Chaque 30 juillet, la Journée internationale de l’amitié rappelle une évidence trop souvent négligée : l’amitié n’est pas un simple agrément de la vie privée, c’est un ciment social et un instrument de paix. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2011, cette journée invite les États, les organisations et les citoyens à célébrer les liens qui traversent les frontières, les cultures et les générations. Dans un monde marqué par les conflits, la défiance et la montée de l’isolement, l’ONU en fait un levier concret de dialogue et de réconciliation.

| Élément | Information |
|---|---|
| Nom officiel | Journée internationale de l’amitié |
| Date | 30 juillet (date fixe) |
| Instituée par | Assemblée générale des Nations unies |
| Résolution | A/RES/65/275, adoptée sans vote lors de la 88ᵉ séance plénière |
| Date d’adoption | 3 mai 2011 |
| Projet de résolution | A/65/L.72 et additifs |
| Point de l’ordre du jour | Culture de la paix (A/65/251, point 15) |
| Première édition | 30 juillet 2011 |
| Cadre de référence | Déclaration et Programme d’action sur une culture de la paix (A/RES/53/243) |
| Public prioritaire | Les jeunes, en tant que futurs dirigeants |
| Site officiel | un.org — rubrique « célébrations » |
C’est quoi l’amitié ? Une définition à géométrie variable
L’amitié désigne une relation interpersonnelle volontaire, réciproque et non contractuelle, fondée sur l’affection, la confiance et le choix mutuel. Elle se distingue des autres liens sociaux par trois caractéristiques :
- Elle n’est pas imposée. Contrairement à la famille, qui relève de la filiation, ou aux relations professionnelles, qui relèvent de l’organisation, l’amitié est électivement choisie.
- Elle n’attend pas de contrepartie formelle. Elle repose sur une réciprocité diffuse, sans comptabilité explicite.
- Elle suppose une reconnaissance mutuelle. Une amitié à sens unique n’est pas une amitié.
Une notion que l’ONU élargit délibérément
La résolution 65/275 ne réduit pas l’amitié à la sphère privée. Elle vise explicitement les liens entre les peuples, les pays, les cultures et les individus. Ce choix de vocabulaire est stratégique : il permet de relier une expérience quotidienne — faire confiance à quelqu’un — à des objectifs de politique internationale comme le dialogue interculturel, la solidarité et la prévention des conflits.
Ce que dit la recherche
Les travaux de l’anthropologue britannique Robin Dunbar ont popularisé l’idée qu’un être humain ne peut entretenir qu’un nombre limité de relations sociales stables — de l’ordre de 150 — dont seulement quelques-unes relèvent de l’amitié intime. De son côté, l’étude longitudinale de Harvard sur le développement adulte, lancée en 1938 et toujours en cours, a établi que la qualité des relations sociales constituait l’un des meilleurs prédicteurs de santé et de satisfaction de vie sur le long terme, devant le revenu ou la notoriété.
Origine et histoire de la Journée internationale de l’amitié
Une idée née au Paraguay, bien avant l’ONU
L’histoire commence loin de New York. Le 20 juillet 1958, à Puerto Pinasco, petite localité paraguayenne sur le fleuve Paraguay, le médecin Ramón Artemio Bracho propose lors d’un dîner entre amis de consacrer une journée à l’amitié. De cette réunion naît la Croisade mondiale de l’amitié (Cruzada Mundial de la Amistad), qui militera pendant des décennies pour une reconnaissance internationale.
Une seconde filiation, argentine celle-là, s’ajoute en 1969 : le dentiste et professeur Enrique Ernesto Febbraro (1924-2008), frappé par la portée universelle de l’alunissage d’Apollo 11, décide que le 20 juillet serait le Día del Amigo. Il envoie un millier de lettres à des correspondants du Rotary dans le monde entier et reçoit environ 700 réponses. La province de Buenos Aires officialise la date en 1979.
Une troisième piste, plus commerciale, est souvent évoquée : celle de Joyce Hall, fondateur de Hallmark, qui aurait promu dès les années 1919-1930 aux États-Unis un « Friendship Day » consacré à l’échange de cartes de vœux. Cette origine, largement citée mais mal documentée, explique la méfiance persistante de certains publics à l’égard de la dimension marchande de la fête.
La proclamation par les Nations unies
La Journée internationale de l’amitié s’inscrit dans le programme onusien de culture de la paix, initié par l’UNESCO puis repris par l’Assemblée générale en 1997. Elle en constitue l’un des prolongements les plus concrets.
| Année | Étape |
|---|---|
| 1958 | Fondation de la Croisade mondiale de l’amitié au Paraguay (20 juillet) |
| 1969 | Enrique Febbraro lance le Día del Amigo en Argentine |
| 1979 | La province de Buenos Aires officialise le 20 juillet par décret |
| 1997 | L’Assemblée générale adopte la résolution 52/13 sur la culture de la paix |
| 1998 | Proclamation de la Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde, 2001-2010 (résolution 53/25) |
| 1999 | Adoption de la Déclaration et du Programme d’action sur une culture de la paix (résolution 53/243) |
| 3 mai 2011 | Adoption sans vote de la résolution 65/275 proclamant le 30 juillet Journée internationale de l’amitié |
| 30 juillet 2011 | Première célébration officielle |
Pourquoi le 30 juillet ?
Le choix de la date fait consensus par défaut : elle est proche de la tradition paraguayenne et sud-américaine du 20 juillet, sans se confondre avec elle, et s’écarte du premier dimanche d’août retenu par le monde anglo-saxon et l’Asie du Sud. Le 30 juillet permet ainsi à l’ONU de fixer un repère mondial sans effacer les célébrations préexistantes.
Les objectifs de la Journée internationale de l’amitié
- Promouvoir le dialogue interculturel : faire de l’amitié un vecteur de compréhension entre communautés séparées par la langue, la religion ou l’histoire.
- Impliquer la jeunesse : la résolution insiste explicitement sur la participation des jeunes, futurs dirigeants, à des activités communautaires et multiculturelles.
- Prévenir les conflits : inscrire l’amitié dans une logique de traitement des causes profondes de la violence, et non de simple gestion des crises.
- Soutenir la réconciliation : encourager les initiatives qui recréent du lien après un conflit ou une fracture sociale.
- Renforcer la solidarité internationale : relier la journée aux objectifs de développement durable, en particulier ceux consacrés à la paix et aux partenariats.
Importance et impact de la Journée internationale de l’amitié
Une dimension de santé publique désormais reconnue
Longtemps traitée comme une affaire intime, la qualité des liens sociaux est aujourd’hui considérée comme un déterminant de santé. En mai 2025, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté sa toute première résolution sur le lien social. Le 30 juin 2025, la Commission de l’OMS sur le lien social a publié un rapport mondial dont les conclusions sont sans ambiguïté.
| Indicateur | Donnée | Source |
|---|---|---|
| Personnes touchées par la solitude dans le monde | 1 sur 6 | Commission de l’OMS sur le lien social, 2025 |
| Décès annuels associés à la solitude et à l’isolement (moyenne 2014-2019) | ~871 000 | Commission de l’OMS sur le lien social, 2025 |
| Équivalent horaire | ~100 décès par heure | Commission de l’OMS sur le lien social, 2025 |
| Prévalence dans les pays à revenu faible et intermédiaire | ~25 % | Commission de l’OMS sur le lien social, 2025 |
| Prévalence dans les pays à revenu élevé | ~11 % | Commission de l’OMS sur le lien social, 2025 |
L’isolement social augmente le risque d’accident vasculaire cérébral, de maladie cardiovasculaire, de diabète et de déclin cognitif. À l’inverse, la Commission souligne que des liens sociaux solides sont associés à un meilleur état de santé et à une plus grande longévité. Les adolescents et les jeunes adultes figurent parmi les catégories les plus exposées, contrairement à l’intuition qui associe solitude et grand âge.
Une dimension diplomatique et pacificatrice
L’amitié entre peuples n’est pas une figure de style diplomatique. Les traités d’amitié, les jumelages de villes, les programmes d’échanges universitaires et les initiatives de rencontre entre jeunes de pays en conflit constituent des instruments reconnus de « diplomatie non gouvernementale ». En inscrivant la journée sous le point « culture de la paix » de son ordre du jour, l’Assemblée générale assume ce cadrage : l’amitié y est traitée comme un outil de prévention, pas comme un sentiment.
Une dimension sociale et économique
Le tissu amical joue un rôle d’amortisseur face aux chocs de la vie : perte d’emploi, maladie, séparation, deuil. Les données françaises montrent une corrélation nette entre précarité et affaiblissement du réseau amical, ce qui installe un cercle vicieux : la vulnérabilité économique isole, et l’isolement aggrave la vulnérabilité.
Une dimension culturelle et philosophique
L’amitié occupe une place centrale dans la pensée occidentale depuis Aristote, qui en distinguait trois formes — l’amitié utile, l’amitié agréable et l’amitié vertueuse, seule véritablement durable. Montaigne en a livré la formule la plus célèbre de la langue française à propos de La Boétie : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. » Cette tradition irrigue encore la manière dont les sociétés francophones distinguent l’« ami » du simple « copain » ou de la « connaissance », une nuance sémantique qui n’existe pas dans toutes les langues.
La diversité de l’amitié à travers le monde
Le 30 juillet est la date officielle des Nations unies, mais il coexiste avec un patchwork de dates nationales antérieures ou concurrentes. C’est l’une des particularités de cette journée : l’ONU n’a jamais cherché à supplanter les traditions existantes.
| Date | Pays / zones |
|---|---|
| 14 février | Finlande (Ystävänpäivä), Estonie (sõbrapäev), Mexique, Équateur, Venezuela, République dominicaine |
| 16 avril | Afrique du Sud |
| Premier samedi de juillet | Pérou |
| 20 juillet | Argentine, Uruguay, Brésil, Espagne, Chili |
| 23 juillet | Bolivie |
| 30 juillet | Journée officielle de l’ONU ; Paraguay |
| Premier dimanche d’août | Inde, États-Unis, Bangladesh, Malaisie, Émirats arabes unis |
Amérique latine : une fête sociale majeure
En Argentine, le Día del Amigo du 20 juillet n’a rien d’une observance discrète : restaurants et bars de Buenos Aires affichent complet plusieurs jours à l’avance, et l’afflux de messages a déjà provoqué des saturations de réseaux téléphoniques. La fête y est vécue à l’échelle de la fête des mères ou des pères.
Asie du Sud : les bracelets de l’amitié
En Inde, au Népal et au Bangladesh, la Journée de l’amitié se célèbre le premier dimanche d’août. La tradition centrale est l’échange de bracelets d’amitié tressés, noués au poignet et portés jusqu’à ce qu’ils se défassent d’eux-mêmes.
Europe du Nord : l’amitié plutôt que l’amour
En Finlande et en Estonie, le 14 février n’est pas la Saint-Valentin des amoureux mais bien la fête des amis. Le déplacement de sens est notable : il élargit la célébration à ceux que la Saint-Valentin exclut, et fait de la carte faite main un usage courant.
Un contraste avec la culture française
En France, aucune date nationale de l’amitié ne s’est imposée. Cette absence tient sans doute à une conception exigeante du mot : l’amitié y est perçue comme un lien rare, éprouvé par le temps, dont la célébration collective et calendaire paraîtrait presque contradictoire avec sa nature intime.
Les défis contemporains de l’amitié
La montée de l’isolement relationnel
Le paradoxe est saisissant : jamais les moyens de rester en contact n’ont été aussi nombreux, et jamais la solitude n’a été autant documentée comme problème de santé publique. Les causes identifiées par l’OMS sont multiples — problèmes de santé, revenus insuffisants, faible niveau d’éducation, vie en solo, infrastructures communautaires dégradées, politiques publiques inadaptées.
L’ambivalence du numérique
Les réseaux sociaux entretiennent des liens à distance et permettent de maintenir des amitiés que la mobilité géographique aurait autrefois éteintes. Mais le rapport de l’OMS alerte aussi sur les effets d’un temps d’écran excessif et des interactions négatives en ligne sur la santé mentale. La question n’est pas tant la quantité de contacts que leur qualité et leur profondeur.
Les inégalités face à l’amitié
L’amitié n’est pas également accessible. Les personnes en situation de handicap, les migrants et réfugiés, les personnes LGBTQI+ ou membres de minorités ethniques peuvent se heurter à des discriminations qui rendent la création de liens plus difficile. À cela s’ajoute une barrière matérielle : sortir, se déplacer, recevoir a un coût.
La commercialisation de la fête
Dès ses origines, la Journée de l’amitié a été soupçonnée d’être un argument commercial au service de l’industrie des cartes de vœux et du cadeau. Cette critique persiste et explique en partie la faible pénétration de la journée dans les pays où la dimension marchande est mal acceptée.
La polarisation des sociétés
Enfin, l’amitié interculturelle — celle que vise précisément la résolution onusienne — se heurte à la fragmentation croissante des espaces sociaux et informationnels. Se lier à quelqu’un dont on ne partage ni la langue, ni les références, ni les convictions demande un effort que peu de dispositifs publics encouragent activement.

Comment célébrer la Journée internationale de l’amitié ?
L’ONU encourage chaque année les gouvernements, les organisations internationales et la société civile à organiser des événements contribuant au dialogue entre les cultures, à la solidarité et à la réconciliation, dans le respect des cultures locales.
Dans les institutions et les écoles
- Ateliers de correspondance entre classes de pays ou de régions différents
- Rencontres interculturelles et repas partagés
- Projets pédagogiques sur les traités d’amitié et les jumelages de villes
- Interventions sur le harcèlement scolaire et la construction du lien entre pairs
Dans les associations et les collectivités
- Actions de visite auprès de personnes isolées, notamment âgées
- Cafés associatifs, tiers-lieux et espaces de rencontre ouverts
- Chantiers de bénévolat collectifs, particulièrement efficaces car ils créent du lien par l’action commune
- Dispositifs de cohabitation intergénérationnelle
Sur les réseaux sociaux
Les mots-clés #JournéeInternationaleDeLAmitié, #InternationalDayOfFriendship et #FriendshipDay accompagnent la journée. L’ONU relaie chaque année des contenus autour du lien social et de la culture de la paix.
À titre personnel : cinq gestes simples
- Reprendre contact avec un ami perdu de vue, sans attendre une occasion
- Passer un appel plutôt qu’envoyer un message : la voix crée une présence que l’écrit ne remplace pas
- Inviter un voisin dont on ne connaît que le prénom
- Aller vers quelqu’un d’un autre milieu culturel : c’est précisément l’objectif de la journée
- Prendre des nouvelles d’une personne seule dans son entourage ou son immeuble
La Journée internationale de l’amitié en France
Une journée peu médiatisée, un sujet très documenté
La Journée internationale de l’amitié reste discrète dans le calendrier français : elle tombe en plein cœur des vacances d’été, période où l’activité associative et institutionnelle ralentit. En revanche, la question du lien social y fait l’objet d’un suivi statistique nourri.
Les chiffres français du lien amical
L’étude Solitudes de la Fondation de France, réalisée avec le Crédoc et le Cerlis, en constitue la référence. Sa 15ᵉ édition, publiée en janvier 2026 à partir d’une enquête menée en juillet 2025 auprès de plus de 3 000 personnes, livre les résultats suivants.
| Indicateur (juillet 2025) | Résultat |
|---|---|
| Personnes en situation d’isolement relationnel | 11 % (contre 12 % en juillet 2024) |
| Personnes isolées ou proches de l’isolement (un seul réseau de sociabilité) | 32 % |
| Personnes déclarant se sentir seules | 24 % |
| Isolement en commune rurale | 14 % |
| Isolement en agglomération parisienne et villes de plus de 100 000 habitants | 9 % |
| Sentiment de solitude en ville de plus de 100 000 habitants | 28 % |
| Sentiment de solitude en milieu rural | 21 % |
Fait notable : les amis constituent le premier réseau de sociabilité des Français, devant les voisins et la famille.
| Réseau de sociabilité | Part des personnes ayant des contacts réguliers (juillet 2025) |
|---|---|
| Amis | 58 % |
| Voisins | 54 % |
| Famille | 52 % |
Ces résultats convergent avec ceux de l’Insee : en 2022, 63 % des personnes de 16 ans ou plus en France métropolitaine avaient des contacts hebdomadaires avec leurs amis, dont 44 % sous forme de rencontres physiques.
Amitié et précarité : un lien direct
L’étude Solitudes établit une corrélation forte entre fragilité économique et appauvrissement du réseau relationnel :
- 16 % des personnes aux revenus modestes sont isolées, contre 5 % des hauts revenus
- 20 % des personnes au chômage sont en situation d’isolement relationnel, trois fois plus que les actifs occupés
- 45 % des chômeurs se sentent seuls, contre 25 % des actifs occupés
- 30 % des personnes dont la santé est fragilisée sont isolées
Les acteurs français de la lutte contre l’isolement
- Les Petits Frères des Pauvres, qui publient un baromètre régulier sur la solitude des plus de 60 ans
- Monalisa (Mobilisation nationale contre l’isolement des âgés), association créée en janvier 2014 à Metz, qui anime environ 900 équipes citoyennes sur le territoire
- Astrée, à l’origine de la Journée des solitudes du 23 janvier
- La Fondation de France, qui finance chaque année des centaines d’associations de lutte contre l’isolement
- La Fête des voisins, née en 1999 à Paris, devenue le rendez-vous français le plus massif de sociabilité de proximité
Pour un lecteur français, le 30 juillet est donc moins une fête à consommer qu’une invitation à regarder son propre réseau : qui appelle-t-on, qui n’appelle-t-on plus, et qui, autour de soi, n’est appelé par personne.
Pour replacer cette journée dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 30 juillet.
Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale du vivre-ensemble en paix, Journée internationale du bonheur.
Foire aux questions sur la Journée internationale de l’amitié
Quand a lieu la Journée internationale de l’amitié ?
La Journée internationale de l’amitié a lieu chaque année le 30 juillet. C’est une date fixe, qui ne varie pas selon les années ni selon les pays. Attention toutefois : de nombreux pays conservent une date nationale différente, comme le 20 juillet en Argentine ou le premier dimanche d’août en Inde et aux États-Unis.
Qui a créé la Journée internationale de l’amitié ?
La Journée internationale de l’amitié a été créée par l’Assemblée générale des Nations unies, qui l’a proclamée par la résolution A/RES/65/275, adoptée sans vote le 3 mai 2011. L’idée elle-même est cependant bien plus ancienne : elle remonte à la Croisade mondiale de l’amitié fondée au Paraguay en 1958 par le docteur Ramón Artemio Bracho.
Pourquoi célèbre-t-on la Journée internationale de l’amitié le 30 juillet ?
On célèbre la Journée internationale de l’amitié le 30 juillet parce que cette date, retenue par l’Assemblée générale en 2011, permet de se rapprocher de la tradition sud-américaine du 20 juillet sans se confondre avec elle, ni avec le premier dimanche d’août du monde anglo-saxon. Elle offre ainsi un repère mondial neutre, sans effacer les célébrations nationales préexistantes.
Quelle est la différence entre la Journée internationale de l’amitié et le Friendship Day ?
La différence entre la Journée internationale de l’amitié et le Friendship Day tient à leur statut et à leur date. La Journée internationale de l’amitié est l’observance officielle des Nations unies, fixée au 30 juillet et inscrite dans le programme de culture de la paix. Le Friendship Day désigne des fêtes nationales antérieures, souvent d’origine commerciale ou associative, célébrées le premier dimanche d’août dans le monde anglo-saxon et en Asie du Sud, ou le 20 juillet en Amérique latine.
Que dit la résolution de l’ONU sur la Journée internationale de l’amitié ?
La résolution de l’ONU sur la Journée internationale de l’amitié — la résolution 65/275 — proclame le 30 juillet et invite les États membres, les organisations internationales et régionales ainsi que la société civile à organiser des activités adaptées à la culture de chaque société. Elle met un accent particulier sur la participation des jeunes, en tant que futurs dirigeants, à des activités communautaires et multiculturelles favorisant la compréhension internationale et le respect de la diversité.
Comment célébrer la Journée internationale de l’amitié ?
Pour célébrer la Journée internationale de l’amitié, les gestes les plus efficaces sont aussi les plus simples : reprendre contact avec un ami perdu de vue, appeler plutôt qu’écrire, inviter un voisin, prendre des nouvelles d’une personne isolée de son entourage. À l’échelle collective, les écoles peuvent organiser des correspondances interculturelles et les associations des rencontres, des repas partagés ou des chantiers de bénévolat — des formats qui créent du lien par l’action commune.
L’amitié n’a ni traité fondateur, ni institution, ni budget. Elle se construit dans des gestes minuscules et répétés : un appel passé, une porte ouverte, une conversation qui s’attarde. C’est précisément pour cela que les Nations unies en ont fait un instrument de paix : là où les négociations échouent, la confiance ordinaire tient parfois. Le 30 juillet ne demande rien d’héroïque — seulement de penser à quelqu’un, et de le lui dire.
