Chaque 29 août, la journée « Plus d’herbes, moins de sel » invite à reposer la salière et à ouvrir le placard à aromates. Née aux États-Unis sous le nom de More Herbs, Less Salt Day, cette célébration officieuse n’émane ni de l’ONU ni d’un ministère : elle a été imaginée et déposée par un couple de Pennsylvanie, Thomas et Ruth Roy, créateurs d’un catalogue de plus de quatre-vingts journées fantaisistes. Sa formule tient en une ligne sur leur site : c’est plus sain et plus savoureux.
Derrière l’apparente légèreté, l’enjeu est massif. L’excès de sodium est le premier facteur alimentaire de mortalité dans le monde, et la France, malgré des progrès réels, reste au-dessus des repères sanitaires. La date, fin août, tombe au pic de récolte des herbes du jardin. Le hasard fait mieux : dans le calendrier républicain français, le 29 août correspondait au 12 fructidor, jour du fenouil.
Qu’est-ce que la journée « Plus d’herbes, moins de sel » ?
La journée « Plus d’herbes, moins de sel » (More Herbs, Less Salt Day) se tient le 29 août, à date fixe, sans jamais glisser d’une année sur l’autre. Il s’agit d’une journée d’origine américaine, non officielle, qui ne figure ni au calendrier des journées internationales des Nations unies ni parmi les journées nationales françaises reconnues.
Son propos est simple : remplacer une partie du sel de table par des herbes aromatiques et des épices, afin de réduire les apports en sodium sans sacrifier le goût. Elle s’inscrit donc, sans l’avoir cherché, dans le prolongement direct des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.
Ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas
| Critère | Réponse |
|---|---|
| Date | 29 août, fixe |
| Statut | Journée officieuse, non institutionnelle |
| Pays d’origine | États-Unis (Pennsylvanie) |
| Créateurs | Thomas et Ruth Roy, Wellcat Holidays & Herbs |
| Reconnaissance ONU / UNESCO | Aucune |
| Nom original | More Herbs, Less Salt Day |
| Journée voisine à ne pas confondre | National Herbs and Spices Day, 10 juin |
Origine et histoire de la journée « Plus d’herbes, moins de sel »
Une invention de Thomas et Ruth Roy
Le 29 août figure au calendrier des « Wellcat Holidays », un ensemble de journées inventées et protégées par le droit d’auteur américain. L’aventure commence en 1986 : Thomas Roy, alors animateur de radio en Pennsylvanie, cherche un sujet d’antenne et lance le Northern Hemisphere Hoodie-Hoo Day, invitant ses auditeurs à sortir crier « Hoodie-Hoo » pour chasser l’hiver. Il soumet l’idée au Chase’s Calendar of Events, almanach de référence des célébrations aux États-Unis, qui la publie. Reprise par USA Today, l’initiative fait boule de neige.
Suivent des dizaines de créations, souvent absurdes, parfois utiles : journée sans devoirs, journée du bavardage, journée de l’évaluation de sa vie. « Plus d’herbes, moins de sel » appartient à cette seconde catégorie. La cohérence est d’ailleurs familiale : Ruth Roy a longtemps tenu une boutique d’herboristerie et d’apothicairerie, activité que le couple poursuit en ligne.
Pourquoi le 29 août ?
Les créateurs n’ont pas documenté publiquement le choix de la date. Deux éléments l’expliquent vraisemblablement. D’une part, la fin août correspond, sous les latitudes tempérées, au moment où basilic, thym, romarin, sarriette et estragon donnent leur maximum avant d’être séchés pour l’hiver. D’autre part, le calendrier Wellcat concentre plusieurs journées culinaires à cette période.
Les objectifs affichés
- Réduire les apports en sodium : substituer des aromates au sel ajouté en cuisine et à table.
- Rééduquer le palais : montrer qu’un plat peu salé n’est pas un plat fade.
- Valoriser les herbes fraîches : encourager la culture au jardin, au balcon ou sur le rebord de fenêtre.
- Faire circuler l’information : la journée est surtout relayée par des services de santé, des universités et des diététiciens.
Trop de sel : ce que disent les chiffres
Le message porté chaque 29 août recoupe une préoccupation de santé publique documentée depuis plus de vingt ans. Le sodium est indispensable à l’organisme : il intervient dans la transmission nerveuse, la contraction musculaire et l’équilibre hydrique. C’est l’excès qui pose problème, en élevant la pression artérielle et, par ricochet, le risque cardiovasculaire.
Les repères officiels
L’OMS recommande pour l’adulte moins de 5 g de sel par jour, soit moins de 2 g de sodium, toutes sources confondues : environ une cuillère à café rase. Ce seuil, fixé en 2003 puis confirmé en 2012, est également repris par les autorités françaises. Pour les enfants, l’ajustement se fait à la baisse en fonction des besoins énergétiques.
À l’échelle mondiale, l’écart au repère est spectaculaire. L’apport moyen des adultes était estimé à 4 278 mg de sodium par jour en 2021, soit près de 11 g de sel, plus du double de la recommandation. L’OMS attribuait environ 1,7 million de décès annuels à une consommation excessive de sodium en 2023. En 2013, les 194 États membres s’étaient engagés à réduire de 30 % la consommation de sel de leur population ; l’échéance, d’abord fixée à 2025, a été repoussée à 2030, aucun pays n’ayant atteint la cible.
Où en sont les Français ?
L’étude Esteban, menée par Santé publique France entre 2014 et 2016, reste la référence nationale la plus solide.
| Indicateur (adultes 18-74 ans, 2015) | Valeur |
|---|---|
| Apport moyen en sel, toutes sources | 8,1 g/jour |
| Hommes | 9,2 g/jour |
| Femmes | 7,1 g/jour |
| Adultes consommant moins de 6 g/jour | 22 % |
| Repère OMS | moins de 5 g/jour |
Autrement dit : la grande majorité des adultes dépasse le repère, et l’écart est plus marqué chez les hommes. Le constat vaut aussi pour les enfants, chez lesquels la consommation excessive s’est amplifiée sur dix ans.
Le sel caché, principal coupable
C’est le point que la journée du 29 août éclaire mal si l’on s’en tient à la salière. Environ 80 % du sel ingéré ne provient pas du geste de saler, mais des aliments eux-mêmes ; les 20 % restants correspondent au sel ajouté en cuisine et à table. Les principaux vecteurs identifiés par l’agence sanitaire française sont, par ordre d’importance : le pain et les produits de panification, les charcuteries, les fromages, les soupes, puis les plats composés et les biscuits salés d’apéritif.
Conséquence pratique : troquer le sel contre du thym améliore la situation, mais ne règle qu’un cinquième du problème. Le levier principal reste la composition des aliments transformés et la lecture des étiquettes.
Le pain français, laboratoire de la réduction du sel
Le 29 août est l’occasion de rappeler un cas d’école français, rarement mentionné sur les sites qui traitent de cette journée : la baisse du sel dans le pain, premier contributeur de l’apport sodé en France.
Dès 2002, l’agence sanitaire recommandait de plafonner la teneur à 18 g de sel par kilo de farine. Les progrès sont d’abord restés lents. Le 3 mars 2022, un accord collectif volontaire a été signé au Salon de l’agriculture entre les pouvoirs publics et l’ensemble de la filière : artisans boulangers, entreprises de la boulangerie, distributeurs, meuniers. Nouveauté méthodologique importante, le dosage n’est plus exprimé par kilo de farine mais par kilo de pain fini, seule mesure comparable d’une recette à l’autre. Trois paliers ont été échelonnés jusqu’en octobre 2025.
Les résultats, publiés en mai 2026 par l’Observatoire de l’alimentation, sont mesurables.
| Catégorie de pain | Seuil de l’accord | Teneur moyenne mesurée | Taux de conformité |
|---|---|---|---|
| Pains courants et tradition | 1,40 g/100 g | 1,27 g/100 g | 81,7 % |
| Pains complets et céréales | 1,30 g/100 g | 1,17 g/100 g | 81,8 % |
| Pains de mie | 1,10 g/100 g | 1,00 g/100 g | 96,7 % |
Sur longue période, la teneur moyenne en sel a reculé de 25 % dans les pains courants entre 2015 et 2024, de 18 % dans les pains complets et aux céréales entre 2009 et 2024, et de 17 % dans les pains de mie entre 2012 et 2025.
L’effet sanitaire a été chiffré. Une étude publiée en janvier 2026 par Santé publique France estime que cette seule mesure a fait baisser la consommation de sel de 0,35 g par jour en moyenne et la pression artérielle de 0,21 mmHg. À l’échelle du pays, cela représenterait environ 8 400 hospitalisations évitées chaque année, 136 000 journées d’hospitalisation en moins pour maladies cardio-cérébrovasculaires, rénales et démences, et 11 300 années de vie perdues épargnées. Les bénéfices les plus nets concernent les hommes et les femmes de 55 à 64 ans.
Enseignement à retenir le 29 août : une réduction lente et invisible, étalée sur plusieurs années, laisse au palais le temps de s’adapter. C’est exactement le principe applicable à la maison.
Herbes, épices, aromates : ce qui remplace vraiment le sel
Herbes ou épices : la différence
La distinction est simple et souvent confondue. Les herbes proviennent des parties vertes de la plante : feuilles, tiges, sommités fleuries. Persil, basilic, thym, romarin, ciboulette, estragon, menthe. Les épices proviennent des autres organes : graine, racine, écorce, bouton floral, fruit. Poivre, cumin, coriandre en graines, cannelle, gingembre, clou de girofle, curcuma.
Les unes comme les autres ne contiennent pratiquement pas de sodium. Elles n’apportent ni sel, ni sucre, ni matière grasse, et colorent l’assiette autant qu’elles la parfument.
Les quatre leviers du goût sans sodium
Remplacer le sel ne consiste pas à saupoudrer des herbes au hasard. Quatre mécanismes gustatifs prennent le relais :
- L’aromatique : herbes fraîches ou séchées, zestes d’agrumes, ail, oignon, échalote.
- L’acidité : jus de citron, vinaigres, verjus, tomate. L’acide réveille la perception des saveurs et compense la baisse de sel.
- L’umami : champignons séchés, tomate concentrée, parmesan, levure maltée. Attention toutefois, plusieurs sources d’umami industrielles sont elles-mêmes très salées.
- Le piquant et l’amer : poivres, piments, gingembre, moutarde, roquette. Ils occupent la bouche autrement.
Quelle herbe pour quel plat
| Préparation | Aromates à privilégier |
|---|---|
| Grillades, viandes rôties | Romarin, thym, sarriette, ail |
| Poissons, coquillages | Aneth, fenouil, estragon, citron, persil |
| Légumes d’été, ratatouille | Basilic, origan, marjolaine, herbes de Provence |
| Soupes et potages | Laurier, thym, livèche, cerfeuil |
| Œufs, fromages frais | Ciboulette, cerfeuil, estragon, persil plat |
| Légumineuses, céréales | Cumin, coriandre, curcuma, menthe |
| Pommes de terre | Persil, ciboulette, muscade, paprika |
Deux règles de mise en œuvre : les herbes coriaces et résineuses (thym, romarin, laurier, sarriette) s’ajoutent en début de cuisson pour diffuser leurs huiles essentielles ; les herbes tendres (basilic, ciboulette, persil, cerfeuil, aneth) se déposent à la fin, hors du feu, sous peine de perdre tout arôme.
Les faux amis à surveiller
C’est ici que la journée du 29 août mérite une mise au point que peu de sites font. Plusieurs produits présentés comme des alternatives au sel en sont saturés :
- Le sel de céleri, le sel aux herbes, les mélanges « aux légumes » : le sel y est souvent le premier ingrédient.
- Les bouillons cubes et fonds déshydratés : parmi les produits les plus salés du placard.
- La sauce soja, le nuoc-mâm, la sauce Worcestershire : très riches en sodium, même en version allégée.
- La fleur de sel et les sels dits « naturels » : chimiquement, c’est du chlorure de sodium. La granulométrie change la perception, pas l’apport.
- Le gomasio : mélange de sésame et de sel, moins salé qu’une salière classique mais salé quand même.
Cas particulier des substituts de sel enrichis en potassium. En janvier 2025, l’OMS a publié une ligne directrice suggérant de remplacer le sel de table ordinaire par un substitut à teneur réduite en sodium contenant du potassium, pour les adultes en population générale. Mais l’agence sanitaire française a alerté sur le fait que ces produits peuvent présenter un risque pour des populations spécifiques : insuffisants rénaux, insuffisants cardiaques, personnes traitées pour une hypertension par certaines classes de médicaments, diabétiques, personnes âgées. Elle recommande un étiquetage plus explicite. La règle est donc l’avis médical préalable en cas de traitement ou de pathologie chronique, et non l’achat spontané en rayon.
La France, terre d’herbes aromatiques
Le 29 août prend un relief particulier en France, où la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales connaît une croissance continue.
Selon les données rassemblées par FranceAgriMer à partir de la déclaration PAC 2024, la surface cultivée atteint 69 200 hectares, en hausse de 17 % sur un an, répartis entre 6 900 exploitations. La lavande et le lavandin occupent 27 500 hectares, destinés principalement aux huiles essentielles ; les 41 700 hectares restants regroupent les autres plantes, dont 17 600 hectares de coriandre. L’agriculture biologique représente 38 % des surfaces. Au total, environ 120 espèces sont cultivées et 350 issues de la cueillette sauvage.
Les bassins de production sont spécialisés : Sud-Est et Corse pour les plantes à parfum, Bretagne, Bassin parisien et Sud-Est pour les aromatiques de consommation, massifs montagneux pour la cueillette.
Le mélange « herbes de Provence » n’est pas ce qu’on croit
La dénomination « herbes de Provence » n’est pas protégée : n’importe quel mélange peut la revendiquer, quelle que soit son origine. Seul le Label Rouge « Herbes de Provence », reconnu en 2003 et porté par l’Association interprofessionnelle des herbes de Provence, impose une recette fixe et un cahier des charges contrôlé.
| Composant | Proportion Label Rouge |
|---|---|
| Origan | 27 % |
| Romarin | 27 % |
| Sarriette | 27 % |
| Thym | 19 % |
On trouve ce quatuor sans additif ni sel ajouté dans des mélanges d’origine française, comme les herbes de Provence 100 % françaises associant sarriette, origan, romarin et thym.
Quatre plantes, donc, et ni lavande ni basilic. La lavande, fréquemment ajoutée aux mélanges vendus en Amérique du Nord, ne figure pas dans les recettes provençales historiques. La production sous Label Rouge représente environ 35 tonnes, pour 2 millions d’euros de ventes en grande distribution sur un marché total d’environ 14 millions d’euros. Le thym de Provence bénéficie pour sa part d’une IGP reconnue en 2018, pour une production d’environ 84 tonnes.
Une balance commerciale déficitaire
Le paradoxe mérite d’être connu : la France est le 9e importateur mondial de plantes aromatiques, avec 56 800 tonnes importées pour 390 millions d’euros, contre 15 600 tonnes exportées pour 156 millions d’euros au 17e rang mondial. Le pot de basilic séché du placard a de bonnes chances de ne pas être français.
Comment célébrer le 29 août
Gestes concrets en cuisine
- Retirer la salière de la table : le geste le plus efficace, et le plus immédiat.
- Ne pas saler l’eau de cuisson des pâtes, du riz et des légumes, ou diviser la dose par deux.
- Goûter avant de saler, réflexe que beaucoup ont perdu.
- Préparer un mélange maison sans sel : thym, origan, ail en poudre, paprika, poivre, zeste de citron séché.
- Congeler les herbes du jardin en cubes d’huile d’olive pour l’hiver.
Réduire progressivement, pas brutalement
L’expérience du pain français le démontre : une baisse échelonnée sur plusieurs années permet au palais de suivre. À domicile, la même logique s’applique. Réduire de 10 à 20 % à chaque fois, sur plusieurs semaines, donne de meilleurs résultats durables qu’un arrêt net qui rend les plats fades et décourage.
Apprendre à lire une étiquette
La mention utile est la teneur en sel pour 100 g. En repère : au-delà de 1,5 g de sel pour 100 g, un produit est considéré comme salé ; en dessous de 0,3 g, il est peu salé. Attention aux étiquettes exprimées en sodium : il faut multiplier par 2,5 pour obtenir l’équivalent en sel.
Cultiver ses herbes
Fin août est la période de récolte et de bouturage. Thym, romarin, sauge et laurier se bouturent facilement ; le persil et la ciboulette se ressèment. Une jardinière de balcon suffit à couvrir l’essentiel des besoins d’un foyer.
Le saviez-vous ?
- Une journée déposée. Les journées créées par Thomas et Ruth Roy sont protégées par le droit d’auteur américain. Leurs auteurs demandent d’être contactés pour toute exploitation commerciale, ce qui en fait un cas rare de célébration privée.
- Le jour du fenouil. Dans le calendrier républicain français, le 29 août correspondait au 12 fructidor, officiellement dénommé jour du fenouil, plante aromatique s’il en est.
- Le voisinage du calendrier. Le 29 août partage la date avec la Journée internationale contre les essais nucléaires, celle-ci officiellement instituée par les Nations unies.
- Coriandre, reine discrète. Avec 17 600 hectares, la coriandre représente à elle seule plus du quart des surfaces françaises de plantes à parfum, aromatiques et médicinales, loin devant le thym ou le basilic.
Foire aux questions
Quand a lieu la journée « Plus d’herbes moins de sel » ? La journée « Plus d’herbes, moins de sel » a lieu chaque année le 29 août, à date fixe. Elle ne se déplace pas en fonction du jour de la semaine et n’est pas soumise à une date flottante.
Qui a créé la journée « Plus d’herbes, moins de sel » ? La journée « Plus d’herbes, moins de sel » a été créée par Thomas et Ruth Roy, un couple de Pennsylvanie qui édite le calendrier des Wellcat Holidays et a inventé plus de quatre-vingts journées officieuses depuis 1986. Il ne s’agit ni d’une journée des Nations unies ni d’une journée officielle française.
Combien de sel par jour ne faut-il pas dépasser ? Il ne faut pas dépasser 5 g de sel par jour pour un adulte, soit environ une cuillère à café rase, toutes sources confondues. Ce repère est celui de l’Organisation mondiale de la santé. En France, l’apport moyen des adultes était estimé à 8,1 g par jour en 2015, soit nettement au-dessus.
Quelles herbes remplacent le mieux le sel en cuisine ? Les herbes qui remplacent le mieux le sel sont celles au parfum affirmé : thym, romarin, sarriette et origan pour les grillades et les légumes, aneth, fenouil et estragon pour les poissons, ciboulette, cerfeuil et persil pour les œufs et les fromages frais. Elles gagnent à être associées à de l’acidité, sous forme de citron ou de vinaigre, qui amplifie la perception des saveurs.
Quelle est la principale source de sel dans l’alimentation des Français ? La principale source de sel dans l’alimentation des Français est le pain et les produits de panification, devant les charcuteries, les fromages, les soupes et les plats composés. Environ 80 % du sel consommé provient des aliments eux-mêmes et non de la salière.
Les substituts de sel enrichis en potassium sont-ils sans danger ? Les substituts de sel enrichis en potassium ne sont pas sans danger pour tout le monde. L’OMS en suggère l’usage en population générale adulte depuis janvier 2025, mais l’agence sanitaire française alerte sur les risques pour les personnes insuffisantes rénales ou cardiaques, hypertendues sous certains traitements, diabétiques ou âgées. Un avis médical est nécessaire en cas de pathologie chronique ou de traitement en cours.
Un bouquet plutôt qu’une pincée
Le 29 août n’a rien d’une journée solennelle : elle est née d’une plaisanterie de radio devenue habitude, et sa formule d’origine tient en six mots. Elle touche pourtant juste. Réduire le sel n’est pas une affaire de privation mais de substitution, et l’histoire du pain français prouve qu’une baisse progressive passe inaperçue au palais tout en évitant des milliers d’hospitalisations.
Reste le geste le plus simple, et le plus efficace : couper quelques brins de ciboulette avant de tendre la main vers la salière. Fin août, ils sont au jardin.
