21 décembre : Journée mondiale de la méditation

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Journée mondiale de la méditation — Fauteuil et table basse dans une pièce calme ouverte sur un jardin.

Chaque 21 décembre, à proximité du solstice d’hiver dans l’hémisphère nord, le monde célèbre la Journée mondiale de la méditation. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 6 décembre 2024 par la résolution A/RES/79/137, adoptée par consensus, elle réaffirme le droit de toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible.

Journée mondiale de la méditation — Vue aérienne d’une rivière et de parcelles agricoles.

La résolution part d’un constat simple : la méditation est pratiquée dans toutes les régions du monde, depuis des millénaires, et une diffusion plus large d’informations sur ses bienfaits serait bénéfique à la santé des populations. L’ONU y reconnaît également le lien entre le yoga — célébré le 21 juin — et la méditation, deux approches complémentaires du bien-être. 🧘

Repère Donnée
Date de célébration 21 décembre (solstice d’hiver)
Résolution fondatrice A/RES/79/137 (projet A/79/L.27)
Date d’adoption 6 décembre 2024, par consensus
Groupe porteur Liechtenstein, Andorre, Mexique, Népal, Inde, Sri Lanka
Coparrains Plus de 70 États membres
Première édition 21 décembre 2024

C’est quoi la méditation ?

La méditation est une pratique ancienne qui consiste à concentrer son attention sur le moment présent. Selon la définition retenue par les Nations Unies, elle désigne l’usage de techniques — pleine conscience, attention focalisée, pensée concentrée — visant à entraîner l’esprit pour atteindre un état de clarté mentale, de calme émotionnel et de relaxation physique.

Enracinée dans les traditions religieuses, yogiques et laïques de toutes les cultures, elle a aujourd’hui largement dépassé ses origines spirituelles pour devenir un outil universel de santé mentale et de bien-être personnel.

Les grandes familles de pratiques

  • Pleine conscience (mindfulness) : observation sans jugement des sensations, pensées et émotions présentes. Popularisée en Occident par le programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) conçu par Jon Kabat-Zinn.
  • Méditation à attention focalisée : concentration soutenue sur un objet unique — la respiration, une flamme, un son.
  • Méditation par mantra : répétition d’un son ou d’une formule, comme dans la Méditation Transcendantale.
  • Méditation de compassion (metta) : culture de la bienveillance envers soi et autrui, issue des traditions bouddhistes.
  • Méditation en mouvement : yoga, qi gong, marche méditative, où l’attention est portée sur le geste et la respiration.

Origine et histoire de la Journée mondiale de la méditation

Création de la journée

La Journée mondiale de la méditation est née d’une initiative diplomatique portée par un groupe restreint de six États : le Liechtenstein, l’Andorre, le Mexique, le Népal, l’Inde et le Sri Lanka. Le projet de résolution A/79/L.27, intitulé « Journée mondiale de la méditation », a été présenté devant l’Assemblée générale des Nations Unies lors de sa 79ᵉ session et adopté par consensus le 6 décembre 2024, avec le coparrainage de plus de 70 États membres issus de toutes les régions du monde.

Le choix du 21 décembre n’est pas anodin : il correspond au solstice d’hiver dans l’hémisphère nord, nuit la plus longue de l’année, symbole universel de passage de l’obscurité à la lumière, d’introspection et de renouveau. Cette date fait aussi écho au 21 juin, Journée internationale du yoga instaurée en 2014, dont la résolution sur la méditation reconnaît explicitement la complémentarité.

La première édition a été célébrée le 21 décembre 2024.

Objectifs principaux

  • Sensibiliser : diffuser plus largement les informations sur les bienfaits documentés de la méditation pour la santé physique et mentale.
  • Reconnaître l’universalité de la pratique : rappeler que la méditation traverse les cultures, les religions et les époques, sans appartenir à aucune.
  • Soutenir la santé mentale : inscrire la méditation dans la stratégie du système des Nations Unies en matière de santé mentale et de bien-être.
  • Contribuer aux Objectifs de développement durable : appuyer l’ODD 3 « Bonne santé et bien-être ».
  • Cultiver la paix : promouvoir la paix intérieure comme fondement de l’harmonie collective, dans un contexte de conflits armés et de crises multiples.

Importance et impact de la méditation

Un impact sanitaire documenté

L’Organisation mondiale de la Santé reconnaît les bienfaits de la méditation, en particulier de la pleine conscience, dans la promotion de la santé mentale. Elle la présente comme un outil d’auto-prise en charge pouvant accompagner un traitement, notamment pour gérer les symptômes de l’anxiété.

Les effets les plus fréquemment relevés par la recherche :

Domaine Effets observés
Stress Réduction du niveau de stress perçu
Santé mentale Soulagement de l’anxiété et des symptômes dépressifs
Cognition Amélioration de la concentration et de l’équilibre émotionnel
Sommeil Meilleure qualité du sommeil
Santé physique Baisse de la tension artérielle, aide à la gestion de la douleur

Une pratique de masse

On estime qu’entre 200 et 500 millions de personnes méditent dans le monde. Selon les archéologues, la pratique remonterait à environ 5 000 ans avant notre ère ; on en trouve des traces dans l’Égypte et la Chine anciennes, ainsi que dans le judaïsme, l’hindouisme, le jaïnisme, le sikhisme, le bouddhisme, le christianisme et l’islam.

Une dimension diplomatique singulière

Aux Nations Unies, la méditation occupe une place ancienne et symbolique. La salle de méditation du Siège de l’ONU à New York, inaugurée en 1952 sous l’impulsion du Secrétaire général Dag Hammarskjöld, est conçue comme une « salle du silence ». Hammarskjöld estimait qu’une maison consacrée au travail et au débat au service de la paix devait disposer d’une pièce dédiée au silence extérieur et au calme intérieur. Le règlement intérieur de l’Assemblée générale prévoit d’ailleurs, en sa règle 62, l’invitation à un moment de prière ou de méditation silencieuse.


La méditation à travers le monde

Asie : les sources

L’Inde, le Népal et le Sri Lanka — trois des six pays porteurs de la résolution — revendiquent des traditions méditatives millénaires : dhyana hindoue, vipassana et samatha bouddhistes, zazen dans le bouddhisme zen japonais, taijiquan et méditation taoïste en Chine. Le Sri Lanka fait valoir un héritage contemplatif de plus de deux millénaires, enraciné dans la pleine conscience bouddhiste.

Occident : la sécularisation

À partir des années 1970, la méditation s’est diffusée en Occident sous des formes largement laïcisées. Le programme MBSR, développé par Jon Kabat-Zinn aux États-Unis, a ouvert la voie à une intégration hospitalière et clinique de la pleine conscience, reprise ensuite dans les protocoles MBCT (prévention des rechutes dépressives).

La méditation en France

La France présente un profil contrasté. Une étude YouGov menée en septembre 2020 pour l’application Petit BamBou auprès de 1 059 personnes indiquait qu’environ 20 % des répondants avaient pratiqué la méditation au cours des douze mois précédents, et que 37 % des pratiquants français avaient commencé au début du premier confinement. En revanche, seuls 40 % des Français se disaient informés des effets scientifiquement établis de la méditation sur le cerveau, contre 47 % des Allemands et 45 % des Italiens.

Côté recherche, un état de l’art présenté au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche le 3 mai 2023 recensait 610 publications scientifiques, 216 thèses ou mémoires universitaires et 61 essais cliniques français portant sur la méditation ou la pleine conscience.


Les défis contemporains de la méditation

Marchandisation et « McMindfulness »

Le succès commercial des applications de méditation soulève une critique récurrente : celle d’une pratique réduite à un outil de performance individuelle, détachée de sa dimension éthique. Le terme de McMindfulness désigne cette standardisation marchande, notamment lorsque la méditation est proposée en entreprise pour améliorer la productivité plutôt que pour interroger les causes du stress.

Qualité de l’encadrement et effets indésirables

L’absence de statut réglementé pour l’enseignement de la méditation en France pose la question de la formation des instructeurs. La recherche documente par ailleurs l’existence d’effets indésirables chez une minorité de pratiquants — anxiété accrue, épisodes de dépersonnalisation — en particulier lors de retraites intensives ou chez des personnes présentant des fragilités psychiques. La méditation n’est pas un substitut à un suivi médical.

Dérives sectaires

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) alerte régulièrement sur des structures qui utilisent le développement personnel et les pratiques méditatives comme porte d’entrée vers l’emprise. La vigilance porte sur les promesses thérapeutiques, l’isolement des participants et les coûts disproportionnés.


Comment célébrer la Journée mondiale de la méditation

Aux Nations Unies

Le groupe des six pays porteurs organise chaque année un événement commémoratif au Siège de New York, réunissant diplomates, chercheurs et enseignants. Ces rencontres sont retransmises sur UN WebTV et prolongées par des conférences dans les autres sites onusiens, notamment Genève.

Dans les associations et les communautés

  • Séances d’initiation gratuites proposées par les centres de méditation, associations MBSR et studios de yoga.
  • Méditations collectives synchronisées : plusieurs organisations internationales proposent des sessions guidées simultanées à travers le monde le 21 décembre.
  • Ateliers en milieu scolaire, hospitalier ou carcéral, portés en France par des réseaux comme l’Initiative Mindfulness France.
  • Conférences scientifiques sur les données probantes de la pleine conscience.

Chez soi, en pratique

  • Commencer par 5 à 10 minutes d’attention à la respiration, assis, dos droit, sans chercher à « vider son esprit ».
  • Utiliser une méditation guidée gratuite : les Nations Unies mettent à disposition des ressources de méditation guidée et de yoga sur leur portail bien-être.
  • Profiter du solstice pour une marche méditative en extérieur, à la tombée du jour.
  • Instaurer un rendez-vous quotidien plutôt qu’une séance longue et isolée : la régularité prime sur la durée.

Le solstice d’hiver, un choix de date chargé de sens

Le 21 décembre marque la nuit la plus longue de l’année dans l’hémisphère nord et le retour progressif de la lumière. De nombreuses cultures y ont associé des rites de recueillement et de renaissance : Yule dans le monde nordique, Dongzhi en Chine, Yalda en Perse. Ce symbolisme de la pause et du recommencement fait écho à ce que propose la méditation — ralentir, revenir à l’instant présent — et explique le choix de cette date par les auteurs de la résolution.

À noter que dans l’hémisphère sud, le 21 décembre correspond au solstice d’été : la journée y est célébrée sous le signe de la lumière la plus longue.


Journée mondiale de la méditation — Livres sans inscription, carnet vierge et crayon sur une table.

Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 21 décembre.

Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée mondiale de la philosophie, Journée mondiale de la santé.

Foire aux questions

Quand a lieu la Journée mondiale de la méditation ?

La Journée mondiale de la méditation a lieu chaque année le 21 décembre, date du solstice d’hiver dans l’hémisphère nord.

Qui a créé la Journée mondiale de la méditation ?

La Journée mondiale de la méditation a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies, sur proposition d’un groupe de six États — Liechtenstein, Andorre, Mexique, Népal, Inde et Sri Lanka — coparrainée par plus de 70 pays.

Quelle est la résolution de l’ONU sur la Journée mondiale de la méditation ?

La résolution de l’ONU sur la Journée mondiale de la méditation est la résolution A/RES/79/137, issue du projet A/79/L.27, adoptée par consensus le 6 décembre 2024.

Pourquoi la Journée mondiale de la méditation est-elle le 21 décembre ?

La Journée mondiale de la méditation est fixée au 21 décembre parce que cette date correspond au solstice d’hiver, symbole de transition, d’introspection et de passage de l’obscurité à la lumière. Elle fait également écho au 21 juin, Journée internationale du yoga.

Combien de personnes méditent dans le monde ?

Selon les estimations reprises par les Nations Unies, entre 200 et 500 millions de personnes méditent dans le monde.

Quels sont les bienfaits de la méditation reconnus par l’OMS ?

Les bienfaits de la méditation reconnus par l’OMS concernent la réduction du stress et de l’anxiété, l’amélioration de la santé mentale et du sommeil, ainsi que des effets physiques comme la baisse de la tension artérielle. L’OMS la présente comme un outil d’auto-prise en charge complémentaire, et non comme un traitement de substitution.

Quelques minutes de silence, le jour le plus long de la nuit

Il n’existe sans doute pas de journée internationale plus simple à célébrer que celle-ci : elle ne demande ni matériel, ni budget, ni déplacement. Juste un endroit où s’asseoir et quelques minutes soustraites au bruit. Dans la nuit la plus longue de l’année, le 21 décembre invite à faire ce que la méditation propose depuis sept mille ans : s’arrêter un instant, respirer, et regarder à l’intérieur.

Et si, cette année, vous vous accordiez dix minutes ?

Sébastien LETT

A propos de l'auteur

Entrepreneur web et e-commerce, fondateur de l’agence Alcaweb et de la société de vente en ligne Cookam, je suis également le créateur d’Ephéméride du jour, un site éditorial consacré aux dates, à l’histoire quotidienne, aux saints du jour, aux journées mondiales, aux événements marquants et aux anecdotes qui accompagnent chaque jour de l’année. À travers ce projet, j’ai souhaité créer un rendez-vous quotidien accessible, clair et vivant, pour permettre à chacun de découvrir ce qui s’est passé un jour précis : naissances célèbres, décès marquants, faits historiques, traditions, citations, records, curiosités et repères culturels. Passionné à la fois par le web et par l’histoire, mon objectif est simple : faire de chaque date une porte d’entrée vers l’histoire, la culture générale et la mémoire collective, en mêlant grands événements, petites histoires et anecdotes qui donnent du sens à chaque journée. Pour la préparation et l’enrichissement des contenus, j’utilise également l’intelligence artificielle comme outil d’assistance à la recherche, à la structuration, à la rédaction et à la relecture. Elle ne constitue toutefois pas une source en elle-même : les informations publiées sont vérifiées et recoupées à partir de différentes références documentaires. L’objectif est de proposer des contenus aussi fiables, documentés et accessibles que possible, tout en poursuivant régulièrement la mise à jour et l’amélioration des articles déjà publiés.

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