Chaque premier samedi de juillet, la Journée internationale des coopératives met à l’honneur un modèle d’entreprise fondé sur une règle simple : une personne, une voix. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies, cette journée célèbre des entreprises détenues et gouvernées démocratiquement par leurs membres, présentes dans l’agriculture, la banque, le commerce, le logement, l’énergie ou les services. Avec près de trois millions de coopératives recensées dans le monde et plus de 12 % de la population mondiale sociétaire de l’une d’entre elles, le mouvement coopératif constitue l’une des formes d’organisation économique les plus répandues de la planète — et l’une des moins connues du grand public.

| Élément | Information |
|---|---|
| Nom officiel | Journée internationale des coopératives |
| Date | Premier samedi de juillet (date variable chaque année) |
| Instaurée par | Assemblée générale des Nations Unies |
| Résolution fondatrice | A/RES/47/90 du 16 décembre 1992 |
| Première célébration onusienne | Premier samedi de juillet 1995 |
| Origine du mouvement | Journée célébrée par l’Alliance coopérative internationale (ACI) depuis 1923 |
| Coordination du thème annuel | ACI et ONU, via le COPAC |
| Mot-dièse international | #CoopsDay |
C’est quoi une coopérative ?
Une coopérative est une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs besoins et aspirations économiques, sociales et culturelles communes, au moyen d’une entreprise dont elles sont collectivement propriétaires et qu’elles gèrent démocratiquement. Cette définition, portée par l’ACI et reprise par les Nations Unies, distingue la coopérative des sociétés de capitaux classiques sur un point décisif : le pouvoir n’y est pas proportionnel au capital détenu.
Ce qui différencie une coopérative d’une entreprise classique
- La double qualité : le membre est à la fois associé et usager de l’entreprise (client, fournisseur, salarié, habitant selon le type de coopérative).
- La gouvernance démocratique : chaque sociétaire dispose d’une voix en assemblée générale, quel que soit le montant de ses parts sociales.
- La destination des excédents : les résultats sont prioritairement mis en réserve pour financer le développement de la coopérative, ou redistribués aux membres au prorata de leur activité — et non du capital apporté.
- La non-délocalisation de fait : la propriété étant détenue par les membres eux-mêmes, ancrés sur un territoire, l’entreprise n’est pas cessible à des investisseurs extérieurs.
- Des réserves impartageables : dans de nombreux statuts coopératifs, une partie du patrimoine accumulé ne peut être appropriée individuellement, garantissant la transmission du projet aux générations suivantes.
Les sept principes coopératifs
L’identité coopérative repose sur sept principes reconnus internationalement :
- Adhésion volontaire et ouverte à tous
- Contrôle démocratique exercé par les membres
- Participation économique des membres
- Autonomie et indépendance
- Éducation, formation et information
- Coopération entre les coopératives
- Souci de la communauté
Origine et histoire de la Journée internationale des coopératives
Des tisserands écossais aux Pionniers de Rochdale
Les premières traces documentées d’une coopérative remontent à Fenwick, en Écosse, où des tisserands décident, le 14 mars 1761, de vendre en commun un sac d’avoine à prix réduit dans le cottage de John Walker : la Société des tisserands de Fenwick est née. Mais c’est en 1844, à Rochdale, aux portes de Manchester, que vingt-huit ouvriers tisserands fondent la Société des équitables pionniers de Rochdale, dont les statuts formalisent les règles qui inspireront durablement le mouvement coopératif mondial.
En France, la coopération plonge des racines plus anciennes encore : dans le Jura, les fruitières rassemblent depuis le Moyen Âge des producteurs de lait qui mettent leur collecte en commun, une seule meule de comté exigeant bien plus de lait qu’un éleveur n’en produit.
La naissance de la journée
L’Alliance coopérative internationale (ACI), fondée en 1895, célèbre une journée internationale des coopératives depuis 1923. Il faudra près de sept décennies pour que les Nations Unies reprennent officiellement cette date.
En 1992, à l’issue d’un travail de plaidoyer mené par les membres de l’ACI et le Comité pour la promotion et le progrès des coopératives (COPAC), l’Assemblée générale proclame par la résolution A/RES/47/90 du 16 décembre 1992 le premier samedi de juillet 1995 Journée internationale des coopératives — une date choisie pour coïncider avec la journée déjà célébrée par l’ACI et pour marquer le centenaire de la création de l’Alliance. La résolution A/RES/49/155 du 23 décembre 1994 ancre ensuite la célébration dans le calendrier onusien annuel.
Chronologie de la reconnaissance internationale
| Année | Étape |
|---|---|
| 1761 | Société des tisserands de Fenwick (Écosse), première coopérative documentée |
| 1834 | Association chrétienne des bijoutiers en doré à Paris, inspirée de Philippe Buchez |
| 1844 | Fondation de la Société des équitables pionniers de Rochdale |
| 1880 | Fondation légale de l’Association coopérative du capital et du travail au Familistère de Guise |
| 1895 | Création de l’Alliance coopérative internationale (ACI) |
| 1923 | Première Journée internationale des coopératives célébrée par l’ACI |
| 1992 | Proclamation de la Journée par l’ONU (A/RES/47/90) |
| 1994 | Inscription annuelle au calendrier onusien (A/RES/49/155) |
| 1995 | Première célébration officielle sous l’égide de l’ONU ; adoption de la Déclaration sur l’identité coopérative |
| 2002 | Recommandation n° 193 de l’OIT sur la promotion des coopératives |
| 2012 | Première Année internationale des coopératives |
| 2023 | Première résolution de l’Assemblée générale sur l’économie sociale et solidaire |
| 2025 | Deuxième Année internationale des coopératives |
| 2025 | Résolution A/RES/80/182 : une Année internationale des coopératives préconisée tous les dix ans |
Objectifs de la journée
- Faire connaître le modèle coopératif auprès du grand public, des décideurs et des médias, dans des sociétés où l’entreprise est spontanément associée à la société de capitaux.
- Valoriser la contribution des coopératives au développement durable, dans ses dimensions économique, sociale et environnementale.
- Mobiliser les pouvoirs publics en faveur de cadres juridiques, fiscaux et financiers favorables aux entreprises coopératives.
- Renforcer les liens entre coopératives, conformément au sixième principe coopératif, par des rencontres et des partenariats internationaux.
- Promouvoir les valeurs de solidarité, d’équité et de démocratie économique portées par le mouvement depuis près de deux siècles.
Importance et impact du modèle coopératif
Un poids économique mondial considérable
Le mouvement coopératif ne relève ni de la marge ni de l’expérimentation : il représente une part substantielle de l’économie mondiale.
| Indicateur | Donnée |
|---|---|
| Coopératives recensées dans le monde | Environ 3 millions |
| Part de la population mondiale membre d’une coopérative | Plus de 12 % |
| Membres représentés par l’ACI | 1,2 milliard de personnes |
| Emplois dans les coopératives | 280 millions, soit environ 10 % de la population active mondiale |
| Chiffre d’affaires cumulé des 300 premières coopératives et mutuelles | 2 409,41 milliards de dollars |
Une contribution reconnue aux Objectifs de développement durable
Les Nations Unies considèrent les coopératives comme des partenaires clés du développement social. Elles contribuent directement à l’élimination de la pauvreté et de la faim, à l’inclusion sociale, à l’égalité des genres, ainsi qu’à l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation de ses effets. Leur rôle est particulièrement souligné dans l’amélioration de la situation économique des peuples autochtones, des collectivités rurales et des populations vulnérables, ainsi que dans l’inclusion financière et le développement économique local.
Une redistribution différente de la valeur
Parce que les coopératives sont centrées sur les personnes et non sur le capital, elles ne perpétuent ni n’accélèrent la concentration des richesses. Le principe de participation économique des membres implique que tous contribuent équitablement au capital et le contrôlent démocratiquement. Cette architecture produit trois effets structurels :
- Un ancrage territorial fort : les décisions stratégiques intègrent leur impact sur la communauté, et les approvisionnements privilégient souvent l’économie locale.
- Une résilience aux chocs : la logique de mise en réserve plutôt que de distribution maximale du résultat renforce les fonds propres et la capacité d’absorption des crises.
- Un horizon de long terme : l’absence d’actionnaires exigeant un rendement immédiat autorise des stratégies pluriannuelles.
La diversité des coopératives à travers le monde
Le modèle coopératif n’est pas un secteur : c’est un statut juridique qui irrigue toutes les branches de l’activité humaine. Sa physionomie varie fortement d’un pays à l’autre.
Par type de sociétariat
- Coopératives d’usagers ou de consommateurs : les membres sont les clients de l’entreprise (coopératives de consommation, coopératives d’habitants, coopératives scolaires).
- Coopératives d’entreprises : les membres sont des entrepreneurs indépendants qui mutualisent achats, logistique ou enseigne (coopératives agricoles, de commerçants, d’artisans, maritimes).
- Coopératives de salariés : les membres sont les travailleurs eux-mêmes, propriétaires collectifs de leur outil de travail.
- Coopératives bancaires : les clients sont sociétaires des caisses locales, elles-mêmes détentrices des échelons régionaux et nationaux.
- Coopératives multisociétariales : elles associent au sein d’une même gouvernance salariés, usagers, collectivités et partenaires.
Des spécialisations nationales marquées
La cartographie mondiale du mouvement révèle des dominantes très différentes selon les pays. Les coopératives agricoles et de crédit structurent le paysage nord-américain, avec de grands groupes laitiers et céréaliers ainsi qu’un réseau dense de credit unions. En Europe du Nord et en Allemagne, la distribution alimentaire coopérative occupe une place majeure. Le logement coopératif est particulièrement développé dans les pays scandinaves et en Suisse, tandis que l’énergie coopérative citoyenne — production et distribution locales d’électricité renouvelable — connaît un essor rapide dans plusieurs pays européens. En France, la combinaison d’un secteur bancaire coopératif dominant, d’une agriculture massivement organisée en coopératives et d’un commerce associé puissant constitue une configuration singulière.
Défis et enjeux contemporains des coopératives
Le défi du financement
Le modèle coopératif rencontre une difficulté structurelle : ne pouvant pas ouvrir librement son capital à des investisseurs extérieurs sans altérer sa gouvernance, il dispose d’un accès plus contraint aux fonds propres que les sociétés de capitaux. Les résolutions onusiennes invitent explicitement les gouvernements à faciliter l’accès aux capitaux et à garantir une fiscalité équitable pour ces entreprises.
Le défi de la visibilité et de l’identité
L’un des paradoxes du mouvement tient au décalage entre son poids réel et sa notoriété. Une large part des sociétaires — notamment dans les banques coopératives, les coopératives de logement ou scolaires — ignorent leur qualité d’associé et n’exercent pas leurs droits de vote. Ce sociétariat « dormant » interroge la vitalité démocratique interne et alimente une critique récurrente : à mesure que les groupes coopératifs grandissent et se dotent de filiales de droit commun, la distance se creuse entre la structure faîtière et le principe fondateur.
Le défi numérique et concurrentiel
- Transformation digitale : digitalisation des parcours clients, déploiement de l’intelligence artificielle, adaptation des réseaux physiques.
- Concurrence de plateformes internationales contournant parfois les normes fiscales, sociales et environnementales applicables aux acteurs implantés localement.
- Préservation de la relation humaine et de la présence territoriale, souvent revendiquées comme différenciant coopératif, face à la pression sur les coûts.
Le défi des transitions
Volatilité durable des marchés agricoles, aléas climatiques, hausse des coûts de l’énergie et des intrants, attentes croissantes en matière de revenu des adhérents : les coopératives, très exposées aux secteurs primaires, doivent absorber ces tensions tout en jouant leur rôle historique d’amortisseur pour leurs membres.
Le défi du renouvellement
L’accès des femmes et des jeunes aux fonctions de direction et aux conseils d’administration demeure un chantier ouvert, explicitement identifié par les Nations Unies parmi les axes de progrès prioritaires du mouvement.

Comment célébrer la Journée internationale des coopératives
Initiatives des organisations coopératives
- Portes ouvertes dans les magasins, caisses locales, exploitations et sièges coopératifs, permettant de découvrir la gouvernance et le sociétariat.
- Assemblées et rencontres intercoopératives réunissant sociétaires, salariés et élus.
- Foires, expositions et concours organisés autour des thématiques de la journée.
- Remises de prix et valorisation de projets portés par des coopératives locales.
Mobilisation institutionnelle
Les gouvernements, agences des Nations Unies, collectivités et organisations partenaires organisent conférences, tables rondes et rencontres consacrées au cadre juridique, au financement et à la reconnaissance statistique des coopératives. Le thème de chaque édition est défini conjointement par l’ACI et les Nations Unies dans le cadre du COPAC, et décliné dans l’ensemble des langues officielles.
Actions numériques et sensibilisation
- Publication de messages officiels traduits pour une diffusion mondiale.
- Campagnes sur les réseaux sociaux fédérées par le mot-dièse #CoopsDay.
- Articles de presse, émissions de radio et podcasts consacrés au modèle coopératif.
- Cartographies collaboratives recensant les événements organisés dans le monde.
Comment participer à son échelle
- Vérifier son sociétariat : consulter ses contrats bancaires, son bail ou sa carte de fidélité pour savoir si l’on est déjà membre d’une coopérative sans le savoir.
- Participer à l’assemblée générale de sa banque coopérative ou de son magasin coopératif, et y exercer son droit de vote.
- Privilégier une enseigne coopérative pour un achat, une adhésion ou un placement.
- Découvrir un lieu de mémoire coopérative, comme le Familistère de Guise dans l’Aisne, aujourd’hui site muséal.
- Se renseigner sur la reprise d’entreprise en coopérative lorsqu’on est salarié d’une structure en transmission.
Focus France : un pays de tradition coopérative
Une histoire ancienne et théorisée
La France occupe une place particulière dans l’histoire du mouvement. Les fruitières jurassiennes pratiquent la mise en commun du lait depuis le Moyen Âge. En 1834, quatre ouvriers parisiens fondent l’Association chrétienne des bijoutiers en doré, considérée comme la première coopérative ouvrière de production « moderne » : inspirée du contrat d’association proposé par le médecin saint-simonien Philippe Buchez, elle repose sur la constitution d’un capital indissoluble, indivisible et inaliénable, alimenté par les réserves — principe fondateur du droit coopératif français, qui survivra à la disparition de l’association en 1873.
Le fouriériste Jean-Baptiste André Godin transforme en 1859 son usine de poêles en fonte de Guise, dans l’Aisne, avant de fonder légalement, le 13 août 1880, l’Association coopérative du capital et du travail, qui fait du Familistère et de ses usines la propriété collective des travailleurs. À la fin du siècle, l’économiste Charles Gide et l’École de Nîmes théorisent la coopération comme voie d’émancipation au service de l’intérêt général, jusqu’à son projet de « République coopérative ».
Un cadre juridique structuré
Le droit coopératif français repose sur la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération, votée au lendemain de la Libération, complétée par des lois particulières propres à chaque famille coopérative. Son article premier définit la coopérative comme une société constituée par plusieurs personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs besoins économiques ou sociaux par leur effort commun, et énonce ses principes : adhésion volontaire et ouverte, gouvernance démocratique, participation économique des membres, formation de ces derniers et coopération entre coopératives. Chaque membre y dispose d’une voix en assemblée générale, sauf dispositions spéciales.
La loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire modernise ce cadre : elle réécrit l’article premier de la loi de 1947, encadre l’admission d’associés non coopérateurs — qui ne peuvent détenir ensemble plus de 49 % des droits de vote — et généralise la révision coopérative, contrôle quinquennal vérifiant la conformité de l’organisation et du fonctionnement de la société aux règles et principes de la coopération.
Le poids économique des coopératives françaises
| Indicateur national | Donnée |
|---|---|
| Entreprises coopératives | 21 600 |
| Chiffre d’affaires cumulé | 344 milliards d’euros |
| Salariés | 1,1 million, soit 5,2 % de l’emploi privé |
| Sièges sociaux du Top 100 situés en région | 80 % |
Les grandes familles coopératives françaises
| Famille | Structures | Salariés | Repères |
|---|---|---|---|
| Coopératives agricoles | 2 100 coopératives et 10 374 CUMA | 200 000 (filiales incluses) | 118 Md€ de chiffre d’affaires ; 315 953 sociétaires |
| Coopératives de commerçants | 135 | 383 510 | 129,45 Md€ de chiffre d’affaires consolidé |
| Banques coopératives | 3 groupes, 4 294 caisses locales | 347 105 | 31,03 millions de clients-sociétaires ; 19 916 agences |
| Scop, Scic et CAE | 2 723 Scop, 1 417 Scic, 163 CAE | 87 699 | 36 437 sociétaires |
Dans l’agriculture, environ trois agriculteurs sur quatre adhèrent à une coopérative. Les parts de marché sont considérables : 70 % de la collecte de céréales, 55 % de la collecte de lait de vache et 42 % de sa transformation, 93 % des porcs collectés, 90 % de la production de sucre de betterave, et une bouteille de vin sur deux.
Dans la banque, les groupes coopératifs constituent la colonne vertébrale du système français, avec plus de 60 % des dépôts et des crédits aux ménages et aux entreprises.
Dans le commerce, le commerce coopératif et associé regroupe des commerçants indépendants qui conjuguent autonomie entrepreneuriale et puissance de réseau. Les coopératives pèsent plus de 40 % du marché de l’optique et occupent des positions de premier plan dans la distribution alimentaire, le sport, le bricolage, le jouet, la pharmacie ou le bio.
Un observatoire national
Le Panorama des entreprises coopératives, publié tous les deux ans par Coop FR avec l’appui méthodologique de l’Observatoire national d’ESS France, constitue le principal outil de mesure du secteur. Les chiffres cités ci-dessus en sont issus et sont actualisés à chaque édition.
En 2027, le premier samedi de juillet tombe le 3 juillet. La Journée internationale des coopératives est mobile et change de date selon les années.
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FAQ : tout savoir sur la Journée internationale des coopératives
Quand a lieu la Journée internationale des coopératives ?
La Journée internationale des coopératives a lieu chaque année le premier samedi du mois de juillet. Sa date calendaire varie donc d’une année sur l’autre, entre le 1er et le 7 juillet. Cette date a été retenue pour coïncider avec la journée que l’Alliance coopérative internationale célébrait déjà depuis 1923.
Qui a créé la Journée internationale des coopératives ?
La Journée internationale des coopératives a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies, qui l’a proclamée par la résolution A/RES/47/90 du 16 décembre 1992, à l’issue d’un travail de plaidoyer mené par les membres de l’Alliance coopérative internationale et le COPAC. La résolution A/RES/49/155 du 23 décembre 1994 a ensuite inscrit cette célébration au calendrier annuel des Nations Unies, la première édition onusienne ayant eu lieu en 1995, année du centenaire de l’ACI.
Quelle est la différence entre une coopérative et une entreprise classique ?
La différence entre une coopérative et une entreprise classique tient à la répartition du pouvoir et à la destination des résultats. Dans une coopérative, chaque sociétaire dispose d’une voix en assemblée générale, indépendamment du capital qu’il détient, alors que dans une société de capitaux le pouvoir est proportionnel aux parts possédées. Par ailleurs, les excédents d’une coopérative sont prioritairement mis en réserve pour financer son développement ou redistribués selon l’activité des membres, et non selon leur apport financier.
Combien y a-t-il de coopératives dans le monde ?
On recense environ trois millions de coopératives dans le monde. Plus de 12 % de la population mondiale est membre de l’une d’entre elles, l’Alliance coopérative internationale représentant à elle seule 1,2 milliard de sociétaires. Ces entreprises emploient 280 millions de personnes, soit environ 10 % de la population active mondiale.
Quel est le poids des coopératives en France ?
Le poids des coopératives en France est considérable : on y compte 21 600 entreprises coopératives, qui réalisent 344 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient 1,1 million de salariés, soit 5,2 % de l’emploi privé national. Elles sont leaders dans la banque, où elles représentent plus de 60 % des dépôts et des crédits, très présentes dans l’agriculture, où trois agriculteurs sur quatre adhèrent à une coopérative, et structurantes dans le commerce de détail.
Quels sont les sept principes coopératifs ?
Les sept principes coopératifs sont : l’adhésion volontaire et ouverte à tous, le contrôle démocratique exercé par les membres, la participation économique des membres, l’autonomie et l’indépendance, l’éducation, la formation et l’information, la coopération entre les coopératives et le souci de la communauté. Reconnus internationalement par l’Alliance coopérative internationale, ils constituent le socle de l’identité coopérative et se retrouvent, sous une formulation proche, à l’article premier de la loi française du 10 septembre 1947.
Une autre façon d’entreprendre, chaque premier samedi de juillet
Derrière une enseigne de supermarché, une caisse locale bancaire, une cave viticole ou un magasin d’optique se cache souvent une entreprise dont vous êtes peut-être déjà propriétaire, sans le savoir. La Journée internationale des coopératives rappelle qu’un autre partage du pouvoir économique n’est ni une utopie ni une expérimentation marginale : c’est le quotidien de plus d’un milliard de personnes et de trois millions d’entreprises. Le premier samedi de juillet, prenez le temps de vérifier si vous êtes sociétaire quelque part — et, si c’est le cas, d’aller voter.
