La Journée mondiale de la famille des langues turciques est célébrée chaque année le 15 décembre. Elle a été proclamée en novembre 2025 par la Conférence générale de l’UNESCO, réunie pour sa 43e session à Samarcande (Ouzbékistan). Il s’agit donc d’une journée officielle de l’UNESCO, l’agence des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, et non d’une journée proclamée par l’Assemblée générale de l’ONU : la liste des journées internationales des Nations unies la mentionne d’ailleurs avec la mention [UNESCO]. Elle met à l’honneur une famille d’une trentaine de langues, du turc au kazakh en passant par l’ouzbek, l’azéri, le tatar ou le iakoute, parlées comme langue maternelle par plus de 200 millions de personnes selon l’UNESCO. Sa date rappelle une découverte majeure de la linguistique : le déchiffrement des inscriptions de l’Orkhon, annoncé le 15 décembre 1893 par le savant danois Vilhelm Thomsen.

🗣️ C’est quoi la famille des langues turciques ?
La famille des langues turciques, mise à l’honneur chaque 15 décembre, regroupe une trentaine de langues apparentées parlées de l’Europe de l’Est à l’ouest de la Chine, et de Chypre à la Sibérie. On parle aussi de « langues turques » ; le terme « turciques » permet de les distinguer du turc de Turquie, qui n’est que l’une d’entre elles, comme le rappelle l’article Wikipédia consacré aux langues turques (nofollow).
Des traits communs faciles à reconnaître
Les langues de la famille turcique partagent plusieurs caractéristiques grammaticales :
- Ordre des mots : le verbe se place en fin de phrase (sujet, objet, verbe).
- Agglutination : les mots se construisent en ajoutant des suffixes à une racine.
- Harmonie vocalique : les voyelles des suffixes s’accordent avec celles de la racine (certaines langues, comme l’ouzbek, l’ont en partie perdue).
- Pas de genre grammatical : ni masculin ni féminin.
Un air de famille dans le vocabulaire
La parenté se voit à l’œil nu dans le vocabulaire de base, comme le montre ce tableau tiré de Wikipédia.
| Français | Turc | Azéri | Kazakh | Ouzbek | Ouïghour |
|---|---|---|---|---|---|
| Eau | su | su | suw | suv | su |
| Sang | kan | qan | qan | qon | qan |
| Route | yol | yol | jol | yo’l | yol |
| Bras | kol | qol | qol | qo’l | qol |
| Rouge | kırmızı ou kızıl | qızıl | qızıl | qizil | qizil |
Une classification en plusieurs branches
Selon le linguiste Lars Johanson, la famille se divise en six branches : oghouze (sud-ouest, dont le turc, l’azéri, le turkmène et le gagaouze), kiptchak (nord-ouest, dont le kazakh, le tatar et le bachkir), karlouk ou ouïghoure (sud-est, dont l’ouzbek et l’ouïghour), sibérienne (nord-est, dont le iakoute et le touvain), oghoure (dont le tchouvache) et arghu (le khalaj, parlé en Iran). Certains linguistes rattachent les langues turciques à une hypothétique famille « altaïque » avec les langues mongoles et toungouses, mais cette hypothèse reste minoritaire et débattue.
📜 Origine et histoire de la Journée mondiale de la famille des langues turciques
La Journée mondiale de la famille des langues turciques, fixée au 15 décembre, est née d’une proposition de plusieurs États turcophones examinée par le Conseil exécutif de l’UNESCO, puis adoptée par la Conférence générale de l’organisation en 2025.
La création de la journée par l’UNESCO
Selon le document officiel 43 C/57 de l’UNESCO, le projet a été inscrit à l’ordre du jour du Conseil exécutif à la demande de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de la Türkiye et de l’Ouzbékistan, avec le soutien de 21 États membres. Le Conseil exécutif a recommandé sa proclamation (décision 222 EX/46), et la 43e Conférence générale, tenue à Samarcande du 30 octobre au 13 novembre 2025, a proclamé le 15 décembre « Journée mondiale de la famille des langues turciques ». D’après l’Organisation des États turciques (nofollow) et The Astana Times (nofollow), la décision a été adoptée le 3 novembre 2025 ; cette dernière source évoque aussi 26 États coparrains au stade de la Conférence générale.
Le texte précise que la journée n’a aucune incidence sur le budget ordinaire de l’UNESCO et qu’elle s’inscrit dans le prolongement de la résolution 71/328 de l’Assemblée générale des Nations unies sur le multilinguisme, adoptée le 11 septembre 2017.
| Étape | Instance | Ce qui a été décidé |
|---|---|---|
| 2025 | Conseil exécutif de l’UNESCO (222e session) | Recommandation de proclamer le 15 décembre (222 EX/Décision 46) |
| 20 octobre 2025 | Secrétariat de l’UNESCO | Publication du document 43 C/57 |
| 3 novembre 2025 | 43e Conférence générale, Samarcande | Proclamation de la journée |
| 15 décembre 2025 | UNESCO et États membres | Première célébration (un lundi) |
Pourquoi le 15 décembre ?
Le choix du 15 décembre renvoie au 15 décembre 1893 : ce jour-là, le linguiste danois Vilhelm Thomsen annonçait avoir déchiffré l’alphabet des inscriptions de l’Orkhon, parmi les plus anciens textes écrits connus dans une langue turcique. Gravées au début du VIIIe siècle sur des stèles dressées dans l’actuelle Mongolie en l’honneur du souverain Bilge Khagan et de son frère Kül Tegin, ces inscriptions avaient été découvertes en 1889 par une expédition russe dirigée par Nicolas Iadrintsev. Fait notable pour le public francophone : Thomsen a publié ses résultats en français, sous le titre « Déchiffrement des inscriptions de l’Orkhon et de l’Iénisséi » (voir l’article Wikipédia sur les inscriptions de l’Orkhon, nofollow).
| Date | Repère historique |
|---|---|
| Début du VIIIe siècle | Érection des stèles de Kül Tegin et de Bilge Khagan dans la vallée de l’Orkhon (Mongolie) |
| 1072-1074 | Mahmoud de Kachgar compile à Bagdad le Dîwân lughât at-Turk, dictionnaire des parlers turcs |
| 1889 | Découverte des inscriptions par l’expédition de Nicolas Iadrintsev |
| 15 décembre 1893 | Vilhelm Thomsen annonce le déchiffrement de l’alphabet de l’Orkhon |
| 2004 | Inscription du paysage culturel de la vallée de l’Orkhon au patrimoine mondial de l’UNESCO |
| 2017 | Résolution 71/328 de l’ONU sur le multilinguisme |
| 2025 | Proclamation de la journée par la 43e Conférence générale de l’UNESCO |
Objectifs principaux
D’après le document 43 C/57, la Journée mondiale de la famille des langues turciques poursuit plusieurs buts :
- Diversité linguistique et culturelle : contribuer aux priorités de l’UNESCO en matière de diversité des langues et des cultures.
- Traditions orales : favoriser la préservation et le développement des traditions et expressions orales.
- Recherche et coopération : donner un nouvel élan aux études et à la coopération internationale sur la famille turcique.
- Patrimoine documentaire : promouvoir la langue, la culture et le patrimoine documentaire communs des États turcophones.
- Sensibilisation du public : faire connaître la contribution de cette famille de langues au patrimoine de l’humanité.
🌍 Importance et impact d’un héritage linguistique partagé
La Journée mondiale de la famille des langues turciques, chaque 15 décembre, rappelle que ces langues portent un patrimoine écrit ancien, une riche tradition orale et des liens culturels qui dépassent largement les frontières des États turcophones.
Un patrimoine écrit parmi les plus anciens d’Eurasie
Les inscriptions de l’Orkhon et celle de Tonyukuk sont considérées comme les plus anciens témoignages étendus du vieux turc. Elles racontent l’histoire du second khaganat turc et contiennent des passages rythmés proches de l’épopée. Trois siècles plus tard, le Dîwân lughât at-Turk (nofollow) de Mahmoud de Kachgar (1072-1074), rédigé en arabe, décrit pour la première fois de façon comparée les parlers turcs de son époque. Ces textes intéressent aussi les amateurs de littérature : les passages versifiés du Dîwân sont parmi les plus anciens poèmes turcs connus, de quoi prolonger la lecture avec la Journée mondiale de la poésie.
Une dimension culturelle et patrimoniale reconnue
Le paysage culturel de la vallée de l’Orkhon, en Mongolie, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004. Le site, qui couvre près de 122 000 hectares, comprend les sites commémoratifs turcs de Khöshöö Tsaidam, où se dressent les stèles déchiffrées par Thomsen. La journée du 15 décembre relie ainsi un patrimoine linguistique immatériel à un patrimoine matériel déjà protégé.
Une coopération internationale structurée
Plusieurs organisations intergouvernementales font des langues turciques un axe de coopération : l’Organisation des États turciques, dont le secrétaire général a salué la proclamation, l’Académie turcique internationale, qui a célébré la première édition, ou encore TURKSOY, l’organisation internationale de la culture turcique. Le document de l’UNESCO souligne que la journée doit renforcer la coopération entre l’UNESCO et les États turcophones.
Des mots turcs dans la langue française
Le français a emprunté plusieurs mots au turc, souvent par l’intermédiaire de l’italien ou d’autres langues. Le dictionnaire Larousse (nofollow) fait ainsi venir « kiosque » de l’italien chiosco, lui-même issu du turc. Pour « yaourt », l’Office québécois de la langue française relève une première attestation en 1432, sous la forme « yogourt », toujours la plus courante au Québec.
| Mot français | Mot turc d’origine | Parcours et précisions | Source |
|---|---|---|---|
| Kiosque | köşk | Par l’italien chiosco ; mot d’origine persane passé par le turc | Larousse ; Samim Akgönül |
| Yaourt, yogourt | yoğurt | Première attestation en 1432 (« yogourt ») | Larousse ; OQLF |
| Horde | ordu (« armée ») | Selon le turcologue Samim Akgönül | Le Petit Journal Istanbul |
| Chacal | çakal | Selon le turcologue Samim Akgönül | Le Petit Journal Istanbul |
| Gilet | yelek | Selon le turcologue Samim Akgönül | Le Petit Journal Istanbul |
| Babouche | pabuç | Mot d’origine persane passé par le turc | Le Petit Journal Istanbul |
Le turcologue Samim Akgönül rappelle dans Le Petit Journal Istanbul (nofollow) que l’échange s’est surtout fait dans l’autre sens : quelque 5 000 mots d’origine française sont en usage en turc contemporain.
🧭 Diversité des langues turciques dans le monde
La Journée mondiale de la famille des langues turciques, célébrée le 15 décembre, couvre des langues aux statuts très différents : langues officielles d’États, langues régionales protégées, langues minoritaires et langues de diasporas.
| Langue | Locuteurs natifs (estimations) | Principaux pays ou régions | Écriture principale |
|---|---|---|---|
| Turc | environ 95 millions | Türkiye, Chypre | Latine |
| Ouzbek | 34 à 40 millions | Ouzbékistan, Asie centrale | Latine (cyrillique encore en usage) |
| Azéri | 33 à 35 millions | Azerbaïdjan, Iran | Latine (Azerbaïdjan), arabe (Iran) |
| Kazakh | 16 à 21 millions | Kazakhstan, Chine, Mongolie | Cyrillique, transition vers le latin |
| Ouïghour | 13 à 25 millions | Chine (Xinjiang) | Arabe |
| Tatar | 5 à 8 millions | Russie (Tatarstan) | Cyrillique |
| Turkmène | 7 à 8 millions | Turkménistan | Latine |
| Kirghiz | 4 à 5 millions | Kirghizistan | Cyrillique |
| Bachkir | 1,4 à 2 millions | Russie (Bachkortostan) | Cyrillique |
| Tchouvache | 1,3 à 2 millions | Russie (Tchouvachie) | Cyrillique |
| Iakoute (sakha) | environ 450 000 | Russie (Iakoutie) | Cyrillique |
Fourchettes établies à partir de Wikipédia en français et d’Atlasocio (données Ethnologue, mise à jour 2021). Les estimations varient fortement d’une source à l’autre, en particulier pour l’ouïghour.
Asie centrale : le cœur historique
L’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Turkménistan ont chacun une langue turcique pour langue nationale. Samarcande, où la journée a été proclamée, se trouve en Ouzbékistan. Ces pays ont aussi connu de profondes réformes d’écriture : passés de l’alphabet arabe au latin puis au cyrillique à l’époque soviétique, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan ont adopté un alphabet latin dans les années 1990.
De l’Anatolie aux Balkans et au Caucase
Le turc, langue officielle de la Türkiye et de Chypre, est la langue turcique la plus parlée. L’azéri est la langue officielle de l’Azerbaïdjan mais compte aussi de nombreux locuteurs en Iran. Le gagaouze est parlé en Moldavie, le tatar de Crimée sur les rives de la mer Noire, et des communautés turcophones vivent dans les Balkans.
Russie, Sibérie et Chine
La Russie abrite plusieurs langues turciques à statut régional, comme le tatar, le bachkir, le tchouvache ou le iakoute, parlé jusqu’en Sibérie orientale. En Chine, l’ouïghour, le kazakh, le kirghiz, le salar ou le yugur occidental sont parlés surtout dans l’ouest du pays.
Dans l’espace francophone
L’immigration de travail a implanté des communautés turcophones en Europe francophone. La Belgique a signé un accord de main-d’œuvre avec la Turquie le 16 juillet 1964, et la France le 8 avril 1965 ; selon un rapport du Sénat, la présence turque en France est passée d’environ 3 000 à 18 000 personnes entre 1965 et 1971. En France, l’Inalco enseigne le turc depuis 1795 et propose, en ouverture, d’autres langues turciques comme l’azéri, l’ouzbek, le tatar ou l’ouïghour. Le vocabulaire francophone garde aussi la trace de ces échanges : « kiosque » désigne un stand d’exposition au Canada et un petit point de vente sur les marchés d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, d’après le Larousse.
⚠️ Défis et enjeux contemporains pour les langues turciques
La Journée mondiale de la famille des langues turciques, chaque 15 décembre, met aussi en lumière les fragilités d’une famille où quelques grandes langues nationales côtoient des langues parlées par quelques dizaines de personnes.
Des langues turciques en danger
Plusieurs langues de la famille sont menacées de disparition. Les chiffres compilés par Atlasocio (2021) font état de 93 locuteurs pour le tofalar, 81 pour le karaïm et 44 pour le tchoulym. L’université Hacettepe d’Ankara, dans son projet « Before the last voices are heard » (nofollow), recense 35 langues turciques en danger à partir de la carte de l’UNESCO, parmi lesquelles le khakasse, le karaïm ou le tatar de Crimée. L’Atlas UNESCO des langues en danger, dont l’édition 2010 classait les langues en plusieurs degrés de menace, a laissé place depuis 2019 au projet d’Atlas mondial des langues de l’UNESCO.
Plusieurs alphabets pour une même famille
Les langues turciques s’écrivent aujourd’hui en alphabet latin, cyrillique ou arabe, parfois selon le pays pour une même langue : le kazakh s’écrit en cyrillique au Kazakhstan et en alphabet arabe en Chine. Le Kazakhstan a engagé le passage au latin par un décret présidentiel du 26 octobre 2017, avec une échéance initiale fixée à 2025 puis repoussée à 2031. Ces transitions ont un coût : manuels, signalisation, archives et outils numériques doivent suivre.
Une journée qui suscite aussi des critiques
Comme d’autres journées liées à des enjeux politiques, celle du 15 décembre ne fait pas l’unanimité. Selon le site Uyghur Times (nofollow), des organisations de la diaspora ouïghoure, dont le Center for Uyghur Studies basé aux États-Unis, ont regretté l’absence de la langue ouïghoure dans les messages officiels de la première édition et dénoncent la situation de cette langue en Chine. Ces critiques n’engagent que leurs auteurs. Le document de l’UNESCO, de son côté, cite l’azerbaïdjanais, le kazakh, le kirghiz, le turc, le turkmène et l’ouzbek « parmi d’autres » langues de la famille.

🎉 Comment célébrer la Journée mondiale de la famille des langues turciques
La Journée mondiale de la famille des langues turciques se célèbre le 15 décembre à travers des expositions, des conférences, des soirées littéraires et des spectacles, selon le programme type prévu par l’UNESCO dans le document 43 C/57.
Dans les institutions
Pour la première édition, le 15 décembre 2025, l’ONU a relayé la journée, présentée par ONU Info comme une occasion de célébrer la diversité linguistique. Universités et académies de la région ont suivi : la faculté des lettres de l’université d’Istanbul a exposé des extraits de l’Irk Bitig, ancien livre de divination en vieux turc, et l’université kirghizo-turque Manas, à Bichkek, a organisé une conférence suivie d’un concert.
Dans les communautés et les écoles
- Lectures publiques : faire découvrir des textes traduits de la littérature turque, ouzbèke ou kazakhe.
- Ateliers d’écriture : présenter l’alphabet de l’Orkhon et les différents alphabets utilisés au fil des siècles.
- Rencontres de diasporas : associations culturelles turques, azéries ou tatares de Belgique, de France, de Suisse ou du Canada.
- Musique : écouter des instruments traditionnels comme le kopuz ou la dombra.
En ligne
L’Organisation des États turciques et l’Académie turcique internationale ont relayé la première édition sur leurs sites et leurs réseaux. Partager un mot, une expression ou un proverbe dans une langue turcique est une façon simple d’y participer.
Conseils pratiques pour participer
- Apprendre quelques mots : « su » (eau) ou « yol » (route) se comprennent dans une grande partie de la famille.
- Remonter aux sources : lire une traduction des inscriptions de l’Orkhon ou du Dîwân de Kachgar.
- Se former : les cours de l’Inalco, à Paris, sont aussi accessibles en formation continue.
- Élargir la perspective : comparer avec d’autres journées des langues, comme la Journée internationale de la langue maternelle ou la Journée de la langue arabe, célébrée trois jours plus tard.
La Journée mondiale de la famille des langues turciques s’inscrit dans un calendrier de journées linguistiques de l’ONU et de l’UNESCO, qui va de la Journée mondiale de la langue romani à la Journée mondiale de la langue kiswahili.
| Journée | Date | Statut |
|---|---|---|
| Journée mondiale de la langue grecque | 9 février | UNESCO (2025) |
| Journée internationale de la langue maternelle | 21 février | UNESCO, reconnue par l’Assemblée générale |
| Journée de la langue française | 20 mars | Journée des langues officielles de l’ONU |
| Journée de la langue chinoise | 20 avril | Journée des langues officielles de l’ONU |
| Journées de la langue anglaise et de la langue espagnole | 23 avril | Journées des langues officielles de l’ONU |
| Journée mondiale de la langue portugaise | 5 mai | UNESCO |
| Journée de la langue russe | 6 juin | Journée des langues officielles de l’ONU |
| Journée mondiale de la langue kiswahili | 7 juillet | Assemblée générale de l’ONU (A/RES/78/312) |
| Journée internationale des langues des signes | 23 septembre | Assemblée générale de l’ONU (A/RES/72/161) |
| Journée mondiale de la famille des langues turciques | 15 décembre | UNESCO (2025) |
| Journée de la langue arabe | 18 décembre | Journée des langues officielles de l’ONU |
Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 15 décembre.
Pour découvrir d’autres traditions linguistiques, explorez aussi Journée mondiale de la langue arabe, Journée mondiale de la langue kiswahili, Journée internationale de la Francophonie.
❓ FAQ sur la Journée mondiale de la famille des langues turciques
Qu’est-ce que la Journée mondiale de la famille des langues turciques ?
La Journée mondiale de la famille des langues turciques est une journée internationale de l’UNESCO, célébrée chaque 15 décembre. Proclamée en 2025 par la Conférence générale de l’UNESCO, elle valorise la trentaine de langues de la famille turcique, parlées par plus de 200 millions de personnes.
Pourquoi la Journée mondiale de la famille des langues turciques a-t-elle lieu le 15 décembre ?
La Journée mondiale de la famille des langues turciques a lieu le 15 décembre car c’est le 15 décembre 1893 que le linguiste danois Vilhelm Thomsen a annoncé le déchiffrement de l’alphabet des inscriptions de l’Orkhon, parmi les plus anciens textes connus en langue turcique.
Qui a proposé la Journée mondiale de la famille des langues turciques à l’UNESCO ?
La Journée mondiale de la famille des langues turciques a été proposée à l’UNESCO par l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Türkiye et l’Ouzbékistan, avec le soutien de 21 États membres selon le document officiel de l’UNESCO.
Quelles sont les principales langues turciques ?
Les principales langues turciques sont le turc, l’ouzbek, l’azéri, le kazakh, l’ouïghour, le turkmène, le tatar et le kirghiz. La famille compte aussi des langues moins répandues comme le bachkir, le tchouvache, le iakoute, le gagaouze ou le karaïm, ce dernier étant menacé de disparition.
Quels mots français viennent du turc ?
Les mots français qui viennent du turc incluent « kiosque », issu du turc köşk par l’italien, et « yaourt », issu du turc yoğurt. D’autres mots comme « horde », « chacal », « gilet » ou « babouche » sont aussi attribués à des emprunts au turc ou passés par le turc.
Chaque 15 décembre, la Journée mondiale de la famille des langues turciques invite à regarder au-delà du seul turc de Türkiye pour découvrir une famille de langues qui relie l’Europe de l’Est à la Sibérie et qui a laissé jusque dans le français des mots du quotidien. Des stèles de l’Orkhon aux salles de cours de l’Inalco, elle rappelle que chaque langue porte une mémoire, et que certaines, parlées par quelques dizaines de personnes, ont besoin qu’on les écoute avant qu’il ne soit trop tard. Le 15 décembre, apprenez un mot, lisez un texte, partagez une découverte : la diversité des langues se cultive aussi au quotidien. 🌍
À lire aussi
- Journée internationale de la langue maternelle (21 février)
- Journée de la langue arabe (18 décembre)
- Journée mondiale de la langue romani (5 novembre)
- Journée mondiale de la langue kiswahili (7 juillet)
- Journée mondiale de la langue portugaise (5 mai)
- Journée de la langue chinoise (20 avril)
- Journée de la langue russe (6 juin)
- Journée mondiale de la poésie (21 mars)
- Éphéméride du 15 décembre
Sources : UNESCO, document 43 C/57 ; Nations unies, liste des journées internationales ; ONU Info ; UNESCO, Centre du patrimoine mondial ; Organisation des États turciques (nofollow) ; The Astana Times (nofollow) ; Wikipédia, Langues turques (nofollow) ; Wikipédia, Inscriptions de l’Orkhon (nofollow) ; Larousse (nofollow) ; OQLF ; Le Petit Journal Istanbul (nofollow) ; Inalco ; SPF Affaires étrangères de Belgique ; Sénat ; Britannica (nofollow) ; Université Hacettepe (nofollow) ; Uyghur Times (nofollow) ; Atlasocio (nofollow)
