1er samedi de septembre : Journée mondiale de la barbe

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Journée mondiale de la barbe

Chaque premier samedi de septembre, la Journée mondiale de la barbe (World Beard Day) met à l’honneur la pilosité faciale sous toutes ses formes. Cette célébration ne relève d’aucune institution internationale : ni l’ONU ni l’UNESCO ne la reconnaissent officiellement. Elle est portée par les clubs de barbus, les barbiers et les communautés en ligne, ce qui en fait l’une des rares journées mondiales entièrement issues d’une dynamique populaire.

La date étant mobile, elle tombe toujours entre le 1er et le 7 septembre. Cette souplesse est délibérée : le samedi permet rassemblements, concours et événements associatifs, difficiles à organiser en semaine.

La barbe, qu’est-ce que c’est exactement ?

Avant de célébrer la barbe le premier samedi de septembre, il vaut la peine de rappeler ce qu’elle est sur le plan biologique. La barbe désigne l’ensemble des poils terminaux qui poussent sur le bas du visage : menton, mâchoire, joues, lèvre supérieure et haut du cou.

Son apparition à la puberté est déclenchée par la testostérone, convertie en dihydrotestostérone (DHT) au niveau du follicule pileux. Contrairement à une idée reçue tenace, la densité d’une barbe ne dépend pas du taux de testostérone circulant, mais de la sensibilité génétique des follicules à cette hormone. Deux hommes au même taux hormonal peuvent donc avoir des barbes radicalement différentes.

En moyenne, un poil de barbe pousse d’environ 0,4 millimètre par jour, soit à peu près 1,2 centimètre par mois.

Pourquoi les hommes ont-ils une barbe et pas les femmes ?

La question que pose implicitement la Journée mondiale de la barbe chaque premier samedi de septembre est d’abord biologique. Hommes et femmes possèdent le même nombre de follicules pileux sur le visage : la différence ne tient pas au nombre, mais à leur transformation. Chez la femme, ces follicules produisent un duvet fin, court et peu pigmenté, appelé poil velu. Chez l’homme, la puberté les convertit en poils terminaux, épais, longs et pigmentés.

Journée mondiale de la barbeLe déclencheur est hormonal. La testostérone est transformée en dihydrotestostérone (DHT) par une enzyme, la 5-alpha-réductase, et ce sont les follicules du bas du visage qui y sont sensibles. Les femmes produisent elles aussi des androgènes, en quantités bien plus faibles, via les ovaires et les glandes surrénales.

La barbe est donc une différence de degré, pas de nature : lorsqu’un déséquilibre hormonal élève ces taux, comme dans le syndrome des ovaires polykystiques, des poils terminaux apparaissent sur le visage féminin. C’est ce qu’on appelle l’hirsutisme.

Le même mécanisme produit d’ailleurs des effets opposés selon la zone du corps : la DHT fait pousser la barbe et, chez les sujets prédisposés, provoque la chute des cheveux. Un homme peut donc perdre ses cheveux et gagner une barbe fournie sous l’action de la même hormone.

Reste la question de la fonction. Darwin supposait que la barbe s’était développée par choix féminin, comme un ornement séduisant. Les données expérimentales ne le confirment pas. Dans une étude publiée en 2012 dans Behavioral Ecology, Barnaby Dixson et Paul Vasey ont comparé les jugements de femmes néo-zélandaises d’origine européenne et de femmes samoanes : dans les deux groupes, les visages barbus n’étaient pas jugés plus séduisants que les visages rasés.

En revanche, hommes et femmes leur attribuaient un âge plus élevé et un statut social supérieur, et les visages barbus exprimant la colère étaient perçus comme nettement plus agressifs. L’hypothèse aujourd’hui privilégiée est donc celle d’une sélection intrasexuelle : la barbe serait moins un signal de séduction adressé aux femmes qu’un signal de maturité et de dominance adressé aux autres hommes.

Et alors, pourquoi certains hommes n’ont pas de barbe ? Question intéressante qui est abordée ici.

Les principaux styles de barbe

Style Description
Barbe de trois jours Poil très court, entretenu à la tondeuse, effet « ombre »
Barbe courte taillée Longueur uniforme de 5 à 15 mm, contours nets
Bouc Poils du menton uniquement, sans moustache
Barbiche Bouc associé à une moustache
Moustache seule Lèvre supérieure, sans barbe
Barbe pleine Ensemble du bas du visage, longueur libre

Origine de la Journée mondiale de la barbe

L’origine de la Journée mondiale de la barbe, célébrée le premier samedi de septembre, est nettement moins documentée que ne le laissent croire la plupart des sites qui en parlent.

Une création récente et sans acte fondateur

Aucun texte fondateur, aucune association identifiée, aucune date de première édition ne peut être établie avec certitude.

Les sources anglophones les plus anciennes situent la diffusion de l’événement autour de 2010, portée par les forums, les blogs de barbus et les premiers réseaux sociaux. Le nom d’un fondateur n’a jamais été documenté.

Une légende circule abondamment : les Vikings danois auraient consacré une journée à leur barbe dès l’an 800. Aucune source historique ne l’atteste, et rien n’indique qu’une telle célébration se serait tenue en septembre. Cette affirmation, reprise de site en site, relève du folklore et non de l’histoire.

À ne pas confondre avec Movember ni Decembeard

Trois événements liés à la pilosité faciale coexistent dans le calendrier, avec des objectifs très différents :

Événement Période Objet
Journée mondiale de la barbe Premier samedi de septembre Célébration culturelle et festive de la barbe
Movember Mois de novembre Moustache, santé masculine (cancers de la prostate et des testicules, santé mentale), campagne créée en 2003 à Melbourne
Decembeard Mois de décembre Barbe, sensibilisation au cancer colorectal, initiative britannique

Objectifs de la journée

  • Valoriser une diversité d’apparences : reconnaître la pilosité faciale comme une expression personnelle légitime, à l’écart des normes de rasage strictes.
  • Fédérer une communauté : rassembler clubs de barbus, barbiers et amateurs autour d’un rendez-vous annuel commun.
  • Soutenir des causes caritatives : de nombreux événements adossent à la journée des collectes de fonds, sur le modèle de Movember.
  • Rappeler une histoire culturelle : la barbe a porté des significations religieuses, politiques et sociales pendant des millénaires.

Pourquoi la barbe compte : religion, économie, société

La Journée mondiale de la barbe, chaque premier samedi de septembre, touche à trois dimensions qui dépassent largement la question esthétique.

Une dimension religieuse et spirituelle

Dans plusieurs traditions, la barbe n’est pas un choix de style mais une obligation ou une recommandation :

  • Sikhisme : le kesh, l’interdiction de couper les cheveux et les poils, fait partie des cinq articles de foi des sikhs initiés. La barbe y est considérée comme un don divin.
  • Islam : le port de la barbe relève de la sunna, la tradition prophétique, avec des degrés d’obligation variables selon les écoles juridiques.
  • Judaïsme : le Lévitique (19,27) proscrit de raser les coins de la barbe, prescription suivie de façon stricte dans les courants orthodoxes.
  • Christianisme orthodoxe : le clergé porte traditionnellement la barbe, contrairement au clergé catholique latin qui a longtemps imposé le rasage.

Un marché en forte croissance

L’essor de la barbe depuis les années 2010 a créé un segment cosmétique entier. En France, les soins de la barbe (huiles, baumes, shampooings spécifiques, tondeuses) sont passés d’une offre quasi inexistante en grande distribution à un quart des ventes de soins du visage pour hommes, avec une croissance de 26 % du chiffre d’affaires quand les soins visage classiques reculaient de 1 %.

Les grandes marques ont suivi : Nivea Men a lancé une huile à barbe, L’Oréal Men Expert a créé la gamme Barber Club en 2017. Parallèlement, les barbershops se sont multipliés dans les villes françaises, avec des prestations plus longues et plus coûteuses que la simple coupe de cheveux.

Un fait social français mesuré

Indicateur Chiffre Source
Français portant la barbe régulièrement Environ 50 % Ifop / O’Barbershop, 2016
Barbe de trois jours 24 % Ifop / O’Barbershop, 2016
Hommes entièrement rasés 45 % OpinionWay / Bic Shave Club
Hommes se rasant au moins une fois par semaine 84 % OpinionWay / Bic Shave Club
Hommes ne comptant pas changer de pilosité faciale 83 % OpinionWay / Bic Shave Club

Ces chiffres montrent une stabilité forte : une fois adopté, un style de pilosité faciale se conserve souvent sur des décennies.

La barbe à travers le monde

Le premier samedi de septembre rassemble des pratiques très hétérogènes, car la barbe n’a pas la même valeur d’un continent à l’autre.

Asie du Sud : la barbe comme engagement

Au Pendjab et dans la diaspora sikhe, la barbe non coupée est un marqueur d’appartenance religieuse. Le détenteur du record de la plus longue barbe pour une personne vivante, Sarwan Singh, est un sikh installé au Canada qui n’a jamais taillé la sienne.

Europe du Nord : la barbe comme compétition

L’Allemagne, la Norvège, la Suède et l’Autriche ont donné naissance à un véritable circuit associatif : les clubs de barbe et moustache y organisent depuis les années 1990 des compétitions codifiées, avec des catégories aussi précises que la moustache hongroise, le bouc mousquetaire ou la barbe Verdi.

Amérique du Nord : la barbe comme spectacle

Les États-Unis ont importé la discipline en 2003, avec un premier championnat du monde organisé à Carson City, dans le Nevada. Contrairement aux Européens organisés en clubs locaux, les Américains concourent sous une bannière nationale unique.

Russie : un héritage fiscal

La Russie garde la trace d’un épisode unique en Europe : celui d’un État ayant tenté d’éradiquer la barbe par l’impôt. Cet épisode fait l’objet d’une section détaillée plus bas.

Défis et enjeux contemporains

La Journée mondiale de la barbe, festive par nature, coexiste avec des contraintes bien réelles pour ceux qui la portent.

Contraintes professionnelles et sanitaires

Le port de la barbe compromet l’étanchéité au visage des appareils de protection respiratoire filtrants (masques FFP2, FFP3, demi-masques). Dans l’industrie, les laboratoires et les milieux de soins exposés, le rasage de la zone d’appui du masque est donc une exigence de sécurité et non une préférence esthétique. Les secteurs agroalimentaire et médical imposent également des règles d’hygiène strictes, généralement satisfaites par le port d’une charlotte de barbe.

Tensions entre normes et convictions

L’articulation entre règlements intérieurs, obligations de sécurité et convictions religieuses reste une source récurrente de contentieux dans plusieurs pays européens, notamment pour les salariés dont la foi proscrit le rasage.

Santé de la peau

La pseudofolliculite de la barbe, causée par des poils qui repoussent dans la peau après le rasage, touche particulièrement les peaux à poil frisé. C’est l’un des rares cas où le port de la barbe constitue un traitement médical de première intention plutôt qu’un choix esthétique.

Comment célébrer la Journée mondiale de la barbe

Célébrer la Journée mondiale de la barbe le premier samedi de septembre ne demande aucune organisation lourde.

Chez soi et entre proches

  • Ranger le rasoir pour la journée, quel que soit le stade de la pousse.
  • Organiser un concours informel entre amis : barbe la plus longue, la mieux taillée, la plus créative.
  • Selon une coutume associée à la journée, les personnes rasées de près sont censées servir leurs amis barbus.

Chez les professionnels

  • Prendre rendez-vous chez un barbier pour un soin complet (taille, contours, serviette chaude, huile).
  • Profiter des opérations commerciales des marques de soins, fréquentes autour de cette date.

En compétition

Les Championnats du monde de barbe et moustache constituent le rendez-vous de référence des amateurs. Organisés pour la première fois en 1990 à Höfen an der Enz, en Allemagne, par le club de barbe local, ils sont désormais gérés par la World Beard and Moustache Association, créée en 2004. Ils se tiennent tous les deux ans, les années impaires depuis 2007. L’édition d’Austin, au Texas, en 2017, reste la plus fournie avec 738 compétiteurs venus de 33 pays.

En ligne et pour une cause

  • Publier une photo avec le mot-clé #WorldBeardDay.
  • Adosser l’événement à une collecte de fonds, pratique fréquente dans les clubs de barbus.

Quand la barbe était taxée : l’impôt de Pierre le Grand

La Journée mondiale de la barbe, fixée au premier samedi de septembre, tombe chaque année à quelques jours près sur l’anniversaire de l’une des mesures fiscales les plus insolites de l’histoire européenne.

En 1698, Pierre le Grand rentre de sa Grande Ambassade en Europe occidentale avec une obsession : moderniser la Russie. Première mesure symbolique, il coupe lui-même la barbe de ses nobles lors d’une réception. Le décret du 5 septembre 1698 (à noter : le 5 septembre 1698 est une date julienne = qui correspond en réalité au 15 septembre grégorien) va plus loin : ceux qui tiennent à leur pilosité doivent désormais payer une taxe annuelle et porter en permanence un jeton prouvant qu’ils sont en règle, à présenter à toute réquisition.

Ce jeton de barbe (borodovoï znak), frappé en cuivre ou en argent, portait l’aigle bicéphale au revers et le bas d’un visage barbu à l’avers, accompagné de la mention « la taxe a été perçue ». Certaines frappes ultérieures affichaient une formule plus sévère : « la barbe est un fardeau superflu ».

Le barème établi en 1705 variait selon la condition sociale :

Catégorie Montant annuel
Marchands fortunés 100 roubles
Cour, armée, administration, autres marchands et citadins 60 roubles
Moscovites 30 roubles
Paysans 2 demi-kopecks à chaque entrée en ville

Financièrement, l’opération fut un échec : la taxe ne rapporta qu’environ 3 588 roubles par an entre 1705 et 1708. Elle survécut pourtant largement à son fondateur et ne fut abolie qu’en 1772, par Catherine II, soit soixante-quatorze ans après sa création. Le clergé orthodoxe, principal opposant à la mesure, en fut exempté.

Le 5 septembre tombant toujours dans la fenêtre du 1er au 7 septembre, celle du premier samedi du mois, la Journée mondiale de la barbe se célèbre systématiquement à quelques jours de cet anniversaire. À retrouver dans l’éphéméride du 5 septembre.

Les records de barbe homologués

Plusieurs records officiels rythment l’imaginaire de la Journée mondiale de la barbe.

Record Performance Détenteur
Plus longue barbe jamais mesurée 5,33 m Hans Langseth (Norvège, puis États-Unis), mesurée à sa mort en 1927
Plus longue barbe d’une personne vivante 2,54 m Sarwan Singh (Canada), mesure d’octobre 2022
Poids le plus lourd soulevé avec la barbe 63,80 kg Antanas Kontrimas (Lituanie), 2013
Plus longue chaîne humaine de barbes 19,05 m, 20 participants Verband Deutscher Bartclubs, Amberg (Allemagne), 2007

La barbe de Hans Langseth a été donnée à la Smithsonian Institution après sa mort. Sarwan Singh, lui, n’a jamais taillé la sienne depuis ses 17 ans, en application de sa foi sikhe.

Foire aux questions

Quand a lieu la Journée mondiale de la barbe ?

La Journée mondiale de la barbe a lieu chaque année le premier samedi de septembre. La date est donc mobile et tombe toujours entre le 1er et le 7 septembre.

Qui a créé la Journée mondiale de la barbe ?

Personne n’a créé la Journée mondiale de la barbe de manière documentée : aucun fondateur, aucune association et aucune date de première édition ne sont attestés. Les sources les plus anciennes situent sa diffusion autour de 2010, via les communautés en ligne de barbus.

Quelle est la différence entre la Journée mondiale de la barbe et Movember ?

La différence entre la Journée mondiale de la barbe et Movember tient à leur objet et à leur calendrier. La première dure une journée en septembre et célèbre la barbe pour elle-même. Movember s’étend sur tout le mois de novembre, porte sur la moustache et finance la recherche sur la santé masculine.

Quel est le record du monde de la plus longue barbe ?

Le record du monde de la plus longue barbe est détenu par Hans Langseth, dont la barbe mesurait 5,33 mètres à sa mort en 1927. Pour une personne vivante, le record appartient au Canadien Sarwan Singh, avec 2,54 mètres mesurés en octobre 2022.

Combien de Français portent la barbe ?

Environ la moitié des Français portent la barbe de façon régulière, selon une enquête Ifop réalisée pour O’Barbershop en 2016. La barbe de trois jours représente à elle seule près d’un quart des hommes interrogés.

Comment célébrer la Journée mondiale de la barbe ?

Pour célébrer la Journée mondiale de la barbe, le plus simple est de ne pas se raser ce jour-là, d’organiser un concours informel entre amis, de prendre rendez-vous chez un barbier ou de partager une photo avec le mot-clé #WorldBeardDay. De nombreux clubs y associent une collecte de fonds.


Le premier samedi de septembre n’est qu’une date parmi des centaines : le calendrier compte aujourd’hui plusieurs centaines d’observances, des plus solennelles, portées par l’ONU ou l’UNESCO, aux plus légères, nées d’une communauté de passionnés comme celle des barbus. La Journée mondiale de la barbe appartient clairement à la seconde catégorie, et c’est ce qui fait son charme. Pour découvrir les autres dates du calendrier, consultez notre répertoire complet des journées mondiales, classé mois par mois.

Une journée qui ne se prend pas au sérieux, et c’est très bien ainsi

La Journée mondiale de la barbe n’a ni résolution onusienne, ni fondateur, ni programme officiel. Elle n’en célèbre pas moins quelque chose de très ancien : un attribut qui a valu à certains le respect, à d’autres l’impôt, et qui reste aujourd’hui l’un des rares choix esthétiques masculins à raconter une histoire. Alors le premier samedi de septembre, barbe fournie, duvet naissant ou menton parfaitement lisse, rangez le rasoir et laissez faire le temps.

Sébastien LETT

A propos de l'auteur

Entrepreneur web et e-commerce, fondateur de l'agence Alcaweb, de la société de vente en ligne Cookam, je suis également le créateur d’Ephéméride du jour, un site éditorial consacré aux dates, à l’histoire quotidienne, aux saints du jour, aux journées mondiales, aux événements marquants et aux anecdotes qui accompagnent chaque jour de l’année. À travers ce projet, j’ai souhaité créer un rendez-vous quotidien accessible, clair et vivant, pour permettre à chacun de découvrir ce qui s’est passé un jour précis : naissances célèbres, décès marquants, faits historiques, traditions, citations, records, curiosités et repères culturels. Passionné à la fois par le web et par l'histoire, mon objectif est simple : faire de chaque date une porte d’entrée vers l’histoire, la culture générale et la mémoire collective, en mêlant grands événements, petites histoires et anecdotes qui donnent du sens à chaque journée.

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