Le 5 septembre 2026 est la première commémoration.
La Journée internationale des femmes et des filles autochtones met en lumière les droits, les savoirs et le leadership des quelque 185 millions de femmes autochtones réparties sur les cinq continents. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 26 novembre 2025, cette journée est l’une des plus récentes du calendrier onusien. Elle ne sort pourtant pas de nulle part : la date était déjà commémorée depuis 1983 dans une grande partie de l’Amérique latine, en mémoire de Bartolina Sisa, cheffe aymara exécutée à La Paz le 5 septembre 1782.
| Élément | Information |
|---|---|
| Nom officiel (français) | Journée internationale des femmes et des filles autochtones |
| Nom officiel (anglais) | International Day of the World’s Indigenous Women and Girls |
| Date | 5 septembre, chaque année (date fixe) |
| Instituée par | Assemblée générale des Nations Unies |
| Résolution | A/RES/80/10, adoptée le 26 novembre 2025 (80ᵉ session) |
| Projet de texte | A/80/L.11, présenté par la Bolivie |
| Première édition onusienne | 5 septembre 2026 |
| Origine de la date | Exécution de Bartolina Sisa le 5 septembre 1782 |
| Antécédent | Journée internationale de la femme autochtone, proclamée à Tiahuanaco (Bolivie) en 1983 |
| Journée connexe | Journée internationale des peuples autochtones, 9 août |
Qui sont les femmes et les filles autochtones ?
Il n’existe aucune définition officielle du terme « autochtone » en droit international. Ce choix est délibéré : les peuples concernés se sont opposés à l’adoption d’une définition figée, estimant que chaque peuple doit conserver le droit de se définir lui-même. Le système onusien s’appuie donc sur un faisceau de critères issus de l’étude Martínez Cobo : l’antériorité d’occupation d’un territoire, la continuité culturelle, l’auto-identification, et l’expérience d’une situation de non-dominance.
Dans les faits, on estime que les peuples autochtones représentent 476 millions de personnes dans environ 90 pays, soit moins de 6 % de la population mondiale — mais au moins 15 % des personnes les plus marginalisées de la planète. L’Organisation internationale du travail recense plus de 5 000 communautés autochtones distinctes.
Les femmes autochtones y occupent une position particulière. Elles sont à la fois :
- Gardiennes des savoirs traditionnels : semences, pharmacopées, techniques agricoles, pratiques de sage-femme, calendriers saisonniers.
- Transmettrices linguistiques : les peuples autochtones sont dépositaires de la majorité des quelque 7 000 langues parlées dans le monde, et la transmission intergénérationnelle passe largement par elles.
- Actrices de la gestion des ressources : les territoires autochtones couvrent environ 28 % de la surface terrestre et abritent 11 % des forêts mondiales ainsi qu’une part majeure de la biodiversité restante.
- Cibles de discriminations croisées : le genre, l’identité autochtone, la pauvreté et l’isolement géographique se cumulent.
C’est précisément cette intersection — être femme et autochtone — que la journée du 5 septembre entend rendre visible, là où la Journée internationale des peuples autochtones du 9 août aborde la question à l’échelle des peuples.
Origine et histoire de la Journée internationale des femmes et des filles autochtones
Bartolina Sisa, l’origine de la date du 5 septembre
Née vers 1750 ou 1753 dans la communauté de Caracato (actuelle Bolivie), Bartolina Sisa était une commerçante aymara devenue cheffe militaire et politique. Aux côtés de son époux Julián Apaza — passé à l’histoire sous le nom de Túpac Katari —, elle organise en 1781 le siège de La Paz, mobilisant une armée estimée à 40 000 combattants autochtones. La ville est assiégée à deux reprises, sur près de six mois cumulés. À partir d’avril 1781, c’est Bartolina Sisa elle-même qui commande une partie des opérations.
Trahie et livrée aux autorités coloniales espagnoles le 2 juillet 1781, elle passe plus d’un an en détention. Le 5 septembre 1782, elle est publiquement humiliée sur la place principale de La Paz (l’actuelle Plaza Murillo), puis mise à mort ; son corps est démembré et exposé dans plusieurs villages pour terroriser les populations autochtones. Les récits divergent sur les modalités exactes de l’exécution — pendaison selon certaines sources, traînée par un cheval selon d’autres —, mais la date et le caractère exemplaire du supplice ne sont pas contestés.
En 2005, la Bolivie l’a officiellement déclarée héroïne nationale aymara par la loi n° 3102 du 15 juillet.
1983 : la proclamation de Tiahuanaco
En 1983, la Deuxième Rencontre des organisations et mouvements d’Amérique, réunie à Tiahuanaco (Bolivie), décide de faire du 5 septembre la Journée internationale de la femme autochtone, en mémoire de Bartolina Sisa. Il ne s’agit pas d’une initiative gouvernementale ni onusienne, mais d’une décision prise par les organisations autochtones elles-mêmes.
Pendant plus de quarante ans, la date sera commémorée sans reconnaissance internationale formelle, principalement en Bolivie, au Pérou, en Argentine, en Colombie, en Équateur, au Mexique et au Guatemala.
2025 : la reconnaissance par les Nations Unies
Le 26 novembre 2025, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la résolution A/RES/80/10, sur la base du projet de texte A/80/L.11 présenté par la Bolivie. Elle proclame le 5 septembre Journée internationale des femmes et des filles autochtones, en reconnaissant explicitement que cette date est déjà commémorée dans plusieurs pays.
L’objectif énoncé est double : sensibiliser à la nécessité de reconnaître et de respecter les droits et libertés fondamentales de toutes les femmes et filles autochtones, tels qu’énoncés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, et soutenir leurs efforts en faveur du développement économique, social et culturel.
| Année | Étape |
|---|---|
| 1781 | Siège de La Paz mené par Bartolina Sisa et Túpac Katari |
| 5 septembre 1782 | Exécution publique de Bartolina Sisa à La Paz |
| 1983 | Proclamation du 5 septembre à Tiahuanaco par les organisations autochtones d’Amérique |
| 1994 | L’ONU institue la Journée internationale des peuples autochtones (9 août) |
| 2005 | Bartolina Sisa déclarée héroïne nationale de Bolivie (loi n° 3102) |
| 2007 | Adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones |
| 2014 | Document final de la Conférence mondiale sur les peuples autochtones |
| 2022 | Recommandation générale n° 39 du CEDAW sur les droits des femmes et filles autochtones |
| 26 novembre 2025 | Résolution A/RES/80/10 : proclamation de la journée du 5 septembre |
| 5 septembre 2026 | Première commémoration sous l’égide des Nations Unies |
Les textes de référence
La résolution s’inscrit dans un ensemble normatif déjà constitué :
- La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2007) ;
- Le document final de la Conférence mondiale sur les peuples autochtones (2014) ;
- La Recommandation générale n° 39 du Comité CEDAW (2022), premier texte onusien entièrement consacré aux droits des femmes et des filles autochtones ;
- Les travaux de l’Instance permanente sur les questions autochtones (UNPFII), du Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones (EMRIP) et du Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones.
Pourquoi la Journée internationale des femmes et des filles autochtones est nécessaire
Une pauvreté et une exclusion économique documentées
Les données de l’Organisation internationale du travail dressent un tableau sans ambiguïté.
| Indicateur | Donnée | Source |
|---|---|---|
| Femmes autochtones dans le monde | ~185 millions | FAO |
| Femmes autochtones occupant un emploi rémunéré | Moins d’un quart | OIT |
| Femmes non autochtones occupant un emploi rémunéré | Un peu plus de la moitié | OIT |
| Risque de vivre en extrême pauvreté (peuples autochtones) | Près de 3 fois supérieur au reste de la population | OIT |
| Part des peuples autochtones parmi les personnes vivant sous 1,90 $/jour | Près de 19 % | OIT |
| Autochtones travaillant hors du secteur agricole | Environ 45 % | OIT |
Le paradoxe est notable : le taux d’activité global des populations autochtones est supérieur à celui du reste de la population, mais cette activité relève massivement de l’emploi informel, mal rémunéré et exercé dans de mauvaises conditions. Le travail existe ; la sécurité économique, non.
Une santé maternelle dégradée
Les femmes autochtones sont confrontées à des taux élevés de mortalité maternelle, de violences obstétricales et de grossesses précoces. Ces écarts s’expliquent par des obstacles structurels : discrimination dans les structures de soins, éloignement géographique, absence de services culturellement adaptés, faible reconnaissance des systèmes de savoirs traditionnels — notamment des sages-femmes autochtones — dans les cadres sanitaires officiels.
Des violences disproportionnées
Là où les données existent, elles sont accablantes. Le Canada et l’Australie, deux pays qui collectent des statistiques désagrégées, servent souvent de référence faute d’équivalents ailleurs.
| Pays | Indicateur | Donnée |
|---|---|---|
| Canada | Taux d’homicide des femmes et filles autochtones (2021) | 4,3 pour 100 000, soit près de 5 fois le taux des non-autochtones (0,8) |
| Canada | Part des femmes autochtones parmi les victimes d’homicide féminin | 16 %, pour 4,3 % de la population |
| Canada | Part parmi les femmes disparues | 11 % |
| Canada | Violences de la part d’un partenaire (population autochtone) | Un peu plus de 13 %, contre 5,7 % chez les non-autochtones |
| Australie (Territoire du Nord) | Taux d’homicide en contexte de violence domestique chez les autochtones (2021) | 8,9 pour 100 000, environ 17 fois le taux national féminin |
Au Canada, l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a rendu son rapport final, Reclaiming Power and Place, en juin 2019. Elle a formulé 231 appels à la justice, dont la mise en œuvre reste, selon l’Assemblée des Premières Nations, largement incomplète.
Une invisibilité statistique
Le point le plus structurant est peut-être celui-ci : dans de nombreux pays, les femmes autochtones n’apparaissent pas dans les données. L’absence de statistiques désagrégées par appartenance autochtone et par sexe rend leurs conditions de vie invisibles aux politiques publiques. Ce qui n’est pas mesuré n’est pas budgété.
Les femmes autochtones à travers le monde
Amérique latine : le berceau de la journée
C’est en Amérique latine que le 5 septembre est le plus solidement enraciné. En Bolivie, la Confédération nationale des femmes paysannes autochtones « Bartolina Sisa » est l’une des principales organisations sociales du pays. Au Guatemala, au Mexique et en Colombie, les femmes autochtones sont en première ligne des conflits liés aux industries extractives, souvent au prix de leur sécurité.
Amérique du Nord : la mémoire des disparues
Au Canada et aux États-Unis, le mouvement autour des femmes autochtones disparues et assassinées (MMIWG) structure fortement la mobilisation. La robe rouge suspendue est devenue le symbole visuel de cette cause en Amérique du Nord.
Arctique et Europe du Nord
Les femmes inuites du Groenland et du Canada arctique et les femmes sames de Norvège, Suède, Finlande et Russie affrontent des enjeux spécifiques : sécurité alimentaire menacée par le changement climatique, conflits d’usage liés à l’exploitation minière et à l’éolien, et transmission linguistique fragilisée.
Afrique et Asie
En Afrique de l’Est, les femmes massaï, ogiek ou san se heurtent aux politiques de conservation et aux expulsions de leurs terres coutumières. En Asie du Sud et du Sud-Est, les femmes des peuples adivasi (Inde), des peuples des collines de Chittagong (Bangladesh) ou des groupes des hautes terres du Népal — comme les Magar — combinent enjeux fonciers, accès à l’éducation et exposition à la traite.
Océanie
En Australie, les femmes aborigènes et du détroit de Torres portent la mémoire des « générations volées ». En Nouvelle-Zélande, les femmes māories bénéficient d’un cadre institutionnel plus favorable, adossé au traité de Waitangi, sans que les écarts sanitaires et carcéraux aient disparu.
Les défis contemporains
La terre et les industries extractives
L’accès à la terre est le nœud de la question. Lorsque les terres, forêts et ressources en eau sont privatisées, accaparées ou concédées à des investissements commerciaux, ce sont d’abord les femmes autochtones — dont les moyens d’existence en dépendent directement — qui sont marginalisées et déplacées. Les défenseuses de l’environnement autochtones figurent parmi les catégories les plus exposées aux menaces et aux assassinats.
Un cadre juridique international peu ratifié
La convention n° 169 de l’OIT relative aux peuples indigènes et tribaux (1989) reste le seul instrument international contraignant en la matière. Or 23 % seulement des 187 États membres de l’OIT l’ont ratifiée, ce qui signifie que 15 % à peine des populations autochtones du monde vivent dans un pays couvert par la convention. La France ne l’a pas ratifiée.
Le changement climatique
Les femmes autochtones subissent en premier les effets du dérèglement climatique — sécheresses, érosion côtière, perte de biodiversité — tout en étant sous-représentées dans les instances de décision climatique. Elles y sont pourtant porteuses de savoirs d’adaptation directement exploitables.
La transmission linguistique
Une langue autochtone disparaît environ toutes les deux semaines. Avec elle s’efface un corpus de connaissances écologiques, médicinales et culturelles. La Décennie internationale des langues autochtones (2022-2032), pilotée par l’UNESCO, tente d’enrayer cette érosion.
Comment participer à la Journée internationale des femmes et des filles autochtones
Du côté des institutions
- Commémorations organisées par le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DESA) et par l’Instance permanente sur les questions autochtones.
- Événements et déclarations d’ONU Femmes, du HCDH, de la FAO et de l’UNFPA.
- Manifestations nationales dans les pays d’Amérique latine, où la date est déjà institutionnalisée.
Du côté des organisations autochtones
- Rencontres, assemblées et marches organisées par les fédérations de femmes autochtones.
- Ateliers de transmission : textile, semences, pharmacopée, langues.
- Publications de rapports alternatifs adressés aux mécanismes onusiens.
À l’échelle individuelle
- Se former : le Haut-Commissariat aux droits de l’homme propose un outil d’apprentissage en ligne gratuit sur les droits des peuples autochtones, avec certificat à la clé (disponible en anglais, russe, espagnol et portugais).
- Lire et écouter des autrices autochtones plutôt que des ouvrages sur elles.
- Soutenir l’artisanat autochtone en vérifiant que les circuits sont directs et que les motifs ne sont pas des copies commerciales.
- Relayer les campagnes des organisations concernées sur les réseaux sociaux le 5 septembre.
Et en France ? La question des peuples autochtones ultramarins
La France se trouve dans une position singulière. Les principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité des citoyens et d’unicité du peuple français empêchent la reconnaissance juridique de peuples distincts au sein du peuple français et l’octroi de droits collectifs à un groupe défini par l’origine, la culture, la langue ou la croyance. C’est le motif officiel du refus français de ratifier la convention n° 169 de l’OIT, position réaffirmée à plusieurs reprises devant le Parlement.
La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), dans son avis publié au Journal officiel en 2017, considère que seuls les Kanak de Nouvelle-Calédonie et les Amérindiens de Guyane répondent aux critères cumulatifs de peuple autochtone au sein de la République française.
| Territoire | Peuples concernés | Cadre institutionnel |
|---|---|---|
| Guyane | Kali’na, Wayana, Wayampi, Teko, Lokono (Arawak), Palikur | Grand conseil coutumier des populations amérindiennes et bushinenge |
| Nouvelle-Calédonie | Kanak | Sénat coutumier, aires coutumières, accord de Nouméa |
Le Grand conseil coutumier des populations amérindiennes et bushinenge de Guyane trouve son origine dans la loi organique du 21 février 2007, confirmée par la loi du 27 juillet 2011, avant d’être renforcé par la loi Égalité réelle outre-mer de 2017. Il constitue l’instance de consultation des populations concernées sur les projets les affectant.
Deux limites méritent d’être signalées. D’abord, les statistiques ethniques étant interdites en France, il n’existe pas de dénombrement officiel des populations autochtones ni, a fortiori, de données désagrégées sur la situation des femmes amérindiennes ou kanak. Ensuite, cette absence de données rend difficile l’évaluation publique des inégalités sanitaires, éducatives et sécuritaires dont ces territoires font pourtant régulièrement état.
Pour les associations et collectivités hexagonales, le 5 septembre offre un point d’appui pour aborder ces sujets : conférences, projections, expositions consacrées aux cultures amérindiennes de Guyane et kanak, dans les musées comme le musée du quai Branly – Jacques Chirac ou les structures ultramarines.
Foire aux questions sur la Journée internationale des femmes et des filles autochtones
Quand a lieu la Journée internationale des femmes et des filles autochtones ?
La Journée internationale des femmes et des filles autochtones a lieu le 5 septembre de chaque année. Il s’agit d’une date fixe, qui ne varie pas selon les années. La première commémoration organisée sous l’égide des Nations Unies se tient le 5 septembre 2026, la résolution ayant été adoptée en novembre 2025.
Qui a créé la Journée internationale des femmes et des filles autochtones ?
La Journée internationale des femmes et des filles autochtones a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies par la résolution A/RES/80/10 du 26 novembre 2025, sur la base d’un projet de texte présenté par la Bolivie. Mais la date elle-même était commémorée depuis 1983, à l’initiative des organisations autochtones d’Amérique réunies à Tiahuanaco, en Bolivie.
Pourquoi la Journée internationale des femmes et des filles autochtones est-elle le 5 septembre ?
La Journée internationale des femmes et des filles autochtones est fixée au 5 septembre en mémoire de Bartolina Sisa, cheffe militaire et politique aymara exécutée publiquement à La Paz le 5 septembre 1782 par les autorités coloniales espagnoles, après avoir dirigé le siège de la ville aux côtés de Túpac Katari.
Quelle est la différence entre le 5 septembre et le 9 août ?
La différence entre le 5 septembre et le 9 août tient à leur périmètre. Le 9 août est la Journée internationale des peuples autochtones, instituée en 1994, qui concerne l’ensemble des peuples autochtones. Le 5 septembre est spécifiquement consacré aux femmes et aux filles autochtones et aux discriminations croisées qu’elles subissent en raison de leur genre et de leur identité autochtone. Les deux journées sont complémentaires.
Combien y a-t-il de femmes autochtones dans le monde ?
On compte environ 185 millions de femmes autochtones dans le monde, selon la FAO. Elles font partie des quelque 476 millions de personnes autochtones réparties dans environ 90 pays, soit moins de 6 % de la population mondiale, mais au moins 15 % des personnes les plus marginalisées de la planète.
Y a-t-il des peuples autochtones en France ?
Il y a des peuples autochtones en France, mais uniquement dans les territoires ultramarins. La CNCDH considère que les Kanak de Nouvelle-Calédonie et les Amérindiens de Guyane — Kali’na, Wayana, Wayampi, Teko, Lokono et Palikur — sont les peuples autochtones de la République française. La France n’a toutefois pas ratifié la convention n° 169 de l’OIT, au nom des principes constitutionnels d’indivisibilité de la République et d’unicité du peuple français.
