12 juillet : Journée internationale de l’espoir

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Journée internationale de l'espoir — Jeune pousse près d'une fenêtre lumineuse.

Chaque 12 juillet, la Journée internationale de l’espoir invite la communauté internationale à considérer l’espoir non comme un sentiment vague, mais comme un ressort mesurable de la santé mentale, de la cohésion sociale et du développement durable. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 4 mars 2025 par la résolution A/RES/79/270, elle est l’une des plus récentes journées internationales inscrites au calendrier onusien. Son message tient en une conviction : le désespoir n’est pas une fatalité individuelle, mais un enjeu de politique publique.

Journée internationale de l'espoir — Adulte vu de dos regardant un jardin lumineux.
Élément Information
Date 12 juillet (date fixe)
Intitulé officiel Journée internationale de l’espoir
Instituée par Assemblée générale des Nations Unies
Résolution A/RES/79/270
Date d’adoption 4 mars 2025 (79ᵉ session)
Projet de résolution A/79/L.54, point 14 de l’ordre du jour « Culture de paix »
Auteurs du texte Autriche, Fidji, Guinée équatoriale, Kiribati, Maroc, Vanuatu
Première célébration 12 juillet 2025
Financement Contributions volontaires uniquement

C’est quoi l’espoir ? Définition et distinctions

L’espoir désigne l’attente confiante d’un événement futur jugé favorable, associée à la croyance qu’il est possible d’y contribuer. Contrairement à une idée reçue, il ne se confond ni avec l’optimisme ni avec l’espérance religieuse.

Espoir, optimisme, espérance : trois notions à ne pas confondre

Notion Définition Rapport à l’action
Optimisme Disposition générale à s’attendre à des issues favorables Passif : « ça va bien se passer »
Espoir Attente d’un but précis, assortie de moyens identifiés pour l’atteindre Actif : « voici comment y parvenir »
Espérance Vertu théologale, confiance en une promesse qui dépasse l’expérience Spirituel : confiance en un accomplissement

Cette distinction est déterminante : là où l’optimisme relève du tempérament, l’espoir se construit, se mesure et — c’est l’argument central des promoteurs de la journée — s’apprend.

L’espoir selon la science : la théorie de Snyder

Le cadre théorique dominant est celui du psychologue américain Charles Richard Snyder (université du Kansas), formalisé à partir de 1991. Il définit l’espoir comme un état motivationnel positif reposant sur l’interaction de deux composantes :

Composante Nom technique Question à laquelle elle répond
Motivationnelle Agency « Ai-je l’énergie et la détermination d’atteindre ce but ? »
Opératoire Pathways « Quels chemins concrets me permettent d’y parvenir ? »

Un individu ne développe un haut niveau d’espoir que si les deux dimensions fonctionnent ensemble : une volonté sans chemin produit de la frustration, un chemin sans volonté reste lettre morte. L’Adult Hope Scale, questionnaire de douze items élaboré par Snyder et ses collègues, mesure séparément ces deux composantes et reste l’outil de référence en recherche. Cette théorie, largement diffusée dans la littérature anglo-saxonne, est restée longtemps peu explorée dans la recherche francophone.


Origine et histoire de la Journée internationale de l’espoir

Une initiative portée par Kiribati

Le projet de résolution A/79/L.54 a été déposé le 29 janvier 2025 par six États : l’Autriche, Fidji, la Guinée équatoriale, Kiribati, le Maroc et Vanuatu. C’est le représentant permanent de Kiribati, Teburoro Tito, qui a présenté le texte devant l’Assemblée générale, décrivant l’espoir comme une force ayant traversé les périodes les plus sombres de l’humanité.

En amont, le plaidoyer a été porté par des acteurs de la santé mentale, au premier rang desquels l’organisation iFred (International Foundation for Research and Education on Hope) et sa fondatrice Kathryn Goetzke, représentante de la Fédération mondiale pour la santé mentale auprès des Nations Unies, qui militait depuis plusieurs années pour l’instauration d’une telle journée.

Un vote qui n’a pas fait l’unanimité

Prévue pour être adoptée par consensus, la résolution a finalement été mise aux voix à la demande des États-Unis.

Résultat du vote du 4 mars 2025 Détail
Pour 161
Contre 1 (États-Unis)
Abstentions 4 (Inde, Paraguay, Pérou, Türkiye)

Le même jour, l’Assemblée générale a proclamé deux autres journées internationales : celle de la coexistence pacifique (28 janvier) et celle du bien-être des juges (25 juillet).

Ce que demande la résolution A/RES/79/270

Le dispositif comporte six paragraphes opérationnels :

  1. Proclamer le 12 juillet Journée internationale de l’espoir.
  2. Accueillir favorablement les activités mobilisant la communauté internationale en faveur du bien-être, de la paix, de la tolérance et du respect mutuel.
  3. Encourager États, entités onusiennes, organisations régionales, société civile et particuliers à célébrer la journée par des actions d’éducation et de sensibilisation.
  4. Inviter les États membres à faire grandir l’espoir par la réconciliation, la solidarité, le pardon et la compassion.
  5. Souligner que toutes les activités découlant du texte doivent être financées par des contributions volontaires.
  6. Prier le Secrétaire général de porter la résolution à l’attention des États membres, des entreprises, du monde universitaire et de la société civile.

Le préambule s’appuie sur la Charte des Nations Unies, sur le préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme et sur la résolution 73/329 du 25 juillet 2019 relative à la culture de la paix. Il cite également le message du Secrétaire général António Guterres du 24 octobre 2022, rappelant que l’Organisation est née d’un espoir et de la volonté de passer du conflit mondial à la collaboration mondiale.

Repères chronologiques

Date Étape
1945 Signature de la Charte des Nations Unies, fondée sur la volonté de préserver les générations futures du fléau de la guerre
1948 Déclaration universelle des droits de l’homme, dont le préambule évoque la « plus haute aspiration de l’homme »
1991 Formalisation de la théorie de l’espoir par C. R. Snyder
2004 Création d’iFred, ONG à l’origine du plaidoyer international
25 juillet 2019 Résolution 73/329 « Promouvoir une culture de la paix ancrée dans l’amour et la conscience »
24 octobre 2022 Message du Secrétaire général pour la Journée des Nations Unies
29 janvier 2025 Dépôt du projet de résolution A/79/L.54
4 mars 2025 Adoption de la résolution A/RES/79/270
12 juillet 2025 Première Journée internationale de l’espoir

Importance et impact : pourquoi l’espoir est devenu un enjeu de santé publique

Un facteur protecteur documenté

Le désespoir constitue l’un des prédicteurs les plus solides du risque suicidaire — c’est précisément l’argument avancé par les organisations de santé mentale ayant soutenu la résolution. À l’inverse, un niveau élevé d’espoir est associé à une meilleure gestion du stress, à une réduction des symptômes anxieux et dépressifs, et à un meilleur ajustement psychologique face à l’adversité.

L’enjeu dépasse le champ clinique. L’espoir agit comme ressource dans trois domaines principaux :

  • La santé : meilleure adhésion aux traitements, meilleure capacité à faire face à la maladie chronique
  • L’éducation : les niveaux d’espoir sont corrélés à la persévérance scolaire et aux résultats
  • Le travail et le sport : engagement, résistance à l’échec, maintien de l’effort dans la durée

Un levier au service des Objectifs de développement durable

La résolution inscrit explicitement l’espoir dans une réflexion sur la croissance économique, appelant à l’envisager « dans une optique plus large, plus équitable et plus équilibrée » favorisant le développement durable et l’élimination de la pauvreté. Les promoteurs de la journée établissent un lien direct avec plusieurs ODD : santé et bien-être (ODD 3), éducation de qualité (ODD 4), paix et institutions efficaces (ODD 16).

Une compétence qui s’enseigne

C’est le pari le plus original de cette journée : si l’espoir est mesurable, il est enseignable. Des programmes structurés — comme Hopeful Minds, destiné aux enfants et aux adolescents, ou Hopeful Cities, qui décline la démarche à l’échelle urbaine — proposent des modules d’apprentissage en milieu scolaire et communautaire. Cette approche déplace l’espoir du registre moral vers celui de la compétence psychosociale, au même titre que la gestion des émotions ou la résolution de conflits.


L’espoir à travers les cultures et les époques

Des racines mythologiques et philosophiques

Dans la mythologie grecque rapportée par Hésiode, Pandore ouvre la jarre d’où s’échappent tous les maux ; seule Elpis, l’espérance, demeure au fond du récipient — image dont les commentateurs discutent encore le sens : consolation ultime ou dernier des maux ?

La philosophie occidentale s’est divisée sur ce point. Spinoza, dans l’Éthique, range l’espoir parmi les passions instables, joie incertaine indissociable de la crainte. Ernst Bloch, à l’inverse, en fait dans Le Principe Espérance (1954-1959) le moteur même de l’histoire humaine et de l’utopie concrète. Entre les deux, une même question : l’espoir détourne-t-il du réel, ou permet-il seul de le transformer ?

Une vertu centrale des traditions religieuses

Dans le christianisme, l’espérance est la deuxième des trois vertus théologales, entre la foi et la charité. Les traditions juive, musulmane et bouddhiste développent chacune des notions apparentées, liant confiance dans l’avenir, patience et refus du désespoir.

Symboles et représentations

Plusieurs symboles véhiculent l’idée d’espoir selon les cultures : l’ancre, héritée de l’iconographie chrétienne primitive ; la colombe et le rameau ; l’aube et la lumière ; le vert, couleur du renouveau végétal. Le tournesol, adopté comme emblème par les organisations promouvant la journée, s’est imposé pour sa capacité à orienter sa corolle vers la lumière.


Défis et enjeux contemporains

Le désespoir des jeunes générations

La dégradation de la santé mentale des adolescents et jeunes adultes est documentée dans la plupart des pays occidentaux depuis le début des années 2020. Le World Happiness Report a fait de l’effondrement de l’évaluation de vie chez les moins de 25 ans dans les pays anglophones l’un de ses constats majeurs. Ce recul du sentiment d’avenir chez ceux qui ont statistiquement le plus d’années devant eux constitue le paradoxe central auquel cette journée entend répondre.

Éco-anxiété et horizon d’attente

La perception d’un futur dégradé — climatique, géopolitique, économique — nourrit une forme d’anxiété spécifique chez les jeunes générations. La difficulté est méthodologique autant que politique : comment maintenir la lucidité sur les risques sans produire de la sidération ? La théorie de l’espoir apporte ici une réponse opérationnelle : c’est l’identification de chemins d’action concrets (pathways) qui distingue l’espoir du déni.

L’écueil de l’injonction au positif

La principale critique adressée à ce type de journée porte sur le risque d’une positivité prescrite, qui reporterait sur les individus la charge de « bien penser » face à des difficultés structurelles — précarité, isolement, accès aux soins. Le texte onusien anticipe partiellement cette objection en s’adressant d’abord aux États et aux institutions, et en liant explicitement l’espoir aux conditions matérielles du développement. Reste que le financement de la journée par les seules contributions volontaires en limite mécaniquement la portée opérationnelle.


Journée internationale de l'espoir — Mains d'adultes réunies sur une table dans un lieu calme.

Comment célébrer la Journée internationale de l’espoir

Les « cercles de l’espoir »

Format proposé par les Nations Unies : réunir amis, collègues ou élèves pour une conversation brève et cadrée, consacrée à l’identification des défis locaux et à l’imagination de solutions. L’objectif n’est pas de produire des vœux mais des pistes d’action à l’échelle du groupe.

Dans les établissements scolaires et les institutions

  • Intégrer une séquence sur l’espoir dans un cours d’enseignement moral et civique ou de sciences de la vie
  • Ouvrir une réunion d’équipe ou un conseil municipal par un temps de réflexion sur les projets porteurs d’avenir
  • Organiser une exposition de travaux d’élèves sur le thème du futur souhaitable

Actions de proximité

La résolution privilégie les gestes concrets sur les manifestations symboliques :

  • Consacrer une heure au tutorat d’un jeune
  • Rendre visite à une personne âgée ou isolée
  • Participer au nettoyage d’un espace public
  • Se porter volontaire auprès d’une ligne d’écoute en santé mentale
  • Soutenir une association locale d’aide aux personnes vulnérables

En ligne

Partage de témoignages, relais des ressources des organisations de santé mentale, diffusion de contenus pédagogiques sur les mécanismes de l’espoir. La journée reste jeune : sa visibilité numérique demeure modeste comparée aux journées internationales anciennes.


Focus France : l’espoir face au pessimisme national

Un pays prospère et morose

La France présente une caractéristique bien identifiée par les sociologues : un écart durable entre son niveau de vie objectif et le moral déclaré de sa population.

Indicateur Donnée France
Rang au World Happiness Report 2026 35ᵉ sur 147 pays (score 6,586/10)
Confiance dans la politique en général (CEVIPOF, vague 17, 2026) 22 %
Fierté à l’égard du système démocratique 49 % (51 % estiment qu’il n’y a pas de quoi être fier)
Optimisme pour l’avenir de la France (Ipsos–CEVIPOF, 2026) 3,3/10 en moyenne
Optimisme pour l’avenir de sa propre commune 5,3/10 en moyenne

Ce dernier écart est instructif : les Français sont nettement plus confiants dans l’avenir de leur commune (31 % d’optimistes) que dans celui du pays (8 %). L’espoir résiste mieux à l’échelle où l’on peut agir — ce qui rejoint exactement la logique des pathways de Snyder.

La santé mentale, Grande cause nationale

Annoncée en septembre 2024 et lancée en janvier 2025 sous le label « Parlons santé mentale ! », la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale a été prolongée en 2026 par le Gouvernement. Les données mobilisées lors de cette mobilisation éclairent l’enjeu français :

Indicateur (Santé publique France, Baromètre 2024) Valeur
Adultes de 18-79 ans ayant vécu un épisode dépressif caractérisé 15,6 %
Chez les femmes / chez les hommes 18 % / 13 %
Personnes concernées n’ayant consulté aucun professionnel plus d’une sur deux
Prévalence des pensées suicidaires (12 derniers mois) 5,2 %
Tentatives de suicide déclarées au cours de la vie 5,4 %
Passages aux urgences pour geste auto-infligé (2024) 77 041

La France figure parmi les pays européens aux taux de suicide les plus élevés, et un Français sur quatre sera confronté à un trouble psychique au cours de sa vie.

Les dispositifs d’accompagnement

  • Le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et confidentiel, accessible 24h/24 et 7j/7 par téléphone, avec des centres de réponse répartis sur le territoire.
  • VigilanS, dispositif de recontact et de veille après une tentative de suicide, déployé dans 17 régions et 99 départements ; 41 777 personnes y sont entrées en 2024.
  • Mon soutien psy, qui permet 12 séances annuelles chez un psychologue conventionné au tarif de 50 €, prises en charge à 60 % par l’Assurance maladie et 40 % par les complémentaires responsables, sans passage obligé par le médecin traitant depuis juin 2024.
  • Les Premiers secours en santé mentale (PSSM France), formation citoyenne au repérage et à l’orientation des personnes en souffrance psychique.

Une tradition française de l’espérance

La langue française distingue finement l’espoir de l’espérance, et la littérature nationale a fait de cette dernière un motif majeur. Dans Le Porche du mystère de la deuxième vertu, écrit en 1911-1912, Charles Péguy en donne l’image la plus célèbre : « Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. » Il y décrit une petite fille qui semble se laisser traîner par ses deux grandes sœurs, la Foi et la Charité, alors qu’en réalité c’est elle qui les fait avancer. Cette image d’une vertu apparemment faible mais motrice résume assez bien le pari de la journée onusienne.


Pour replacer cette journée dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 12 juillet.

Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale du mieux-être, Journée internationale du bonheur.

Questions fréquentes sur la Journée internationale de l’espoir

Quand a lieu la Journée internationale de l’espoir ?

La Journée internationale de l’espoir a lieu chaque année le 12 juillet. Il s’agit d’une date fixe, qui ne varie donc pas d’une année à l’autre. La première édition s’est tenue le 12 juillet 2025, quelques mois après l’adoption de la résolution fondatrice.

Qui a créé la Journée internationale de l’espoir ?

La Journée internationale de l’espoir a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies, qui l’a proclamée le 4 mars 2025 par la résolution A/RES/79/270. Le projet de texte, référencé A/79/L.54, avait été déposé par six États : l’Autriche, Fidji, la Guinée équatoriale, Kiribati, le Maroc et Vanuatu. Il a été présenté en séance par le représentant permanent de Kiribati. En amont, l’organisation iFred et sa fondatrice Kathryn Goetzke ont porté un plaidoyer déterminant auprès des institutions onusiennes.

Pourquoi la Journée internationale de l’espoir est-elle célébrée le 12 juillet ?

La résolution A/RES/79/270 ne donne aucune justification explicite du choix du 12 juillet : elle se borne à décider de proclamer cette date. Les motifs invoqués dans le préambule concernent le sens de la journée — l’espoir comme valeur unificatrice, en cohérence avec la Charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme — et non le calendrier. Toute explication plus précise relève donc de l’interprétation.

Quelle est la différence entre l’espoir et l’optimisme ?

La différence entre l’espoir et l’optimisme tient au rôle de l’action. L’optimisme est une disposition générale à s’attendre à ce que les choses tournent bien, indépendamment de ce que l’on fait. L’espoir, tel que le définit la psychologie contemporaine depuis les travaux de C. R. Snyder, combine un but précis, la motivation de l’atteindre et l’identification de chemins concrets pour y parvenir. C’est cette dimension opératoire qui rend l’espoir mesurable — et, selon les recherches, enseignable.

L’espoir peut-il vraiment s’apprendre ?

Oui : c’est l’un des fondements scientifiques de cette journée. Les travaux issus de la théorie de l’espoir montrent que ses deux composantes — la détermination et la capacité à identifier des chemins d’action — peuvent être entraînées. Des programmes structurés comme Hopeful Minds appliquent ce principe en milieu scolaire, en enseignant aux enfants et adolescents des méthodes concrètes pour fixer des objectifs, anticiper les obstacles et retrouver des marges de manœuvre dans les moments de découragement.

Comment participer à la Journée internationale de l’espoir ?

Pour participer à la Journée internationale de l’espoir, les Nations Unies privilégient les actions de proximité plutôt que les manifestations symboliques : organiser un « cercle de l’espoir » avec ses proches, ses collègues ou ses élèves pour identifier des défis locaux et imaginer des solutions ; consacrer du temps au tutorat d’un jeune, à la visite d’une personne isolée ou au nettoyage d’un espace public ; intégrer une réflexion sur l’espoir dans un cours ou une réunion. En France, la journée peut également être l’occasion de faire connaître les dispositifs d’aide existants, à commencer par le 3114.


Un pari discret sur l’avenir

Une journée internationale ne change pas le monde, et celle-ci ne dispose même pas d’un budget propre. Mais en inscrivant l’espoir au calendrier officiel des Nations Unies, l’Assemblée générale a acté quelque chose de plus solide qu’une intention : la reconnaissance que le désespoir se mesure, qu’il coûte cher en vies et en cohésion, et que l’on sait aujourd’hui l’affronter autrement que par la pensée positive. Le 12 juillet ne demande pas de croire que tout ira bien. Il demande d’identifier, à son échelle, un chemin — et de faire le premier pas.

Si vous ou l’un de vos proches traversez une période de souffrance psychique, le 3114 est joignable gratuitement 24h/24 et 7j/7, partout en France.

Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.

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