| Nom officiel | Journée mondiale des réfugiés |
| Date | 20 juin (date fixe) |
| Instituée par | Assemblée générale des Nations Unies |
| Résolution fondatrice | A/RES/55/76 du 4 décembre 2000 |
| Première célébration | 20 juin 2001 |
| Agence chef de file | HCR – Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés |
| Origine de la date | Journée du réfugié africain, instaurée par l’OUA en 1975 |
| Texte de référence | Convention de Genève du 28 juillet 1951 et Protocole de 1967 |
| Hashtags usuels | #JournéeMondialeDesRéfugiés · #WorldRefugeeDay · #WithRefugees |
Chaque 20 juin, la Journée mondiale des réfugiés rend hommage aux personnes contraintes de quitter leur pays pour échapper à la guerre, à la persécution ou aux violations des droits humains. Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2000 et célébrée pour la première fois en 2001, elle est coordonnée à l’échelle mondiale par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Sa vocation est double : saluer la résilience de celles et ceux qui ont tout perdu, et rappeler aux États leurs obligations juridiques en matière de protection internationale.

Loin d’être une commémoration abstraite, cette journée s’inscrit dans une réalité chiffrée massive : à la fin de l’année 2025, plus de 117 millions de personnes vivaient en situation de déplacement forcé dans le monde, soit environ une personne sur soixante-dix.
Qu’est-ce qu’un réfugié ? Les catégories du déplacement forcé
Le mot « réfugié » est souvent employé de façon générique pour désigner toute personne en exil. Le droit international lui donne pourtant une définition précise, qui le distingue d’autres statuts.
La définition juridique du réfugié
La Convention de Genève de 1951 définit le réfugié comme une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui craint avec raison d’y être persécutée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, et qui ne peut ou ne veut, du fait de cette crainte, se réclamer de la protection de ce pays.
Deux éléments sont donc constitutifs du statut : le franchissement d’une frontière internationale et l’existence d’une crainte de persécution fondée sur un motif limitativement énuméré.
Les autres statuts à ne pas confondre
- Demandeur d’asile : personne ayant sollicité une protection internationale dont la demande n’a pas encore été tranchée. Ce sont les systèmes nationaux d’asile qui déterminent si elle relève ou non du statut de réfugié.
- Personne déplacée interne : personne ayant fui pour des motifs comparables à ceux des réfugiés (conflit armé, violence généralisée, atteintes aux droits humains) mais restée à l’intérieur des frontières de son pays. Elle demeure juridiquement sous la protection de son propre gouvernement, lequel est parfois à l’origine de sa fuite.
- Apatride : personne qu’aucun État ne reconnaît comme son ressortissant, privée de la nationalité qui conditionne l’accès à l’éducation, aux soins, à l’emploi et à la liberté de circulation.
- Rapatrié : personne déplacée de retour dans sa région ou son pays d’origine, ce que le HCR considère comme la meilleure des solutions durables lorsque le retour est libre, sûr et digne.
- Migrant : terme générique désignant une personne qui se déplace, le plus souvent pour des motifs économiques, familiaux ou d’études. Contrairement au réfugié, le migrant peut en principe rentrer chez lui sans risque.
Le principe cardinal : le non-refoulement
Le socle du régime de protection est le principe de non-refoulement, qui interdit de renvoyer une personne vers un territoire où sa vie, sa liberté ou son intégrité seraient menacées. Ce principe relève aujourd’hui du droit international coutumier : il s’impose à tous les États, y compris à ceux qui ne sont pas parties à la Convention de 1951.
Origine et histoire de la Journée mondiale des réfugiés
Une date héritée de l’Afrique
Contrairement à beaucoup de journées internationales conçues à New York ou à Genève, le 20 juin est une date d’origine africaine. Le Conseil des ministres de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), réuni à Addis-Abeba en février 1975, adopte la résolution 398 instaurant une Journée des réfugiés africains célébrée chaque 20 juin par les États membres. Le choix de cette date n’est pas anodin : elle marque l’entrée en vigueur, le 20 juin 1974, de la Convention de l’OUA de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique, texte régional plus large que la Convention de Genève puisqu’il couvre également les personnes fuyant une agression extérieure, une occupation ou une domination étrangère.
L’universalisation par les Nations Unies
Le 4 décembre 2000, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la résolution A/RES/55/76, consacrée au cinquantième anniversaire du HCR. Elle y relève que l’année 2001 marquera le cinquantenaire de la Convention de 1951 et que l’OUA a accepté que la journée internationale des réfugiés coïncide avec la Journée du réfugié africain du 20 juin. L’Assemblée décide en conséquence qu’à compter de 2001, le 20 juin sera célébré comme Journée mondiale des réfugiés. La première édition mondiale a lieu le 20 juin 2001.
Repères chronologiques
| Année | Étape |
|---|---|
| 1950 | Création du HCR par l’Assemblée générale des Nations Unies |
| 1951 | Adoption de la Convention relative au statut des réfugiés, le 28 juillet, à Genève |
| 1954 | Premier prix Nobel de la paix décerné au HCR |
| 1967 | Protocole levant les limites géographiques et temporelles de la Convention |
| 1969 | Convention de l’OUA sur les réfugiés en Afrique |
| 20 juin 1974 | Entrée en vigueur de la Convention de l’OUA |
| 1975 | Résolution 398 de l’OUA : création de la Journée du réfugié africain, le 20 juin |
| 1981 | Second prix Nobel de la paix décerné au HCR |
| 4 décembre 2000 | Résolution A/RES/55/76 instituant la Journée mondiale des réfugiés |
| 20 juin 2001 | Première Journée mondiale des réfugiés |
| 2016 | Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants |
| 2018 | Adoption du Pacte mondial sur les réfugiés |
Les objectifs de la journée
- Rendre visible une population souvent réduite à des statistiques ou à des controverses politiques, en donnant la parole aux personnes concernées.
- Rappeler le droit : le droit de chercher asile est consacré par l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et le non-refoulement s’impose à tous les États.
- Mobiliser des ressources en faveur des opérations humanitaires et des pays d’accueil, majoritairement à revenu faible ou intermédiaire.
- Promouvoir les solutions durables : retour volontaire, intégration locale, réinstallation dans un pays tiers.
- Combattre les préjugés en documentant la contribution économique, culturelle et démographique des personnes réfugiées à leurs sociétés d’accueil.
L’ampleur mondiale du déplacement forcé
Les chiffres clés
Le HCR publie chaque année en juin son rapport Tendances mondiales, qui fait autorité. Les données portant sur la fin de l’année 2025 marquent une inflexion notable : pour la première fois en une décennie, le nombre total de personnes déplacées de force a reculé.
| Indicateur (fin 2025) | Valeur |
|---|---|
| Personnes déplacées de force dans le monde | environ 117,8 millions |
| Réfugiés | 41,6 millions (– 3 % sur un an) |
| Personnes déplacées internes (conflits et violences) | environ 68,6 millions (– 7 %) |
| Demandeurs d’asile | environ 9 millions |
| Apatrides | environ 4,5 millions (+ 3 %) |
| Nouvelles fuites vers un autre pays en 2025 | 5,4 millions de personnes |
| Retours de personnes déplacées en 2025 | 14,7 millions (dont 4,4 millions de réfugiés) |
| Arrivées par réinstallation ou parrainage en 2025 | 81 800 (en baisse de plus de moitié) |
| Apatrides ayant acquis une nationalité en 2025 | environ 46 000, dans 24 pays |
Cette baisse s’explique d’abord par l’accélération des retours, en particulier vers l’Afghanistan, la Syrie et le Soudan, ainsi que par des retours internes en République démocratique du Congo. Le HCR souligne toutefois que nombre de ces retours se sont produits sous la contrainte et dans des conditions précaires : la diminution statistique ne signifie pas mécaniquement une amélioration des conditions de protection.
Un exil qui dure
L’enjeu central n’est plus seulement le nombre de départs, mais la durée de l’exil. Environ sept réfugiés sur dix vivent en situation de déplacement prolongé, souvent au-dessous du seuil de pauvreté du pays où ils résident, et dépendent durablement de l’aide humanitaire. Le HCR plaide désormais pour un changement d’approche consistant à intégrer les personnes réfugiées dans les systèmes nationaux d’éducation, de santé, de services financiers et d’emploi, afin de leur permettre de générer leurs propres revenus.
D’où viennent et où vont les réfugiés
Plus de 70 % des réfugiés et autres personnes ayant besoin d’une protection internationale proviennent de six pays seulement : l’Afghanistan, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie, l’Ukraine et le Venezuela.
| Principaux pays d’accueil (2025) | Personnes accueillies |
|---|---|
| Colombie | 2,8 millions |
| Allemagne | 2,7 millions |
| Turquie | 2,4 millions |
| Ouganda | 1,9 million |
| Iran | 1,7 million |
| Tchad | 1,5 million |
| Pakistan | 1,3 million |
Ce classement contredit une idée reçue tenace : les pays à revenu élevé n’accueillent qu’une minorité des personnes réfugiées. La charge repose très majoritairement sur des pays voisins des zones de conflit, eux-mêmes souvent confrontés à de fortes contraintes budgétaires. Côté déplacement interne, le Soudan demeure la crise la plus grave au monde, avec 9,1 millions de personnes déplacées à l’intérieur de ses frontières.
Le cadre juridique international
| Instrument | Date | Portée |
|---|---|---|
| Statut du HCR | 1950 | Mandat de protection internationale |
| Convention de Genève | 28 juillet 1951 | Définition du réfugié, droits, non-refoulement |
| Protocole relatif au statut des réfugiés | 1967 | Suppression des limites temporelles et géographiques |
| Convention de l’OUA | 1969 | Définition élargie pour l’Afrique |
| Déclaration de Carthagène | 1984 | Définition élargie pour l’Amérique latine (non contraignante) |
| Pacte mondial sur les réfugiés | 2018 | Partage des responsabilités entre États |
Au total, 149 États sont parties à la Convention de 1951, à son Protocole de 1967, ou aux deux, ce qui en fait l’un des cadres juridiques internationaux les plus largement ratifiés. Le HCR, seule organisation à avoir reçu deux fois le prix Nobel de la paix (1954 et 1981), en est le gardien.
La Journée mondiale des réfugiés en France
L’asile, une tradition constitutionnelle
Le droit d’asile est en France une garantie de rang constitutionnel : le préambule de la Constitution de 1946, intégré au bloc de constitutionnalité, dispose que tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République. Sa mise en œuvre relève du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).
Deux institutions structurent le dispositif :
- l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), créé en 1952, qui instruit les demandes en première instance et assure la protection administrative et juridique des personnes protégées, notamment en établissant leurs actes d’état civil ;
- la CNDA (Cour nationale du droit d’asile), juridiction administrative spécialisée statuant en plein contentieux sur les recours contre les décisions de l’Ofpra.
Les chiffres français de l’asile
| Indicateur (France, 2025) | Valeur |
|---|---|
| Demandes de protection internationale enregistrées à l’Ofpra | environ 145 300 (– 5,5 % sur un an) |
| Dont premières demandes | environ 111 300 (– 14,4 %) |
| Dont demandes de réexamen | environ 33 000 (+ 43 %) |
| Décisions rendues par l’Ofpra | environ 156 500 (+ 10,3 %) |
| Accords de protection en première instance (Ofpra) | 63 594 |
| Taux de protection Ofpra | 41,2 % (+ 2,4 points) |
| Protections accordées au total (Ofpra + CNDA) | 78 782 (+ 12,1 %) |
| Taux de protection global | environ 50 % |
| Bénéficiaires d’une protection internationale au 31 décembre 2025 | 736 534 |
| Demandes d’admission au statut d’apatride | 742 (+ 58 %) |
| Délai moyen d’instruction à l’Ofpra | environ 163 jours |
Deux enseignements se dégagent. D’abord, la demande recule alors même que les conflits se multiplient : l’Ofpra attribue principalement cette évolution au renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’Europe, qui redistribue les flux vers d’autres destinations. Ensuite, la proportion de demandes aboutissant à une protection atteint un niveau inédit depuis des décennies : en 2025, plus d’un demandeur sur deux obtient une protection au terme de sa procédure.
Les principales nationalités demandeuses sont l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, Haïti et l’Ukraine. La hausse spectaculaire des réexamens s’explique en grande partie par les demandeurs haïtiens en Guyane et aux Antilles, la dégradation durable de la situation en Haïti conduisant des personnes installées de longue date à solliciter une protection.
La France dans le cadre européen
En 2025, l’Union européenne a enregistré environ 669 400 primo-demandes d’asile, en recul de 27 % sur un an. L’Espagne est devenue la première destination avec environ 141 000 premières demandes, devant l’Italie, la France (environ 116 400) et l’Allemagne, dont les demandes ont été divisées par deux. Ces quatre pays et la Grèce concentrent l’essentiel des demandes européennes. Pour la première fois depuis 2013, les Syriens ne sont plus la première nationalité demandeuse dans l’Union, dépassés par les Vénézuéliens puis les Afghans.
La France protège par ailleurs les personnes déplacées d’Ukraine au titre de la protection temporaire européenne, régime distinct de l’asile qui ouvre droit à un titre de séjour sans passer par l’Ofpra.
Les initiatives françaises du 20 juin
La Journée mondiale des réfugiés donne lieu en France à une mobilisation associative dense. L’exemple le plus visible est le Refugee Food Festival, créé en 2016 par l’association Refugee Food (issue de Food Sweet Food) en lien avec le HCR : chaque année autour du 20 juin, des cuisiniers et cuisinières réfugiés investissent les fourneaux d’une centaine d’établissements dans une douzaine de villes françaises, du bistrot au restaurant gastronomique, mais aussi des cantines scolaires, des Ehpad et des tiers-lieux. Au-delà de l’événement, le dispositif comporte des formations qualifiantes et des restaurants d’insertion, la restauration constituant un secteur en tension propice à l’insertion professionnelle.
D’autres acteurs se mobilisent à la même période : France terre d’asile, Forum réfugiés, la Cimade, le Secours Catholique, Amnesty International France, singa, ainsi que de nombreuses collectivités locales qui organisent expositions, projections, rencontres sportives ou débats publics.
Les défis contemporains
Le financement humanitaire
La contraction des budgets d’aide internationale frappe directement les opérations de protection. Les quotas de réinstallation ont été fortement réduits et les arrivées par réinstallation ou parrainage ont chuté de plus de moitié en 2025, pour s’établir à environ 81 800 personnes, très loin des besoins identifiés. Dans plusieurs régions, les programmes du HCR ont dû être priorisés, c’est-à-dire réduits.
La qualité des retours
L’accélération des retours vers l’Afghanistan, la Syrie ou le Soudan constitue statistiquement une bonne nouvelle, mais soulève une question de fond : un retour n’est une solution durable que s’il est volontaire, sûr et digne. Le HCR relève qu’une partie de ces retours s’est effectuée sous contrainte, dans des pays où les services de base, le logement et la sécurité juridique restent défaillants.
Déplacement et climat
Le droit international des réfugiés ne reconnaît pas la « persécution climatique » comme motif d’octroi du statut. Or la dégradation environnementale interagit de plus en plus avec les conflits, en aggravant la concurrence pour l’eau et les terres arables, et frappe en priorité les régions qui accueillent déjà des populations déplacées. Cette zone grise juridique constitue l’un des chantiers majeurs des prochaines décennies.
L’apatridie
Environ 4,5 millions de personnes sont recensées comme apatrides, un chiffre en hausse et probablement sous-estimé compte tenu de la difficulté à identifier ces populations. En France, les demandes d’admission au statut d’apatride progressent continûment depuis 2022.
L’érosion du consensus sur l’asile
Dans plusieurs pays d’accueil traditionnels, le droit d’asile fait l’objet de restrictions législatives et procédurales croissantes. Le HCR rappelle que le droit de chercher asile n’est pas négociable, tout en reconnaissant que les systèmes nationaux doivent rester capables de distinguer rapidement les besoins de protection des autres motifs de migration.

Comment participer à la Journée mondiale des réfugiés
S’informer et vérifier
- Consulter les données de référence du HCR plutôt que les estimations reprises de seconde main, particulièrement sujettes à erreur sur ce sujet.
- Distinguer systématiquement réfugiés, demandeurs d’asile, déplacés internes et migrants économiques : la confusion des catégories nourrit l’essentiel des malentendus du débat public.
Agir concrètement
- Participer aux événements locaux : Refugee Food Festival, projections, expositions, rencontres sportives, portes ouvertes associatives.
- Donner du temps : accompagnement scolaire, cours de français langue étrangère, aide administrative, parrainage citoyen, hébergement solidaire.
- Soutenir financièrement le HCR ou les associations françaises spécialisées dans l’accueil et l’accompagnement juridique.
- Recruter : de nombreux bénéficiaires d’une protection internationale disposent de qualifications inutilisées faute de reconnaissance des diplômes ou de réseau professionnel.
Relayer
Les campagnes du HCR s’appuient sur les mots-dièse #WithRefugees, #WorldRefugeeDay et, en français, #JournéeMondialeDesRéfugiés. Le partage de témoignages directs, plutôt que de commentaires sur les personnes réfugiées, constitue le principal levier de la journée.
Pour replacer cette journée dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 20 juin.
Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale des envois de fonds familiaux, Journée zéro discrimination.
Foire aux questions sur la Journée mondiale des réfugiés
Pourquoi la Journée mondiale des réfugiés est-elle célébrée le 20 juin ?
La Journée mondiale des réfugiés est célébrée le 20 juin parce que cette date était déjà celle de la Journée du réfugié africain, instaurée en 1975 par la résolution 398 de l’Organisation de l’unité africaine. Le 20 juin correspond à l’entrée en vigueur, en 1974, de la Convention de l’OUA de 1969 sur les réfugiés en Afrique. En 2000, l’Assemblée générale des Nations Unies a choisi de reprendre cette date en témoignage de solidarité avec l’Afrique, plutôt que d’en créer une nouvelle.
Qui a créé la Journée mondiale des réfugiés et par quel texte ?
La Journée mondiale des réfugiés a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies au moyen de la résolution A/RES/55/76, adoptée le 4 décembre 2000 à l’occasion du cinquantième anniversaire du HCR. Cette résolution décide qu’à compter de 2001, le 20 juin marquera la Journée mondiale des réfugiés. La première édition s’est tenue le 20 juin 2001, année du cinquantenaire de la Convention de Genève de 1951.
Quelle est la différence entre un réfugié, un demandeur d’asile et un migrant ?
La différence entre un réfugié, un demandeur d’asile et un migrant tient au statut juridique et au motif du départ. Le réfugié a franchi une frontière internationale et s’est vu reconnaître une crainte fondée de persécution ; il bénéficie d’une protection internationale. Le demandeur d’asile a sollicité cette protection mais attend encore une décision. Le migrant, lui, se déplace généralement pour des raisons économiques, familiales ou d’études et peut en principe retourner dans son pays sans danger.
Combien y a-t-il de réfugiés dans le monde ?
Le monde comptait environ 41,6 millions de réfugiés à la fin de l’année 2025, selon le rapport Tendances mondiales du HCR. Ce chiffre s’inscrit dans un total d’environ 117,8 millions de personnes déplacées de force, incluant près de 68,6 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et environ 9 millions de demandeurs d’asile. Il s’agit du premier recul enregistré en dix ans, principalement lié à l’accélération des retours vers l’Afghanistan, la Syrie et le Soudan.
Combien de réfugiés la France accueille-t-elle ?
La France protégeait 736 534 bénéficiaires d’une protection internationale au 31 décembre 2025, selon l’Ofpra. La même année, environ 145 300 demandes d’asile ont été enregistrées, en baisse de 5,5 %, et 78 782 protections ont été accordées par l’Ofpra et la Cour nationale du droit d’asile, un niveau historiquement élevé. Plus d’un demandeur sur deux obtient désormais une protection au terme de sa procédure.
Comment participer à la Journée mondiale des réfugiés en France ?
Participer à la Journée mondiale des réfugiés en France passe par les événements organisés autour du 20 juin, au premier rang desquels le Refugee Food Festival, présent dans une douzaine de villes. Il est également possible de s’engager auprès d’associations telles que France terre d’asile, Forum réfugiés, la Cimade ou le Secours Catholique, par le bénévolat, l’accompagnement scolaire, les cours de français, le parrainage citoyen ou l’hébergement solidaire.
Une journée qui interroge nos choix collectifs
Devenir réfugié n’est jamais un choix. La manière dont les sociétés d’accueil y répondent, en revanche, en est un. Le 20 juin ne demande ni compassion abstraite ni militantisme : il propose un exercice plus simple et plus exigeant, celui de regarder les faits. Des chiffres qui reculent pour la première fois depuis dix ans, mais des exils qui durent des décennies. Un cadre juridique ratifié par 149 États, mais des systèmes d’accueil sous tension. Une France qui protège plus de 736 000 personnes, et une centaine de restaurants qui, chaque mois de juin, transforment une cuisine en lieu de rencontre. Entre le droit et l’hospitalité, la Journée mondiale des réfugiés rappelle que l’un ne va pas longtemps sans l’autre.
