La Journée mondiale de l’urbanisme, célébrée chaque 8 novembre, met à l’honneur la planification des villes et des territoires ainsi que le travail des urbanistes. Elle a été proposée en 1949 à Buenos Aires par l’ingénieur argentin Carlos María della Paolera, diplômé de l’Institut d’urbanisme de l’Université de Paris, et elle est aujourd’hui relayée dans plus de 30 pays sur quatre continents, notamment par l’American Planning Association, l’Institut canadien des urbanistes, le Royal Town Planning Institute britannique et l’ISOCARP. Connue en anglais sous les noms de World Town Planning Day ou World Urbanism Day, c’est une initiative professionnelle internationale : elle ne fait pas partie des journées proclamées par l’ONU ou l’UNESCO, à la différence de la Journée mondiale des villes du 31 octobre, instituée par les Nations unies.

🏙️ C’est quoi l’urbanisme ? Définition et cadre
L’urbanisme, que la Journée mondiale du 8 novembre met chaque année en lumière, désigne l’ensemble des connaissances, des règles et des actions qui organisent l’usage des sols et l’évolution des villes et des territoires. Il touche à la fois au logement, aux déplacements, aux espaces publics, aux équipements, à la nature en ville et à la prévention des risques.
Le vocabulaire est récent. L’ingénieur catalan Ildefons Cerdà forge le mot « urbanización » dans sa Théorie générale de l’urbanisation publiée en 1867. En France, la Société française des urbanistes (SFU), fondée en 1911, revendique l’invention du mot « urbaniste ».
Ce que dit le Code de l’urbanisme
En France, l’article L101-1 du Code de l’urbanisme pose un principe fondateur : le territoire français est « le patrimoine commun de la nation », dont les collectivités publiques sont gestionnaires. L’article L101-2 fixe les objectifs de leur action, dans le respect du développement durable :
- l’équilibre entre renouvellement urbain, développement maîtrisé, préservation des espaces agricoles et naturels et protection du patrimoine ;
- la qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville ;
- la mixité sociale et la diversité des fonctions urbaines ;
- la sécurité, la salubrité publiques et la prévention des risques ;
- la lutte contre l’artificialisation des sols, ajoutée par la loi Climat et résilience du 22 août 2021 ;
- la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses effets ;
- la promotion de la conception universelle pour une société inclusive, ajoutée par la loi ELAN de 2018.
Urbanisme et aménagement du territoire : deux échelles
| Critère | Urbanisme | Aménagement du territoire |
|---|---|---|
| Échelle principale | Commune, intercommunalité, quartier | Région, pays, grands ensembles géographiques |
| Question posée | Où et comment construire, protéger, renouveler ? | Comment répartir population, activités et équipements ? |
| Outils en France | PLU, PLUi, carte communale, SCoT, permis de construire | Schémas régionaux (SRADDET), politiques nationales, grands équipements |
| Acteurs | Communes, intercommunalités, agences d’urbanisme | État, régions |
Les documents d’urbanisme en France
Le plan local d’urbanisme (PLU) a été créé par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU) du 13 décembre 2000, en remplacement du plan d’occupation des sols (POS) institué par la loi d’orientation foncière de 1967. La loi ALUR du 24 mars 2014 a généralisé le PLU intercommunal (PLUi). À une échelle plus large, le schéma de cohérence territoriale (SCoT) coordonne les politiques d’habitat, de mobilité et d’environnement d’un bassin de vie.
📜 Origine et histoire de la Journée mondiale de l’urbanisme
La Journée mondiale de l’urbanisme du 8 novembre est née d’une proposition lancée en 1949 par Carlos María della Paolera (1890-1960), pionnier de l’urbanisme en Argentine. Son parcours explique la forte dimension franco-argentine de cette journée.
Carlos María della Paolera, un urbaniste argentin formé à Paris
Selon l’École d’urbanisme de Paris, qui lui a consacré un panneau pour son centenaire, della Paolera obtient son diplôme d’ingénieur à l’Université de Buenos Aires en 1912. Il entre en 1924 à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Paris (IUUP) et en sort diplômé en 1927, avec un mémoire consacré à un plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension de Buenos Aires, dirigé par Marcel Poëte, cofondateur de l’Institut. Ce travail lui vaut une mention spéciale.
De retour en Argentine, il devient un ardent défenseur d’un urbanisme « scientifique » :
- 1928 : il fonde avec Jean Royer l’association des anciens diplômés de l’IUUP et accueille son ancien professeur Léon Jaussely à Buenos Aires ;
- 1929 : il crée la première chaire d’urbanisme d’Argentine, à l’Université de Rosario, et reçoit Le Corbusier ;
- 1932 : il prend la direction du service du plan de la ville de Buenos Aires, poste qu’il occupe jusqu’en 1938 ;
- 1937 : ouverture de la première section de l’Avenida 9 de Julio, avenue-parc de 140 mètres de large dont il a porté la conception ;
- 1948 : il fonde le Cours supérieur d’urbanisme de la Faculté d’architecture de l’Université de Buenos Aires et invite l’urbaniste français Gaston Bardet pour la conférence inaugurale.
Une proposition de 1949, une première célébration en 1950
En 1949, della Paolera lance un appel aux urbanistes, architectes et responsables municipaux du monde entier. D’après l’historienne Jennifer Hoyt, dans une communication présentée à l’American Historical Association (nofollow), le premier « Día Mundial del Urbanismo » a eu lieu le 8 novembre 1950 et plus de cinquante villes y ont participé. Cette chronologie est cohérente avec la numérotation de l’American Planning Association, qui présentait sa conférence de 2025 comme la 76e édition annuelle, alors que l’Institut canadien des urbanistes célébrait en 2024 les 75 ans de la journée en comptant depuis 1949.
Pourquoi le 8 novembre ?
Aucune des sources consultées, qu’il s’agisse des organisations professionnelles, de l’École d’urbanisme de Paris ou de la presse argentine, n’explique le choix du 8 novembre. La date a été fixée par della Paolera lui-même dès sa proposition de 1949, sans justification documentée à ce jour.
Un symbole tricolore
Dès 1934, della Paolera conçoit un symbole destiné à rassembler les urbanistes de toutes les nations. Il prend la forme d’un drapeau bleu en haut et vert en bas, frappé d’un soleil doré en son centre : l’or pour le soleil, le bleu pour l’air, le vert pour la végétation. Ces trois éléments résument sa conviction qu’une ville saine doit préserver l’accès à la lumière, à l’air et à la nature.
Une initiative professionnelle, non onusienne
La Journée mondiale de l’urbanisme ne figure pas dans la liste des journées internationales des Nations unies. Plusieurs sites affirment que l’ONU l’aurait « déclarée » en 1949 : cette affirmation n’est étayée par aucune résolution. L’ONU a en revanche créé la Journée mondiale des villes par la résolution 68/239 du 27 décembre 2013, adoptée sans vote, et célébrée chaque 31 octobre depuis 2014. Son organisation actuelle repose sur des instituts d’urbanistes et des réseaux professionnels, dont le Global Planners Network et l’International Society of City and Regional Planners (ISOCARP).
Objectifs principaux de la Journée mondiale de l’urbanisme
- Reconnaissance : faire connaître le rôle de la planification dans la création de communautés saines, prospères et agréables à vivre.
- Sensibilisation : alerter citoyens et pouvoirs publics sur l’impact environnemental du développement des villes et des territoires.
- Ouverture : regarder la planification d’un point de vue mondial, selon la formule de l’ISOCARP « penser globalement, agir localement ».
- Valorisation : mettre en avant le métier d’urbaniste et ses réussites concrètes.
- Échange : partager les bonnes pratiques entre pays, sur le logement, la résilience ou le climat.
🌍 Importance et impact de l’urbanisme
Le 8 novembre, la Journée mondiale de l’urbanisme rappelle que l’organisation des villes façonne le quotidien de près d’un être humain sur deux. Les choix de planification pèsent sur l’accès au logement, les temps de trajet, la santé, la biodiversité et la facture énergétique.
Un enjeu démographique mondial
Selon le rapport World Urbanization Prospects 2025 publié par l’ONU en novembre 2025, les villes abritent 45 % des 8,2 milliards d’habitants de la planète, contre 20 % en 1950. Le nombre de villes pourrait passer d’environ 12 000 à 15 000 d’ici 2050.
| Indicateur | Valeur | Année | Source |
|---|---|---|---|
| Population mondiale vivant dans des villes | 45 % | 2025 | ONU, World Urbanization Prospects 2025 |
| Population vivant dans des villes moyennes et bourgs (« towns ») | 36 % | 2025 | ONU, World Urbanization Prospects 2025 |
| Population mondiale urbaine en 1950 | 20 % | 1950 | ONU, World Urbanization Prospects 2025 |
| Nombre de villes dans le monde | environ 12 000 | 2025 | ONU, World Urbanization Prospects 2025 |
| Sols artificialisés en France métropolitaine | 9,1 % du territoire | moyenne 2019-2021 | Insee, d’après Agreste (Teruti) |
| Espaces naturels, agricoles et forestiers consommés en France | 19 263 hectares | 2023 | Cerema |
| Part de l’habitat dans cette consommation | 63 % | 2023 | Cerema |
Un enjeu environnemental
D’après l’Insee, les sols artificialisés couvrent 9,1 % de la France métropolitaine (moyenne 2019-2021). Le Cerema, chargé du suivi pour l’État, a mesuré 19 263 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers consommés en 2023, le niveau le plus bas depuis le début de ses mesures en 2009. Or un sol bétonné ne stocke plus de carbone, n’absorbe plus l’eau de pluie et ne nourrit plus la biodiversité : un lien direct avec la Journée mondiale des sols du 5 décembre.
Un héritage intellectuel
L’urbanisme moderne s’est construit en à peine plus d’un siècle, entre utopies, lois et réalisations.
| Année | Repère |
|---|---|
| 1853-1870 | Le préfet Haussmann transforme Paris : percées, réseaux, parcs |
| 1859 | Le plan d’extension de Barcelone d’Ildefons Cerdà est imposé par le gouvernement espagnol |
| 1867 | Cerdà publie sa Théorie générale de l’urbanisation |
| 1898 | Ebenezer Howard publie To-morrow: A Peaceful Path to Real Reform, manifeste des cités-jardins |
| 1903 | Fondation de Letchworth, première cité-jardin, au nord de Londres |
| 1911 | Création de la Société française des urbanistes |
| 1919 | Loi Cornudet du 14 mars : plans d’aménagement obligatoires pour les villes de plus de 10 000 habitants |
| 1933 | IVe Congrès international d’architecture moderne (CIAM) sur la « ville fonctionnelle » |
| 1943 | Le Corbusier publie La Charte d’Athènes |
| 1949 | Carlos María della Paolera propose la Journée mondiale de l’urbanisme |
| 2000 | Loi SRU : naissance du PLU |
| 2013 | L’ONU crée la Journée mondiale des villes (résolution 68/239) |
| 2021 | Loi Climat et résilience : objectif de zéro artificialisation nette en 2050 |
Une dimension sociale et démocratique
Mixité sociale, accès aux services, accessibilité pour les personnes en situation de handicap : l’urbanisme organise la cohabitation. En France, l’élaboration d’un PLU passe par une concertation avec les habitants et une enquête publique, deux moments où chacun peut peser sur l’avenir de son quartier.
🗺️ L’urbanisme dans le monde : diversité des modèles
Célébrée le 8 novembre dans plus de 30 pays, la Journée mondiale de l’urbanisme met en évidence des traditions de planification très différentes selon les continents.
Amérique latine : du damier colonial aux grandes percées
Buenos Aires hérite du plan en damier imposé par la colonisation espagnole dans les villes qu’elle fonde en Amérique latine. À partir de la fin du XIXe siècle, la ville se modernise par de grandes percées, comme l’Avenida de Mayo ouverte en 1887, en s’inspirant de l’expertise parisienne. L’Avenida 9 de Julio, portée par della Paolera, pousse plus loin cette logique. La journée reste très suivie en Argentine, où elle figure notamment au calendrier scolaire de la province de Mendoza, ainsi qu’au Mexique, au Pérou ou au Brésil. Dans les Caraïbes, la Jamaïque la célèbre depuis les années 1970, sous la conduite de l’agence nationale de l’environnement et de la planification (NEPA) depuis 2001.
Europe : de Haussmann à la ville fonctionnelle
L’Europe a inventé plusieurs modèles devenus des références mondiales : les percées haussmanniennes, l’Eixample de Barcelone avec ses îlots aux angles coupés, les cités-jardins anglaises, puis la ville fonctionnelle de la Charte d’Athènes, fondée sur la séparation des fonctions (habiter, travailler, se divertir, circuler). Au Royaume-Uni, le RTPI organise chaque année une série de conférences autour du 8 novembre. En Serbie, l’association des urbanistes ouvre traditionnellement à cette date une exposition internationale.
Asie, Afrique et Moyen-Orient
En Turquie, la journée est marquée chaque année par un colloque national de trois jours, dont la 41e édition s’est tenue en 2017. L’Iran dispose d’un secrétariat national de la journée. Des événements sont aussi organisés en Inde, au Pakistan, en Irak et au Kenya, où l’association des urbanistes l’associe à une conférence nationale. Selon l’ONU, l’essentiel de la croissance urbaine d’ici 2050 se concentrera dans sept pays : Inde, Nigeria, Pakistan, République démocratique du Congo, Égypte, Bangladesh et Éthiopie.
| Modèle | Origine | Principe | Exemple | Points de débat |
|---|---|---|---|---|
| Ville haussmannienne | Paris, 1853-1870 | Percées, alignements, réseaux, parcs | Grands boulevards parisiens | Démolitions massives, éviction des classes populaires |
| Ensanche (extension) | Barcelone, 1859 | Trame régulière, îlots aux angles coupés | Eixample | Espaces verts prévus non réalisés |
| Cité-jardin | Angleterre, 1898 | Allier avantages de la ville et de la campagne | Letchworth (1903) | Faible densité |
| Ville fonctionnelle | CIAM, 1933 et 1943 | Zonage strict des fonctions, tours, espaces verts | Brasília (inaugurée en 1960) | Ségrégation des usages, dépendance à la voiture |
| Ville du quart d’heure | Paris, années 2010 | Services essentiels à 15 minutes à pied ou à vélo | Politiques municipales de Paris | Pertinence hors des centres denses |
⚠️ Défis et enjeux contemporains de l’urbanisme
La Journée mondiale de l’urbanisme, chaque 8 novembre, s’inscrit dans un contexte marqué par trois grandes tensions : économiser le foncier, adapter les villes au climat et loger tout le monde à proximité des services.
Étalement urbain et sobriété foncière
La loi Climat et résilience fixe un objectif de zéro artificialisation nette en 2050, avec une étape intermédiaire : diviser par deux la consommation d’espaces entre 2021 et 2031 par rapport à la décennie précédente. Une loi du 20 juillet 2023 a ensuite ajusté sa mise en œuvre. Le Cerema relève des progrès : en 2021, un hectare consommé permettait de construire environ 2 500 m² de bâti, contre 1 950 m² en 2011. Mais la consommation reste concentrée dans les communes rurales, qui accueillaient environ un tiers de la population pour plus des deux tiers de la consommation d’espaces nationale (données 2022).
Climat, chaleur et eau
Les sols imperméables aggravent le ruissellement et les inondations, tandis que les surfaces minérales emmagasinent la chaleur et forment des îlots de chaleur urbains. Désimperméabiliser, végétaliser et rendre de la place à l’eau deviennent des priorités, comme le rappelle la Journée mondiale de l’eau du 22 mars. Le Code de l’urbanisme fait d’ailleurs de l’adaptation au changement climatique un objectif explicite de l’action publique.
Logement, proximité et ville du quart d’heure
En 2023, 63 % des espaces consommés en France l’ont été pour l’habitat : construire assez de logements sans étaler la ville est un défi central, au cœur de la Journée mondiale de l’habitat. Pour réduire les déplacements contraints, l’universitaire franco-colombien Carlos Moreno a formalisé au milieu des années 2010 le concept de ville du quart d’heure (nofollow) : trouver à moins de quinze minutes de chez soi l’essentiel pour vivre, travailler, se soigner ou se divertir. Repris par la Ville de Paris et le réseau de métropoles C40, le concept fait aussi débat : ses critiques soulignent qu’il s’applique mal aux périphéries et aux territoires peu denses, et il a été la cible de théories complotistes sans fondement.
Participation citoyenne
Concertations, budgets participatifs, ateliers : les habitants sont de plus en plus associés aux projets. Le défi est de toucher au-delà des publics déjà mobilisés, et de rendre lisibles des documents techniques souvent longs de plusieurs centaines de pages.

🎉 Initiatives, événements et comment participer à la Journée mondiale de l’urbanisme
Autour du 8 novembre, la Journée mondiale de l’urbanisme donne lieu à des conférences, des concours, des visites et des campagnes de sensibilisation portés par les associations d’urbanistes du monde entier.
Dans les institutions professionnelles
- Conférence en ligne : l’American Planning Association et sa division internationale organisent chaque année, avec l’Institut canadien des urbanistes, une conférence virtuelle d’une journée, parfois avancée au vendredi précédent le 8 novembre.
- Programme britannique : le RTPI propose des webinaires et une conférence dans la semaine qui précède la journée, et lance à cette occasion sa campagne de sensibilisation du public.
- Réseau mondial : le Global Planners Network publie une déclaration commune, et l’ISOCARP recense les événements organisés par ses membres dans chaque pays.
- Proclamations locales : l’Institut canadien des urbanistes met à disposition des modèles pour inviter les municipalités à proclamer officiellement le 8 novembre.
En France
La journée y reste discrète mais bien réelle. En 2017, la Fédération nationale des agences d’urbanisme (FNAU) l’a célébrée lors de sa rencontre annuelle à Strasbourg, du 8 au 10 novembre. Le 8 novembre 2019, la Société française des urbanistes et l’Institut d’urbanisme de Lyon ont choisi la Journée mondiale de l’urbanisme pour organiser à Lyon un colloque sur le centenaire de la loi Cornudet (nofollow). Architectes et urbanistes se retrouvent aussi autour de la Journée mondiale de l’architecture, célébrée en octobre.
Sur les réseaux sociaux
Les organisateurs utilisent les mots-clés #WTPD et #WorldTownPlanningDay et invitent chacun à partager des exemples concrets de projets réussis. Le logo officiel de la journée est téléchargeable sur le site du RTPI.
Comment participer
- Consulter le PLU de sa commune en mairie ou en ligne, pour comprendre ce qui peut être construit dans son quartier.
- Explorer le tableau de bord de l’artificialisation du Cerema pour connaître la consommation d’espaces de son territoire.
- Prendre part à une concertation ou à une enquête publique en cours.
- Organiser une balade urbaine pour lire l’histoire d’un quartier dans ses rues et ses bâtiments.
- Visiter une cité-jardin ou un quartier emblématique de l’urbanisme du XXe siècle.
- Suivre la conférence en ligne de l’APA ou les webinaires du RTPI, ouverts au public.
Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 8 novembre.
Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée mondiale de l’habitat : le premier lundi d’octobre.
❓ FAQ sur la Journée mondiale de l’urbanisme
Qu’est-ce que la Journée mondiale de l’urbanisme ?
La Journée mondiale de l’urbanisme est une journée internationale célébrée chaque 8 novembre pour valoriser la planification des villes et le rôle des urbanistes. Proposée en 1949 par l’ingénieur argentin Carlos María della Paolera, elle est relayée dans plus de 30 pays par les associations professionnelles d’urbanistes.
Pourquoi la Journée mondiale de l’urbanisme a-t-elle lieu le 8 novembre ?
La Journée mondiale de l’urbanisme a lieu le 8 novembre parce que son fondateur, Carlos María della Paolera, a retenu cette date dès sa proposition de 1949. Aucune source consultée n’explique ce choix. La première célébration s’est tenue le 8 novembre 1950.
La Journée mondiale de l’urbanisme est-elle reconnue par l’ONU ?
Non, la Journée mondiale de l’urbanisme n’est pas reconnue par l’ONU ni par l’UNESCO : c’est une initiative portée par les organisations d’urbanistes. L’ONU célèbre en revanche la Journée mondiale des villes chaque 31 octobre depuis 2014.
Quelle différence entre urbanisme et aménagement du territoire ?
La différence entre urbanisme et aménagement du territoire tient surtout à l’échelle. L’urbanisme organise l’usage des sols d’une commune ou d’une intercommunalité, tandis que l’aménagement du territoire répartit population, activités et équipements à l’échelle d’une région ou d’un pays.
Qu’est-ce qu’un PLU ?
Un PLU, ou plan local d’urbanisme, est le document qui fixe les règles de construction et d’usage des sols d’une commune, ou d’une intercommunalité dans le cas du PLUi. Créé par la loi SRU du 13 décembre 2000, il a remplacé le plan d’occupation des sols (POS).
Née de l’intuition d’un ingénieur argentin formé à Paris, la Journée mondiale de l’urbanisme rappelle chaque 8 novembre que la ville n’est jamais le fruit du hasard : chaque rue, chaque parc, chaque immeuble résulte de choix collectifs. À l’heure où près d’un habitant de la planète sur deux vit en ville et où la France cherche à construire sans grignoter ses terres agricoles, ces choix méritent d’être compris et débattus par tous. Ce 8 novembre, ouvrez le PLU de votre commune, arpentez votre quartier avec un regard neuf ou rejoignez une conférence en ligne : l’urbanisme, c’est l’affaire de chacun. #WTPD #WorldTownPlanningDay
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- Journée mondiale de l’architecture
- Journée mondiale des sols (5 décembre)
- Journée mondiale de l’eau (22 mars)
- Éphéméride du 8 novembre
Sources : American Planning Association ; Institut canadien des urbanistes ; Royal Town Planning Institute ; ISOCARP ; École d’urbanisme de Paris ; ONU Info ; Insee ; Cerema ; Légifrance, loi Climat et résilience ; Wikipédia, World Urbanism Day (nofollow) ; American Historical Association (nofollow) ; Reporterre (nofollow)
