7 septembre : Journée internationale de la coopération policière

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Journée internationale de la coopération policière

La Journée internationale de la coopération policière est célébrée chaque année le 7 septembre. Elle a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution A/RES/77/241, adoptée par consensus le 16 décembre 2022, et observée pour la première fois en 2023. La date n’a rien d’arbitraire : le 7 septembre 1923, la Commission internationale de police criminelle (CIPC), ancêtre d’INTERPOL, était fondée à Vienne. La Journée internationale de la coopération policière met en avant le travail des services chargés de l’application de la loi et la nécessité, pour eux, de travailler ensemble face à une criminalité qui ignore les frontières.

En bref

Élément Donnée
Date 7 septembre, chaque année
Instituée par Assemblée générale des Nations Unies
Texte fondateur Résolution A/RES/77/241
Adoption 16 décembre 2022, 55ᵉ séance plénière
Première édition 7 septembre 2023
Origine de la date Création de la CIPC (futur INTERPOL) le 7 septembre 1923 à Vienne
Mise en œuvre Équipe spéciale interinstitutions des Nations Unies sur le maintien de l’ordre, en lien avec INTERPOL
Financement Contributions volontaires uniquement

C’est quoi la coopération policière internationale ?

La coopération policière internationale, mise à l’honneur le 7 septembre, désigne l’ensemble des mécanismes qui permettent aux services répressifs de plusieurs États de se transmettre des informations, de coordonner des opérations et de se prêter assistance dans le cadre d’enquêtes présentant un élément d’extranéité. Elle repose sur trois niveaux d’intervention distincts.

  • L’échange d’informations : consultation de fichiers communs (personnes recherchées, documents de voyage volés, véhicules, empreintes, ADN), diffusion d’alertes et transmission de renseignements opérationnels.
  • L’appui opérationnel : opérations coordonnées simultanément dans plusieurs pays, équipes communes d’enquête, déploiement d’experts, sécurisation de grands événements.
  • Le renforcement des capacités : formation, transfert de méthodes d’investigation, appui criminalistique et harmonisation des standards professionnels.

Un point de vocabulaire est souvent confondu : la coopération policière relève des services d’enquête et porte sur le renseignement et l’opérationnel, tandis que l’entraide judiciaire (commissions rogatoires internationales, extradition, remise de preuves) relève des autorités judiciaires et suit des procédures formelles distinctes. Une notice d’INTERPOL n’a ainsi aucune valeur de décision de justice : elle informe, elle ne contraint pas.

Origine et histoire de la Journée internationale de la coopération policière

Création de la Journée internationale de la coopération policière par les Nations Unies

La Journée internationale de la coopération policière du 7 septembre est née d’un texte adopté sans vote par l’Assemblée générale des Nations Unies le 16 décembre 2022, lors de sa 55ᵉ séance plénière, et publié sous la cote A/RES/77/241 le 10 janvier 2023. La résolution insiste sur la nécessité de renforcer la coopération internationale aux niveaux mondial, régional et sous-régional dans les domaines liés à la prévention de la criminalité transnationale, en particulier organisée, et du terrorisme, ainsi qu’à la lutte contre ces phénomènes.

Le texte confie la facilitation de la journée aux entités des Nations Unies, et notamment à l’Équipe spéciale interinstitutions sur le maintien de l’ordre, en recherchant la collaboration d’INTERPOL. Il précise également que le coût des activités liées à sa mise en œuvre doit être couvert par des contributions volontaires, mécanisme habituel pour les journées internationales créées sans ligne budgétaire dédiée.

Cette proclamation s’inscrit dans un mouvement plus large de reconnaissance institutionnelle : elle a suivi le troisième examen biennal de la résolution de l’Assemblée générale relative à la coopération entre INTERPOL et les Nations Unies, adoptée à l’unanimité en 2022 sous la cote 77/20.

Pourquoi la date du 7 septembre ?

Le choix du 7 septembre pour la Journée internationale de la coopération policière renvoie à un acte fondateur précis. En avril 1914, à l’invitation du prince Albert Ier, des juristes et des policiers de 24 pays se réunissent à Monaco pour le premier Congrès de police judiciaire internationale, mais la Première Guerre mondiale interrompt le projet. Le chef de la police de Vienne, Johannes Schober, relance l’idée et convoque un second congrès en 1923 : des représentants de 20 pays y créent la Commission internationale de police criminelle et adoptent les principes qui structurent encore la coopération actuelle, dont les contacts directs entre services et l’usage des registres d’empreintes digitales.

Les grandes étapes de cette histoire :

Année Étape
1914 Premier Congrès de police judiciaire internationale à Monaco, 24 pays représentés
1923 Création de la CIPC à Vienne, le 7 septembre
1927 Résolution demandant à chaque pays un point de contact central, ancêtre des bureaux centraux nationaux
1935 Premier réseau radio mondial réservé aux polices criminelles
1938 Prise de contrôle de la CIPC par le régime nazi, siège transféré à Berlin en 1941
1946 Reconstruction de l’organisation, siège à Paris, adoption du sigle télégraphique « INTERPOL »
1947 Publication de la première notice rouge
1956 La CIPC devient l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC-INTERPOL)
1989 Installation du Secrétariat général à Lyon
2023 Centenaire d’INTERPOL et première Journée internationale de la coopération policière

La coïncidence est notable : la première édition de la Journée internationale de la coopération policière, le 7 septembre 2023, est tombée le jour même du centenaire d’INTERPOL.

Objectifs principaux

Les objectifs assignés à la Journée internationale de la coopération policière du 7 septembre découlent directement du texte onusien et de sa mise en œuvre.

  • Reconnaître le rôle des services répressifs dans la sécurité mondiale, au-delà de leur seule mission nationale.
  • Renforcer l’échange d’informations entre polices, condition première de l’efficacité contre des réseaux mobiles.
  • Promouvoir l’interopérabilité des systèmes, des bases de données et des standards professionnels.
  • Diffuser les bonnes pratiques en matière d’enquête, de criminalistique et de prévention.
  • Ancrer la coopération dans l’état de droit, en rappelant que l’efficacité policière ne se conçoit pas hors du respect des droits humains.

Chaque édition annuelle est associée à un thème, défini conjointement par les Nations Unies et INTERPOL, qui oriente les communications et les événements de l’année.

INTERPOL, colonne vertébrale de la coopération policière mondiale

INTERPOL est l’organisation dont la fondation, le 7 septembre 1923, a donné sa date à cette journée internationale. Avec 196 pays membres, elle est la plus grande organisation policière au monde. Chaque pays y dispose d’un bureau central national (BCN) qui relie ses services nationaux au réseau mondial via le système de communication sécurisé I-24/7.

Les chiffres publiés dans le rapport annuel 2024 d’INTERPOL donnent la mesure du dispositif.

Indicateur (année 2024) Valeur
Pays membres 196
Bases de données 19
Enregistrements de données policières 151,8 millions
Recherches dans les bases 8,1 milliards
Recherches par jour 22 millions
Recherches par seconde 258
Temps de réponse moyen 0,50 seconde
Signalements positifs (« hits ») 1,86 million
Notices en cours de validité 223 641
Notices publiées sur le site public 17 612
Budget total 216 millions d’euros
Effectifs du Secrétariat général 1 244 agents, 138 nationalités

Le système des notices est l’outil le plus connu de l’organisation, et le plus mal compris. Il ne s’agit pas d’un seul document mais d’une gamme de codes couleur.

  • Rouge : localisation et arrestation d’une personne recherchée en vue de poursuites ou de l’exécution d’une peine.
  • Jaune : personne disparue ou personne incapable de décliner son identité.
  • Bleue : recueil d’informations complémentaires sur une personne liée à une enquête.
  • Noire : identification de corps non identifiés.
  • Verte : signalement d’une personne considérée comme une menace potentielle.
  • Orange : menace grave et imminente pour la sûreté publique.
  • Mauve : modes opératoires, dispositifs et méthodes de dissimulation.
  • Argent : recherche et traçage d’avoirs criminels, en phase pilote.
  • Spéciale INTERPOL-Conseil de sécurité de l’ONU : personnes et entités visées par des sanctions du Conseil de sécurité.

Une notice rouge n’est ni un mandat d’arrêt international ni une décision de justice. Elle constitue une demande de coopération adressée aux polices des pays membres, chacun appliquant ensuite son propre droit pour décider d’une interpellation.

Les autres piliers de la coopération policière internationale

Au-delà d’INTERPOL, la coopération policière que célèbre le 7 septembre s’appuie sur un maillage d’organisations régionales et sur la composante policière des opérations de paix des Nations Unies.

Les organisations policières régionales

Organisation Zone Repère
EUROPOL Union européenne Créée en 1998, pleinement opérationnelle depuis le 1ᵉʳ juillet 1999
AFRIPOL Union africaine Statuts adoptés en janvier 2017, siège à Alger, 54 membres
AMERIPOL Amériques Fondée en 2007, 28 services de police et 19 observateurs
ASEANAPOL Asie du Sud-Est Fondée en 1981, 10 pays membres
GCCPOL Golfe Branche répressive du Conseil de coopération du Golfe, depuis 1981
CMAI Monde arabe Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, fondé en 1982

Ces organisations ne se substituent pas à INTERPOL : elles ajoutent une couche régionale, souvent plus intégrée juridiquement, et coopèrent entre elles. INTERPOL réunit d’ailleurs périodiquement leurs dirigeants pour harmoniser les approches et rendre les systèmes d’échange de données compatibles.

La Police des Nations Unies

La composante policière onusienne, l’UNPOL, incarne une autre facette de la coopération policière internationale. L’ONU déploie des policiers dans le cadre d’opérations de paix depuis 1960 et l’Opération des Nations Unies au Congo. Le nombre d’agents autorisés est passé de 5 840 en 1995 à environ 11 000 en 2020, avant de refluer avec la fermeture de plusieurs missions. Ces policiers ne remplacent pas les forces nationales : ils protègent les civils, appuient les autorités locales, forment les services de police et interviennent sur la criminalité organisée, les violences sexuelles et la sécurité électorale. Les Nations Unies se sont fixé un objectif de féminisation de leurs contingents de police.

Le cadre juridique international

La coopération policière mise en avant le 7 septembre s’exerce dans un cadre conventionnel construit par étapes.

  • La Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, dite convention de Palerme, a été adoptée par la résolution 55/25 du 15 novembre 2000, ouverte à la signature à Palerme du 12 au 15 décembre 2000 et est entrée en vigueur le 29 septembre 2003. Elle impose aux États d’incriminer la participation à un groupe criminel organisé, le blanchiment, la corruption et l’entrave à la justice, et organise l’extradition, l’entraide judiciaire et la coopération entre services répressifs. Trois protocoles la complètent : traite des personnes, trafic illicite de migrants, trafic d’armes à feu.
  • La Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité, dite convention de Hanoï, a été adoptée par l’Assemblée générale le 24 décembre 2024 après cinq années de négociations. Ouverte à la signature à Hanoï les 25 et 26 octobre 2025, elle a été signée lors de la cérémonie par 71 États et l’Union européenne. Elle entrera en vigueur quatre-vingt-dix jours après le dépôt du quarantième instrument de ratification. Premier cadre mondial pour la collecte et le partage des preuves électroniques, elle fait aussi l’objet de critiques d’organisations de défense des droits humains qui redoutent un élargissement des capacités de surveillance.

La coopération policière à travers le monde et en France

Le 7 septembre est l’occasion de rappeler que la coopération policière ne fonctionne pas de la même manière partout : elle dépend du degré d’intégration juridique régionale et de la capacité technique des services nationaux.

Trois canaux, trois logiques

En Europe, un enquêteur dispose en réalité de trois circuits distincts, qui ne se recoupent pas :

  • Le canal INTERPOL, universel, ouvert aux 196 pays membres, adapté aux affaires impliquant des États hors Union européenne.
  • Le canal Schengen, fondé sur le Système d’information Schengen, qui produit des signalements directement consultables par les agents sur le terrain dans l’espace Schengen.
  • Le canal EUROPOL, réservé à l’analyse criminelle et à l’appui opérationnel au sein de l’Union européenne.

Le choix du bon canal conditionne la rapidité de la réponse, ce qui explique l’existence, dans de nombreux pays, d’un point de contact unique chargé d’orienter les demandes.

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) joue également un rôle crucial dans la promotion de la coopération policière, notamment en aidant les pays à renforcer leurs systèmes de justice et leurs capacités de police. L’ONUDC mène des projets de formation et des initiatives de prévention de la criminalité, tout en mettant l’accent sur le respect des droits humains et des normes internationales.

En France : la SCCOPOL

En France, la coopération policière opérationnelle transite par la Section centrale de coopération opérationnelle de police (SCCOPOL), guichet unique qui rassemble sous un même commandement le bureau central national d’INTERPOL, l’unité nationale EUROPOL et le bureau SIRENE France. Cette plateforme interministérielle associe la police nationale, la gendarmerie, les douanes et la justice, et fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Un point de contact central y oriente les services vers le canal le plus adapté. À titre d’ordre de grandeur, 5 800 dossiers relevant de la seule matière économique et financière y ont été traités en 2024.

Deux autres dispositifs complètent l’architecture française : les centres de coopération policière et douanière (CCPD), implantés dans les zones frontalières, et le réseau des attachés de sécurité intérieure déployés dans les ambassades.

Défis et enjeux contemporains de la Journée internationale de la coopération policière

La Journée internationale de la coopération policière, célébrée le 7 septembre, ne se limite pas à un exercice de célébration. Elle met aussi en lumière quatre difficultés structurelles que la coopération peine à surmonter.

L’instrumentalisation politique des alertes internationales

L’article 3 du Statut d’INTERPOL interdit toute intervention dans des affaires présentant un caractère politique, militaire, religieux ou racial. Le contrôle de cette règle est confié à un groupe spécial composé de juristes, de policiers et de spécialistes opérationnels, et la Commission de contrôle des fichiers peut être saisie par les personnes visées. Le volume traité reste considérable : en 2024, plus de 15 500 notices rouges ont été publiées, un record, tandis que le stock de notices valides toutes couleurs confondues dépassait 223 000. En 2024, les pays membres ont approuvé une version actualisée du recueil de pratiques relatif aux articles 2 et 3 du Statut, qui clarifie pour la première fois l’application de l’article 2(a) et l’obligation d’agir dans l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Les inégalités de capacités entre États

Un réseau mondial ne vaut que par son maillon le plus faible. Tous les pays membres ne disposent pas des mêmes moyens de connexion aux bases de données, ni des mêmes compétences en criminalistique ou en investigation numérique. Les programmes de renforcement des capacités, financés par des contributions volontaires, visent précisément à réduire cet écart, mais leur dépendance à des financements non pérennes reste une fragilité.

Une criminalité numérique plus rapide que le droit

Le chiffrement, les cryptoactifs et l’intelligence artificielle générative ont transformé l’économie criminelle. Les escroqueries en ligne, les rançongiciels et les fraudes aux faux ordres de virement se déploient depuis des juridictions multiples en quelques heures, quand une demande d’entraide formelle se compte en semaines ou en mois. La convention de Hanoï vise à combler cet écart, mais son entrée en vigueur dépend encore du rythme des ratifications.

Protection des données et contrôle démocratique

Plus les fichiers policiers s’internationalisent, plus la question de leur contrôle devient sensible. Les données transmises à INTERPOL le sont sur une base volontaire, dans un cadre juridique dédié, mais les critiques sur le manque de ventilation par pays des statistiques de notices refusées illustrent une demande de transparence qui n’est pas encore satisfaite.

Comment marquer la Journée internationale de la coopération policière

Le 7 septembre donne lieu à des initiatives de nature très variée, des cérémonies institutionnelles aux actions de sensibilisation grand public.

Du côté des institutions

  • Événements organisés au siège des Nations Unies et dans les bureaux régionaux d’INTERPOL.
  • Conférences et tables rondes des bureaux centraux nationaux et des écoles de police.
  • Signature ou renouvellement d’accords de coopération bilatérale et régionale.

Du côté du grand public

  • Consulter les notices rouges et jaunes publiques mises en ligne par INTERPOL, ainsi que les appels à témoins de la campagne d’identification de victimes non identifiées.
  • Relayer les campagnes de prévention consacrées aux escroqueries en ligne, aux faux ordres de virement et aux fraudes aux sentiments.
  • Signaler systématiquement une escroquerie subie : les statistiques de signalement alimentent les analyses qui déclenchent les opérations internationales.
  • Vérifier son passeport en cas de perte ou de vol et le déclarer, afin qu’il soit versé dans la base des documents de voyage volés.

Le 7 septembre porte en réalité deux observances onusiennes : la coopération policière et la Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus, proclamée en 2019. Une confusion fréquente, les deux figurant au même calendrier officiel. Pour replacer cette date dans son contexte historique, l’éphéméride du 7 septembre recense les événements, naissances et décès associés au jour ; et l’ensemble des observances internationales est répertorié dans notre calendrier des journées mondiales.

 

Questions fréquentes sur la Journée internationale de la coopération policière

Quand a lieu la Journée internationale de la coopération policière ? La Journée internationale de la coopération policière a lieu chaque année le 7 septembre. Elle a été observée pour la première fois le 7 septembre 2023.

Qui a créé la Journée internationale de la coopération policière ? La Journée internationale de la coopération policière a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies, qui l’a proclamée par la résolution A/RES/77/241 adoptée par consensus le 16 décembre 2022. INTERPOL est associé à sa mise en œuvre mais n’en est pas l’auteur.

Pourquoi la Journée internationale de la coopération policière est-elle fixée au 7 septembre ? La Journée internationale de la coopération policière est fixée au 7 septembre parce que la Commission internationale de police criminelle, ancêtre d’INTERPOL, a été créée à Vienne le 7 septembre 1923. La première édition de la journée, en 2023, a coïncidé avec le centenaire de l’organisation.

Quelle est la différence entre INTERPOL et EUROPOL ? La différence entre INTERPOL et EUROPOL tient à leur périmètre et à leur nature. INTERPOL est une organisation internationale de 196 pays membres, dont le siège est à Lyon, qui met à disposition des bases de données et des notices. EUROPOL est une agence de l’Union européenne, installée à La Haye, dédiée à l’analyse criminelle et à l’appui opérationnel des seuls États membres de l’Union.

Une notice rouge d’INTERPOL est-elle un mandat d’arrêt international ? Non, une notice rouge d’INTERPOL n’est pas un mandat d’arrêt international. Il s’agit d’une demande de coopération diffusée aux polices des pays membres en vue de localiser et d’arrêter une personne recherchée. Chaque pays applique ensuite son propre droit pour décider ou non de l’interpellation.

Qui gère la coopération policière internationale en France ? En France, la coopération policière internationale opérationnelle est gérée par la Section centrale de coopération opérationnelle de police (SCCOPOL), qui réunit le bureau central national d’INTERPOL, l’unité nationale EUROPOL et le bureau SIRENE France au sein d’une plateforme interministérielle active en permanence. 

Une date qui rappelle une évidence opérationnelle

Un siècle après la réunion de Vienne, le constat qui a présidé à la création de la CIPC n’a pas changé : aucune police nationale ne peut, seule, suivre un réseau criminel qui déplace ses fonds en quelques secondes et ses opérateurs en quelques heures. Le 7 septembre ne célèbre donc pas une institution, mais une méthode. Et cette méthode ne tient qu’à une condition : que la confiance entre services résiste à la tentation, pour certains États, de détourner les outils communs. C’est peut-être le vrai enjeu de cette journée.

Que vous soyez un citoyen ordinaire ou un acteur de la sécurité, la Journée internationale de la coopération policière nous rappelle à tous que la sécurité internationale est une responsabilité partagée.

Sébastien LETT

A propos de l'auteur

Entrepreneur web et e-commerce, fondateur de l’agence Alcaweb et de la société de vente en ligne Cookam, je suis également le créateur d’Ephéméride du jour, un site éditorial consacré aux dates, à l’histoire quotidienne, aux saints du jour, aux journées mondiales, aux événements marquants et aux anecdotes qui accompagnent chaque jour de l’année. À travers ce projet, j’ai souhaité créer un rendez-vous quotidien accessible, clair et vivant, pour permettre à chacun de découvrir ce qui s’est passé un jour précis : naissances célèbres, décès marquants, faits historiques, traditions, citations, records, curiosités et repères culturels. Passionné à la fois par le web et par l’histoire, mon objectif est simple : faire de chaque date une porte d’entrée vers l’histoire, la culture générale et la mémoire collective, en mêlant grands événements, petites histoires et anecdotes qui donnent du sens à chaque journée. Pour la préparation et l’enrichissement des contenus, j’utilise également l’intelligence artificielle comme outil d’assistance à la recherche, à la structuration, à la rédaction et à la relecture. Elle ne constitue toutefois pas une source en elle-même : les informations publiées sont vérifiées et recoupées à partir de différentes références documentaires. L’objectif est de proposer des contenus aussi fiables, documentés et accessibles que possible, tout en poursuivant régulièrement la mise à jour et l’amélioration des articles déjà publiés.

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