16 mai : Journée internationale du vivre-ensemble en paix

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Journée internationale du vivre-ensemble en paix — Petit groupe d'adultes vus de dos réunis dans un jardin.

Chaque 16 mai, la communauté internationale célèbre la Journée internationale du vivre-ensemble en paix, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution A/RES/72/130. Portée par l’Algérie et adoptée par consensus des 193 États membres, cette journée invite chacun à « exprimer le désir profond de vivre et d’agir ensemble, unis dans la différence et dans la diversité ».

Journée internationale du vivre-ensemble en paix — Mains de plusieurs adultes plantant un arbuste dans un jardin partagé.

Née d’une initiative de la société civile plutôt que d’une chancellerie, elle occupe une place singulière dans le calendrier onusien : elle ne commémore pas un traité ni une catastrophe, mais une pratique quotidienne — celle de la coexistence.

Élément Détail
Date 16 mai, chaque année
Nom officiel Journée internationale du vivre-ensemble en paix
Résolution A/RES/72/130
Adoption 8 décembre 2017, par consensus (193 États)
Projet de résolution A/72/L.26, déposé par l’Algérie
Point de l’ordre du jour « Culture de paix »
Première célébration 16 mai 2018
Organisme facilitateur UNESCO
Initiateur AISA ONG Internationale (Cheikh Khaled Bentounes)
Financement Contributions volontaires uniquement

C’est quoi le vivre-ensemble en paix ?

La résolution A/RES/72/130 en donne une définition explicite, rare dans un texte onusien. Vivre ensemble en paix, c’est accepter les différences, être à l’écoute, faire preuve d’estime, de respect et de reconnaissance envers autrui, et vivre dans un esprit de paix et d’harmonie.

Cette formulation déplace volontairement le curseur. La paix n’y est pas définie négativement, comme absence de guerre, mais comme un processus positif, dynamique et participatif qui favorise le dialogue et le règlement des conflits dans un esprit de compréhension mutuelle. Elle ne relève donc pas seulement des États : elle engage les familles, les écoles, les quartiers, les entreprises et les communautés religieuses.

Trois dimensions structurent le concept :

  • L’acceptation de la différence : reconnaître la diversité des religions, des cultures, des convictions et des origines comme un fait à comprendre, non comme une menace à neutraliser.
  • La réciprocité : le vivre-ensemble suppose une estime mutuelle, et non la tolérance à sens unique d’une majorité envers une minorité.
  • L’action concrète : la résolution parle de « vivre et d’agir ensemble », c’est-à-dire de coopération effective, pas de simple cohabitation.

Origine et histoire de la Journée internationale du vivre-ensemble en paix

Une idée née à Oran en 2014

L’initiative ne vient ni de New York ni de Genève, mais d’un congrès de la société civile. C’est lors du premier Congrès international féminin pour une culture de paix, organisé à Oran (Algérie) en 2014 par l’Association internationale soufie Alâwiyya (AISA ONG Internationale), qu’émerge l’idée de demander à l’ONU d’instituer une journée mondiale consacrée au vivre-ensemble.

Le projet est porté par le Cheikh Khaled Bentounes, guide spirituel de la voie soufie Alâwiyya, président d’honneur d’AISA et fondateur des Scouts musulmans de France. AISA ONG Internationale est accréditée auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), ce qui lui donne accès aux enceintes onusiennes.

Le parcours jusqu’à l’adoption

Année Étape
2014 Congrès international féminin pour une culture de paix, Oran : naissance de l’idée
2015 Présentation du projet aux Nations Unies par AISA ONG Internationale
2015-2017 Campagne internationale de sensibilisation (France, Algérie, Turquie, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Canada)
Septembre 2017 L’Algérie dépose officiellement le projet de résolution
5 décembre 2017 Diffusion du projet de résolution A/72/L.26
8 décembre 2017 Adoption par consensus de la résolution A/RES/72/130
16 mai 2018 Première célébration mondiale

Le texte a été adopté sans vote, le même jour qu’une seconde résolution sur la culture de paix proclamant 2019 « Année internationale de la modération ».

Ce que dit exactement la résolution

La résolution A/RES/72/130 s’inscrit dans une filiation ancienne de textes onusiens : la Charte des Nations Unies, la Déclaration et le Programme d’action en faveur d’une culture de paix (résolutions 53/243 A et B), ainsi que les résolutions 52/15 (Année internationale de la culture de la paix, an 2000), 53/25 (Décennie internationale de la promotion d’une culture de la paix, 2001-2010) et 71/252.

Ses dispositions opérationnelles sont au nombre de sept. Les plus structurantes :

  • Paragraphe 1 : proclame le 16 mai Journée internationale du vivre-ensemble en paix.
  • Paragraphe 3 : invite États, organismes onusiens, organisations régionales, société civile, ONG et particuliers à célébrer la Journée, dans le respect des cultures et coutumes locales, notamment par des initiatives éducatives et de sensibilisation.
  • Paragraphe 4 : invite les États à agir en faveur de la réconciliation, en collaborant avec les communautés religieuses et leurs dirigeants, et en incitant au pardon et à la compassion.
  • Paragraphe 6 : confie à l’UNESCO la facilitation de la célébration.
  • Paragraphe 7 : précise que toutes les activités découlant de la résolution doivent être financées par des contributions volontaires.

Ce dernier point n’est pas anecdotique : il explique que la Journée repose largement sur l’initiative associative et locale plutôt que sur un budget onusien dédié.

Objectifs principaux

  • Mobiliser régulièrement la communauté internationale en faveur de la paix, de la tolérance, de l’inclusion, de la compréhension et de la solidarité.
  • Promouvoir la réconciliation comme contribution directe à la paix et au développement durable.
  • Encourager le dialogue interculturel et interreligieux, en associant chefs religieux, milieux universitaires et associatifs.
  • Soutenir l’éducation à la culture de paix, la résolution insistant sur les initiatives éducatives et la sensibilisation.
  • Reconnaître le rôle de la société civile, explicitement citée comme actrice à part entière du processus.

Pourquoi la Journée internationale du vivre-ensemble en paix compte

Une paix mondiale en recul continu

Les données du Global Peace Index, publié chaque année par l’Institute for Economics & Peace, dressent un constat sévère. L’édition 2026, qui couvre 163 pays, enregistre la douzième année consécutive de dégradation de la paix mondiale.

Indicateur (Global Peace Index 2026) Valeur
Pays couverts 163
Années consécutives de dégradation 12
Pays en dégradation sur un an 99 (contre 62 en amélioration)
Pays moins pacifiques qu’à la première édition 119, soit 73 %
Pays impliqués dans un conflit externe 103 (contre 59 en 2008)
Conflits étatiques actifs (2024) 61, niveau le plus élevé depuis 1945
Morts liées aux conflits (2025) plus de 181 000
Pays le plus pacifique Islande, 19ᵉ année consécutive

Le nombre de conflits étatiques actifs a doublé en quinze ans, une expansion portée presque entièrement par les conflits intra-étatiques internationalisés, en hausse de plus de 175 % depuis 2010. Autrement dit : les guerres civiles attirent désormais des acteurs extérieurs, ce qui les rend plus longues et plus difficiles à résoudre.

Le coût économique de la violence

L’argument économique est peut-être le plus parlant pour un public non spécialiste.

Poste (2025) Montant
Impact économique mondial de la violence 21,81 billions de dollars (+3,2 %)
Part du PIB mondial 10,5 %
Dépenses militaires mondiales 2,9 billions de dollars (record)
Dépenses de consolidation et de maintien de la paix 49,2 milliards de dollars
Part des dépenses militaires consacrée à la paix 0,5 %

Le rapport 2026 souligne que les systèmes militaires et de sécurité intérieure représentent à eux seuls 73 % du coût total de la violence. Le déséquilibre entre ce qui est dépensé pour contenir la violence et ce qui est investi pour la prévenir constitue l’un des arguments centraux des promoteurs d’une culture de paix.

Le déplacement forcé, symptôme du non-vivre-ensemble

Le rapport Global Trends du HCR fournit une mesure humaine de l’échec de la coexistence pacifique. Les chiffres arrêtés à fin 2025 marquent un premier repli après une décennie de hausse, sans que le niveau cesse d’être qualifié d’inacceptable par l’agence.

Indicateur (HCR, fin 2025) Valeur
Réfugiés et personnes ayant besoin d’une protection internationale 41,6 millions (−3 %)
Déplacés internes pour cause de conflit ou de violence 68,6 millions (−7 %)
Apatrides 4,6 millions
Nouvelles personnes contraintes de fuir en 2025 5,4 millions
Retours (réfugiés et déplacés internes) 14,7 millions
Premier pays d’accueil Colombie (2,8 millions de réfugiés)

Plus de 70 % des réfugiés proviennent de six pays : Afghanistan, Soudan du Sud, Soudan, Syrie, Ukraine et Venezuela. Deux tiers des personnes ayant franchi une frontière se trouvent dans un pays voisin du leur — un fait qui contredit une idée reçue tenace dans les pays riches.

Une dimension éducative et sociale

La résolution insiste sur les initiatives éducatives, et pour une raison documentée : les préjugés se construisent tôt. En France, la Commission nationale consultative des droits de l’homme relève dans son rapport annuel portant sur 2025 un nombre élevé de signalements en milieu scolaire, et pointe le rôle de l’environnement social — représentations dans la littérature jeunesse et les jouets, viralité des algorithmes, exposition précoce à des contenus dégradants en ligne.

Le même rapport identifie deux facteurs structurels qui font progresser la tolérance sur le long terme : l’élévation du niveau de diplôme et le renouvellement générationnel, les jeunes générations affichant jusqu’à 25 points de tolérance de plus que leurs aînés sur certains sujets.

Le vivre-ensemble en paix à travers le monde

Un ancrage africain et méditerranéen fort

L’origine algérienne de l’initiative explique son écho particulier sur le continent africain. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine consacre régulièrement une séance à la commémoration du 16 mai, en rappelant la résolution 72/130 et en la reliant à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Un réseau associatif transnational

Avant même l’adoption de la résolution, la campagne de sensibilisation avait essaimé en France, en Algérie, en Turquie, en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Canada. Ce maillage associatif reste le principal vecteur de la Journée, faute de financement onusien dédié. Aux Pays-Bas, une « Maison de la Paix » inaugurée à Almere sert ainsi de point d’ancrage aux célébrations néerlandaises.

Une articulation avec les autres journées onusiennes

Le 16 mai s’inscrit dans une constellation d’observances complémentaires, ce qui permet de le situer précisément :

Journée Date Angle
Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle 1ᵉʳ au 7 février Dialogue entre religions
Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale 21 mars Lutte contre le racisme
Journée internationale du vivre-ensemble en paix 16 mai Coexistence au quotidien
Journée mondiale de la diversité culturelle 21 mai Diversité et développement
Journée internationale de la paix 21 septembre Cessez-le-feu, paix entre États
Journée internationale de la tolérance 16 novembre Tolérance (UNESCO)
Journée des droits de l’homme 10 décembre Droits fondamentaux

La spécificité du 16 mai : là où le 21 septembre s’adresse d’abord aux belligérants, le 16 mai s’adresse aux sociétés elles-mêmes.

Les défis contemporains du vivre-ensemble en paix

La montée des discours de haine et de la polarisation

Le paradoxe est net dans plusieurs démocraties : les opinions tolérantes se maintiennent à un niveau élevé, mais les actes de haine augmentent. La dynamique des opinions et celle des passages à l’acte se sont découplées, ce qui rend les politiques publiques fondées sur la seule sensibilisation insuffisantes.

La fragmentation géopolitique et la technologisation de la guerre

Le Global Peace Index 2026 décrit une « grande fragmentation » : montée en influence des puissances moyennes, affaiblissement des institutions multilatérales, triplement des restrictions commerciales. S’y ajoute une révolution technologique que le droit international peine à suivre — les attaques de drones ont augmenté de plus de 11 500 % entre 2018 et 2025, et 565 groupes armés distincts en ont mené au moins une sur cette période.

Le sous-financement chronique de la prévention

Avec 0,5 % des dépenses militaires mondiales consacré à la consolidation et au maintien de la paix, la prévention reste marginale. La résolution 72/130 elle-même, en renvoyant aux contributions volontaires, illustre cette difficulté structurelle : les journées internationales sont proclamées sans budget.

L’écart entre besoins et solutions durables

Les arrivées par réinstallation ou parrainage ont chuté de plus de moitié en un an, à 81 800 personnes en 2025, alors que les besoins identifiés se comptent en millions. Le vivre-ensemble suppose que les sociétés d’accueil disposent des moyens de l’organiser.

Journée internationale du vivre-ensemble en paix — Table de jardin entourée de chaises et de tasses simples.

Comment participer à la Journée internationale du vivre-ensemble en paix

Dans les institutions et les collectivités

  • Organiser des rencontres interreligieuses et interculturelles associant les responsables des différents cultes.
  • Inscrire la journée au calendrier des conseils municipaux, maisons de quartier et centres sociaux.
  • Mettre en avant les dispositifs locaux de médiation et de résolution non violente des conflits.

En milieu scolaire et éducatif

  • Consacrer une séance à l’éducation à la culture de paix, explicitement encouragée par la résolution.
  • Mener des ateliers de médiation entre pairs, format déjà expérimenté par plusieurs réseaux associatifs européens.
  • Travailler sur les stéréotypes à partir des supports du quotidien : livres, jeux, contenus en ligne.

Dans la vie associative et communautaire

  • Repas partagés, tables ouvertes, spectacles et débats réunissant des publics qui ne se croisent pas habituellement.
  • Actions de mémoire commune : visites de lieux de culte, parcours patrimoniaux partagés.
  • Chantiers de solidarité concrets, la résolution parlant de « vivre et agir ensemble ».

En ligne

  • Relayer les messages officiels de l’ONU et de l’UNESCO.
  • Recenser son événement sur les plateformes dédiées à la Journée.
  • Contrer les discours de haine par du signalement et de la contre-parole plutôt que par l’affrontement.

À l’échelle individuelle

  • Engager une conversation avec un voisin ou un collègue dont le parcours diffère du sien.
  • Se former aux techniques de médiation et de communication non violente.
  • Soutenir une association locale de dialogue interculturel.

Le vivre-ensemble en paix en France

Un classement international en recul

Dans l’édition 2026 du Global Peace Index, la France occupe le 99ᵉ rang sur 163 pays, avec un score de 2,083 — dernière position parmi les 33 pays de la région « Europe occidentale et centrale », qui reste par ailleurs la région la plus pacifique du monde. Le rapport attribue ce recul principalement au domaine « sûreté et sécurité sociétale », dégradé de 2 % sous l’effet conjoint de la criminalité violente et de la perception de la criminalité.

Ce classement, largement commenté et contesté en France, mesure autant la perception que les faits : il constitue un indicateur de climat social plus qu’un thermomètre de la criminalité réelle.

Les atteintes à caractère religieux

Type d’acte (France, 2025) Nombre Part Évolution
Total actes antireligieux 2 489 100 % stable
Actes antisémites 1 320 53 % −16 %
Actes antichrétiens 843 34 % +9 %
Actes antimusulmans 326 13 % +88 %

Les profils diffèrent nettement : les actes antichrétiens sont à 87 % des atteintes aux biens, tandis que les actes antimusulmans sont composés à 64 % d’agressions physiques, verbales ou de haine en ligne. Les actes antisémites, bien qu’en repli sur un an, se maintiennent à un niveau historiquement élevé.

Racisme, tolérance et discriminations

Indicateur France Donnée
Crimes et délits racistes, xénophobes ou antireligieux (2025) 9 737 (+5 % sur un an)
Indice longitudinal de tolérance (CNCDH) 64/100, stable
Actes racistes et antisémites dans le second degré 3 851
Écart de tolérance entre générations jusqu’à 25 points

L’indice longitudinal de tolérance, calculé par la CNCDH depuis 1990, constitue un outil unique en Europe pour suivre l’évolution des opinions sur trois décennies. Son maintien à un haut niveau malgré la diffusion de discours de défiance est l’un des constats les plus commentés du rapport.

Les acteurs institutionnels français

  • CNCDH — Commission nationale consultative des droits de l’homme, rapporteur national indépendant sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie ; publie un rapport annuel remis au Premier ministre.
  • DILCRAH — Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT.
  • Défenseur des droits — autorité indépendante compétente en matière de discriminations, co-auteur avec l’OIT du Baromètre des discriminations dans l’emploi.
  • PRADO — Plan national de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine, dont la CNCDH évalue régulièrement la mise en œuvre.

Une figure française à l’origine de la Journée

Le Cheikh Khaled Bentounes, initiateur de la Journée, est une figure du paysage associatif français : fondateur et président d’honneur des Scouts musulmans de France, il est aussi président d’honneur d’AISA ONG Internationale, dont la branche française organise chaque année des rencontres autour du vivre-ensemble. D’autres organisations françaises se sont approprié la date, à l’image du Mouvement de la Paix, qui articule le 16 mai avec ses actions d’éducation à la culture de paix.

Pour replacer cette journée dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 16 mai.

Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée zéro discrimination, Journée internationale de la conscience, Journée internationale des familles.

Foire aux questions sur la Journée internationale du vivre-ensemble en paix

Quand a lieu la Journée internationale du vivre-ensemble en paix ?

La Journée internationale du vivre-ensemble en paix a lieu le 16 mai de chaque année. La date est fixe et ne dépend pas du jour de la semaine. La première édition s’est tenue le 16 mai 2018, quelques mois après l’adoption de la résolution.

Qui a créé la Journée internationale du vivre-ensemble en paix ?

La Journée internationale du vivre-ensemble en paix a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 8 décembre 2017, sur la base d’un projet de résolution déposé par l’Algérie. L’idée initiale revient à la société civile : elle est née en 2014 lors d’un congrès organisé à Oran par AISA ONG Internationale, dont le président d’honneur, le Cheikh Khaled Bentounes, en est l’initiateur.

Quelle est la résolution de l’ONU sur le vivre-ensemble en paix ?

La résolution de l’ONU sur le vivre-ensemble en paix est la résolution A/RES/72/130, issue du projet A/72/L.26. Elle a été adoptée par consensus, sans vote, par les 193 États membres. Elle proclame le 16 mai, confie la facilitation de la Journée à l’UNESCO et précise que les activités liées doivent être financées par des contributions volontaires.

Quelle est la différence entre la Journée internationale du vivre-ensemble en paix et la Journée internationale de la paix ?

La différence entre la Journée internationale du vivre-ensemble en paix (16 mai) et la Journée internationale de la paix (21 septembre) tient à leur objet. Le 21 septembre porte sur la paix entre États et sur l’appel au cessez-le-feu mondial. Le 16 mai porte sur la coexistence au sein des sociétés : acceptation des différences, dialogue interculturel et interreligieux, réconciliation. Les deux journées sont complémentaires et relèvent toutes deux du point de l’ordre du jour onusien « Culture de paix ».

Que signifie exactement « vivre ensemble en paix » selon l’ONU ?

Selon l’ONU, vivre ensemble en paix signifie accepter les différences, être à l’écoute, faire preuve d’estime, de respect et de reconnaissance envers autrui, et vivre dans un esprit de paix et d’harmonie. Cette définition figure textuellement dans la résolution A/RES/72/130. Elle repose sur l’idée que la paix n’est pas l’absence de conflit mais un processus positif, dynamique et participatif.

Comment célébrer la Journée internationale du vivre-ensemble en paix ?

Pour célébrer la Journée internationale du vivre-ensemble en paix, la résolution invite explicitement aux initiatives éducatives et aux activités de sensibilisation, dans le respect des cultures et coutumes locales. Concrètement : rencontres interreligieuses, repas partagés, ateliers de médiation en milieu scolaire, débats publics, actions de solidarité locales et relais des messages officiels sur les réseaux sociaux.

Unis dans la différence

Le 16 mai ne demande ni traité ni sommet. Il demande quelque chose de plus modeste et de plus exigeant : que des personnes qui ne se ressemblent pas décident de se parler. Les chiffres rappellent l’ampleur de la tâche — plus de 21 000 milliards de dollars engloutis chaque année par la violence, contre une fraction infime consacrée à la prévention. Mais ils rappellent aussi que la tolérance résiste, y compris dans des sociétés polarisées, et qu’elle progresse mécaniquement avec l’éducation et le renouvellement des générations.

Une journée ne répare pas un monde fracturé. Elle peut en revanche transformer un voisin en interlocuteur. C’est exactement ce que la résolution 72/130 appelle « vivre et agir ensemble, unis dans la différence et dans la diversité ».

Sources

  • Nations Unies, page officielle de la Journée internationale du vivre-ensemble en paix
  • Nations Unies, projet de résolution A/72/L.26 (5 décembre 2017) et résolution A/RES/72/130
  • Nations Unies, couverture de la séance de l’Assemblée générale du 8 décembre 2017
  • UNESCO, page consacrée à la Journée internationale du vivre-ensemble en paix
  • HCR, rapport Global Trends (juin 2026) et ONU Info
  • Institute for Economics & Peace, Global Peace Index 2026
  • Ministère de l’Intérieur, « Actes antireligieux — Tendances 2025 » (février 2026)
  • CNCDH, 36ᵉ rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (juin 2026)
  • AISA ONG Internationale ; Union africaine, Conseil de paix et de sécurité
Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.

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