Chaque 21 septembre, l’Organisation des Nations Unies invite le monde entier à observer vingt-quatre heures de cessez-le-feu et de non-violence. Instituée en 1981 par l’Assemblée générale des Nations Unies, puis fixée définitivement au 21 septembre en 2001, la Journée internationale de la paix est l’une des rares journées onusiennes à porter une exigence concrète adressée aux belligérants : déposer les armes, ne serait-ce qu’une journée. En 2026, alors que le nombre de conflits armés atteint des sommets inédits depuis 1945 et que les dépenses militaires mondiales dépassent les 2 880 milliards de dollars, cette journée résonne moins comme une commémoration que comme un rappel à l’ordre.
Le 21 septembre n’est d’ailleurs pas une date anodine dans le calendrier : elle concentre aussi son lot d’événements historiques, de naissances célèbres et de traditions que l’on retrouve dans tout ce qui s’est passé un 21 septembre.
C’est quoi la Journée internationale de la paix ?
La Journée internationale de la paix est une journée officielle des Nations Unies consacrée au renforcement des idéaux de paix au sein des nations et des peuples, et entre eux. Elle se distingue par une double nature : elle est à la fois une journée de sensibilisation – éducation, débats, mobilisation citoyenne – et un appel formel à la cessation des hostilités pendant vingt-quatre heures.
Une définition élargie de la paix
L’Organisation des Nations Unies n’entend pas la paix comme la simple absence de guerre. La Déclaration et le Programme d’action sur une culture de la paix, adoptés par l’Assemblée générale en 1999, définissent la paix comme un processus positif, dynamique et participatif, qui favorise le dialogue et le règlement des conflits dans un esprit de compréhension mutuelle et de coopération. Cette conception élargie inclut la sécurité humaine, la dignité, l’accès à la justice, l’égalité et la participation démocratique.
Cette approche recoupe la distinction opérée par les chercheurs entre paix négative (absence de violence ou de peur de la violence) et paix positive (les attitudes, institutions et structures qui créent et entretiennent des sociétés pacifiques). C’est cette seconde dimension que vise la Journée internationale de la paix lorsqu’elle s’adresse aux écoles, aux quartiers et aux collectivités locales autant qu’aux chancelleries.
Cessez-le-feu et non-violence : le cœur du dispositif
Le texte de 2001 est explicite : le 21 septembre doit être observé comme une journée de non-violence et de cessez-le-feu. L’appel n’a aucune force contraignante en droit international, mais il a produit des effets vérifiables dans certains théâtres. En Afghanistan, les trêves négociées autour du 21 septembre à partir de 2007 ont permis à l’OMS et à l’UNICEF de vacciner contre la poliomyélite plus d’un million d’enfants dans des zones jusqu’alors inaccessibles ; en 2008, les Nations Unies ont enregistré une baisse d’environ 70 % des incidents de sécurité dans le pays ce jour-là.
Cette logique de trêve s’inscrit dans une famille d’observances onusiennes consacrées au refus de la force. Onze jours plus tard, le 2 octobre, les Nations Unies célèbrent la voie ouverte par Gandhi, choisie en référence à sa date de naissance.
Origine et histoire de la Journée internationale de la paix
1981 : la création par l’Assemblée générale
La Journée internationale de la paix est instituée le 30 novembre 1981 par la résolution A/RES/36/67 de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui proclame simultanément l’Année internationale de la paix (1986). La date retenue n’est alors pas fixe : la Journée est calée sur la séance d’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée générale, qui se tient le troisième mardi de septembre. La première célébration a lieu en septembre 1982.
Ce choix inscrit la Journée dans la mission fondatrice de l’Organisation, telle que l’énonce le préambule de la Charte des Nations Unies : préserver les générations futures du fléau de la guerre.
2001 : la date fixe du 21 septembre
Vingt ans plus tard, la mobilisation du cinéaste britannique Jeremy Gilley, fondateur en 1999 de l’organisation Peace One Day, aboutit à une seconde résolution. Portée par les gouvernements du Royaume-Uni et du Costa Rica, la résolution A/RES/55/282 est adoptée à l’unanimité le 7 septembre 2001. Elle décide qu’à compter de la cinquante-septième session de l’Assemblée générale, la Journée internationale de la paix sera observée chaque année le 21 septembre, désigné comme journée mondiale de cessez-le-feu et de non-violence.
La première Journée internationale de la paix à date fixe est donc célébrée le 21 septembre 2002. L’année 2026 marque ainsi le 45ᵉ anniversaire de la création de la Journée et le 25ᵉ anniversaire de sa fixation au 21 septembre.
Repères chronologiques de la Journée internationale de la paix
| Année | Étape |
|---|---|
| 1945 | Entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies (24 octobre) |
| 1954 | Le Japon offre à l’ONU la Cloche de la paix, coulée à partir de pièces de monnaie |
| 1981 | Résolution A/RES/36/67 : création de la Journée internationale de la paix |
| 1982 | Première célébration, à l’ouverture de la session de l’Assemblée générale |
| 1999 | Déclaration et Programme d’action sur une culture de la paix (A/RES/53/243) |
| 2001 | Résolution A/RES/55/282 : date fixée au 21 septembre, cessez-le-feu mondial de 24 heures |
| 2002 | Première Journée internationale de la paix célébrée le 21 septembre |
| 2005-2006 | Création de la Commission de consolidation de la paix et du Fonds pour la consolidation de la paix |
| 2007 | Trêve en Afghanistan permettant une campagne massive de vaccination antipoliomyélitique |
| 2024 | Adoption du Pacte pour l’avenir lors du Sommet de l’avenir |
| 2026 | 45 ans de la Journée ; thème « Investir dans la paix » |
Les objectifs principaux de la Journée internationale de la paix
- Obtenir une cessation temporaire des hostilités : inviter tous les belligérants à observer un cessez-le-feu de vingt-quatre heures, y compris pour permettre l’accès humanitaire.
- Éduquer à la paix : encourager les États à organiser des activités pédagogiques et de sensibilisation, en particulier auprès des jeunes générations.
- Rappeler le coût de la guerre : honorer les victimes des conflits par une minute de silence observée à midi, heure locale.
- Promouvoir une culture de la paix : diffuser les valeurs de tolérance, de dialogue, de non-violence et de règlement pacifique des différends.
- Mobiliser la société civile : impliquer les collectivités, les associations, les écoles et les entreprises au-delà du seul champ diplomatique.
Importance et impact : pourquoi la Journée internationale de la paix compte
Un monde en conflit : l’état des lieux chiffré
Les données publiées en 2026 dressent un tableau sans ambiguïté. Selon le rapport Conflict Trends de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (PRIO), fondé sur les données de l’Uppsala Conflict Data Program, 65 conflits impliquant au moins un État ont été recensés en 2025, un niveau inédit depuis 1946. Le nombre de conflits interétatiques a doublé en un an pour atteindre huit, un autre record.
Le Global Peace Index, publié chaque année par l’Institute for Economics & Peace, enregistre en 2026 sa douzième année consécutive de dégradation du niveau de paix mondial. Une note plus nuancée vient du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés : les déplacements forcés ont reculé en 2025 pour la première fois depuis dix ans, tout en restant, selon l’agence, à un niveau inacceptable. Le Soudan demeure la plus grande crise de déplacement au monde, avec 9,1 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays. C’est le sort de ces populations déracinées que l’ONU met en lumière chaque 20 juin.
| Indicateur | Valeur | Année | Source |
|---|---|---|---|
| Conflits impliquant au moins un État | 65 | 2025 | PRIO / UCDP |
| Conflits interétatiques | 8 | 2025 | PRIO / UCDP |
| Décès liés aux conflits | plus de 181 000 | 2025 | Global Peace Index 2026 |
| Pays impliqués dans un conflit externe | 103 (contre 59 en 2008) | 2026 | Global Peace Index 2026 |
| Pays dont le niveau de paix se dégrade | 99 | 2026 | Global Peace Index 2026 |
| Personnes déplacées de force | 117,8 millions | fin 2025 | HCR |
| Déplacés à l’intérieur de leur pays | 68,7 millions | fin 2025 | HCR |
Le Global Peace Index, publié chaque année par l’Institute for Economics & Peace, enregistre en 2026 sa douzième année consécutive de dégradation du niveau de paix mondial. Une note plus nuancée vient du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés : les déplacements forcés ont reculé en 2025 pour la première fois depuis dix ans, tout en restant, selon l’agence, à un niveau inacceptable. Le Soudan demeure la plus grande crise de déplacement au monde, avec 9,1 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays.
Le coût économique de la violence
L’argument économique est devenu central dans le plaidoyer pour la paix. En 2025, l’impact économique mondial de la violence est estimé à 21 810 milliards de dollars en parité de pouvoir d’achat, soit 10,5 % du PIB mondial, ou 2 657 dollars par habitant de la planète.
| Poste | Montant / part | Année |
|---|---|---|
| Impact économique de la violence | 21 810 milliards $ (10,5 % du PIB mondial) | 2025 |
| Dépenses militaires mondiales | 2 887 milliards $ (2,5 % du PIB mondial) | 2025 |
| Évolution des dépenses militaires | + 2,9 %, 11ᵉ hausse annuelle consécutive | 2025 |
| Dépenses militaires en Europe | 864 milliards $ (+ 14 %) | 2025 |
| Trois premiers budgets (États-Unis, Chine, Russie) | 1 480 milliards $, soit 51 % du total | 2025 |
| Budget des opérations de maintien de la paix de l’ONU | environ 5,4 milliards $ | exercice 2025-2026 |
| Part de la consolidation de la paix dans les dépenses militaires | 0,5 % | 2026 |
Le contraste est frappant : le budget annuel de l’ensemble des opérations de maintien de la paix de l’ONU représente moins de 0,2 % des dépenses militaires mondiales. Selon le Global Peace Index 2026, les systèmes militaires et de sécurité intérieure concentrent 73 % du coût de la violence, quand la consolidation de la paix ne capte que 0,5 % des dépenses militaires mondiales. C’est précisément ce déséquilibre que cible le thème retenu pour 2026.
L’ONU sur le terrain : maintien et consolidation de la paix
Depuis la première mission déployée au Proche-Orient en 1948, plus de deux millions d’hommes et de femmes ont servi sous le drapeau des Nations Unies dans 71 missions. Plus de 4 200 Casques bleus ont perdu la vie en service. Selon l’ONU, plus de 50 000 Casques bleus sont aujourd’hui déployés dans onze opérations de maintien de la paix, un effectif appelé à diminuer d’environ un quart à la suite des coupes budgétaires décidées en 2025, en particulier du fait de la réduction de la contribution des États-Unis.
À côté du maintien de la paix, l’architecture onusienne repose sur trois piliers créés en 2005-2006 : la Commission de consolidation de la paix, le Bureau d’appui à la consolidation de la paix et le Fonds pour la consolidation de la paix, principal mécanisme financier de prévention des crises. En juin 2026, l’ONU a célébré les vingt ans de ce dispositif sous la bannière « Peacebuilding@20 ».
La paix à travers le monde : diversité des approches
Des traditions de résolution des conflits enracinées localement
La construction de la paix n’obéit pas partout aux mêmes formes. En Afrique de l’Est et australe, les mécanismes coutumiers de médiation par les anciens et les cérémonies de réconciliation ont été intégrés à des processus de justice transitionnelle, comme les juridictions gacaca au Rwanda. En Colombie, l’accord de 2016 a donné naissance à un système de justice transitionnelle et à des zones de réintégration suivies par une mission des Nations Unies. En Afrique de l’Ouest, la CEDEAO a développé un mécanisme régional d’alerte précoce et de médiation.
Une journée célébrée différemment selon les continents
En Europe, la Journée prend souvent la forme de marches, de concerts et de temps scolaires. En Italie, le drapeau arc-en-ciel PACE, créé pour la marche Pérouse-Assise de 1961 à l’initiative du philosophe Aldo Capitini, est traditionnellement suspendu aux fenêtres. Au Japon, la symbolique de la Cloche de la paix, offerte à l’ONU en 1954, relie la Journée à la mémoire d’Hiroshima et de Nagasaki. Dans les pays en conflit, la Journée est parfois l’occasion de négociations d’accès humanitaire ponctuelles, plutôt que de célébrations publiques.
Une journée à ne pas confondre avec la Journée mondiale de la paix
La Journée internationale de la paix du 21 septembre relève des Nations Unies. Elle est distincte de la Journée mondiale de la paix, journée de prière instituée par le pape Paul VI en 1968 au sein de l’Église catholique et fixée au 1ᵉʳ janvier. La confusion entre les deux dates est fréquente dans les moteurs de recherche comme dans la presse.
Défis et enjeux contemporains de la paix
Réarmement et affaiblissement du multilatéralisme
Onze années consécutives de hausse des dépenses militaires, un fardeau militaire mondial au plus haut depuis 2009, des arsenaux nucléaires en cours de modernisation : la tendance de fond est au réarmement. L’Institute for Economics & Peace décrit une « grande fragmentation » – montée en puissance des puissances moyennes, affaiblissement de l’influence européenne traditionnelle, multiplication des restrictions commerciales – qui rend les conflits plus interconnectés et plus difficiles à résoudre. Le risque géopolitique évalué par l’institut dépasse aujourd’hui les niveaux de la guerre froide.
Technologies : drones et intelligence artificielle
La révolution technologique dans la conduite de la guerre distance le droit international et la diplomatie. Le Global Peace Index 2026 relève une explosion du recours aux drones entre 2018 et 2025 et une compression drastique des délais de ciblage, désormais ramenés de plusieurs heures à quelques secondes par l’usage de l’intelligence artificielle. Aucun cadre juridique international contraignant ne régit à ce jour les systèmes d’armes létales autonomes.
Le sous-financement chronique de la prévention
C’est peut-être le paradoxe le plus documenté : la prévention coûte infiniment moins cher que la guerre, mais reste marginale dans les budgets. Le développement durable et la paix sont interdépendants – neuf des dix pays les plus en difficulté sur la voie du développement sont en proie à des conflits. Les coupes opérées depuis 2025 dans l’aide humanitaire et dans les contributions au maintien de la paix fragilisent encore ce maillon.
Comment célébrer la Journée internationale de la paix
La cérémonie officielle au siège des Nations Unies
Chaque 21 septembre, le Secrétaire général des Nations Unies préside une cérémonie devant la Cloche de la paix, dans le jardin japonais du siège new-yorkais. Coulée en 1952 à partir de pièces de monnaie données par les délégués de soixante nations réunis à Paris en 1951, offerte à l’ONU le 8 juin 1954 par l’Association japonaise pour les Nations Unies, elle porte une inscription en caractères japonais que l’on traduit par « Vive la paix mondiale absolue ». Le Secrétaire général la fait sonner, puis invite à observer une minute de silence en hommage aux victimes de la guerre. Traditionnellement, la cloche ne retentit que deux fois par an : à l’équinoxe de printemps et le 21 septembre.
Initiatives institutionnelles et éducatives
- Dans les écoles : ateliers d’éducation à la paix, débats, correspondances entre établissements, minute de silence à midi.
- Dans les collectivités : cérémonies municipales, plantations d’arbres de la paix, expositions, projections.
- Dans les organisations internationales : sessions spéciales, conférences sur la prévention des conflits, rapports thématiques.
En France : les marches pour la paix
En France, la Journée est portée notamment par le Mouvement de la Paix et par le Collectif national des marches pour la paix, qui appellent chaque année à des rassemblements, marches, débats publics, forums, concerts et expositions. Pour 2026, le Collectif a lancé un appel autour du mot d’ordre « stop les guerres, stop les violences, stop la misère », en invitant à mobiliser toute la période du 19 au 26 septembre – cette dernière date correspondant à la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires.
Comment participer à son échelle
- Donner de son temps pour aider quelqu’un dans son entourage ou sa commune.
- Organiser un « cercle de paix », c’est-à-dire une conversation intergénérationnelle animée par des jeunes autour de solutions concrètes.
- Signaler et contester les propos discriminatoires et le harcèlement, en ligne comme hors ligne.
- Vérifier les faits avant de les partager sur les réseaux sociaux.
- Relayer la mobilisation avec le mot-dièse officiel de 2026, #InvestInPeace.
Thème 2026 : « Investir dans la paix – Pour tous, partout, chaque jour »
Le thème retenu par les Nations Unies pour le 21 septembre 2026 est « Investir dans la paix – Pour tous, partout, chaque jour ». Il met à l’honneur les « artisans quotidiens de la paix » : celles et ceux qui mènent des actions locales, jettent les bases de la stabilité et construisent une paix durable à partir de la base. Le message central est que la paix ne se construit pas seulement autour des tables de négociation, mais aussi dans les salles de classe et dans les quartiers.
La culture de la paix : huit domaines d’action
Ce thème prolonge le Programme d’action sur une culture de la paix adopté en 1999, qui structure l’action en huit domaines :
- L’éducation à la paix
- Le développement économique et social durable
- Le respect des droits humains
- L’égalité entre les femmes et les hommes
- La participation démocratique
- La compréhension, la tolérance et la solidarité
- La communication participative et la libre circulation de l’information
- La paix et la sécurité internationales
Les thèmes des éditions précédentes
| Année | Thème |
|---|---|
| 2026 | Investir dans la paix – Pour tous, partout, chaque jour |
| 2025 | Agissons pour un monde pacifique |
| 2024 | Promouvoir une culture de paix |
| 2023 | Action en faveur de la paix : nos ambitions pour les Objectifs mondiaux |
| 2022 | Mettre fin au racisme. Bâtir la paix |
| 2021 | Se relever, pour un monde plus équitable et durable |
| 2020 | Façonner la paix ensemble |
| 2019 | Action climatique, action pour la paix |
| 2018 | Le droit à la paix : 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme |
Foire aux questions sur la Journée internationale de la paix
Quand a lieu la Journée internationale de la paix ? La Journée internationale de la paix a lieu chaque année le 21 septembre. Cette date est fixe depuis la résolution A/RES/55/282 adoptée en 2001 ; auparavant, depuis 1981, la Journée était célébrée le troisième mardi de septembre, jour d’ouverture de la session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Quel est le thème de la Journée internationale de la paix 2026 ? Le thème de la Journée internationale de la paix 2026 est « Investir dans la paix – Pour tous, partout, chaque jour ». Il rend hommage aux artisans quotidiens de la paix et souligne que la paix se construit dans les salles de classe et les quartiers autant que dans les enceintes diplomatiques. Le mot-dièse associé est #InvestInPeace.
Pourquoi la Journée internationale de la paix est-elle célébrée le 21 septembre ? Si la Journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre, c’est d’abord parce que la date d’origine, en 1981, coïncidait avec l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée générale, fixée au troisième mardi de septembre. En 2001, l’Assemblée générale a choisi de figer cette date au 21 septembre afin de permettre une observation coordonnée et prévisible partout dans le monde.
Quelle est la différence entre la Journée internationale de la paix et la Journée mondiale de la paix ? La différence entre la Journée internationale de la paix et la Journée mondiale de la paix tient à leur origine et à leur date. La première, le 21 septembre, est une journée des Nations Unies dédiée au cessez-le-feu et à la non-violence. La seconde, le 1ᵉʳ janvier, est une journée de prière instituée par le pape Paul VI en 1968 au sein de l’Église catholique.
Que signifie le cessez-le-feu mondial de 24 heures du 21 septembre ? Le cessez-le-feu mondial de 24 heures du 21 septembre est un appel adressé par les Nations Unies à toutes les parties à un conflit pour qu’elles suspendent les hostilités pendant la Journée. Cet appel n’a pas de valeur contraignante en droit international, mais il a permis des trêves ponctuelles, notamment en Afghanistan à partir de 2007, où elles ont autorisé des campagnes de vaccination dans des zones inaccessibles.
Comment participer à la Journée internationale de la paix ? Pour participer à la Journée internationale de la paix, il est possible d’observer la minute de silence à midi, de rejoindre une marche ou un rassemblement – en France, le Collectif national des marches pour la paix en organise chaque année autour du 21 septembre -, d’organiser un temps d’échange dans son école, son entreprise ou son quartier, ou encore de relayer la campagne des Nations Unies sur les réseaux sociaux.
Quarante-cinq ans après sa création, la Journée internationale de la paix n’a rien perdu de son ambivalence : vingt-quatre heures de trêve dans un monde qui compte plus de conflits armés qu’à aucun moment depuis 1945, cela peut sembler dérisoire. C’est pourtant sur ce type d’espaces minuscules que se sont ouvertes des campagnes de vaccination, des couloirs humanitaires et, parfois, des négociations. Le 21 septembre ne changera pas le cours des guerres, mais il rappelle une évidence budgétaire autant que morale : nous consacrons deux cents fois plus d’argent à nous armer qu’à construire la paix. Investir dans la paix, chaque jour et partout, commence par en prendre la mesure.
