Chaque 21 août, la Journée mondiale des entrepreneurs (World Entrepreneurs’ Day) met à l’honneur celles et ceux qui créent, dirigent et développent une entreprise. Créateurs de start-up, artisans, commerçants, micro-entrepreneurs, entrepreneurs sociaux : tous partagent le même point de départ, une idée transformée en activité économique.

Contrairement à une idée très répandue sur le web, cette journée n’est pas une journée officielle des Nations unies ni de l’UNESCO. Elle n’est adossée à aucune résolution de l’Assemblée générale. Il s’agit d’une observance née dans le milieu des affaires, largement relayée par les écoles de commerce, les incubateurs, les chambres consulaires et les réseaux d’entrepreneurs, qui s’est imposée par l’usage plutôt que par un texte fondateur.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Nom | Journée mondiale des entrepreneurs (World Entrepreneurs’ Day) |
| Date | 21 août, chaque année (date fixe) |
| Statut | Journée non officielle : aucune résolution ONU / UNESCO |
| Portée | Internationale, portée par des acteurs privés et académiques |
| Thèmes | Esprit d’entreprise, innovation, leadership, création d’emplois |
| À ne pas confondre avec | Journée des MPME (27 juin, ONU) et Semaine mondiale de l’entrepreneuriat (novembre) |
C’est quoi un entrepreneur ?
Un entrepreneur est une personne qui prend l’initiative de créer ou de reprendre une activité économique, en assumant les risques financiers, juridiques et humains qui s’y attachent. La définition est volontairement large : elle englobe des réalités très différentes.
- L’entrepreneur individuel : artisan, commerçant, profession libérale, micro-entrepreneur, qui exerce en son nom propre.
- Le créateur de société : il constitue une personne morale (SAS, SARL, SASU…) et en devient dirigeant.
- Le repreneur : il rachète une entreprise existante plutôt que d’en créer une, logique dominante dans l’artisanat et le commerce de proximité.
- L’entrepreneur social : il place l’impact social ou environnemental au cœur de son modèle économique (économie sociale et solidaire, entreprises à mission).
- L’intrapreneur : salarié qui développe un projet entrepreneurial au sein d’une organisation existante.
Sur le plan économique, l’entrepreneur est traditionnellement défini par sa fonction : identifier une opportunité, combiner des ressources et supporter l’incertitude. L’économiste austro-américain Joseph Schumpeter en a fait le moteur de la « destruction créatrice », ce processus par lequel l’innovation renouvelle en permanence le tissu productif.
Origine et histoire de la Journée mondiale des entrepreneurs
Une journée sans acte fondateur documenté
C’est le point le plus délicat de cette célébration : l’origine exacte de la Journée mondiale des entrepreneurs n’est pas documentée par une source primaire fiable. Trois versions circulent, et il est utile de les distinguer.
- La version « ONU 2010 » : de nombreux sites affirment que la journée aurait été instaurée par les Nations unies en 2010. Cette affirmation est inexacte : aucune résolution de l’Assemblée générale n’institue une journée mondiale des entrepreneurs, et la date ne figure pas dans la liste officielle des journées internationales de l’ONU.
- La version « AIBA » : plusieurs sources attribuent la création de la journée à l’Alliance of International Business Associations, un réseau privé d’associations professionnelles fondé en 2001. Cette attribution est plausible mais n’est pas confirmée par un document fondateur consultable.
- La version « Bernie Cornfeld » : le 21 août aurait été choisi en référence à l’anniversaire du financier Bernie Cornfeld (1927-1995). Cette explication est factuellement fausse : Bernie Cornfeld est né le 17 août 1927, et non le 21. Sa réputation, marquée par l’effondrement frauduleux d’Investors Overseas Services en 1970, en ferait de toute façon un parrain improbable.
Faute d’acte fondateur, la Journée mondiale des entrepreneurs relève de ce que l’on pourrait appeler une journée d’usage : elle existe parce qu’elle est célébrée. Universités, écoles de commerce, incubateurs, réseaux d’affaires et médias économiques s’en sont emparés, notamment à partir du milieu des années 2010, avec une visibilité forte sur les réseaux sociaux.
Objectifs de la Journée mondiale des entrepreneurs
Malgré son statut informel, la journée poursuit des objectifs constants d’une année sur l’autre :
- Reconnaître le rôle économique des entrepreneurs : rappeler leur contribution à la croissance, à l’innovation et à la création d’emplois.
- Encourager les vocations : présenter l’entrepreneuriat comme une trajectoire professionnelle accessible, y compris aux jeunes et aux publics éloignés des réseaux d’affaires.
- Favoriser la transmission : mettre en relation entrepreneurs confirmés et porteurs de projet, par le mentorat et le témoignage.
- Déstigmatiser l’échec : normaliser la cessation d’activité comme une étape possible du parcours et non comme une faute.
- Soutenir l’entrepreneuriat de proximité : inciter à acheter local et à soutenir les petites structures.
Trois rendez-vous à ne pas confondre
La confusion est fréquente entre trois observances distinctes consacrées à l’entreprise et à l’entrepreneuriat.
| Rendez-vous | Date | Statut | Portage |
|---|---|---|---|
| Journée mondiale des entrepreneurs | 21 août | Non officielle | Acteurs privés, écoles, réseaux d’affaires |
| Journée des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) | 27 juin | Officielle ONU (résolution A/RES/71/279, 2017) | Nations unies, ITC, OIT |
| Semaine mondiale de l’entrepreneuriat (Global Entrepreneurship Week) | 2ᵉ ou 3ᵉ semaine de novembre | Non officielle, mais très structurée | Réseau international créé en 2007, relayé en France par Les Journées de l’Entrepreneur |
En résumé : le 27 juin est la seule date de ce trio inscrite au calendrier des Nations unies ; elle vise les entreprises (les MPME) et leur contribution aux Objectifs de développement durable. Le 21 août vise les personnes, les entrepreneurs eux-mêmes. La semaine de novembre est un format événementiel long, avec des milliers de manifestations organisées dans plus de 120 pays.
Pourquoi les entrepreneurs comptent : importance et impact
Un poids économique déterminant
Si la Journée mondiale des entrepreneurs n’a pas de statut officiel, les réalités qu’elle célèbre sont, elles, parfaitement documentées par les institutions internationales. Les micro, petites et moyennes entreprises — c’est-à-dire l’immense majorité des projets entrepreneuriaux — constituent l’ossature de l’économie mondiale.
| Indicateur mondial | Part des MPME |
|---|---|
| Part dans le nombre total d’entreprises | Environ 90 % |
| Part dans l’emploi mondial | 60 à 70 % |
| Contribution au PIB mondial | Environ 50 % |
Source : Nations unies / Bureau de la coordination des activités de développement.
Ces proportions signifient que l’essentiel de l’emploi mondial ne dépend pas des grandes multinationales, mais d’une multitude de très petites structures — souvent une seule personne, parfois quelques salariés.
Un moteur d’innovation
L’entrepreneuriat est le canal principal par lequel une innovation quitte le laboratoire ou l’atelier pour atteindre un marché. Les jeunes entreprises jouent un rôle disproportionné dans l’introduction de nouveaux produits, de nouveaux usages et de nouveaux modèles économiques : moins contraintes par un existant à protéger, elles prennent des paris que les organisations établies évitent.
Un vecteur d’inclusion
Créer son activité constitue une voie d’accès au travail pour des publics que le salariat classique intègre mal : personnes éloignées de l’emploi, travailleurs en zone rurale, personnes en situation de handicap, seniors en reconversion. Les Nations unies soulignent régulièrement le rôle des MPME dans le maintien des moyens de subsistance des travailleurs pauvres, des femmes et des jeunes.
Une dimension sociale et territoriale
L’entrepreneur de proximité — boulanger, garagiste, libraire, restaurateur — remplit une fonction qui dépasse l’économique : il maintient un service, un lieu de sociabilité et une identité locale. La disparition d’un dernier commerce dans une commune rurale a un coût social sans rapport avec son chiffre d’affaires.
L’entrepreneuriat à travers le monde
Des dynamiques très contrastées
Le taux d’activité entrepreneuriale émergente (TAE ou TEA), mesuré par le Global Entrepreneurship Monitor, exprime la part des 18-64 ans engagés dans la création d’une activité. Les écarts entre pays sont considérables, et ne recoupent pas la hiérarchie des richesses.
- Économies émergentes : les taux les plus élevés se rencontrent souvent en Amérique latine, en Asie du Sud-Est et dans certains pays d’Europe de l’Est, où l’entrepreneuriat relève fréquemment de la nécessité autant que de l’opportunité.
- Amérique du Nord : les États-Unis et le Canada combinent un fort taux d’intention entrepreneuriale et un écosystème de financement dense.
- Europe occidentale : les taux sont plus modérés, avec une protection sociale du salariat qui réduit l’incitation au risque. La France se situe en 2025 à 11,6 %, en nette hausse par rapport à 2024 (8,7 %), mais toujours en deçà de la moyenne du G7 (17,1 %).
Entrepreneuriat d’opportunité, entrepreneuriat de nécessité
La distinction est centrale pour interpréter les chiffres. L’entrepreneuriat d’opportunité naît d’un projet choisi, souvent porteur de croissance et d’emplois. L’entrepreneuriat de nécessité répond à l’absence d’alternative salariale ; il génère des revenus faibles et des structures fragiles. Un taux de création élevé n’est donc pas, en soi, un indicateur de santé économique.
Le poids du secteur informel
Dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire, une part majoritaire de l’activité entrepreneuriale s’exerce hors de tout enregistrement. Cette informalité prive les entrepreneurs d’accès au crédit bancaire, à l’assurance et aux marchés publics, tout en les exposant à l’insécurité juridique.
Les défis contemporains des entrepreneurs
L’accès au financement
C’est le frein le plus universellement cité. Les banques évaluent mal le risque d’une activité sans historique, et exigent des garanties que les créateurs n’ont pas. Le déficit de financement des MPME dans les pays en développement se chiffre en milliers de milliards de dollars. Même dans les économies avancées, l’amorçage repose largement sur l’épargne personnelle, l’entourage et les dispositifs publics de garantie.
La charge administrative et la complexité réglementaire
La multiplication des obligations déclaratives, fiscales et sectorielles pèse de façon disproportionnée sur les très petites structures, qui ne disposent d’aucune fonction support. En France, la complexité des démarches est régulièrement citée comme le premier frein par les personnes qui renoncent à créer.
La fragilité économique
La création n’est qu’une étape : la survie en est une autre. Les défaillances d’entreprises ont atteint des niveaux élevés dans plusieurs économies européennes après la période de soutien exceptionnel liée à la crise sanitaire, avec un effet de rattrapage marqué. L’isolement du dirigeant, l’absence de filet de sécurité et la confusion entre patrimoine personnel et professionnel aggravent les conséquences d’un échec.
Les inégalités d’accès
L’entrepreneuriat reproduit largement les inégalités sociales existantes. L’accès au capital, aux réseaux et aux modèles de réussite reste très inégalement distribué selon le genre, l’origine sociale et le territoire. Les femmes restent minoritaires parmi les créateurs dans la quasi-totalité des pays, et les entreprises qu’elles créent sont en moyenne moins capitalisées.
La santé mentale des dirigeants
Sujet longtemps tabou, la souffrance psychique des entrepreneurs fait l’objet d’une attention croissante : isolement décisionnel, absence de séparation entre vie professionnelle et vie privée, poids de la responsabilité vis-à-vis des salariés. Plusieurs dispositifs d’écoute dédiés aux chefs d’entreprise en difficulté se sont structurés ces dernières années.

Comment célébrer la Journée mondiale des entrepreneurs
Événements et initiatives institutionnelles
- Conférences et tables rondes organisées par les écoles de commerce, les universités et les incubateurs.
- Pitch contests et concours de projets étudiants.
- Portes ouvertes d’espaces de coworking, de pépinières et de fablabs.
- Ateliers pratiques sur le financement, le statut juridique ou la protection de la propriété intellectuelle.
Actions communautaires et locales
- Petits-déjeuners réseau entre dirigeants d’un même territoire.
- Rencontres mentor / porteur de projet, format particulièrement adapté à la journée.
- Visites d’entreprises ouvertes aux scolaires et aux demandeurs d’emploi.
- Mises en avant des commerces de proximité par les associations de commerçants.
Actions numériques
La journée est très visible sur les réseaux sociaux, avec des mots-clés comme #WorldEntrepreneursDay ou #JournéeMondialeDesEntrepreneurs. Les formats dominants sont le témoignage (« pourquoi je me suis lancé »), le partage d’échecs assumés et les fils de conseils pratiques.
Comment participer à titre individuel
- Soutenez un entrepreneur que vous connaissez : un avis en ligne, une recommandation ou une commande valent souvent mieux qu’un message de félicitations.
- Achetez local ce jour-là, chez un commerçant, un artisan ou un producteur indépendant.
- Partagez votre expérience si vous êtes vous-même dirigeant : les récits concrets valent plus que les citations inspirantes.
- Proposez une heure de mentorat à un porteur de projet de votre entourage.
- Passez à l’action si vous avez un projet en attente : la journée est une échéance symbolique commode pour franchir une première étape (étude de marché, rendez-vous en chambre consulaire, dépôt de statuts).
La France, terre d’entrepreneurs
Des créations d’entreprises à un niveau record
La France a enregistré en 2025 un nouveau record de créations d’entreprises, portées par le régime du micro-entrepreneur.
| Indicateur (France, 2025) | Valeur | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Créations d’entreprises, total | 1 165 800 | +5 % |
| Immatriculations de micro-entrepreneurs | 758 600 | +6 % |
| Créations de sociétés | 301 300 | +6 % |
| Entreprises individuelles classiques | 105 900 | −4 % |
| Part des micro-entrepreneurs dans le total | environ 65 % | — |
Source : INSEE, « Les créations d’entreprises en 2025 », Insee Première n° 2092, janvier 2026.
Ce dynamisme doit toutefois être lu avec prudence. Selon les données de l’URSSAF, environ la moitié seulement des micro-entrepreneurs administrativement actifs déclarent un chiffre d’affaires positif sur un trimestre donné : une part significative des immatriculations correspond à des activités d’appoint, testées à petite échelle ou en sommeil.
Le revers du dynamisme est également documenté : la Banque de France a recensé 68 564 défaillances d’entreprises en 2025, en hausse de 3,5 % sur un an, un niveau historiquement élevé.
L’entrepreneuriat féminin
La progression est réelle mais la parité reste lointaine. Selon le baromètre Infogreffe, les femmes représentent 31,1 % des immatriculations en 2025, soit 231 053 entreprises créées, en hausse de 12,7 % sur un an. L’âge moyen des créatrices s’établit à 40,1 ans.
Le baromètre de l’entrepreneuriat des femmes publié par la Direction générale des Entreprises avec Bpifrance montre que les femmes constituent environ 28 % de la « chaîne entrepreneuriale » — de l’intention de créer jusqu’à la direction effective d’une entreprise. Les écarts se creusent surtout sur la croissance : les entreprises à forte croissance sont deux fois plus souvent créées par des hommes.
Certains secteurs restent très peu féminisés, à commencer par la construction et le transport.
Un cadre juridique simplifié
Deux réformes récentes ont modifié en profondeur les conditions de la création d’entreprise en France :
- Le statut unique de l’entrepreneur individuel, issu de la loi du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante, entré en vigueur le 15 mai 2022. Il sépare de plein droit le patrimoine personnel du patrimoine professionnel, protégeant la résidence principale et les biens privés des créanciers professionnels — une avancée majeure par rapport au régime antérieur.
- Le guichet unique des formalités des entreprises, opéré par l’INPI, devenu l’unique point d’entrée pour les formalités de création, de modification et de cessation depuis le 1ᵉʳ janvier 2023.
S’y ajoute un écosystème d’accompagnement dense : Bpifrance, réseaux Initiative France et Réseau Entreprendre, chambres de commerce et d’industrie, chambres de métiers et de l’artisanat, France Active, ADIE pour le microcrédit.
Quelques figures entrepreneuriales françaises
- Aristide Boucicaut (1810-1877) : à partir de 1852, il transforme Le Bon Marché en ce que l’on considère comme le premier grand magasin moderne, inventant le prix fixe affiché, l’entrée libre et la vente par correspondance.
- André et Édouard Michelin : ils fondent Michelin et Cie à Clermont-Ferrand en 1889 et déposent en 1891 le brevet du pneumatique démontable pour bicyclette.
- Gabrielle « Coco » Chanel (1883-1971) : partie d’une boutique de modiste, elle bâtit l’une des maisons de couture les plus durables du XXᵉ siècle.
- Marcel Dassault (1892-1986) : ingénieur devenu industriel, il crée dans les années 1930 l’entreprise aéronautique qui portera son nom.
Pour replacer cette journée dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 21 août.
Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée mondiale des compétences des jeunes, Journée mondiale de la créativité et de l’innovation.
Foire aux questions sur la Journée mondiale des entrepreneurs
Quand a lieu la Journée mondiale des entrepreneurs ?
La Journée mondiale des entrepreneurs a lieu chaque année le 21 août. Il s’agit d’une date fixe, qui ne varie pas selon les années ni selon les pays.
La Journée mondiale des entrepreneurs est-elle reconnue par l’ONU ?
Non. La Journée mondiale des entrepreneurs n’est pas une journée officielle des Nations unies ni de l’UNESCO : aucune résolution de l’Assemblée générale ne l’institue et elle ne figure pas dans la liste officielle des journées internationales. C’est une observance portée par des acteurs privés, des écoles et des réseaux d’entrepreneurs, qui s’est diffusée par l’usage. La journée officielle de l’ONU consacrée aux entreprises est la Journée des micro, petites et moyennes entreprises, célébrée le 27 juin.
Qui a créé la Journée mondiale des entrepreneurs ?
L’origine de la Journée mondiale des entrepreneurs n’est pas établie avec certitude. L’attribution la plus fréquemment citée désigne l’Alliance of International Business Associations, un réseau privé fondé en 2001, mais aucun document fondateur consultable ne la confirme. Les versions attribuant la journée aux Nations unies en 2010, ou reliant le 21 août à l’anniversaire du financier Bernie Cornfeld, sont l’une et l’autre erronées — Cornfeld étant né un 17 août.
Quelle différence entre la Journée mondiale des entrepreneurs et la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat ?
La Journée mondiale des entrepreneurs se tient le 21 août et célèbre les entrepreneurs en tant que personnes. La Semaine mondiale de l’entrepreneuriat (Global Entrepreneurship Week), lancée en 2007, se déroule sur une semaine complète en novembre et prend la forme d’un programme événementiel structuré dans plus de 120 pays, relayé en France par l’association Les Journées de l’Entrepreneur.
Combien d’entreprises sont créées chaque année en France ?
En 2025, 1 165 800 entreprises ont été créées en France, un niveau record, en hausse de 5 % par rapport à 2024. Les micro-entrepreneurs en représentent environ 65 %, avec 758 600 immatriculations, devant les sociétés (301 300) et les entreprises individuelles classiques (105 900).
Comment fêter la Journée mondiale des entrepreneurs ?
Pour fêter la Journée mondiale des entrepreneurs, les gestes les plus utiles sont concrets : acheter chez un commerçant ou un artisan indépendant, laisser un avis en ligne à une petite entreprise, proposer une heure de mentorat à un porteur de projet, participer à une conférence ou à des portes ouvertes d’incubateur, ou partager publiquement son propre parcours entrepreneurial, réussites et échecs compris.
Une journée qui célèbre le premier pas
Derrière chaque commerce ouvert, chaque atelier repris, chaque société immatriculée, il y a une décision individuelle prise dans l’incertitude. La Journée mondiale des entrepreneurs n’a ni résolution onusienne ni comité international : elle tient sa légitimité de celles et ceux qui la font vivre, dans les incubateurs, les chambres de métiers et les boutiques de quartier.
Ce 21 août, la meilleure façon de la célébrer n’est probablement pas de citer un milliardaire de la Silicon Valley, mais de pousser la porte d’un commerce indépendant — ou de passer, enfin, le coup de fil que l’on repousse depuis des mois.
Sources
- INSEE, « Les créations d’entreprises en 2025 », Insee Première n° 2092, janvier 2026
- Nations unies, page officielle de la Journée des micro, petites et moyennes entreprises (27 juin)
- Assemblée générale des Nations unies, résolution A/RES/71/279 (2017)
- Bureau de la coordination des activités de développement des Nations unies, données MPME
- Global Entrepreneurship Monitor / Labex Entreprendre, rapport national France 2025, relayé par la FNEGE
- Infogreffe, baromètre de l’entrepreneuriat féminin 2025 (publié en mars 2026)
- Direction générale des Entreprises et Bpifrance, baromètre sur l’entrepreneuriat des femmes, édition 2025
- Banque de France, statistiques de défaillances d’entreprises, décembre 2025
- URSSAF, données sur les micro-entrepreneurs actifs, janvier 2026
- Loi n° 2022-172 du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante
- INPI, guichet unique des formalités des entreprises
