9 septembre : Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques

Écouter l’article ≈ 22 min
Initialisation du lecteur vocal…

Chaque 9 septembre, les Nations Unies consacrent une journée à un principe qui devrait aller de soi : une école n’est pas une cible. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en mai 2020, la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques rappelle à toutes les parties aux conflits armés que les établissements d’enseignement, les élèves, les enseignants et les personnels éducatifs bénéficient d’une protection au titre du droit international humanitaire. L’UNESCO et l’UNICEF en assurent conjointement la facilitation.

Cette journée n’a rien de symbolique. Sur la période 2024-2025, la Coalition mondiale pour protéger l’éducation contre les attaques (GCPEA) a recensé au moins 8 566 attaques contre l’éducation à travers le monde, soit une hausse de plus de 40 % par rapport aux deux années précédentes. Salles de classe bombardées, écoles transformées en casernes, enseignants enlevés, étudiants arrêtés : le 9 septembre existe parce que ces faits se répètent, année après année, dans des dizaines de pays.

Qu’est-ce qu’une attaque contre l’éducation ?

L’expression « attaque contre l’éducation » recouvre une réalité plus large que le simple bombardement d’un bâtiment scolaire. La GCPEA, coalition interinstitutionnelle fondée en 2010, documente six catégories de violations :

  • Les attaques contre les écoles : bombardements, incendies, pillages, engins explosifs improvisés, menaces visant des établissements du primaire et du secondaire.
  • Les attaques contre les élèves, enseignants et personnels de l’éducation : meurtres, blessures, enlèvements, arrestations arbitraires, y compris sur le trajet de l’école.
  • L’utilisation militaire des écoles et des universités : occupation des locaux comme casernes, dépôts d’armes, centres de détention ou postes de commandement — un usage qui transforme mécaniquement l’établissement en objectif militaire pour la partie adverse.
  • Le recrutement d’enfants à l’école ou sur le chemin de l’école par des forces ou des groupes armés.
  • Les violences sexuelles commises par des forces armées, des personnels de sécurité ou des groupes armés dans les établissements ou à leurs abords.
  • Les attaques contre l’enseignement supérieur : universitaires assassinés ou emprisonnés, campus détruits, libertés académiques réprimées.

Le droit international humanitaire reconnaît le caractère civil des établissements d’enseignement et impose leur protection au titre des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution. Une école ne perd cette protection que si elle est effectivement utilisée à des fins militaires — d’où l’importance centrale accordée, dans les instruments internationaux, à la question de l’utilisation militaire des locaux scolaires.

Origine et histoire de la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques

Une résolution portée par le Qatar et adoptée à l’unanimité

Le 28 mai 2020, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la résolution A/RES/74/275, qui proclame le 9 septembre Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques. Le texte, issu du projet A/74/L.66 présenté par l’État du Qatar et coparrainé par 62 pays, est adopté par consensus selon la procédure d’approbation tacite mise en place pendant la pandémie de Covid-19. L’initiative est étroitement associée à Son Altesse Sheikha Moza bint Nasser et à la fondation Education Above All.

La résolution affirme que les gouvernements ont la responsabilité première d’assurer une éducation inclusive et équitable de qualité à tous les apprenants, en particulier les plus vulnérables. Elle condamne fermement les attaques contre les écoles et l’utilisation militaire des établissements scolaires lorsqu’elle contrevient au droit international, appelle à intensifier les efforts et les financements en faveur d’environnements d’apprentissage sûrs, et désigne l’UNESCO et l’UNICEF comme cofacilitateurs de la célébration annuelle. Le coût des activités découlant de sa mise en œuvre est financé par des contributions volontaires.

La Déclaration sur la sécurité dans les écoles, socle de l’édifice

La Journée s’inscrit dans le prolongement direct de la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, ouverte à la signature lors de la conférence d’Oslo des 28 et 29 mai 2015, à l’issue d’un processus conduit par la Norvège et l’Argentine. Engagement politique non contraignant, elle invite les États à protéger les établissements d’enseignement pendant les conflits armés, à enquêter et poursuivre les crimes de guerre visant l’éducation, à collecter des données sur les attaques, et à appliquer les Lignes directrices pour la protection des écoles et des universités contre l’utilisation militaire durant les conflits armés.

La Norvège en est le dépositaire. 123 États l’avaient approuvée en 2026. La France l’a rejointe le 21 février 2017, lors d’une conférence internationale sur la protection des enfants dans les conflits armés organisée à Paris — devenant à cette occasion le premier membre permanent du Conseil de sécurité à s’y engager.

Chronologie de la protection de l’éducation en temps de conflit

Année Étape
2005 La résolution 1612 du Conseil de sécurité crée le mécanisme de surveillance et de communication de l’information sur les violations graves commises contre les enfants ; les attaques contre les écoles figurent parmi les « six violations graves »
2010 Création de la Coalition mondiale pour protéger l’éducation contre les attaques (GCPEA)
2014 Publication des Lignes directrices pour la protection des écoles et des universités contre l’utilisation militaire durant les conflits armés
Mai 2015 Conférence d’Oslo : ouverture à la signature de la Déclaration sur la sécurité dans les écoles (51 premiers États)
Mars 2017 Deuxième Conférence internationale, Buenos Aires ; la France et le Canada rejoignent la Déclaration
2019 Troisième Conférence internationale, en Espagne ; le cap des 100 États approbateurs est franchi
Septembre 2020 Premier débat public du Conseil de sécurité sur les attaques contre les écoles, convoqué par le Niger, suivi d’une déclaration présidentielle
28 mai 2020 Adoption de la résolution A/RES/74/275 proclamant le 9 septembre
9 septembre 2020 Première célébration de la Journée internationale
Octobre 2021 Quatrième Conférence internationale, Abuja (Nigéria)
29 octobre 2021 Le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité la résolution 2601, première résolution entièrement consacrée à la protection de l’éducation en période de conflit armé (porte-plumes : Niger et Norvège)
Novembre 2025 Cinquième Conférence internationale, Nairobi (Kenya) : dixième anniversaire de la Déclaration et adoption du Document final de Nairobi
Juin 2026 Publication d’Education under Attack 2026, huitième édition du rapport phare de la GCPEA

Importance et impact : ce que révèlent les chiffres

Une escalade continue depuis 2017

Le rapport Education under Attack, publié tous les deux ans par la GCPEA, constitue la référence mondiale sur le sujet. Son édition 2026 dresse un constat sans ambiguïté : les attaques contre l’éducation et le nombre de personnes qu’elles blessent, tuent ou enlèvent n’ont jamais été aussi élevés depuis le début du suivi.

Indicateur 2022-2023 2024-2025
Attaques contre l’éducation et cas d’utilisation militaire recensés ~6 000 ≥ 8 566 (+ de 40 %)
Élèves, enseignants et personnels affectés > 10 000 > 10 600
Pays où des attaques ont été signalées 79 83
Pays faisant l’objet d’un profil détaillé 28 28
Cas d’utilisation militaire d’écoles ou d’universités ~1 000 > 1 900

Les attaques contre les écoles demeurent la forme la plus fréquente, avec plus de 3 000 cas — soit plus du tiers de l’ensemble — recensées dans tous les pays profilés sauf un. Les chercheurs de la GCPEA soulignent par ailleurs que ces chiffres constituent un plancher : l’intensification des conflits, la réduction de l’accès humanitaire et les coupures d’information laissent de nombreuses attaques non documentées.

Les pays les plus touchés en 2024-2025

Pays Nombre total d’attaques recensées
Palestine 3 078
Éthiopie 1 243
Ukraine 960
République démocratique du Congo 686
Colombie 426
Haïti 419

En Ukraine, environ 900 attaques ont visé des écoles. En Palestine, au moins 2 400 attaques ont ciblé des élèves, des enseignants et des personnels scolaires. D’autres pays se distinguent davantage par le nombre de personnes touchées que par le volume d’incidents : l’Inde (6 734 personnes affectées), le Nigéria (832), le Myanmar (445) et la Türkiye (417). Au Nigéria, plus de 700 élèves et membres du personnel éducatif ont été enlevés ; au Myanmar, au moins 80 personnes ont été tuées et 240 blessées lors d’attaques contre l’éducation.

Le coût pour les systèmes éducatifs

Donnée Chiffre Source
Enfants et jeunes non scolarisés dans le monde 273 millions (7ᵉ année consécutive de hausse) Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2026, UNESCO
Enfants d’âge scolaire touchés par des crises ayant besoin d’un soutien éducatif urgent 234 millions (fin 2024), + 35 millions en trois ans Éducation sans délai (ECW)
Parmi eux, enfants totalement déscolarisés 85 millions (37 %) ECW
Part de l’éducation dans le financement humanitaire total 5,4 % (2024) ECW
Part des besoins de financement de l’éducation couverts par les appels humanitaires 30 % (2024) ECW

L’éducation reste ainsi l’un des secteurs les plus sous-financés de l’action humanitaire, alors même que l’école remplit en situation de crise des fonctions qui dépassent l’apprentissage : repère, protection contre le recrutement armé, le mariage précoce et le travail des enfants, accès à l’alimentation et au soutien psychosocial.

La diversité des attaques contre l’éducation à travers le monde

Moyen-Orient : la destruction à grande échelle

À Gaza, plus de 90 % des écoles ont été endommagées ou détruites. Selon l’UNICEF, 60 % des enfants d’âge scolaire n’avaient toujours pas accès à un enseignement en présentiel début 2026, sur une population de 658 000 enfants scolarisables. Le programme « Retour à l’école » de l’agence onusienne, l’une des plus vastes opérations d’éducation d’urgence au monde, vise 336 000 enfants, l’enseignement se déroulant principalement sous tente. Le Liban et Israël figurent pour la première fois parmi les pays profilés par la GCPEA, dans un contexte d’intensification des hostilités marqué par un recours massif aux armes explosives.

Afrique subsaharienne : enlèvements et fermetures massives

Le Sahel et le bassin du lac Tchad concentrent une forme spécifique d’attaque : l’enlèvement collectif d’élèves, particulièrement documenté au Nigéria. En République démocratique du Congo, en Éthiopie, en Somalie et au Cameroun, écoles occupées, incendiées ou fermées se conjuguent avec le déplacement de populations entières. La République centrafricaine s’est distinguée en 2020 en devenant le premier État africain à inscrire l’occupation militaire d’un lieu d’enseignement dans son code pénal.

Europe et Amériques : le front ukrainien et la violence des groupes armés

En Ukraine, quatre années de frappes aériennes, de bombardements d’artillerie et d’attaques de drones ont profondément désorganisé le système scolaire, imposant l’enseignement en ligne et la construction d’écoles souterraines. En Colombie, l’utilisation militaire des locaux scolaires reste massive. En Haïti — inscrit pour la première fois dans le rapport 2026 — ce sont les groupes armés qui prennent les écoles pour cible, dans un contexte de violence urbaine généralisée.

Asie : répression, élections et interdictions

En Afghanistan, l’attaque contre l’éducation prend la forme d’une interdiction d’État. En Inde, au Pakistan, au Kenya et au Mozambique, la GCPEA a documenté des violences liées aux cycles électoraux — les écoles servant fréquemment de bureaux de vote — ainsi qu’un recours excessif à la force lors de manifestations étudiantes et enseignantes. Sur 2024-2025, plus de 7 000 élèves, enseignants et personnels éducatifs ont été détenus ou arrêtés.

Défis et enjeux contemporains

Armes explosives et drones : une transformation de la menace

L’usage d’armes explosives en zones peuplées est documenté dans au moins 1 200 attaques contre l’éducation entre 2024 et 2025, touchant 21 des 28 pays profilés. Le fait nouveau tient à la banalisation des drones armés : la GCPEA a recensé au moins 320 attaques impliquant des drones, ayant tué ou blessé près de 300 élèves et personnels éducatifs, et endommagé ou détruit au moins 250 écoles. Les munitions non explosées et les mines terrestres prolongent le danger bien après la fin des combats.

L’utilisation militaire des écoles, moteur des attaques

Le doublement des cas d’utilisation militaire — de près de 1 000 à plus de 1 900 entre les deux périodes de référence — constitue l’un des signaux les plus préoccupants du rapport 2026. La GCPEA a identifié plus de 100 cas en Colombie, en RDC et en Éthiopie. Le lien de causalité est direct : une école occupée devient un objectif militaire pour la partie adverse, exposant élèves et enseignants qui s’y trouvent encore.

L’affaiblissement des mécanismes de surveillance

Certains pays — Burkina Faso, Irak, Mali, Niger, Philippines, Somalie, Syrie — enregistrent une baisse du nombre d’attaques signalées. La GCPEA se garde d’y voir une amélioration mécanique : réduction des financements alloués aux mécanismes de surveillance, moindre coopération de certains États, et fermeture pure et simple d’écoles (comme celles réservées aux filles en Afghanistan) peuvent produire une baisse statistique sans amélioration réelle sur le terrain.

Le sous-financement chronique

Avec 5,4 % du financement humanitaire total et 30 % seulement des besoins couverts en 2024, l’éducation en situation d’urgence reste structurellement délaissée. Les coupes annoncées dans l’aide internationale au développement font peser un risque supplémentaire sur des systèmes éducatifs déjà exsangues.

Célébration et initiatives : comment se déroule la Journée du 9 septembre

La commémoration mondiale

Chaque année, l’UNESCO et l’UNICEF organisent, avec leurs partenaires, un événement de haut niveau autour d’un thème. En 2023, la commémoration s’est tenue au Siège des Nations Unies à New York sur le thème « Justice pour les victimes ». En 2025, l’UNESCO a réuni ses partenaires à Genève autour de « Changer les récits, remodeler l’action ». Pour 2026, la commémoration mondiale se déroule sous le thème « L’éducation peut-elle survivre aux attaques ? La résilience des communautés humaines ».

Les conférences internationales sur la sécurité dans les écoles

Complémentaires de la Journée, ces conférences réunissent tous les deux à quatre ans gouvernements, agences onusiennes, société civile et jeunes militants. La cinquième s’est tenue à Nairobi les 25 et 26 novembre 2025, accueillie par le Kenya en partenariat avec l’Argentine, la Norvège et l’Espagne, et a rassemblé plus de 400 représentants autour du dixième anniversaire de la Déclaration sur la sécurité dans les écoles.

Ce que font les acteurs de terrain

  • Plans de sécurité scolaire : élaboration avec les communautés de protocoles d’alerte, d’itinéraires sécurisés et de dispositifs d’évacuation.
  • Espaces temporaires d’apprentissage : tentes, classes mobiles, écoles souterraines, enseignement à distance dans les zones inaccessibles.
  • Soutien psychosocial aux enfants et aux enseignants exposés aux violences.
  • Formation des forces armées à l’application des Lignes directrices sur l’utilisation militaire.
  • Documentation et plaidoyer : collecte de données par les mécanismes onusiens et les ONG, condition de toute imputabilité ultérieure.

Comment participer

Les établissements scolaires peuvent consacrer un temps de classe à l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et au droit à l’éducation en temps de guerre. Les collectivités et associations relaient les campagnes de l’UNESCO et de l’UNICEF sur les réseaux sociaux. Les citoyens peuvent soutenir les fonds spécialisés — au premier rang desquels Éducation sans délai, fonds mondial des Nations Unies pour l’éducation en situation d’urgence, auquel la France a contribué à hauteur de 40 millions d’euros pour la période 2023-2026.

Les filles, cible dans la cible

Aucun exemple ne dit mieux ce que signifie « attaquer l’éducation » que l’Afghanistan, seul pays au monde où l’enseignement secondaire et supérieur est strictement interdit aux filles et aux femmes. Selon un rapport de l’UNESCO publié en août 2026, 2,4 millions de jeunes Afghanes sont privées d’éducation secondaire depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021 — soit 200 000 de plus qu’un an auparavant. Si l’interdiction perdure, près de quatre millions de filles pourraient être concernées d’ici 2030. L’organisation chiffre à 9,6 milliards de dollars la perte de revenus cumulée que cette exclusion représenterait pour le pays d’ici 2066.

Ces restrictions annulent deux décennies de progrès : le nombre de filles scolarisées dans le secondaire, quasi nul en 2001, approchait le million en 2021. La crise dépasse d’ailleurs la seule question du genre : plus de la moitié des enfants afghans en âge d’aller à l’école primaire sont totalement déscolarisés, et plus de 90 % des enfants de dix ans ne parviennent pas à lire un texte simple.

Partout ailleurs, la présence de forces armées dans ou autour des écoles produit un effet différencié bien documenté : les familles retirent d’abord les filles, par crainte des violences sexuelles. Le nombre de cas de violences sexuelles commises contre des enfants dans les conflits armés a augmenté de manière marquée en 2024 selon le rapport annuel du Secrétaire général des Nations Unies, avec une progression notable des viols collectifs.

Foire aux questions

Pourquoi la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques est-elle célébrée le 9 septembre ? La date du 9 septembre a été fixée par la résolution A/RES/74/275 de l’Assemblée générale des Nations Unies, adoptée le 28 mai 2020. La résolution ne motive pas explicitement ce choix de date ; elle proclame simplement le 9 septembre Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques, la première célébration ayant eu lieu le 9 septembre 2020.

Qui a créé la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques ? La Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies, sur proposition de l’État du Qatar, coparrainée par 62 pays. Le texte a été adopté par consensus selon la procédure d’approbation tacite alors en vigueur en raison de la pandémie de Covid-19. L’UNESCO et l’UNICEF sont désignés cofacilitateurs de la commémoration annuelle.

Qu’est-ce que la Déclaration sur la sécurité dans les écoles ? La Déclaration sur la sécurité dans les écoles est un engagement politique intergouvernemental, non juridiquement contraignant, ouvert à la signature à Oslo en mai 2015. Les États qui l’approuvent s’engagent à protéger les établissements d’enseignement pendant les conflits armés, à limiter leur utilisation militaire, à enquêter sur les violations et à rétablir l’accès à l’éducation après une attaque. Elle réunissait 123 États en 2026 ; la France l’a approuvée le 21 février 2017.

Combien d’attaques contre l’éducation sont recensées dans le monde ? Les attaques contre l’éducation recensées dans le monde s’élèvent à au moins 8 566 sur la période 2024-2025, selon le rapport Education under Attack 2026 de la GCPEA, contre environ 6 000 en 2022-2023. Ces attaques ont affecté plus de 10 600 élèves, enseignants et personnels éducatifs dans 83 pays. La GCPEA précise que ce total constitue un minimum, de nombreuses attaques échappant à toute documentation.

Que dit le droit international sur la protection des écoles en temps de guerre ? Le droit international humanitaire reconnaît le caractère civil des établissements d’enseignement, qui bénéficient à ce titre des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution. La résolution 2601 (2021) du Conseil de sécurité, première du genre entièrement consacrée à ce sujet, condamne l’utilisation militaire des écoles et exhorte les parties aux conflits à respecter leur caractère civil. Une école utilisée à des fins militaires peut toutefois perdre cette protection.

Quel est le thème de la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques en 2026 ? Le thème de la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques en 2026 est « L’éducation peut-elle survivre aux attaques ? La résilience des communautés humaines ». La commémoration mondiale est organisée par l’UNESCO avec ses partenaires, sept ans après la première édition de 2020.

Une école détruite, c’est une génération privée de son avenir, mais aussi une communauté privée de son point d’ancrage. Le 9 septembre ne relève ni de la commémoration ni de la déploration : il rappelle qu’il existe des textes, des engagements et des mécanismes de surveillance, et que leur application dépend de la pression exercée par les États, les organisations et les opinions publiques. Protéger l’éducation contre les attaques, c’est refuser que la salle de classe devienne un champ de bataille comme un autre.

Sébastien LETT

A propos de l'auteur

Entrepreneur web et e-commerce, fondateur de l'agence Alcaweb, de la société de vente en ligne Cookam, je suis également le créateur d’Ephéméride du jour, un site éditorial consacré aux dates, à l’histoire quotidienne, aux saints du jour, aux journées mondiales, aux événements marquants et aux anecdotes qui accompagnent chaque jour de l’année. À travers ce projet, j’ai souhaité créer un rendez-vous quotidien accessible, clair et vivant, pour permettre à chacun de découvrir ce qui s’est passé un jour précis : naissances célèbres, décès marquants, faits historiques, traditions, citations, records, curiosités et repères culturels. Passionné à la fois par le web et par l'histoire, mon objectif est simple : faire de chaque date une porte d’entrée vers l’histoire, la culture générale et la mémoire collective, en mêlant grands événements, petites histoires et anecdotes qui donnent du sens à chaque journée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *