30 avril : Journée internationale du jazz

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Journée internationale du jazz — Saxophone en laiton posé sur une chaise dans une salle de répétition vide.

Chaque 30 avril, la Journée internationale du jazz célèbre une musique née dans le sud des États-Unis à la charnière des XIXᵉ et XXᵉ siècles, devenue en un siècle un langage universel. Proclamée par la Conférence générale de l’UNESCO en novembre 2011 (résolution 36 C/Rés. 39), puis saluée par l’Assemblée générale des Nations unies en décembre 2012, cette journée est aujourd’hui célébrée dans plus de 190 pays et sur les sept continents.

Née d’une intuition du pianiste Herbie Hancock, Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO, la Journée internationale du jazz ne se contente pas de fêter un genre musical : elle en fait un instrument diplomatique. Le jazz y est présenté comme un outil pédagogique, un vecteur de liberté d’expression et un moteur de dialogue interculturel. La France, terre d’adoption du jazz dès 1917 et pays du tout premier festival de jazz au monde, occupe une place particulière dans cette histoire.


C’est quoi le jazz ?

Le jazz est un genre musical apparu aux États-Unis, principalement à La Nouvelle-Orléans, à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ. Il naît de la rencontre entre les traditions musicales africaines transmises par les populations réduites en esclavage (polyrythmie, chant responsorial, blue notes), les negro spirituals et le blues, les fanfares militaires européennes et les formes savantes occidentales (harmonie, instruments).

Les traits caractéristiques du jazz

  • L’improvisation : le musicien invente en temps réel sur une grille harmonique, ce qui fait de chaque interprétation une pièce unique.
  • Le swing : une manière particulière de placer les notes légèrement en décalage par rapport au temps, qui crée une sensation de balancement.
  • Les blue notes : des altérations expressives (tierce, quinte, septième) héritées du blues.
  • Le dialogue collectif : le jazz repose sur l’écoute mutuelle, le chorus qui circule d’un instrument à l’autre, la réponse instantanée.
  • La liberté formelle : d’une structure de blues en 12 mesures jusqu’aux formes ouvertes du free jazz.

Les grandes familles du jazz

Courant Période approximative Figures emblématiques
New Orleans / Dixieland 1900-1920 Buddy Bolden, King Oliver, Sidney Bechet
Swing / big bands 1930-1945 Duke Ellington, Count Basie, Benny Goodman
Bebop 1945-1950 Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Thelonious Monk
Cool jazz 1949-1955 Miles Davis, Chet Baker, Gerry Mulligan
Hard bop 1955-1965 Art Blakey, Horace Silver, John Coltrane
Modal fin des années 1950 Miles Davis, Bill Evans
Free jazz 1960-1970 Ornette Coleman, Cecil Taylor, Albert Ayler
Jazz-rock / fusion à partir de 1969 Miles Davis, Weather Report, Herbie Hancock
Jazz contemporain depuis 1980 scènes métissées, hybridations hip-hop, électro, musiques du monde

Le premier disque commercialisé sous l’étiquette « jazz » est enregistré par l’Original Dixieland Jass Band en février 1917 et publié en mars de la même année. Le mot lui-même, d’étymologie incertaine, apparaît dans la presse américaine vers 1912-1915.


Origine et histoire de la Journée internationale du jazz

Création de la Journée internationale du jazz

L’initiative revient au pianiste et compositeur Herbie Hancock. Le 22 juillet 2011, lors de sa nomination comme Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO pour le dialogue interculturel, et en tant que président du conseil d’administration du Thelonious Monk Institute of Jazz (rebaptisé depuis Herbie Hancock Institute of Jazz), il annonce son intention de créer une journée internationale consacrée au rôle diplomatique du jazz.

Après avis favorable du 187ᵉ Conseil exécutif, la 36ᵉ session de la Conférence générale de l’UNESCO adopte en novembre 2011 la résolution 36 C/Rés. 39 proclamant le 30 avril Journée internationale du jazz. En décembre 2012, l’Assemblée générale des Nations unies salue formellement cette décision : la journée figure depuis aux calendriers officiels de l’ONU comme de l’UNESCO.

La première édition se tient le 30 avril 2012 avec trois programmes emblématiques, coproduits par l’UNESCO et le Thelonious Monk Institute :

  • une journée de célébration au siège de l’UNESCO à Paris ;
  • un concert au lever du soleil à Congo Square, à La Nouvelle-Orléans, berceau historique du jazz ;
  • un concert au coucher du soleil dans la salle de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York.

Tony Bennett, George Benson, Dee Dee Bridgewater, Ron Carter, Wynton Marsalis, Marcus Miller, Wayne Shorter, Angélique Kidjo, Hugh Masekela et Stevie Wonder y participent, aux côtés de Robert De Niro, Michael Douglas, Morgan Freeman et Quincy Jones.

Pourquoi le 30 avril ?

Le choix du 30 avril n’est pas arbitraire : cette date clôt le mois d’avril, consacré depuis 2001 au Jazz Appreciation Month à l’initiative du Smithsonian Institution. La Journée internationale du jazz constitue ainsi le point d’orgue d’un mois entier de valorisation du patrimoine jazzistique. Aucune autre justification n’est détaillée dans le texte de la résolution.

Chronologie repère

Date Événement
Février-mars 1917 Premier disque de jazz : Livery Stable Blues, Original Dixieland Jass Band
2001 Lancement du Jazz Appreciation Month (avril) par le Smithsonian
22 juillet 2011 Herbie Hancock, nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO, annonce le projet
Novembre 2011 Proclamation par la Conférence générale de l’UNESCO (36 C/Rés. 39)
30 avril 2012 Première Journée internationale du jazz (Paris, La Nouvelle-Orléans, New York)
Décembre 2012 L’Assemblée générale de l’ONU salue la décision de l’UNESCO
2021 Dixième anniversaire de la Journée internationale du jazz
2026 Quinzième édition, ville hôte mondiale : Chicago

Objectifs principaux de la Journée internationale du jazz

  • Sensibiliser à la valeur éducative du jazz : faire connaître son histoire, ses techniques et son héritage dans les écoles et les universités.
  • Promouvoir le dialogue interculturel : utiliser une musique par nature métissée pour rapprocher des communautés éloignées.
  • Défendre la liberté d’expression : le jazz est reconnu par l’UNESCO comme un vecteur de parole libre, y compris dans les contextes de censure.
  • Lutter contre les discriminations : rappeler que le jazz est né des luttes afro-américaines et qu’il porte un message d’égalité raciale et de genre.
  • Renforcer le rôle des jeunes : valoriser les jeunes issus de milieux marginalisés à travers la pratique musicale collective.

Importance et impact du jazz

Une révolution culturelle du XXᵉ siècle

Le jazz a transformé en profondeur la musique occidentale. Il a introduit l’improvisation au cœur d’une pratique de concert, redéfini le rapport au rythme et influencé la musique savante (Ravel, Milhaud, Stravinsky, Gershwin), la chanson, le cinéma et, plus tard, le rock, la soul, le hip-hop et les musiques électroniques. Il a aussi produit ses propres institutions : revues spécialisées, labels, clubs, festivals, conservatoires.

Un levier social et politique

Le jazz est indissociable de l’histoire de l’émancipation afro-américaine. Il accompagne la Renaissance de Harlem, sert de bande-son au mouvement des droits civiques, et devient dans les années 1950-1960 un instrument de diplomatie culturelle avec les tournées des « jazz ambassadors » envoyés par le Département d’État américain. À l’inverse, il fut interdit ou surveillé sous plusieurs régimes autoritaires — de l’Allemagne nazie, qui le qualifiait de « musique dégénérée », à l’URSS des années 1940.

Les arguments avancés par l’UNESCO pour justifier la Journée internationale du jazz reprennent explicitement cette dimension :

  • il fait tomber les barrières et crée des occasions de compréhension mutuelle ;
  • il est un vecteur de liberté d’expression ;
  • il réduit les tensions entre individus, groupes et communautés ;
  • il encourage l’innovation artistique et l’intégration des musiques traditionnelles ;
  • il stimule le dialogue interculturel et valorise les jeunes des milieux défavorisés.

Un poids économique réel

En France, le jazz n’est pas une niche confidentielle : c’est l’un des premiers genres en volume de représentations. Les données du Centre national de la musique (CNM) pour 2024 le confirment.

Indicateur (France, 2024) Valeur
Représentations payantes de musiques actuelles et variétés 69 663
Fréquentation totale 37,9 millions de spectateurs
Recettes de billetterie HT 1,6 milliard d’euros
Part du jazz-blues dans les représentations 12 % (2ᵉ rang, derrière l’humour à 29 %)
Part du jazz dans les esthétiques des festivals 16 % (2ᵉ rang)
Festivals payants recensés 1 358

Source : CNM, « La diffusion des spectacles de musiques actuelles et de variétés en France », données 2024.


Le jazz à travers le monde

Une musique qui s’est réinventée sur chaque continent

Parti de La Nouvelle-Orléans, le jazz a produit partout des hybridations locales, ce qui explique en grande partie l’intérêt de l’UNESCO pour cette musique.

  • Europe : le jazz manouche français né autour de Django Reinhardt, l’école nordique de l’ECM (Jan Garbarek, Bobo Stenson), le jazz britannique contemporain (scène londonienne).
  • Amérique latine : le latin jazz et l’afro-cubain (Chano Pozo, Chucho Valdés, Gonzalo Rubalcaba), la bossa nova brésilienne née de la rencontre entre samba et jazz cool.
  • Afrique : le jazz sud-africain de Hugh Masekela et Abdullah Ibrahim, l’éthio-jazz de Mulatu Astatke, les scènes malienne et sénégalaise.
  • Asie : une scène japonaise ancienne et très structurée (clubs de Tokyo, label Three Blind Mice), le jazz indien fusionnant avec les ragas.
  • Moyen-Orient : intégration des maqâms et des instruments traditionnels (oud, qanûn), scènes de Beyrouth, d’Istanbul et du Golfe.

Les villes hôtes du concert mondial

Chaque année, un « All-Star Global Concert » est produit depuis une ville hôte différente et diffusé mondialement.

Année Ville hôte
2012 Paris, La Nouvelle-Orléans et New York
2013 Istanbul (Turquie)
2014 Osaka (Japon)
2015 Paris (France)
2016 Washington D.C. (États-Unis)
2017 La Havane (Cuba)
2018 Saint-Pétersbourg (Russie)
2019 Melbourne (Australie)
2020 Concert mondial virtuel (pandémie de Covid-19)
2021 Célébration du 10ᵉ anniversaire
2022 Siège de l’ONU, New York (États-Unis)
2023 Concerts répartis dans 13 villes
2024 Tanger (Maroc)
2025 Abou Dabi (Émirats arabes unis)
2026 Chicago (États-Unis)

Cette liste est à compléter chaque année après l’annonce de l’UNESCO.


Les défis contemporains du jazz

Un défi économique

Le modèle des lieux et des festivals de jazz reste fragile. Le CNM relève qu’en 2024, 68 % des festivals affichant un taux de remplissage supérieur à 90 % étaient déficitaires, en hausse de 26 points par rapport à 2023 : les coûts d’achat des spectacles ont progressé de 9 % quand le nombre de formations programmées n’augmentait que de 2 %. Les clubs de jazz, souvent de petite jauge, subissent la pression foncière des centres-villes.

Un défi de transmission

Le jazz souffre d’une réputation de musique exigeante, voire élitiste, qui freine son accès auprès des jeunes publics. Les dispositifs d’éducation artistique — classes de jazz en conservatoire, résidences d’artistes en établissement scolaire, ateliers d’improvisation — restent inégalement répartis sur les territoires.

Un défi de représentativité

Malgré ses origines émancipatrices, le jazz reste marqué par des déséquilibres. En France, toutes esthétiques confondues, 24 % des formations artistiques programmées en 2024 avaient un lead exclusivement féminin (CNM), un chiffre stable. Les instrumentistes féminines demeurent minoritaires dans la plupart des sections, hors chant et piano.

Un défi de visibilité numérique

Les logiques algorithmiques des plateformes de streaming favorisent les formats courts et les genres à forte rotation. Le jazz, dont les morceaux dépassent fréquemment sept minutes, y est structurellement désavantagé — au point que, dans les classements jazz français, ce sont majoritairement les albums de patrimoine (Nina Simone, Miles Davis, John Coltrane) qui dominent les meilleures ventes, au détriment de la création contemporaine.


Comment participer à la Journée internationale du jazz 🎷

Suivre le concert mondial

Le All-Star Global Concert est diffusé gratuitement et en direct chaque 30 avril sur UN WebTV, sur les sites de l’UNESCO et de jazzday.com, ainsi que sur YouTube et les réseaux sociaux de l’événement. Le replay reste ensuite accessible.

Participer aux événements de proximité

  • Assister à un concert dans un club de jazz, une SMAC ou une salle municipale : de nombreuses structures programment une soirée spéciale le 30 avril.
  • Rejoindre une jam session ouverte : la pratique amateur est au cœur de la culture jazz.
  • Se rendre à une scène ouverte de conservatoire : les classes de jazz proposent souvent des restitutions publiques à cette date.
  • Consulter la carte mondiale des événements publiée par l’UNESCO et par jazzday.com.

Organiser sa propre initiative

L’UNESCO encourage explicitement écoles, universités, bibliothèques, musées, ONG, restaurants et collectivités à inscrire leur propre programme. Il suffit de le déclarer sur le site officiel pour qu’il apparaisse sur la carte mondiale.

  • Une écoute commentée en bibliothèque ou en médiathèque.
  • Un atelier d’initiation à l’improvisation en milieu scolaire.
  • Une projection de documentaire suivie d’un débat.
  • Une programmation radio thématique.

Célébrer chez soi

  • Explorer les playlists éducatives gratuites mises en ligne par l’UNESCO.
  • Se constituer un parcours d’écoute chronologique, de Louis Armstrong aux scènes actuelles.
  • Partager ses découvertes avec les mots-clés officiels de la journée.

Le jazz en France : une histoire de plus d’un siècle

La France n’est pas un simple relais du jazz américain : elle en a été l’un des premiers territoires d’accueil hors des États-Unis, et l’un des rares à avoir produit un style propre reconnu mondialement.

L’arrivée du jazz en France

Le jazz débarque avec les troupes américaines de la Première Guerre mondiale. Le 369ᵉ régiment d’infanterie, les « Harlem Hellfighters », arrive à Brest fin décembre 1917 avec sa fanfare dirigée par le lieutenant James Reese Europe. L’orchestre sillonne la France pendant des mois et donne à l’été 1918 plusieurs concerts parisiens décisifs, dont un aux Tuileries devant une foule considérable. Entre 1918 et 1919, on estime que 1 000 à 1 200 musiciens afro-américains passent par la France.

Chronologie du jazz français

Année Événement
1917-1918 Arrivée des fanfares militaires afro-américaines ; James Reese Europe débarque à Brest
1925 La Revue nègre au Théâtre des Champs-Élysées : Joséphine Baker et Sidney Bechet
1932 Fondation du Hot Club de France par Hugues Panassié et Charles Delaunay — première organisation de promotion du jazz au monde
1934 Création du Quintette du Hot Club de France par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli
1935 Lancement de la revue Jazz Hot, première revue de critique jazz en France
1948 Premier festival international de jazz au monde, à Nice (22-28 février)
Fin des années 1940 Les caves de Saint-Germain-des-Prés : Claude Luter, Boris Vian, Sidney Bechet
1960 Création de Jazz à Juan, à Juan-les-Pins
1978 Création de Jazz in Marciac, dans le Gers
1981 Création de Jazz à Vienne, dans le théâtre antique de Vienne
1986 Création de l’Orchestre national de jazz (ONJ)

Nice 1948 : le premier festival de jazz au monde

C’est à Nice, et non aux États-Unis, que se tient du 22 au 28 février 1948 le premier festival international consacré au jazz. Organisé par Jacques Hebey sous la direction artistique d’Hugues Panassié, président du Hot Club de France, il investit l’Opéra de Nice et le casino municipal de la place Masséna. Louis Armstrong et ses All Stars en sont la vedette incontestée, aux côtés de Django Reinhardt, Stéphane Grappelli, Claude Luter, Mezz Mezzrow, Earl Hines et Rex Stewart.

C’est lors de la soirée de clôture, à l’hôtel Negresco, que Suzy Delair interprète pour la première fois en public C’est si bon d’Henri Betti. Louis Armstrong en enregistrera une version américaine à New York en juin 1950, qui deviendra un succès mondial. Le festival ne connaîtra toutefois pas de suite immédiate : il faudra attendre 1971 pour qu’il renaisse au Théâtre de Verdure, avant de devenir le Nice Jazz Festival en 1994.

Le jazz manouche, une invention française

Le Quintette du Hot Club de France, formé en 1934 autour de Django Reinhardt (guitare) et Stéphane Grappelli (violon), avec Louis Vola à la contrebasse et Joseph Reinhardt et Roger Chaput aux guitares rythmiques, est le premier ensemble européen à s’imposer internationalement. Sa formation entièrement acoustique, sans batterie ni cuivres, donne naissance à ce que l’on appelle aujourd’hui le jazz manouche — la contribution française la plus originale à l’histoire du jazz. Entre 1934 et 1948, le groupe enregistre plus de 130 titres.

Django Reinhardt, né le 23 janvier 1910 à Liberchies (Belgique) et dont la main gauche fut gravement brûlée à 18 ans, reste le seul musicien européen à avoir influencé en retour les jazzmen américains.

Les grands festivals de jazz français

Festival Création Lieu Ordre de grandeur
Nice Jazz Festival 1948 (relancé en 1971) Nice Premier festival de jazz au monde
Jazz à Juan 1960 Juan-les-Pins Pinède Gould
Jazz in Marciac 1978 Marciac (Gers) Chapiteau de 5 000 à 6 000 places, sur trois semaines
Jazz à Vienne 1981 Vienne (Isère) ~220 000 festivaliers, dont ~87 000 au théâtre antique

Ordres de grandeur issus des communications des organisateurs ; les méthodes de comptage varient d’un festival à l’autre.

Quelques figures françaises du jazz

  • Django Reinhardt (1910-1953) : guitariste, créateur du jazz manouche.
  • Stéphane Grappelli (1908-1997) : violoniste, cofondateur du Quintette du Hot Club de France.
  • Boris Vian (1920-1959) : trompettiste, chroniqueur à Jazz Hot, passeur du jazz en France.
  • Martial Solal (1927-2024) : pianiste et compositeur, auteur de la musique d’À bout de souffle.
  • Michel Petrucciani (1962-1999) : pianiste de renommée internationale.
  • Claude Nougaro (1929-2004) : chanteur qui a durablement marié jazz et langue française.
  • Didier Lockwood (1956-2018) : violoniste, fondateur d’un centre de formation dédié au jazz.

Foire aux questions sur la Journée internationale du jazz

Quand a lieu la Journée internationale du jazz ?

La Journée internationale du jazz a lieu chaque année le 30 avril, à date fixe. Elle clôt le mois d’avril, consacré au Jazz Appreciation Month depuis 2001. La date ne varie pas d’une année sur l’autre et ne dépend pas du jour de la semaine.

Qui a créé la Journée internationale du jazz ?

La Journée internationale du jazz a été créée par l’UNESCO, à l’initiative du pianiste Herbie Hancock, Ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation pour le dialogue interculturel. La Conférence générale de l’UNESCO a adopté la résolution 36 C/Rés. 39 en novembre 2011, et l’Assemblée générale des Nations unies a salué cette décision en décembre 2012.

Pourquoi le 30 avril a-t-il été choisi pour la Journée internationale du jazz ?

Le 30 avril a été choisi pour la Journée internationale du jazz parce qu’il clôture le Jazz Appreciation Month, mois de valorisation du jazz lancé en 2001 par le Smithsonian Institution aux États-Unis. La journée fonctionne ainsi comme le point d’orgue d’un mois entier de célébrations. La résolution de l’UNESCO ne détaille pas d’autre motif.

Dans combien de pays la Journée internationale du jazz est-elle célébrée ?

La Journée internationale du jazz est célébrée dans plus de 190 pays, sur les sept continents, selon l’UNESCO et le Herbie Hancock Institute of Jazz. Elle est présentée comme la plus grande célébration annuelle du jazz au monde, avec des milliers de concerts, d’ateliers et de programmes éducatifs.

Quel est le rôle d’Herbie Hancock dans la Journée internationale du jazz ?

Herbie Hancock est à l’origine de la Journée internationale du jazz : il en a formulé le projet en juillet 2011 lors de sa nomination comme Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO. Il copréside la journée avec le Directeur général de l’UNESCO et dirige le Herbie Hancock Institute of Jazz, l’organisation à but non lucratif chargée de concevoir et produire la célébration chaque année.

Comment participer à la Journée internationale du jazz en France ?

Pour participer à la Journée internationale du jazz en France, il est possible de suivre le concert mondial diffusé en direct, d’assister à un concert dans un club ou une salle de spectacle, de rejoindre une jam session ouverte ou une scène de conservatoire. Les structures — écoles, médiathèques, associations, collectivités — peuvent aussi déclarer leur propre événement sur le site officiel de la journée pour figurer sur la carte mondiale des célébrations.


Le 30 avril, tendre l’oreille

Le jazz n’a jamais eu besoin de traducteur. Né de la contrainte et de la douleur, il a fait de l’improvisation une éthique : écouter avant de jouer, laisser de la place à l’autre, transformer l’imprévu en beauté. C’est précisément ce que l’UNESCO a voulu consacrer en inscrivant le 30 avril à son calendrier.

Que l’on soit mélomane averti ou simple curieux, la Journée internationale du jazz offre le meilleur des prétextes : pousser la porte d’un club, s’asseoir dans un théâtre antique, ou simplement poser un disque et écouter jusqu’au bout. Le 30 avril, laissez le swing faire le reste.


Sources

  • Nations unies — Journée internationale du jazz : https://www.un.org/fr/observances/jazz-day
  • UNESCO — Journée internationale du jazz : https://www.unesco.org/fr/international-jazz-day
  • International Jazz Day (Herbie Hancock Institute of Jazz) : https://jazzday.com/
  • UNESCO, Actes de la Conférence générale, 36ᵉ session, résolution 36 C/Rés. 39
  • Centre national de la musique — La diffusion des spectacles de musiques actuelles et de variétés en France, données 2024
  • Ville de Nice / Nice Jazz Fest — Historique du festival
  • ImagesDéfense (ECPAD) — 1918 : les Français découvrent le jazz

Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 30 avril.

Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée mondiale du théâtre, Journée mondiale de la poésie.

Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.

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