25 avril : Journée internationale des délégués

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Journée internationale des délégués — Dossiers fermés unis et stylo sans marque sur une table de négociation près d’une fenêtre.

Chaque 25 avril, la Journée internationale des délégués rend hommage aux représentantes et représentants des États Membres auprès de l’Organisation des Nations Unies. Proclamée par l’Assemblée générale dans sa résolution A/RES/73/286, adoptée sans vote le 2 avril 2019, elle est observée chaque année depuis 2020.

La date n’a rien d’arbitraire : elle commémore l’ouverture, le 25 avril 1945, de la Conférence de San Francisco, où 850 délégués venus de 50 pays entreprirent de rédiger la Charte des Nations Unies. La Journée internationale des délégués met ainsi en lumière une réalité souvent invisible : derrière chaque résolution, chaque traité, chaque accord multilatéral, il y a des femmes et des hommes qui négocient, rédigent, amendent et votent au nom de leur pays.

Élément Détail
Date 25 avril (date fixe)
Intitulé officiel Journée internationale des délégués
Résolution fondatrice A/RES/73/286
Adoption 2 avril 2019, sans vote
Projet de résolution A/73/L.78 (19 mars 2019)
Auteurs du projet Bangladesh, Bélarus, Cuba, Tadjikistan, Venezuela
Point de l’ordre du jour Renforcement du système des Nations Unies
Première édition 25 avril 2020
Organisme Assemblée générale des Nations Unies
Événement commémoré Ouverture de la Conférence de San Francisco (25 avril 1945)

C’est quoi un délégué auprès des Nations Unies ?

Un délégué est la personne désignée par son gouvernement pour représenter son pays lors des réunions des Nations Unies. Sauf lorsqu’un chef d’État, un chef de gouvernement ou un ministre est présent, c’est le délégué qui prend la parole et qui vote au nom de son pays à l’Assemblée générale comme dans les autres enceintes onusiennes. Il agit conformément aux instructions et aux priorités définies par sa capitale.

Représentant permanent, délégation, mission permanente

Trois notions se recoupent sans se confondre :

  • La mission permanente : la structure diplomatique établie de manière permanente au siège de l’Organisation (New York, Genève, Vienne, Nairobi). Sa généralisation a été recommandée par l’Assemblée générale dès sa résolution 257 A (III) du 3 décembre 1948.
  • Le représentant permanent : l’ambassadeur qui dirige la mission permanente et présente ses lettres de créance au Secrétaire général.
  • La délégation : l’équipe, à géométrie variable, qui représente un État lors d’une session ou d’une conférence donnée. Elle peut inclure des ministres, des parlementaires, des experts sectoriels, parfois des représentants de la société civile ou de la jeunesse.

Ce que fait concrètement un délégué

  • Négocier le texte des résolutions, mot à mot, souvent en consultations informelles avant tout passage en séance
  • Rédiger et déposer des projets de résolution, seul ou en coparrainage avec d’autres États
  • Prendre la parole en plénière, en commission ou au nom d’un groupe régional ou politique
  • Voter ou s’associer au consensus au nom de son pays
  • Coordonner avec sa capitale et avec les autres délégations, notamment au sein des groupes de négociation
  • Rendre compte des travaux de l’Organisation à son gouvernement

Le multilatéralisme onusien fonctionne largement au consensus : la majorité des résolutions de l’Assemblée générale sont adoptées sans vote, au terme de négociations textuelles parfois longues de plusieurs semaines. La résolution A/RES/73/286 elle-même a été adoptée sans vote.


Origine et histoire de la Journée internationale des délégués

La Conférence de San Francisco, matrice de la journée

Le 25 avril 1945, alors que la Seconde Guerre mondiale n’était pas encore achevée en Europe, s’ouvrait à San Francisco la Conférence des Nations Unies pour l’Organisation internationale. Convoquée à l’initiative des États-Unis à la suite de la conférence de Yalta, elle réunit les représentants de 50 pays autour d’un objectif : bâtir une organisation capable d’éviter un troisième conflit mondial.

Les travaux s’appuyaient sur les propositions de Dumbarton Oaks, rédigées entre août et octobre 1944 par les représentants de la Chine, des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’URSS.

La Conférence de San Francisco en chiffres
Durée Du 25 avril au 26 juin 1945 (deux mois)
Pays représentés 50
Délégués 850
Total avec conseillers et secrétariat environ 3 500 personnes
Part de la population mondiale représentée environ 80 %
Séances plénières 10
Commissions / comités techniques 4 commissions, 12 comités techniques
Séances de commissions et comités près de 400
Part de femmes parmi les participants environ 3 %
Femmes signataires de la Charte 4
Charte des Nations Unies 19 chapitres, 111 articles

Quatre femmes seulement ont signé la Charte : Bertha Lutz (Brésil), Wu Yi-fang (Chine), Virginia Gildersleeve (États-Unis) et Minerva Bernardino (République dominicaine). En 1945, les femmes ne disposaient du droit de vote que dans 30 des 50 pays représentés. La Charte n’en fut pas moins le premier accord international à proclamer solennellement le principe de l’égalité entre les sexes.

La Charte fut signée le 26 juin 1945 par les représentants des 50 pays présents. La Pologne, dépourvue de gouvernement constitué au moment de la conférence, la signa le 15 octobre 1945, portant à 51 le nombre de membres fondateurs. L’Organisation devint effective le 24 octobre 1945, date célébrée depuis comme Journée des Nations Unies.

Création de la Journée internationale des délégués

Le projet de résolution A/73/L.78 fut déposé le 19 mars 2019 par le Bangladesh, le Bélarus, Cuba, le Tadjikistan et le Venezuela, au titre du point de l’ordre du jour consacré au renforcement du système des Nations Unies.

Le 2 avril 2019, l’Assemblée générale l’adopta sans vote. Par ce texte, elle décide de désigner le 25 avril comme Journée internationale des délégués, observée chaque année à partir de 2020, et invite les États Membres, les organismes du système des Nations Unies, les organisations internationales et régionales, les organisations non gouvernementales et les particuliers à la célébrer d’une manière appropriée.

La première édition eut lieu le 25 avril 2020, année qui marquait également le 75ᵉ anniversaire de la Conférence de San Francisco.

Chronologie de la Journée internationale des délégués

Date Événement
Août-octobre 1944 Propositions de Dumbarton Oaks (Chine, États-Unis, Royaume-Uni, URSS)
Février 1945 La conférence de Yalta décide de la convocation de San Francisco
25 avril 1945 Ouverture de la Conférence de San Francisco
26 juin 1945 Signature de la Charte des Nations Unies par 50 États
15 octobre 1945 Signature de la Pologne : 51 membres fondateurs
24 octobre 1945 Entrée en vigueur de la Charte
13 février 1946 Approbation de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies
3 décembre 1948 Résolution 257 A (III) sur les missions permanentes
14 mars 1975 Convention de Vienne sur la représentation des États auprès des organisations internationales de caractère universel (non entrée en vigueur)
19 mars 2019 Dépôt du projet A/73/L.78
2 avril 2019 Adoption sans vote de la résolution A/RES/73/286
25 avril 2020 Première Journée internationale des délégués

Objectifs principaux de la Journée internationale des délégués

  • Faire connaître le rôle des délégués : rendre visible le travail quotidien, souvent technique et discret, des représentants des États Membres
  • Valoriser le multilatéralisme : rappeler que la négociation, la coopération et la concertation entre nations sont au cœur des buts et principes de la Charte
  • Commémorer San Francisco : entretenir la mémoire du moment fondateur de l’Organisation
  • Souligner la contribution des femmes et des hommes qui ont porté et portent encore les objectifs de l’ONU : paix et sécurité internationales, progrès économique et social, respect des droits humains
  • Encourager la relève diplomatique : susciter des vocations, notamment auprès des jeunes générations

Pourquoi les délégués comptent : importance et impact 🏛️

Une dimension politique : la fabrique du droit international

À l’Assemblée générale, chaque État Membre dispose d’une voix, quels que soient sa taille, sa population ou sa puissance économique. Ce principe d’égalité souveraine fait de la délégation le vecteur unique par lequel un micro-État insulaire et une grande puissance s’expriment sur un pied d’égalité formelle.

Les résolutions adoptées par l’Assemblée générale participent à l’établissement des normes du droit international. Ce sont les délégués qui les négocient : les conventions sur les droits humains, les objectifs de développement durable, les régimes de désarmement ou les instruments environnementaux sont tous passés par leurs mains.

Une dimension juridique : le statut du délégué

L’article 105 de la Charte prévoit que les représentants des États Membres jouissent des privilèges et immunités nécessaires à l’exercice indépendant de leurs fonctions. La Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies, approuvée par l’Assemblée générale le 13 février 1946, en précise le contenu.

Une tentative de codification plus large a été menée avec la Convention de Vienne du 14 mars 1975 sur la représentation des États dans leurs relations avec les organisations internationales de caractère universel : elle traite précisément du statut des missions permanentes, des missions d’observation et des délégations, mais elle n’est jamais entrée en vigueur, faute d’un nombre suffisant de ratifications.

Une dimension logistique et linguistique considérable

Le travail des délégués repose sur une machine de conférence peu connue du grand public. Les Nations Unies fonctionnent en six langues officielles : arabe, chinois, anglais, espagnol, français et russe.

Indicateur Donnée
États Membres de l’ONU 193
États observateurs non membres 2 (Saint-Siège, État de Palestine)
Langues officielles 6
Missions permanentes accréditées auprès de l’ONU à Genève 187 sur 193
Réunions assurées par la Division de la gestion des conférences à Genève (2019) environ 12 000, dont plus de 3 200 avec interprétation
Mots traduits par an à Genève près de 80 millions
Interprètes permanents à Genève 100
Réunions avec interprétation simultanée par an (Genève et terrain) environ 2 700 en moyenne
Réunions programmées par an à Vienne jusqu’à 6 000
Mots traduits par an à Vienne environ 21 millions

Ces chiffres donnent la mesure de l’infrastructure qui permet à un délégué de s’exprimer dans sa langue et d’être compris de tous.


Les délégués à travers le monde : une géographie du multilatéralisme 🌍

Quatre sièges principaux, des rôles distincts

Les délégations ne sont pas concentrées en un seul lieu. Le système onusien s’organise autour de plusieurs implantations, chacune avec sa spécialité :

Siège Spécialisation dominante
New York Assemblée générale, Conseil de sécurité, ECOSOC, paix et sécurité, développement
Genève Droits humains, désarmement, humanitaire, santé, commerce, travail
Vienne Drogues et criminalité, énergie atomique, espace extra-atmosphérique
Nairobi Environnement et établissements humains

Un même État peut ainsi entretenir plusieurs missions permanentes, dotées d’équipes et de compétences différentes.

Les groupes régionaux : la géométrie des négociations

Pour assurer une répartition géographique équitable des sièges dans les organes de l’ONU, les États Membres se répartissent en cinq groupes régionaux informels, jamais codifiés dans la Charte mais déterminants dans la vie de l’Organisation.

Groupe régional Nombre d’États Membres
Groupe des États d’Afrique 53
Groupe des États d’Asie-Pacifique 53
Groupe des États d’Europe orientale 23
Groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes 33
Groupe des États d’Europe occidentale et autres États (WEOG) 28 (+ États-Unis en observateur)

Deux particularités méritent d’être signalées : les États-Unis ne sont membres officiels d’aucun groupe et participent au WEOG en qualité d’observateur, tout en étant considérés comme membres du groupe en cas de vote ; la Türkiye appartient à la fois au groupe Asie-Pacifique et au WEOG, mais n’est rattachée qu’au second pour les élections.

Les groupes politiques et de négociation

Au-delà des groupes régionaux, les délégués coordonnent leurs positions au sein de coalitions transversales, qui prennent régulièrement la parole d’une seule voix :

  • Groupe des 77 et la Chine : environ 130 membres, coordination sur les questions économiques et budgétaires
  • Mouvement des non-alignés : environ 120 membres et 18 observateurs
  • Union européenne : 27 États, dotée d’un statut d’observateur rehaussé à l’Assemblée générale
  • Alliance des petits États insulaires (AOSIS) : 42 membres, très active sur le climat
  • Organisation de la coopération islamique : 57 États membres
  • Pays les moins avancés : 48 pays
  • Pays en développement sans littoral : 22 pays

C’est souvent dans ces enceintes officieuses, plus que dans l’hémicycle, que se joue l’essentiel d’une négociation.


Les défis contemporains du métier de délégué

La crise du consensus multilatéral

Les tensions géopolitiques contemporaines fragilisent la capacité des délégations à dégager un accord. Le recours au vote se substitue plus souvent au consensus, les blocages au Conseil de sécurité se multiplient, et la polarisation rend certains textes impossibles à négocier. Le multilatéralisme, dont la Charte fait un principe cardinal, doit être défendu par ceux-là mêmes qui l’incarnent au quotidien.

L’inégalité des moyens entre délégations

Toutes les délégations ne disposent pas des mêmes ressources. Une grande puissance peut aligner plusieurs dizaines de diplomates spécialisés, quand un petit État insulaire couvre parfois l’ensemble de l’ordre du jour onusien avec deux ou trois personnes. Cette asymétrie pèse sur la capacité réelle de participation, alors même que le principe « un État, une voix » suppose une égalité formelle.

La représentativité et la parité

La question de la parité, posée dès 1945 dans un contexte où seuls 3 % des participants à San Francisco étaient des femmes, reste d’actualité dans la composition des délégations et l’accès aux fonctions de représentant permanent. La place des jeunes dans les délégations officielles constitue un second enjeu de représentativité.

La contrainte budgétaire et logistique

La crise de trésorerie de l’Organisation, la réduction des services de conférence, la dématérialisation des documents et la place croissante des réunions en ligne modifient les conditions concrètes de travail des délégations — et parfois la qualité même de la négociation, qui repose historiquement sur le contact direct.


Comment participer à la Journée internationale des délégués

Dans les enceintes officielles

  • Événements commémoratifs au Siège de l’ONU à New York et à l’Office des Nations Unies à Genève
  • Déclarations du Président de l’Assemblée générale et des présidents des groupes régionaux
  • Tables rondes et débats sur l’évolution du métier de délégué et l’avenir du multilatéralisme
  • Expositions et projections d’archives consacrées à la Conférence de San Francisco

Dans les établissements scolaires et universitaires

La Journée offre un cadre naturel pour :

  • Organiser une simulation des Nations Unies (Simul’ONU / Model UN), exercice de négociation où les participants endossent le rôle de délégué d’un pays
  • Étudier la Charte des Nations Unies et le principe d’égalité souveraine
  • Faire travailler les élèves sur la rédaction d’un projet de résolution
  • Inviter un diplomate ou un ancien délégué à témoigner

Actions de sensibilisation en ligne

  • Relayer les contenus institutionnels de l’ONU et des missions permanentes
  • Consulter les archives photographiques de la Conférence de San Francisco, librement accessibles
  • Suivre les travaux de l’Assemblée générale en direct sur UN Web TV
  • Découvrir le Programme des délégués de la jeunesse des Nations Unies

Pour les particuliers

  • Lire la Charte des Nations Unies, disponible gratuitement en français
  • Se renseigner sur les métiers de la diplomatie multilatérale et les concours d’accès
  • Identifier la mission permanente de son pays et suivre ses prises de position

La France et la Journée internationale des délégués 🇫🇷

Une signature fondatrice à San Francisco

La France compte parmi les 51 membres fondateurs de l’Organisation. Sa délégation à San Francisco était conduite par Georges Bidault, ministre des Affaires étrangères du Gouvernement provisoire de la République française présidé par Charles de Gaulle. C’est Joseph Paul-Boncour, ancien président du Conseil et membre de la délégation, qui apposa la signature de la France sur la Charte, le 26 juin 1945, au Veterans War Memorial Building de San Francisco.

La bataille du français, gagnée par des délégués

L’un des acquis les plus durables de la délégation française à San Francisco est de nature linguistique. Sur instruction du général de Gaulle, Georges Bidault obtint — avec le soutien de l’Union soviétique, du Canada et de plusieurs pays d’Amérique latine — que le français soit retenu comme langue officielle de l’ONU et comme langue de travail du Secrétariat, à égalité avec l’anglais.

L’article final de la Charte consacre l’égale valeur juridique des textes chinois, français, russe, anglais et espagnol. Quatre-vingts ans plus tard, le français demeure l’une des deux langues de travail du Secrétariat et l’une des six langues officielles de l’Organisation. C’est une victoire de délégués, obtenue en séance.

Une place singulière au sein du système

La France à l’ONU
Statut Membre fondateur
Conseil de sécurité Membre permanent, doté du droit de veto
Langue Le français, langue officielle et langue de travail du Secrétariat
Représentation à New York Mission permanente de la France auprès des Nations Unies
Rang du réseau diplomatique 3ᵉ réseau mondial

Le poste d’ambassadeur et représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, créé en 1946, place son titulaire à la tête de la délégation française à New York et lui confie la représentation de la France au Conseil de sécurité.

Le réseau diplomatique français, vivier de délégués

La France dispose du troisième réseau diplomatique mondial, derrière la Chine et les États-Unis. Selon les données publiées par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ce réseau comprend environ 179 ambassades et représentations permanentes, 90 consulats généraux et consulats, 120 sections consulaires, 98 instituts français et 131 services de coopération et d’action culturelle.

Un rapport public récent recensait, début 2026, 166 ambassades bilatérales et 16 représentations permanentes auprès des organisations internationales. Ces représentations permanentes — à New York, Genève, Vienne, Nairobi, Bruxelles, Strasbourg, Rome, Paris auprès de l’UNESCO et de l’OCDE — constituent le vivier des délégués français dans les enceintes multilatérales.

Devenir délégué : les voies françaises

Plusieurs dispositifs permettent à des Français, et notamment à des jeunes, d’intégrer une délégation officielle :

  • Les Jeunes Délégué·e·s pour le climat : deux jeunes de 18 à 25 ans, sélectionnés pour un mandat de deux ans, intègrent la délégation interministérielle française aux négociations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Le programme existe en France depuis 2009, année où des Jeunes Délégués ont rejoint pour la première fois la délégation française, à la COP15 de Copenhague.
  • Le programme des Jeunes Délégué·e·s de l’Union européenne auprès des Nations Unies : le Cnajep, conseil national de jeunesse français, relaie chaque année l’appel à candidatures pour ce programme, qui permet de participer aux discussions de l’Assemblée générale et des commissions de l’ECOSOC au nom de la délégation de l’UE à New York.
  • Les Jeunes Experts Associés (JEA), les Volontaires des Nations Unies (VNU) et les Jeunes Professionnels en Délégation (JPD) : ces programmes, dont les appels à candidatures sont diffusés par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ouvrent la voie aux carrières internationales.

Foire aux questions sur la Journée internationale des délégués ❓

C’est quand la Journée internationale des délégués ?

La Journée internationale des délégués est célébrée le 25 avril de chaque année. Il s’agit d’une date fixe, qui ne varie pas d’une année sur l’autre. La première édition a eu lieu le 25 avril 2020.

Pourquoi la Journée internationale des délégués est-elle célébrée le 25 avril ?

La Journée internationale des délégués est célébrée le 25 avril parce que cette date marque l’anniversaire du premier jour de la Conférence de San Francisco, ouverte le 25 avril 1945. Ce jour-là, des délégués venus de cinquante pays se réunirent pour la première fois afin de rédiger la Charte des Nations Unies, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. La conférence s’acheva le 26 juin 1945 par la signature de la Charte.

Qui a créé la Journée internationale des délégués ?

La Journée internationale des délégués a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies, par sa résolution A/RES/73/286, adoptée sans vote le 2 avril 2019. Le projet de résolution, référencé A/73/L.78, avait été déposé le 19 mars 2019 par le Bangladesh, le Bélarus, Cuba, le Tadjikistan et le Venezuela, au titre du point de l’ordre du jour consacré au renforcement du système des Nations Unies.

Qu’est-ce qu’un délégué auprès des Nations Unies ?

Un délégué auprès des Nations Unies est un représentant nommé par son gouvernement pour représenter son pays lors des réunions de l’Organisation. Sauf en présence d’un chef d’État, d’un chef de gouvernement ou d’un ministre, c’est lui qui prend la parole et qui vote au nom de son pays à l’Assemblée générale et dans les autres organes onusiens. Il négocie les textes, rédige et dépose des projets de résolution, coordonne avec sa capitale et rend compte des travaux de l’ONU à son gouvernement.

Quelle est la différence entre la Journée internationale des délégués et la Journée internationale du multilatéralisme ?

Ces deux journées sont voisines dans le calendrier mais distinctes. La Journée internationale du multilatéralisme et de la diplomatie au service de la paix se tient le 24 avril et a été proclamée par la résolution A/RES/73/127 ; elle porte sur le principe même du multilatéralisme. La Journée internationale des délégués, le 25 avril, créée par la résolution A/RES/73/286, est centrée sur les personnes qui incarnent ce multilatéralisme : les représentants des États Membres. La première célèbre une méthode, la seconde celles et ceux qui la mettent en œuvre.

Combien de délégués ont participé à la Conférence de San Francisco ?

850 délégués issus de 50 pays ont pris part à la Conférence de San Francisco, du 25 avril au 26 juin 1945. Avec leurs conseillers, leur personnel d’appui et le secrétariat de la conférence, le total atteignait environ 3 500 personnes. Ces délégations représentaient à elles seules près de 80 % de la population mondiale de l’époque. La conférence ne compta que dix séances plénières, mais près de quatre cents séances de commissions et de comités, au cours desquelles chaque partie du texte de la Charte fut examinée.


Le 25 avril, saluer celles et ceux qui font tenir le fil

Le 25 avril 1945, dans une ville de la côte Pacifique, huit cent cinquante personnes se sont assises autour d’une table pour écrire les règles d’un monde qui sortait à peine de sa pire catastrophe. Elles n’avaient ni garantie de succès, ni précédent véritable — seulement la conviction qu’il valait mieux discuter que recommencer.

Quatre-vingts ans plus tard, ce sont toujours des femmes et des hommes assis autour de tables qui négocient, phrase après phrase, amendement après amendement, les textes qui encadrent la paix, le climat, la santé et les droits humains. Leur travail est lent, souvent obscur, rarement spectaculaire. Il est pourtant ce qui distingue un désaccord d’un conflit.

Le 25 avril, la Journée internationale des délégués nous invite simplement à le reconnaître. #InternationalDelegatesDay


Sources

  • Nations Unies — Journée internationale des délégués : https://www.un.org/fr/observances/delegates-day
  • Nations Unies — Résolution A/RES/73/286 : https://docs.un.org/fr/A/RES/73/286
  • Nations Unies — La Conférence de San Francisco : https://www.un.org/fr/about-us/history-of-the-un/san-francisco-conference
  • Couverture des réunions de l’ONU — GA/12133 (2 avril 2019)
  • UNRIC — La Charte des Nations Unies en 5 questions
  • Nations Unies — Les Groupes d’États membres (Simul’ONU)
  • ONU Genève — Missions permanentes / Services linguistiques
  • DGACM — Division de la gestion des conférences (Genève, Vienne)
  • Cour internationale de Justice — Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies (13 février 1946)
  • Commission du droit international — Convention de Vienne du 14 mars 1975
  • Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Réseau diplomatique, Missions et organisation
  • Mission permanente de la France auprès des Nations Unies
  • Wikipédia français — Conférence de San Francisco, Charte des Nations unies

Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 25 avril.

Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale du multilatéralisme et de la diplomatie au service de la paix, Journée internationale de solidarité avec les membres du personnel détenus ou portés disparus.

Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.

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