La Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus est célébrée chaque année le 7 septembre. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution A/RES/74/212 du 19 décembre 2019, elle est coordonnée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et a été observée pour la première fois le 7 septembre 2020. Son objet : faire de la qualité de l’air une priorité politique mondiale, au même titre que le climat, alors que la pollution atmosphérique reste le premier risque environnemental pour la santé humaine.
Attention à l’intitulé exact : il s’agit bien de « ciels bleus » au pluriel, et non « ciel bleu » au singulier, formulation pourtant reprise par de nombreux sites francophones. Le titre officiel des Nations unies est Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus.
🌫️ Qu’est-ce que la pollution de l’air ?
La pollution de l’air désigne la présence, dans l’atmosphère, de substances chimiques, physiques ou biologiques qui altèrent les caractéristiques naturelles de l’air et nuisent à la santé humaine ou aux écosystèmes. Elle se décline en deux formes distinctes que la Journée du 7 septembre traite conjointement : la pollution de l’air ambiant (extérieur) et la pollution de l’air intérieur, principalement liée à la cuisson et au chauffage au bois, au charbon ou au kérosène dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
Les six polluants encadrés par l’OMS
Le 22 septembre 2021, l’Organisation mondiale de la santé a révisé ses lignes directrices mondiales sur la qualité de l’air, inchangées depuis 2005. Elle a abaissé la quasi-totalité de ses seuils de référence pour six polluants majeurs.
| Polluant | Période | Seuil OMS 2005 | Seuil OMS 2021 |
|---|---|---|---|
| PM2,5 | Annuel | 10 µg/m³ | 5 µg/m³ |
| PM2,5 | 24 heures | 25 µg/m³ | 15 µg/m³ |
| PM10 | Annuel | 20 µg/m³ | 15 µg/m³ |
| PM10 | 24 heures | 50 µg/m³ | 45 µg/m³ |
| NO2 | Annuel | 40 µg/m³ | 10 µg/m³ |
| NO2 | 24 heures | non défini | 25 µg/m³ |
| O3 | Saison de pointe | non défini | 60 µg/m³ |
| SO2 | 24 heures | 20 µg/m³ | 40 µg/m³ |
| CO | 24 heures | non défini | 4 mg/m³ |
Ces lignes directrices ne sont pas juridiquement contraignantes. Elles constituent des valeurs cibles destinées à inspirer les législations nationales, ce qui explique l’écart persistant entre les seuils sanitaires de l’OMS et les valeurs limites réglementaires appliquées en Europe.
D’où vient la pollution de l’air ?
Les sources varient fortement selon les territoires. En France métropolitaine, la répartition sectorielle donne une image contre-intuitive pour beaucoup : le chauffage domestique pèse davantage que le trafic routier sur les particules fines.
| Polluant | Principal secteur émetteur en France | Part |
|---|---|---|
| PM2,5 | Chauffage résidentiel au bois bûche | environ 58 % |
| NH3 (ammoniac) | Agriculture | 94 à 96 % |
| HAP | Résidentiel (combustion de biomasse) | environ 84 % |
| NOx | Transport routier | premier contributeur |
Source : Citepa, rapports Secten, format Secten (périmètre France métropolitaine).
Origine de la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus
La Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus du 7 septembre est née d’une initiative diplomatique sud-coréenne, et non d’une campagne d’ONG environnementale comme on le lit parfois.
Une proposition portée par la République de Corée
En septembre 2019, lors de son discours au Sommet Action Climat des Nations unies à New York, le président sud-coréen Moon Jae-in propose la création d’une journée internationale consacrée à l’air pur. La Corée du Sud, alors confrontée à des épisodes récurrents de poussières fines, en fait un axe de politique étrangère. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement et la Coalition pour le climat et l’air pur (CCAC) appuient la démarche.
Le projet de résolution A/C.2/74/L.34/Rev.1 est déposé par cinq États : le Bhoutan, Maurice, la Mongolie, la République de Corée et le Turkménistan. La Deuxième Commission de l’Assemblée générale l’adopte le 26 novembre 2019, puis l’Assemblée générale elle-même le 19 décembre 2019, sans vote, lors de sa 52e séance plénière. C’est la première journée commémorative des Nations unies obtenue à l’initiative de la Corée du Sud, qui en fera également une journée nationale sous le nom de « Blue Sky Day » en août 2020.
| Repère | Date |
|---|---|
| Proposition au Sommet Action Climat | septembre 2019 |
| Adoption en Deuxième Commission | 26 novembre 2019 |
| Adoption par l’Assemblée générale (A/RES/74/212) | 19 décembre 2019 |
| Première édition | 7 septembre 2020 |
| Organisme facilitateur désigné | PNUE |
Pourquoi le 7 septembre ?
Le choix du 7 septembre ne renvoie à aucun anniversaire historique ni à aucun épisode de pollution particulier. Aucun document officiel des Nations unies, ni la résolution A/RES/74/212, ni le rapport de la Deuxième Commission, n’explicite ce choix. La date a été proposée par les États porteurs du texte et retenue telle quelle. Les sites qui avancent une explication symbolique le font sans source vérifiable.
Les objectifs fixés par la résolution
La résolution A/RES/74/212 assigne quatre objectifs à la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus :
- Sensibiliser à tous les niveaux : montrer que l’air pur est une condition de la santé, de la productivité, de l’économie et de l’environnement, de l’échelle individuelle à l’échelle gouvernementale.
- Établir le lien avec les autres crises : rattacher la qualité de l’air au changement climatique et aux objectifs de développement durable.
- Diffuser les solutions : partager les bonnes pratiques, les innovations et les réussites documentées en matière de gestion de la qualité de l’air.
- Structurer une alliance internationale : rassembler les acteurs travaillant sur le sujet pour créer une dynamique commune.
Les thèmes des éditions successives
Chaque édition est placée sous un thème défini par le PNUE. Ce thème change tous les ans et ne modifie ni la date ni les objectifs de la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus.
| Édition | Année | Thème |
|---|---|---|
| 1re | 2020 | Un air pur pour tous |
| 2e | 2021 | Un air sain, une planète saine |
| 3e | 2022 | L’air que nous partageons |
| 4e | 2023 | Ensemble pour un air pur |
| 5e | 2024 | Investir dans l’air pur maintenant (Invest in #CleanAirNow) |
| 6e | 2025 | La course pour l’air (Racing for Air) |
| 7e | 2026 | Un air pur au service de l’action climatique (Clean Air for Climate Action) |
Pourquoi l’air pur est un enjeu majeur
La Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus, fixée au 7 septembre, repose sur un constat sanitaire massif : la pollution atmosphérique est le premier risque environnemental pour la santé humaine et l’une des principales causes évitables de décès dans le monde.
Un impact sanitaire de premier plan
Selon l’Organisation mondiale de la santé, les effets combinés de la pollution de l’air ambiant et de l’air intérieur sont associés à 6,7 millions de décès prématurés par an, dont environ 4,2 millions attribués à la seule pollution extérieure sur la base des données 2019. Près de 89 % de ces décès prématurés surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. En 2019, 99 % de la population mondiale vivait dans des zones ne respectant pas les lignes directrices de l’OMS.
Le PNUE, lui, retient depuis 2024 un chiffre plus élevé, environ 8,1 millions de décès annuels, issu du rapport State of Global Air de l’institut Health Effects Institute pour l’année 2021. Les deux estimations ne se contredisent pas : elles reposent sur des méthodologies et des années de référence différentes. Ce rapport situe la pollution de l’air au deuxième rang mondial des facteurs de risque de décès et l’associe à plus de 700 000 décès d’enfants de moins de cinq ans.
Les pathologies concernées sont les accidents vasculaires cérébraux, les cardiopathies ischémiques, le cancer du poumon, la bronchopneumopathie chronique obstructive et les infections respiratoires aiguës.
Un enjeu de financement encore marginal
Entre 2015 et 2021, moins de 1 % du financement international du développement a été consacré à la lutte contre la pollution de l’air extérieur, et l’essentiel de ces fonds s’est concentré sur une poignée de pays. C’est ce déséquilibre qui a justifié le thème de 2024 consacré à l’investissement, puis celui de 2026 centré sur les bénéfices économiques d’une action conjointe sur l’air et le climat.
Un levier climatique direct
Les sources de pollution atmosphérique et les sources d’émissions de gaz à effet de serre se recoupent largement : combustion d’énergies fossiles, combustion de biomasse, transport routier, industrie. Certains polluants, dits polluants climatiques de courte durée de vie (carbone suie, méthane, ozone troposphérique, hydrofluorocarbures), réchauffent l’atmosphère tout en dégradant la santé. Agir sur eux produit un double bénéfice, sanitaire et climatique, avec des effets visibles en quelques années seulement, là où le CO2 impose une inertie de plusieurs décennies.
Une inégalité sociale et de genre
La pollution de l’air ne frappe pas au hasard. La résolution des Nations unies souligne qu’elle touche de manière disproportionnée les femmes, les enfants et les personnes âgées. Dans les pays à revenu faible, les femmes sont surexposées à la pollution de l’air intérieur du fait de la cuisson au bois ou au kérosène. Dans les pays riches, les quartiers les plus exposés aux axes routiers sont statistiquement les plus modestes.
La qualité de l’air à travers le monde
La situation que documente la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus varie considérablement d’un continent à l’autre, ce qui explique la nature transfrontalière du sujet mise en avant dès l’édition 2022.
Des situations très contrastées
Les régions de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental concentrent la part la plus lourde de la mortalité liée à la pollution de l’air ambiant. À l’autre extrême, les pays à revenu élevé enregistrent une amélioration continue depuis trente ans, sans pour autant atteindre les seuils sanitaires de l’OMS. La pollution atmosphérique ignorant les frontières nationales, un épisode de particules formé au-dessus d’un pays peut se déposer à plusieurs centaines de kilomètres, ce qui rend la coopération régionale indispensable.
L’Europe : des normes qui se durcissent d’ici 2030
L’Union européenne a refondu son cadre réglementaire avec la directive (UE) 2024/2881 du 23 octobre 2024 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe. Entrée en vigueur en décembre 2024, elle doit être transposée par les États membres au plus tard le 11 décembre 2026, pour des valeurs limites applicables au 1er janvier 2030.
| Polluant | Valeur limite annuelle actuelle | Valeur limite annuelle en 2030 | Seuil OMS 2021 |
|---|---|---|---|
| PM2,5 | 25 µg/m³ | 10 µg/m³ | 5 µg/m³ |
| PM10 | 40 µg/m³ | 20 µg/m³ | 15 µg/m³ |
| NO2 | 40 µg/m³ | 20 µg/m³ | 10 µg/m³ |
La directive ajoute une obligation de surveillance des polluants émergents, dont les particules ultrafines et le carbone suie, indicateur de la pollution liée à la combustion. Elle instaure aussi un droit à indemnisation pour les citoyens dont la santé a été atteinte par une violation des règles de qualité de l’air. L’objectif affiché est un alignement complet sur les lignes directrices de l’OMS à l’horizon 2050.
La France : 40 000 décès annuels et un contentieux clos en 2025
Santé publique France a réévalué en 2021 le poids sanitaire de la pollution de l’air pour la période 2016-2019. L’agence estime à environ 40 000 le nombre de décès annuels attribuables à l’exposition aux PM2,5 chez les personnes de 30 ans et plus, soit environ 7 % de la mortalité totale, et à environ 7 000 les décès attribuables au NO2, soit environ 1 %. La perte moyenne d’espérance de vie liée aux PM2,5 est estimée à près de huit mois. Ce chiffre de 40 000 est une révision à la baisse de l’estimation précédente de 48 000 décès, qui portait sur la période 2007-2008.
Sur le plan juridique, la France a connu un contentieux de longue durée. Saisi par plusieurs associations, le Conseil d’État avait enjoint à l’État, le 12 juillet 2017, de réduire les concentrations de NO2 et de PM10 dans treize zones urbaines. Faute de résultats suffisants, il a prononcé une astreinte de 10 millions d’euros par semestre de retard en juillet 2020, puis liquidé successivement 10 millions d’euros en août 2021, 20 millions d’euros en 2022 et 10 millions d’euros en novembre 2023, soit 40 millions d’euros au total, redistribués à des associations et organismes engagés sur la qualité de l’air. Le 25 avril 2025, le Conseil d’État a jugé sa décision de 2017 entièrement exécutée : plus aucune zone ne dépasse le seuil pour les PM10, et le seuil de NO2 est respecté ou quasiment respecté à Lyon et à Paris.
Côté émissions, les tendances françaises sont orientées à la baisse depuis 1990. Les émissions de PM2,5 ont reculé d’environ 66 % entre 1990 et 2024 selon le Citepa. Les émissions d’ammoniac, en revanche, ne diminuent que d’environ 23 % sur la même longue période, l’agriculture restant de loin le premier secteur émetteur.
Les défis actuels de la lutte pour l’air pur
La Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus, célébrée le 7 septembre, bute sur trois obstacles structurels que les campagnes annuelles peinent à lever.
Le financement
L’écart est frappant entre le poids sanitaire du problème et les moyens qui lui sont consacrés. Moins de 1 % de l’aide internationale au développement a été fléché vers la qualité de l’air extérieur entre 2015 et 2021. Beaucoup de pays parmi les plus exposés ne disposent ni de réseaux de mesure fiables ni de plans d’action financés.
La mesure et la donnée
Sans réseau de surveillance, pas de politique publique évaluable. De vastes zones d’Afrique subsaharienne et d’Asie centrale restent des angles morts documentaires, où les estimations reposent sur des modélisations satellitaires plutôt que sur des mesures au sol. La directive européenne de 2024 illustre le mouvement inverse : elle impose davantage de points de mesure et de nouveaux paramètres.
L’air intérieur, le parent pauvre
La pollution de l’air intérieur représente une part considérable de la mortalité mondiale, mais elle relève de politiques du logement, de l’énergie domestique et de la cuisson propre, rarement portées par les mêmes administrations que la qualité de l’air extérieur. En France, la question se pose différemment mais reste réelle : composés organiques volatils issus des matériaux et des produits d’entretien, radon dans certaines régions granitiques, particules émises par les appareils de chauffage au bois anciens.
Comment participer à la Journée internationale de l’air pur ?
La Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus donne lieu, chaque 7 septembre, à des initiatives à plusieurs échelles.
Événements officiels et institutionnels
- Conférences régionales du PNUE : chaque année, des commémorations régionales sont organisées, notamment en Asie-Pacifique, à Bangkok, avec les commissions économiques régionales des Nations unies.
- Publications scientifiques : le PNUE et la CCAC profitent de la date pour publier des rapports de référence sur la qualité de l’air.
- Enregistrement d’événements : le site officiel de la campagne permet à toute organisation d’inscrire son événement sur une carte mondiale.
- Relais nationaux : en France, la journée nationale de la qualité de l’air, organisée par le ministère chargé de l’écologie, constitue un rendez-vous distinct mais complémentaire.
Gestes individuels réellement utiles
Les recommandations généralistes de type « prendre les transports en commun » masquent souvent les leviers les plus efficaces à l’échelle française. Quatre actions ont un impact mesurable :
- Renouveler un appareil de chauffage au bois ancien : un foyer ouvert ou un poêle antérieur à 2002 émet plusieurs dizaines de fois plus de particules qu’un appareil labellisé Flamme Verte récent. C’est le premier levier individuel en France.
- Ne pas brûler de déchets verts à l’air libre : cette pratique est interdite et émet, pour 50 kg de végétaux, l’équivalent en particules de plusieurs milliers de kilomètres parcourus en voiture récente.
- Aérer son logement dix minutes par jour, y compris en hiver, pour évacuer les polluants intérieurs.
- Réduire les trajets courts en voiture à froid : les premiers kilomètres, moteur froid, concentrent une part disproportionnée des émissions d’un trajet.
Sensibilisation en ligne
Le hashtag institutionnel de la campagne est #CleanAirNow, aux côtés de #WorldCleanAirDay. Les thèmes annuels génèrent leurs propres mots-clés. Le site officiel de la campagne, cleanairblueskies.org, centralise visuels, kits de communication et rapports d’édition.
Le saviez-vous ?
- Une première pour la Corée du Sud. La Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus est la première journée commémorative des Nations unies adoptée sur proposition du gouvernement sud-coréen.
- Le chauffage devant la voiture. En France, le chauffage résidentiel au bois bûche est le premier émetteur de particules fines PM2,5, loin devant le transport routier.
- Une première édition confinée. L’édition inaugurale du 7 septembre 2020 s’est tenue très majoritairement en ligne, pandémie de Covid-19 oblige, alors même que les confinements avaient fait chuter les niveaux de pollution. En France, la baisse d’exposition du printemps 2020 a évité environ 2 300 décès liés aux particules.
- Deux chiffres officiels, deux méthodes. Selon la source consultée, on lit 6,7 millions (OMS) ou 8,1 millions (State of Global Air, repris par le PNUE) de décès annuels. Ce n’est pas une contradiction mais une différence de périmètre et d’année de référence.
- L’ammoniac, polluant invisible. Émis à plus de 94 % par l’agriculture, il ne dégrade pas directement la santé mais se recombine dans l’atmosphère pour former des particules fines secondaires, responsables d’une part importante des pics de pollution printaniers.
Le 7 septembre sur EphemerideDuJour
Le 7 septembre est une date doublement chargée au calendrier des Nations unies : la Journée internationale de la coopération policière est célébrée le même jour. Pour découvrir les saints, les naissances, les décès et les événements historiques associés à cette date, consultez l’éphéméride du 7 septembre. Et pour prolonger sur les enjeux environnementaux, la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone du 16 septembre traite d’une pollution atmosphérique d’une autre nature, dont la résorption reste le succès diplomatique le plus complet en la matière. L’ensemble des observances officielles est répertorié dans notre calendrier des journées mondiales.
Questions fréquentes sur la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus
Quand a lieu la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus ?
La Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus a lieu chaque année le 7 septembre. Cette date est fixe et ne dépend d’aucun calcul calendaire. La première édition s’est tenue le 7 septembre 2020.
Qui a créé la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus ?
La Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus a été créée par l’Assemblée générale des Nations unies, par la résolution A/RES/74/212 adoptée sans vote le 19 décembre 2019. L’initiative revient à la République de Corée, dont le projet a été co-parrainé par le Bhoutan, Maurice, la Mongolie et le Turkménistan. Le Programme des Nations unies pour l’environnement en assure la coordination.
Pourquoi dit-on « ciels bleus » au pluriel ?
On dit « ciels bleus » au pluriel parce que c’est la traduction française officielle retenue par les Nations unies pour blue skies. La forme « ciel bleu » au singulier, très répandue en ligne, ne correspond pas à l’intitulé officiel de la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus.
Combien de décès la pollution de l’air provoque-t-elle chaque année ?
La pollution de l’air provoque chaque année entre 6,7 et 8,1 millions de décès prématurés dans le monde selon la source. L’OMS retient 6,7 millions de décès liés aux effets combinés de l’air extérieur et intérieur, tandis que le PNUE s’appuie sur l’estimation de 8,1 millions issue du rapport State of Global Air pour 2021. En France, Santé publique France estime à environ 40 000 les décès annuels attribuables aux particules fines PM2,5.
Quelle différence entre la Journée internationale de l’air pur et la journée nationale de la qualité de l’air ?
La différence entre la Journée internationale de l’air pur et la journée nationale de la qualité de l’air tient à leur origine et à leur date. La première est une journée des Nations unies fixée au 7 septembre et coordonnée par le PNUE. La seconde est une initiative française pilotée par le ministère chargé de l’écologie, organisée à l’automne, avec des événements sur le territoire national.
Quels sont les seuils de pollution recommandés par l’OMS ?
Les seuils de pollution recommandés par l’OMS depuis 2021 sont de 5 µg/m³ en moyenne annuelle pour les PM2,5, 15 µg/m³ pour les PM10 et 10 µg/m³ pour le dioxyde d’azote. Ces valeurs guides ne sont pas contraignantes : les valeurs limites réglementaires européennes, qui passeront à 10, 20 et 20 µg/m³ en 2030, restent supérieures.
