière café, et à mettre en lumière la situation des millions de producteurs qui la font vivre.

Le café n’est pas seulement une boisson. C’est :

  • Un produit agricole de base échangé sur toute la planète, du grain vert jusqu’au comptoir du bistrot ;
  • Un moyen de subsistance pour des millions de ménages agricoles, majoritairement de petits exploitants ;
  • Un fait social et culturel, structurant des rituels quotidiens et des formes de sociabilité, de la cérémonie éthiopienne au comptoir parisien.

La résolution onusienne reconnaît explicitement l’importance culturelle, sociale et historique du café, devenu au fil des siècles un symbole d’interaction sociale, d’expression culturelle et de tradition transmise de génération en génération.

Pourquoi le 1er octobre ?

Le choix de la date n’est pas arbitraire : le 1er octobre marque le début de l’année caféière dans le calendrier de la filière, période de référence utilisée pour les statistiques de production, d’exportation et de consommation. C’est cette logique professionnelle qui a conduit l’OIC à retenir cette date en 2015, avant que l’ONU ne la consacre.


Origine et histoire de la Journée internationale du café

De l’initiative sectorielle à la reconnaissance onusienne

Avant 2015, plusieurs pays célébraient « leur » journée du café à des dates dispersées. L’Organisation internationale du café (OIC), créée en 1963 sous l’égide des Nations unies, a décidé d’unifier ces célébrations en fixant une date unique : le 1er octobre 2015, avec un lancement lors de l’Exposition universelle de Milan.

Pendant dix ans, la journée est restée une dynamique de filière, portée par l’OIC et des dizaines d’associations nationales du café. Le changement d’échelle intervient en deux temps :

  1. 2025 : la Conférence de la FAO, réunie pour sa 44ᵉ session, adopte une résolution proposant la proclamation d’une journée internationale du café et encourage ses États membres à porter le dossier devant l’ONU.
  2. 10 mars 2026 : l’Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution proclamant le 1er octobre Journée internationale du café. Portée par le Brésil et un groupe restreint de 18 pays, elle a rassemblé 97 États coauteurs.

La FAO est désormais invitée à faciliter la célébration de cette journée, en collaboration avec les organisations concernées, au premier rang desquelles l’OIC.

Chronologie de la Journée internationale du café

Année Étape
1963 Création de l’Organisation internationale du café (OIC)
2015 L’OIC fixe la Journée internationale du café au 1er octobre ; lancement à l’Expo de Milan
2025 La Conférence de la FAO (44ᵉ session) adopte une résolution en faveur de la journée
10 mars 2026 L’Assemblée générale de l’ONU adopte la résolution A/RES/80/248
1er octobre 2026 Première célébration sous statut de journée internationale des Nations unies

Les objectifs principaux de la journée

  • Sensibiliser à l’importance socioéconomique du café : rappeler que derrière un produit de consommation courante se joue la subsistance de communautés rurales entières.
  • Soutenir les caféiculteurs : promouvoir une rémunération équitable et des conditions de travail décentes tout au long de la chaîne de valeur.
  • Promouvoir la durabilité : encourager les pratiques agricoles résilientes face au changement climatique et respectueuses des forêts.
  • Renforcer la coopération internationale : faire du 1er octobre une plateforme mondiale de dialogue et de partage de connaissances entre producteurs, négociants, torréfacteurs et consommateurs.
  • Valoriser la dimension culturelle : reconnaître le café comme patrimoine vivant et vecteur de lien social.

Le café en chiffres : le poids d’une filière mondiale

Les données publiées par la FAO au moment de l’adoption de la résolution donnent la mesure de l’enjeu.

Indicateur Donnée (FAO, 2026)
Recettes annuelles du secteur mondial Plus de 200 milliards de dollars
Agriculteurs dont le café est le moyen de subsistance Près de 25 millions
Production mondiale (2024) Plus de 11 millions de tonnes
Volume échangé à l’international (2024) Environ 8 millions de tonnes
Valeur de la production mondiale (2024) Près de 25 milliards de dollars
Valeur du commerce de grains (2024) Près de 34 milliards de dollars
Croissance de la consommation mondiale par habitant +1,2 % par an sur dix ans
Premiers exportateurs (2024) Brésil, Viet Nam
Premiers importateurs (2024) Union européenne, États-Unis

Une dépendance vitale pour certaines économies

Pour de nombreux pays à faible revenu, les exportations de café constituent une source essentielle de devises étrangères. Le chiffre est parlant : en 2024, le café représentait une part considérable des exportations totales de marchandises de plusieurs pays africains.

Pays Part du café dans les exportations de marchandises (2024)
Éthiopie 27,9 %
Ouganda 20,1 %
Burundi 19,5 %

En Éthiopie et en Ouganda, les recettes tirées des exportations de café dépassaient le coût des importations de produits alimentaires. Au Burundi, elles en représentaient près de 20 %. Autrement dit, le prix payé pour un paquet de café en France a des répercussions directes sur la sécurité alimentaire de pays entiers.

Le café et les Objectifs de développement durable

La résolution onusienne relie explicitement la production et la transformation du café à quatre ODD :

  • ODD 1 — Réduction de l’extrême pauvreté
  • ODD 2 — Élimination de la faim
  • ODD 5 — Autonomisation des femmes
  • ODD 8 — Travail décent et croissance économique

Le café en France : trois siècles d’histoire et un rituel quotidien

Comment le café est arrivé en France

L’histoire française du café se confond avec celle de la sociabilité urbaine.

  • 1669 : Soliman Aga, ambassadeur du sultan ottoman Mehmed IV, s’installe à Paris pour une mission de plusieurs mois. Ses réceptions somptueuses, où le café est servi cérémonieusement dans des tasses de porcelaine, lancent la mode du breuvage à la cour de Louis XIV.
  • 1671 : le premier établissement français dédié au café ouvrirait à Marseille, port d’entrée naturel des marchandises du Levant.
  • 1686 : le Sicilien Francesco Procopio dei Coltelli fonde Le Procope, rue de l’Ancienne-Comédie à Paris. Lustres de cristal, tables de marbre, miroirs : l’établissement devient le premier « café » parisien véritablement moderne, fréquenté par La Fontaine, Racine, puis Voltaire, Rousseau, Diderot et d’Alembert.
  • Années 1710 : le bourgmestre d’Amsterdam offre un plant de caféier à Louis XIV, confié au Jardin royal des plantes de Paris.
  • 1715 : des plants venus du Yémen sont mis en culture à l’île Bourbon, future La Réunion. Les premières exportations vers la métropole débutent vers 1726.
  • Années 1720 : l’officier de marine normand Gabriel de Clieu, natif de Dieppe, embarque un plant de caféier issu du Jardin royal vers la Martinique. Ce pied unique serait à l’origine d’une large part des caféiers cultivés ensuite aux Antilles et en Amérique latine.

Le café a ainsi accompagné la naissance de l’espace public à la française : c’est dans les cafés que se lisent les gazettes, que se discutent les idées des Lumières et que se prépare, plus tard, une part de l’effervescence révolutionnaire.

La consommation française aujourd’hui

Le café est en France la boisson chaude la plus consommée et, après l’eau, l’une des boissons les plus présentes au quotidien. Les estimations couramment reprises situent la consommation moyenne autour de 5,4 kg par habitant et par an, soit environ 2 à 3 tasses par jour et par personne — un chiffre qui place la France dans la moyenne haute européenne, loin derrière les pays nordiques (la Finlande approche les 12 kg par habitant) mais devant plusieurs voisins du Sud.

Le marché français se caractérise par :

  • Une consommation très largement domestique, l’essentiel du café étant bu à la maison ;
  • Une fragmentation des formats : moulu, dosettes et capsules, grains — avec une progression continue du grain et des machines automatiques ;
  • L’essor du café de spécialité et des coffee shops indépendants, en particulier dans les grandes agglomérations, avec une clientèle prête à payer davantage pour une origine identifiée et une torréfaction soignée.

⚠️ Les données françaises de consommation par habitant varient sensiblement selon les sources et les périmètres retenus (grande distribution seule ou consommation totale, café vert ou café torréfié). Les ordres de grandeur ci-dessus doivent être lus comme des estimations.


La diversité du café à travers le monde

Deux espèces, deux mondes

Critère Arabica Robusta
Altitude de culture Élevée (600–2 000 m) Basse à moyenne
Teneur en caféine Plus faible Environ deux fois plus élevée
Profil aromatique Fin, acidulé, fruité Corsé, amer, boisé
Sensibilité climatique Forte Plus résistant
Principaux producteurs Brésil, Colombie, Éthiopie Viet Nam, Indonésie, Ouganda

Des rituels aussi variés que les terroirs

  • Éthiopie — La buna, cérémonie du café, se déroule en trois services successifs ; torréfaction, mouture et infusion se font devant les invités, encens à l’appui. Le café y est réputé originaire des hauts plateaux du Kaffa.
  • Monde arabe — Le qahwa, servi dans le dallah et parfumé à la cardamome, accompagné de dattes, est un rituel d’hospitalité codifié.
  • Turquie — Le café turc, moulu très finement et cuit lentement pour faire mousser, est servi avec son marc et un verre d’eau.
  • Italie — L’espresso, extrait sous haute pression, se boit debout au comptoir en quelques secondes ; le caffè sospeso napolitain consiste à payer un café d’avance pour un inconnu.
  • France — Le « petit noir » du comptoir, le café gourmand en fin de repas, la pause-café au travail.
  • Viet Nam — Le cà phê sữa đá, filtré au phin sur du lait concentré et servi glacé.
  • Scandinavie — Le fika suédois, pause institutionnalisée associant café et pâtisserie.

Les défis contemporains de la filière café

Le dérèglement climatique

C’est la menace structurelle numéro un. L’arabica, cultivé en altitude, tolère mal les écarts de température et les sécheresses prolongées. Les épisodes climatiques extrêmes des dernières années — sécheresse et gel au Brésil, sécheresse puis inondations au Viet Nam — ont désorganisé les récoltes des deux premiers producteurs mondiaux. Plusieurs analyses sectorielles estiment qu’une part significative des surfaces actuellement plantées en arabica pourrait devenir impropre à cette culture d’ici le milieu du siècle, si les tendances actuelles se poursuivent.

Les réponses en cours : variétés climato-résilientes, agroforesterie (café cultivé sous ombrage), gestion intégrée des ravageurs, remontée des cultures en altitude. La FAO accompagne ces transitions dans plusieurs pays, du Panama à Cuba en passant par l’Afrique de l’Est.

La volatilité des prix et le revenu des producteurs

Le marché du café est l’un des plus volatils des matières premières agricoles. Après les niveaux records atteints en 2024 et 2025 — l’arabica ayant dépassé des seuils inédits depuis la fin des années 1990 —, les cours se sont nettement détendus en 2026 sous l’effet de récoltes attendues abondantes au Brésil et au Viet Nam.

Cette instabilité pénalise les deux extrémités de la chaîne : le consommateur voit le prix du paquet grimper lors des flambées, tandis que le petit producteur, qui vend souvent sa récolte à un moment imposé par sa trésorerie, ne capte qu’une fraction de la valeur finale. C’est précisément l’argument du commerce équitable, qui garantit un prix plancher et une prime de développement aux organisations de producteurs.

Traçabilité et déforestation

Le café figure parmi les sept matières premières visées par le règlement européen sur la déforestation (RDUE / EUDR, règlement UE 2023/1115), aux côtés du cacao, du bois, du soja, de l’huile de palme, du caoutchouc et des bovins. Le texte interdit la mise sur le marché européen de produits issus de terres déboisées après le 31 décembre 2020 et impose une déclaration de diligence raisonnée avec géolocalisation des parcelles.

Catégorie d’entreprise Date d’application
Moyennes et grandes entreprises 30 décembre 2026
Micro et petites entreprises (hors filière bois) 30 juin 2027

Pour des millions de petits exploitants souvent dépourvus de titres fonciers et d’outils numériques, l’enjeu de la traçabilité est considérable : c’est l’accès au premier marché importateur mondial qui en dépend.

La concentration de la valeur

Le café est un cas d’école de chaîne de valeur asymétrique : la part revenant au pays producteur dans le prix final d’une tasse consommée en Europe reste marginale, l’essentiel de la valeur étant créée aux stades de la torréfaction, de la distribution et du service. Réduire cet écart — notamment en développant la torréfaction dans les pays d’origine — est un objectif affiché de plusieurs programmes internationaux.


Journée internationale du café — Mains versant de l’eau dans un filtre à café sur un comptoir clair.

Comment célébrer la Journée internationale du café ?

Événements officiels et institutionnels

  • Conférences et tables rondes organisées par la FAO, l’OIC et leurs partenaires autour de la durabilité de la chaîne de valeur ;
  • Campagnes annuelles de l’OIC, articulées autour d’un thème et déclinées en affiches, vidéos et ressources multilingues ;
  • Salons professionnels, championnats de baristas, concours de torréfaction ;
  • Initiatives des associations nationales du café dans les États membres de l’OIC.

Mobilisations locales et associatives

  • Portes ouvertes de brûleries artisanales et ateliers de découverte de la torréfaction ;
  • Dégustations comparées (cupping) organisées par les torréfacteurs de quartier ;
  • Actions de sensibilisation au commerce équitable dans les magasins spécialisés et les réseaux d’épiceries responsables ;
  • Opérations « café suspendu » : payer une consommation d’avance pour une personne dans le besoin.

Participer à titre individuel

  • Changer d’origine : goûter un café d’un pays qu’on ne connaît pas — Éthiopie, Colombie, Honduras, Ouganda, Papouasie-Nouvelle-Guinée.
  • Regarder les labels : commerce équitable, agriculture biologique, certifications de durabilité, mentions d’origine et de date de torréfaction.
  • Acheter en direct : privilégier les torréfacteurs locaux qui documentent leurs approvisionnements.
  • Valoriser le marc : compost, engrais pour plantes acidophiles, désodorisant, exfoliant.
  • Partager en ligne : relayer la journée avec les mots-clés #JournéeInternationaleDuCafé et #InternationalCoffeeDay.

Le café, patrimoine culturel de l’humanité

La reconnaissance onusienne de 2026 vient s’ajouter à une série d’inscriptions au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO qui consacrent le café comme fait culturel à part entière :

Élément inscrit Pays Année
La culture et la tradition du café turc Türkiye 2013
Le café arabe, un symbole de générosité Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Oman, Qatar 2015
Extension de l’inscription du café arabe Jordanie 2024

La légende de Kaldi

L’origine du café se raconte volontiers par une légende éthiopienne : le berger Kaldi aurait remarqué que ses chèvres devenaient étonnamment vives après avoir brouté les baies rouges d’un arbuste. Un moine, mis au courant, en aurait fait une décoction pour rester éveillé durant ses longues prières nocturnes. Aucune source historique ne permet de dater ce récit, apparu tardivement dans les textes, mais il dit bien l’essentiel : le café est d’abord entré dans l’histoire comme un outil de veille et de concentration, avant de devenir un plaisir.

Historiquement, la culture du caféier est attestée au Yémen à partir du XVᵉ siècle, où les confréries soufies l’utilisaient pour soutenir les veillées spirituelles. Le port de Moka en fit un carrefour d’exportation dont le nom est resté attaché à la boisson.


Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 1er octobre.

Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée mondiale du développement rural, Journée mondiale de l’alimentation.

Foire aux questions sur la Journée internationale du café

Quand a lieu la Journée internationale du café ?

La Journée internationale du café a lieu chaque année le 1er octobre. Cette date correspond au début de l’année caféière, période de référence de la filière pour les statistiques de production et d’exportation. Elle a été retenue par l’Organisation internationale du café en 2015, puis officialisée par les Nations unies en 2026.

Qui a créé la Journée internationale du café ?

La Journée internationale du café a été créée en 2015 par l’Organisation internationale du café (OIC), qui a unifié à cette occasion des célébrations nationales jusque-là dispersées, avec un lancement à l’Exposition universelle de Milan. Elle a ensuite été proclamée journée internationale par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 mars 2026, sur proposition du Brésil et d’un groupe de 18 pays, après une résolution de la Conférence de la FAO adoptée en 2025.

Quelle est la résolution de l’ONU sur la Journée internationale du café ?

La résolution de l’ONU sur la Journée internationale du café porte la référence A/RES/80/248, adoptée le 10 mars 2026 par l’Assemblée générale lors de sa 80ᵉ session, à partir du projet de résolution A/80/L.44. Elle a réuni 97 États coauteurs et confie à la FAO le soin de faciliter la célébration de la journée, en lien avec l’Organisation internationale du café.

Quelle est la différence entre la Journée internationale du café et la Journée mondiale du café ?

Il n’y a pas de différence de fond entre la Journée internationale du café et la Journée mondiale du café : les deux expressions désignent la même célébration du 1er octobre. « Journée mondiale du café » est une traduction usuelle et courante, mais l’intitulé officiel retenu par les Nations unies et l’OIC est bien Journée internationale du café (International Coffee Day).

Combien de personnes vivent du café dans le monde ?

Selon la FAO, la filière café assure un moyen de subsistance à près de 25 millions d’agriculteurs et génère des emplois tout au long de sa chaîne de valeur, de la récolte à la torréfaction et au service. Le secteur produit plus de 200 milliards de dollars de recettes annuelles à l’échelle mondiale, et les exportations de café représentent une part majeure des recettes en devises de plusieurs pays à faible revenu, comme l’Éthiopie (27,9 % des exportations de marchandises en 2024).

Combien de café les Français consomment-ils ?

Les Français consomment en moyenne, selon les estimations les plus couramment reprises, de l’ordre de 5,4 kg de café par habitant et par an, soit environ 2 à 3 tasses par jour et par personne. Ce niveau place la France dans la moyenne haute européenne, derrière les pays nordiques. Le café y est la boisson chaude la plus consommée, principalement à domicile, avec une progression marquée du café en grains et du café de spécialité.


Une tasse de café, c’est un geste de quelques secondes et une chaîne de plusieurs milliers de kilomètres. Le 1er octobre est l’occasion de la remonter : depuis les plateaux d’Éthiopie où la légende situe sa découverte jusqu’au comptoir du bistrot de quartier, en passant par les mains de 25 millions de producteurs dont l’avenir se joue aujourd’hui entre climat, prix et traçabilité. En proclamant la Journée internationale du café, les Nations unies ont fait de cette date bien plus qu’une célébration gourmande : une plateforme mondiale pour que la boisson la plus partagée du monde devienne aussi l’une des plus justes. Le meilleur moyen de participer reste le plus simple — savoir ce qu’il y a dans sa tasse, et d’où cela vient.


Sources

  • Nations unies, Liste des journées et semaines internationales — résolution A/RES/80/248
  • FAO, La FAO se félicite de la résolution de l’ONU instaurant une Journée internationale du café, 10 mars 2026
  • FAO, Conférence, 44ᵉ session (2025), document C 2025/LIM/10
  • Organisation internationale du café (OIC) — Journée internationale du café
  • UNESCO, Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
  • Commission européenne / Ministère de la Transition écologique — Règlement (UE) 2023/1115 (RDUE)
Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.

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