Chaque année, le premier lundi d’octobre, les Nations Unies consacrent une journée à un droit fondamental trop souvent bafoué : celui de disposer d’un logement convenable. La Journée mondiale de l’habitat invite gouvernements, collectivités locales, ONG et citoyens à réfléchir à l’état de nos villes et de nos villages, et à la responsabilité collective que nous portons dans l’avenir des établissements humains. Instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1985, elle est pilotée par ONU-Habitat et ouvre chaque année le mois de l’« Octobre urbain ».

| Donnée clé | Information |
|---|---|
| Nom officiel | Journée mondiale de l’habitat |
| Date | Premier lundi d’octobre (date mobile) |
| Créée en | 1985, par la résolution A/RES/40/202 A |
| Première édition | 1986, à Nairobi (Kenya) |
| Organisme pilote | ONU-Habitat (Programme des Nations Unies pour les établissements humains) |
| Thème 1986 | « Avoir un abri est un droit » |
| Personnes mal logées dans le monde | Environ 2,8 milliards |
| Personnes vivant en bidonville | Près de 1,1 milliard |
| ODD concerné | Objectif 11 : villes et communautés durables |
| Prix associé | Parchemin d’honneur d’ONU-Habitat (depuis 1989) |
C’est quoi la Journée mondiale de l’habitat ?
La Journée mondiale de l’habitat est une journée internationale officielle des Nations Unies. Elle poursuit un double objectif : dresser un état des lieux de la situation du logement et de l’urbanisation à l’échelle planétaire, et rappeler que l’accès à un logement adéquat constitue un droit humain fondamental, inscrit à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.
Le terme « habitat » recouvre ici bien plus que les quatre murs d’un logement. Il désigne l’ensemble de l’établissement humain :
- Le logement lui-même : sa salubrité, sa sécurité, sa taille, son coût
- Les services essentiels : eau potable, assainissement, électricité, collecte des déchets
- Les infrastructures : voirie, transports, écoles, équipements de santé
- La sécurité d’occupation : titre de propriété, bail, protection contre l’expulsion arbitraire
- L’environnement urbain : qualité de l’air, espaces verts, exposition aux risques naturels
Un logement n’est considéré comme « adéquat » par les Nations Unies que s’il réunit simultanément ces conditions. C’est cette définition exigeante qui explique l’ampleur des chiffres du mal-logement mondial.
Origine et histoire de la Journée mondiale de l’habitat
Création de la journée
Sur recommandation de la Commission des établissements humains, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte le 17 décembre 1985 la résolution A/RES/40/202 A, qui institue le premier lundi d’octobre comme Journée mondiale de l’habitat. La première célébration a lieu en 1986 à Nairobi, siège d’ONU-Habitat, sous le thème « Avoir un abri est un droit » (Shelter is my right).
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement direct de la première Conférence des Nations Unies sur les établissements humains, Habitat I, qui s’était tenue à Vancouver en 1976 et avait fait entrer la question urbaine dans l’agenda multilatéral.
Pourquoi le premier lundi d’octobre ?
Le choix d’un jour ouvré, en début de mois et en début de semaine, répond à une logique institutionnelle : il permet aux administrations, aux écoles et aux organisations de mobiliser leurs équipes autour d’événements officiels. La date lance également l’Octobre urbain, un mois entier de sensibilisation aux enjeux urbains qui se clôture le 31 octobre par la Journée mondiale des villes.
Conséquence pratique : la date varie chaque année entre le 1er et le 7 octobre.
| Année | Date de la Journée mondiale de l’habitat |
|---|---|
| 2024 | Lundi 7 octobre |
| 2025 | Lundi 6 octobre |
| 2026 | Lundi 5 octobre |
| 2027 | Lundi 4 octobre |
| 2028 | Lundi 2 octobre |
| 2029 | Lundi 1er octobre |
| 2030 | Lundi 7 octobre |
Objectifs principaux de la Journée mondiale de l’habitat
- Réfléchir à l’état des villes : dresser un bilan lucide de l’urbanisation mondiale et de ses effets sur les conditions de vie
- Affirmer le droit au logement : rappeler que l’abri adéquat n’est pas un privilège mais un droit reconnu par le droit international
- Responsabiliser tous les acteurs : souligner que gouvernements nationaux, collectivités locales, secteur privé et sociétés civiles partagent la charge de façonner l’avenir urbain
- Faire avancer l’ODD 11 : contribuer à l’objectif de développement durable visant des villes ouvertes à tous, sûres, résilientes et durables d’ici 2030
- Diffuser les bonnes pratiques : valoriser les politiques et initiatives locales qui ont fait leurs preuves
Les grandes conférences Habitat
| Conférence | Année | Lieu | Résultat majeur |
|---|---|---|---|
| Habitat I | 1976 | Vancouver | Déclaration de Vancouver, création du programme habitat |
| Habitat II | 1996 | Istanbul | Programme pour l’habitat (A/CONF.165/14) |
| Habitat III | 2016 | Quito | Nouveau Programme pour les villes |
Les thèmes retenus au fil des éditions
Chaque année, ONU-Habitat retient un thème et confie l’observance mondiale à une ville hôte différente.
| Année | Thème | Ville hôte |
|---|---|---|
| 1986 | Avoir un abri est un droit | Nairobi |
| 1987 | Un toit pour les sans-abri | New York |
| 1990 | Logement et urbanisation | Londres |
| 1997 | Les villes du futur | Bonn |
| 1998 | Des villes plus sûres | Dubaï |
| 2000 | Les femmes dans la gouvernance urbaine | Jamaïque |
| 2001 | Des villes sans bidonvilles | Fukuoka |
| 2003 | Eau et assainissement pour les villes | Rio de Janeiro |
| 2009 | Planifier notre avenir urbain | Washington D.C. |
| 2010 | Meilleure ville, meilleure vie | Shanghai |
| 2011 | Villes et changements climatiques | Aguascalientes |
| 2021 | Accélérer l’action urbaine pour un monde sans carbone | — |
| 2025 | Réponse aux crises urbaines | Nairobi |
| 2026 | Un logement convenable pour tous | Mascate (Oman) |
Importance et impact : pourquoi le logement structure tout
Une dimension juridique : le logement comme droit
Le droit à un logement convenable figure à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et à l’article 11 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. En France, il a été consacré comme objectif de valeur constitutionnelle par le Conseil constitutionnel, puis rendu opposable par la loi DALO du 5 mars 2007, qui permet à certains ménages prioritaires de faire valoir leur droit devant le juge administratif.
Une dimension sanitaire et sociale
Le bien-être physique, psychologique, social et économique d’un individu dépend directement de ses conditions de logement. Un habitat insalubre, surpeuplé ou mal chauffé se traduit par des pathologies respiratoires, des troubles du sommeil, un décrochage scolaire chez les enfants et un isolement social accru. À l’inverse, un logement stable est reconnu comme la condition première de l’insertion — c’est le principe fondateur de la politique du « Logement d’abord ».
Une dimension économique
Le logement représente le premier poste de dépense des ménages dans la plupart des pays développés. Les Nations Unies estiment qu’il faudrait construire environ 96 000 logements par jour dans le monde pour répondre à la demande d’ici 2030. Le secteur de la construction est simultanément un moteur d’emploi majeur et un révélateur des tensions économiques : quand la construction ralentit, la crise du logement s’aggrave mécaniquement.
Une dimension environnementale
Le bâtiment concentre une part écrasante de l’empreinte carbone mondiale.
| Indicateur environnemental | Valeur |
|---|---|
| Part du secteur du bâtiment dans les émissions mondiales de CO₂ | Environ 39 % |
| Part des villes dans les émissions mondiales de CO₂ | Environ 70 % |
| Population mondiale vivant en ville aujourd’hui | Environ 55 % |
| Projection pour 2050 | Environ 70 % |
| Urbains supplémentaires attendus d’ici 2050 | Environ 3 milliards |
Les zones urbaines qui croissent le plus vite sont aussi celles qui disposent des moyens les plus faibles pour affronter le changement climatique. Cette asymétrie est au cœur des travaux d’ONU-Habitat.
L’habitat dans le monde : les chiffres du mal-logement
| Indicateur mondial | Chiffre |
|---|---|
| Personnes en situation de logement inadéquat | Environ 2,8 milliards |
| Personnes vivant en bidonville ou établissement informel | Près de 1,1 milliard |
| Personnes déplacées de force (niveau record) | 122 millions |
| Part des déplacés cherchant refuge en ville | Plus de 60 % |
L’urbanisation contemporaine se fait très majoritairement dans les pays en développement, et largement de manière non planifiée, autour de quartiers d’habitat informel. Ces territoires cumulent les fragilités : gouvernance défaillante, infrastructures insuffisantes, exposition aux aléas climatiques, insécurité foncière.
Le déplacement forcé, longtemps pensé comme un phénomène de camps ruraux, est devenu un phénomène urbain. Conflits, instabilité politique, dérèglement climatique et difficultés économiques poussent des populations entières vers des villes qui ne sont pas dimensionnées pour les accueillir.
L’habitat en France : un état des lieux dégradé
La France n’échappe pas à la crise. Le parc résidentiel français comptait 38,4 millions de logements au 1er janvier 2025 (hors Mayotte), dont 82,5 % de résidences principales et 7,7 % de logements vacants. Le parc locatif social atteignait 5,4 millions de logements, soit 15,9 % des résidences principales.
Ces volumes ne suffisent pourtant pas. Le 31ᵉ rapport sur l’état du mal-logement, publié en février 2026 par la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Fondation Abbé-Pierre), dresse un constat sévère.
| Indicateur du mal-logement en France | Chiffre |
|---|---|
| Personnes mal logées ou non logées | 4,2 millions (environ 6 % de la population) |
| Personnes fragilisées par la crise du logement | 12,3 millions |
| Personnes sans logement personnel | Près de 1 million |
| Personnes sans domicile (2025) | 350 000, contre 143 000 en 2012 |
| Personnes en habitat dégradé | 2 202 000 |
| Personnes en situation de manque d’espace | 1 128 000 |
| Ménages en attente d’un logement social (2025) | 2,8 millions |
| Ménages expulsés par les forces de l’ordre (2024) | 24 556 |
| Personnes décédées à la rue (2024) | 912, en hausse de 16 % sur un an |
| Places d’hébergement généraliste | 203 000, stables depuis quatre ans |
Ces données prolongent un combat ancien. L’appel de l’abbé Pierre du 1er février 1954, lancé sur les ondes de Radio-Luxembourg lors d’un hiver meurtrier, a marqué durablement la conscience française sur la question du sans-abrisme. Depuis, la loi Besson de 1990 a affirmé le droit au logement, la loi SRU de 2000 a imposé un quota de logements sociaux aux communes, et la loi DALO de 2007 a rendu ce droit opposable. La trêve hivernale, qui suspend les expulsions locatives du 1er novembre au 31 mars, constitue un autre acquis structurant du droit français.
Les défis contemporains de l’habitat
Le défi de l’accessibilité financière
Dans les métropoles du monde entier, le coût du logement progresse plus vite que les revenus. La conséquence est double : éviction des ménages modestes vers des périphéries mal desservies, et allongement des temps de transport qui grève à son tour le budget des ménages.
Le défi climatique
Deux fronts se cumulent. D’une part, il faut décarboner un parc bâti responsable d’environ 39 % des émissions mondiales de CO₂, ce qui suppose une rénovation énergétique de masse. D’autre part, il faut adapter les villes aux effets déjà installés du réchauffement : îlots de chaleur urbains, inondations, montée des eaux. En France, les « logements bouilloires », inconfortables voire dangereux en période de canicule, sont devenus un sujet de politique publique à part entière.
Le défi de la sécurité d’occupation
Sans titre foncier reconnu, aucun ménage ne peut investir durablement dans son logement ni se prémunir contre l’expulsion. La sécurisation foncière est identifiée par ONU-Habitat comme un levier prioritaire, particulièrement dans les établissements informels.
Le défi du déplacement urbain
Accueillir durablement des populations déplacées suppose bien plus que de l’hébergement d’urgence : cela exige de l’aménagement territorial, une gouvernance inclusive et des moyens confiés aux gouvernements locaux, qui sont en première ligne mais rarement les mieux dotés.

Comment participer à la Journée mondiale de l’habitat
Événements officiels
L’observance mondiale se tient chaque année dans une ville hôte différente, avec des conférences de haut niveau, des tables rondes thématiques et la remise du Parchemin d’honneur. Les inscriptions et le programme sont publiés sur le site d’ONU-Habitat.
Mobilisation locale et associative
- Conférences et forums organisés par les collectivités, les agences d’urbanisme et les universités
- Portes ouvertes de structures d’hébergement et d’accueil de jour
- Chantiers solidaires de rénovation ou d’auto-réhabilitation accompagnée
- Collectes de matériel, de mobilier ou de fonds au profit d’associations de lutte contre le mal-logement
- Maraudes et actions de veille sociale
En France, plusieurs réseaux se mobilisent autour de ces enjeux tout au long de l’année : Fondation pour le logement des défavorisés, Emmaüs, Secours catholique, Fondation Abbé Pierre pour le logement, Habitat et Humanisme, ou encore les Compagnons Bâtisseurs.
Sensibilisation en ligne
ONU-Habitat met à disposition des kits de communication et des logos officiels. Les événements organisés partout dans le monde peuvent être référencés sur le site de l’Octobre urbain. Les échanges se concentrent autour des mots-clés #WorldHabitatDay et #UrbanOctober.
À l’échelle individuelle
- S’informer sur les dispositifs d’aide au logement de sa commune
- Signaler une situation d’habitat indigne aux services d’hygiène de sa mairie
- Soutenir financièrement ou bénévolement une association du secteur
- Participer aux enquêtes publiques sur les documents d’urbanisme locaux
Le Parchemin d’honneur d’ONU-Habitat
Lancé en 1989, le prix du Parchemin d’honneur est aujourd’hui la distinction la plus prestigieuse au monde dans le domaine des établissements humains. Il récompense des personnes et des institutions ayant apporté une contribution exceptionnelle au développement urbain.
Les champs récompensés couvrent notamment :
- La fourniture de logements adéquats, abordables et accessibles
- La sensibilisation du public aux conditions des sans-abri
- La reconstruction post-conflit
- Le développement et l’amélioration de la qualité de la vie en milieu urbain
Cinq lauréats sont distingués chaque année lors de l’observance mondiale de la Journée mondiale de l’habitat.
En 2027, le premier lundi d’octobre tombe le 4 octobre. La Journée mondiale de l’habitat est mobile et change de date selon les années.
Foire aux questions sur la Journée mondiale de l’habitat
Quand a lieu la Journée mondiale de l’habitat ?
La Journée mondiale de l’habitat a lieu le premier lundi d’octobre de chaque année. Sa date est donc mobile et varie entre le 1er et le 7 octobre : elle tombait le 7 octobre en 2024, le 6 octobre en 2025, le 5 octobre en 2026 et le 4 octobre en 2027.
Qui a créé la Journée mondiale de l’habitat ?
La Journée mondiale de l’habitat a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies, qui l’a instituée le 17 décembre 1985 par la résolution A/RES/40/202 A, sur recommandation de la Commission des établissements humains. Sa mise en œuvre est confiée à ONU-Habitat, le Programme des Nations Unies pour les établissements humains, dont le siège se trouve à Nairobi. La première célébration s’est tenue en 1986 dans cette même ville, sous le thème « Avoir un abri est un droit ».
Quel est le thème de la Journée mondiale de l’habitat 2026 ?
Le thème de la Journée mondiale de l’habitat 2026 porte sur le logement convenable pour tous (Adequate Housing for All). L’observance mondiale se tient le 5 octobre 2026 à Mascate, en Oman. Ce thème répond à une crise du logement qui touche environ 2,8 milliards de personnes dans le monde, dont près de 1,1 milliard vivent en bidonville ou en établissement informel.
Combien de personnes sont mal logées dans le monde ?
Environ 2,8 milliards de personnes connaissent une forme ou une autre d’inadéquation de leur logement à travers le monde, selon ONU-Habitat. Parmi elles, près de 1,1 milliard résident dans des bidonvilles ou des établissements informels. À ces situations s’ajoutent 122 millions de personnes déplacées de force, un niveau record, dont plus de 60 % cherchent refuge dans des zones urbaines.
Combien de personnes sont mal logées en France ?
En France, 4,2 millions de personnes sont mal logées ou non logées, soit environ 6 % de la population, selon le 31ᵉ rapport sur l’état du mal-logement publié en février 2026 par la Fondation pour le logement des défavorisés. Près d’un million d’entre elles ne disposent d’aucun logement personnel, et 350 000 sont sans domicile. À ce noyau dur s’ajoutent 12,3 millions de personnes fragilisées par la crise du logement : impayés de loyer, précarité énergétique, surpeuplement.
Quelle est la différence entre la Journée mondiale de l’habitat et la Journée mondiale des villes ?
La différence entre la Journée mondiale de l’habitat et la Journée mondiale des villes tient à leur date et à leur angle. La première se tient le premier lundi d’octobre et se centre sur le logement et le droit à un abri adéquat ; la seconde a lieu le 31 octobre et porte plus largement sur l’urbanisation durable et la coopération entre villes. Les deux encadrent l’Octobre urbain, mois de mobilisation coordonné par ONU-Habitat.
Un logement n’est jamais seulement un abri : c’est la condition d’accès à la santé, à l’éducation, à l’emploi et à la dignité. En consacrant chaque premier lundi d’octobre à l’habitat, les Nations Unies rappellent que la question du logement ne se règle ni par la seule construction ni par la seule charité, mais par des politiques publiques cohérentes et une mobilisation à tous les niveaux. Renseignez-vous sur les initiatives de votre commune, soutenez une association locale, et faites circuler l’information autour de vous : le premier logement à améliorer est parfois celui du voisin.
Sources
- Nations Unies — Journée mondiale de l’habitat : https://www.un.org/fr/observances/habitat-day
- Résolution A/RES/40/202 A de l’Assemblée générale des Nations Unies (17 décembre 1985)
- ONU-Habitat — Urban October / World Habitat Day : https://urbanoctober.unhabitat.org/whd
- Fondation pour le logement des défavorisés — 31ᵉ rapport sur l’état du mal-logement en France (février 2026)
- Insee Focus n° 359 — Parc de logements au 1er janvier 2025
- SDES — Le parc locatif social au 1er janvier 2025
- Le Courrier de l’UNESCO — dossier « Construire demain »
