Chaque année, le troisième dimanche de novembre, des familles endeuillées, des associations, des services de secours et des pouvoirs publics se rassemblent pour la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière. Instituée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2005, elle rend hommage aux personnes tuées et gravement blessées sur les routes du monde, salue le travail des secours et rappelle une réalité que les statistiques peinent à contenir : plus d’un million de vies fauchées chaque année, et des centaines de milliers de familles brisées.

| Données clés | Détail |
|---|---|
| Nom officiel | Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière |
| Nom international | World Day of Remembrance for Road Traffic Victims (WDoR) |
| Date | Le 3ᵉ dimanche de novembre (date mobile) |
| Créée par | Assemblée générale des Nations unies, résolution A/RES/60/5 |
| Date d’adoption | 26 octobre 2005 |
| Origine associative | RoadPeace (Royaume-Uni), 1993 |
| Portée par | FEVR, IRVP, FICVI, Alliance mondiale des ONG pour la sécurité routière |
| Coordination onusienne | OMS et Groupe des Nations unies pour la collaboration en matière de sécurité routière |
| Hashtag | #WDoR |
| Bilan mondial | Environ 1,19 million de décès par an (OMS, rapport 2023) |
| Bilan français | 3 515 personnes tuées en 2025 (ONISR) |
C’est quoi la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière ?
La Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière est une journée internationale officielle des Nations unies, observée chaque troisième dimanche de novembre. Elle poursuit un double objectif : commémorer et agir.
Commémorer, d’abord. Contrairement aux victimes de catastrophes, de guerres ou de crimes très médiatisés, les victimes de la route meurent de façon dispersée, une ou deux à la fois, jour après jour. Cette dispersion les rend statistiquement énormes et socialement invisibles. La Journée mondiale corrige ce déséquilibre en donnant, une fois par an, un visage collectif à ces disparitions.
Agir, ensuite. La journée est aussi devenue un temps fort de plaidoyer pour la sécurité routière : elle sert de point d’appui aux campagnes de prévention, aux revendications sur la réponse judiciaire réservée aux auteurs d’accidents mortels, et à la défense des droits des victimes et de leurs proches.
Elle concerne trois cercles distincts :
- les personnes tuées dans un accident de la circulation ;
- les blessés graves, dont beaucoup gardent des séquelles définitives ;
- les familles, proches et témoins, ainsi que les intervenants — pompiers, policiers, gendarmes, personnels du SAMU, urgentistes — confrontés quotidiennement au traumatisme routier.
Origine et histoire de la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière
Des offices britanniques à une journée mondiale
L’histoire de cette journée commence au Royaume-Uni. En 1992, Brigitte Chaudhry fonde l’association RoadPeace après la mort de son fils dans un accident de la route. Dès 1993, elle organise plusieurs offices religieux à la mémoire des victimes de la route : c’est l’acte de naissance de la commémoration.
En 1995, à l’initiative de RoadPeace, les organisations réunies au sein de la Fédération européenne des victimes de la route (FEVR) décident de commémorer leurs victimes le même jour et retiennent le troisième dimanche de novembre. L’événement s’appelle alors « Journée européenne du souvenir ».
L’appellation devient rapidement inadaptée : des associations d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie rejoignent le mouvement, et le pape mentionne les victimes de la route dans son Angélus ce dimanche-là. La « Journée européenne » devient « Journée mondiale ». L’Organisation mondiale de la Santé apporte son soutien en 2003.
La reconnaissance par l’ONU en 2005
Le 26 octobre 2005, l’Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution A/RES/60/5, intitulée « Amélioration de la sécurité routière mondiale ». Ce texte invite les États membres et la communauté internationale à célébrer chaque année, le troisième dimanche de novembre, la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière, en hommage aux victimes des accidents de la route et à leurs familles.
C’est l’aboutissement d’une décennie de travail associatif : une commémoration née du deuil privé devient une journée officielle du calendrier onusien.
| Année | Étape |
|---|---|
| 1992 | Fondation de RoadPeace au Royaume-Uni |
| 1993 | Premiers offices du souvenir organisés à l’initiative de Brigitte Chaudhry |
| 1995 | La FEVR retient le 3ᵉ dimanche de novembre : « Journée européenne du souvenir » |
| Fin des années 1990 | Extension hors d’Europe : la journée devient mondiale |
| 2003 | Soutien officiel de l’Organisation mondiale de la Santé |
| 26 octobre 2005 | Adoption de la résolution A/RES/60/5 par l’Assemblée générale de l’ONU |
| 2011-2020 | Première Décennie d’action pour la sécurité routière |
| Septembre 2020 | Résolution A/RES/74/299 : Décennie d’action 2021-2030 |
| 2022 | Déclaration politique A/RES/76/294 sur la sécurité routière mondiale |
Les objectifs principaux
Les Nations unies assignent cinq objectifs à cette journée, qui doit offrir une tribune aux victimes de la route et à leurs familles :
- Rendre hommage à toutes les personnes tuées et gravement blessées sur les routes ;
- Reconnaître le travail essentiel des services d’urgence et de secours ;
- Alerter sur la réponse judiciaire, jugée généralement insuffisante à l’égard des auteurs de décès et de blessures sur la route ;
- Plaider pour un meilleur accompagnement des victimes et de leurs familles ;
- Promouvoir des actions fondées sur des données probantes pour prévenir et faire disparaître les décès et traumatismes routiers.
Importance et impact : pourquoi cette journée compte
Une crise de santé publique mondiale
Le Rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde publié par l’OMS en 2023 chiffre à environ 1,19 million le nombre annuel de décès dus aux accidents de la route — un chiffre en baisse de 5 % par rapport à 2010, mais qui reste vertigineux. Cela représente plus de 3 200 morts par jour, soit plus de deux par minute.
| Indicateur mondial | Valeur (OMS, rapport 2023) |
|---|---|
| Décès annuels sur la route | ≈ 1,19 million |
| Évolution depuis 2010 | – 5 % |
| Décès par jour | Plus de 3 200 |
| Rang comme cause de mortalité des 5-29 ans | 1ʳᵉ cause |
| Part des usagers vulnérables (piétons, cyclistes, deux-roues) | Plus de la moitié des décès |
| Blessés non mortels chaque année | Jusqu’à 50 millions |
| Objectif ONU pour 2030 | Réduire de moitié décès et traumatismes |
Une donnée résume à elle seule l’urgence : les accidents de la route sont la première cause de mortalité des enfants et des jeunes adultes de 5 à 29 ans dans le monde. Ce constat a inspiré la notion de « talents perdus » mise en avant par la campagne internationale : quand une personne meurt prématurément sur la route, la société perd aussi son potentiel, ses idées, son apport futur.
Une étude conduite par l’OMS et publiée en 2026 dans The Lancet Public Health confirme une amélioration de long terme — les taux mondiaux d’accidents et de décès ont reculé de plus de 30 % entre 1990 et 2023 — tout en soulignant que les progrès sont très inégaux selon les pays et que les États à faible revenu en profitent peu.
Un coût économique et humain massif
Au-delà des décès, l’OMS insiste sur les pertes économiques considérables supportées par les victimes, leurs familles et les États : coûts de traitement, pertes de productivité pour les personnes décédées ou handicapées, mais aussi pour les proches contraints d’interrompre travail ou études afin de s’occuper d’un blessé.
Le risque est de surcroît profondément inégalitaire : la proportion d’usagers vulnérables parmi les tués est plus élevée dans les pays à faible revenu que dans les pays riches.
Une reconnaissance sociale et judiciaire
C’est l’apport le plus singulier de cette journée, et celui qui la distingue des campagnes classiques de prévention. Les associations de victimes dénoncent depuis trente ans une asymétrie : la mort sur la route est traitée socialement comme un « accident », une fatalité, alors qu’elle résulte le plus souvent de comportements ou de choix d’aménagement évitables. Le troisième objectif fixé par l’ONU — attirer l’attention sur la faiblesse de la réponse judiciaire — traduit cette revendication au plus haut niveau institutionnel.
La France face à la mortalité routière
Le bilan national
En France, l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) publie chaque année les données de référence. Le bilan définitif 2025, publié le 29 mai 2026, marque une dégradation.
| Indicateur France (2025) | Valeur |
|---|---|
| Personnes tuées (métropole + outre-mer) | 3 515 (+ 2,4 % vs 2024) |
| Personnes tuées en France métropolitaine | 3 263 (+ 2,2 %) |
| Personnes tuées outre-mer | 252 (+ 5,4 %) |
| Blessés (métropole, estimation) | ≈ 247 000 (+ 4,9 %) |
| Blessés graves (métropole, estimation) | ≈ 16 800 (+ 5,2 %) |
| Blessés conservant des séquelles à un an | ≈ 22 300 |
| Taux de mortalité | 49 tués par million d’habitants |
Le chiffre des 22 300 blessés qui garderont des séquelles un an après l’accident mérite d’être retenu : la moitié d’entre eux ont moins de 35 ans. La mortalité ne dit qu’une partie du drame.
Qui meurt sur les routes françaises ?
Les données 2025 de l’ONISR dessinent des profils très marqués :
- Les hommes représentent 77 % des personnes tuées en métropole (2 523 hommes contre 740 femmes).
- Les 18-24 ans restent la classe d’âge la plus exposée, avec 528 tués et un taux de 96 tués par million d’habitants, soit le double de la moyenne nationale.
- Les 14-17 ans enregistrent une forte hausse : 133 adolescents tués, soit 39 de plus qu’en 2024.
- Les usagers vulnérables occupent une place croissante : les occupants de voiture représentent désormais moins de la moitié des tués (47 %), les usagers de deux-roues motorisés 21 % de la mortalité et 31 % des blessés graves pour moins de 2 % du trafic motorisé, les cyclistes et utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisé 10 % de la mortalité et 24 % des blessés graves.
- Les routes hors agglomération concentrent 60 % des décès, avec 1 973 personnes tuées.
Une mémoire longue : de l’hécatombe de 1972 à aujourd’hui
La France a connu une histoire routière particulièrement meurtrière. Depuis l’après-guerre, environ 700 000 personnes ont été tuées sur les routes françaises selon l’ONISR.
| Année | Repère |
|---|---|
| 1972 | Pic historique : 16 545 tués à 6 jours, soit environ 18 034 tués selon le standard actuel à 30 jours |
| Mai 1973 | Les 16 000 habitants de Mazamet s’allongent au sol pour figurer le nombre de morts annuel |
| 1973 | Vitesses maximales autorisées, ceinture obligatoire à l’avant hors agglomération, casque pour les motocyclistes |
| 1975 | Extension de la ceinture et du casque en agglomération |
| 1980 | Casque obligatoire pour les cyclomotoristes sur tous les réseaux |
| 2019 | Année de référence retenue pour la décennie 2020-2030 |
| 2025 | 3 515 tués, soit + 0,5 % par rapport à 2019 |
Ce tableau raconte une réussite — la mortalité a été divisée par plus de cinq depuis 1972 alors que le trafic a fortement augmenté — mais aussi un enlisement : depuis 2019, la courbe ne baisse plus. La trajectoire vers moins de 2 000 tués en 2030 s’éloigne.
Les défis contemporains de la sécurité routière
Un objectif 2030 hors d’atteinte
L’objectif fixé par la Décennie d’action pour la sécurité routière 2021-2030 — réduire de moitié les décès et traumatismes — suppose un rythme de baisse que très peu de pays tiennent. La cible 3.6 des Objectifs de développement durable, qui visait déjà une division par deux à l’horizon 2020, n’avait pas été atteinte.
La vulnérabilité croissante des usagers non carrossés
C’est la mutation la plus nette de la dernière décennie. Le développement du vélo, des trottinettes électriques et des deux-roues motorisés en ville a déplacé le risque vers des usagers sans carrosserie. En France, ces usagers concentrent désormais une part majoritaire des blessés graves et des blessés avec séquelles, alors même que les véhicules deviennent plus sûrs pour leurs occupants.
Les inégalités mondiales
Le risque de mourir sur la route n’est pas réparti équitablement sur la planète. Les pays à revenu faible et intermédiaire supportent l’écrasante majorité des décès, avec des parcs de véhicules plus anciens, des infrastructures moins protectrices et des secours moins accessibles. C’est aussi là que la part des piétons et des motocyclistes parmi les victimes est la plus forte.
La reconnaissance des victimes
Enfin, le combat porté par les associations depuis 1993 reste largement inabouti : accompagnement psychologique et juridique inégal, procédures longues, sanctions perçues comme faibles au regard de la gravité des faits. C’est précisément ce que la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière entend rendre visible.

Comment participer à la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière
Les cérémonies du souvenir
La forme la plus répandue reste la cérémonie commémorative, organisée par les associations de victimes, parfois avec le concours des collectivités :
- rassemblements avec lecture des noms des victimes de l’année ;
- minutes de silence et allumage de bougies — la bougie est le symbole visuel principal de la campagne internationale ;
- offices religieux, hérités des toutes premières commémorations de 1993 ;
- dépôts de fleurs sur les lieux d’accidents ou devant des mémoriaux ;
- hommages rendus aux pompiers, forces de l’ordre et personnels de santé.
Les actions de plaidoyer et de prévention
- Interventions d’associations en milieu scolaire et en entreprise ;
- opérations de sensibilisation menées avec les préfectures et les collectivités ;
- interpellations publiques sur les limitations de vitesse, l’aménagement des voies et la protection des usagers vulnérables ;
- publication de bilans locaux d’accidentalité.
La participation en ligne
La campagne internationale met à disposition, chaque année, des visuels et des supports librement adaptables et traduisibles. Le hashtag #WDoR rassemble les publications, décliné avec le millésime de l’année. Participer peut être aussi simple que relayer un message de prévention ou partager le témoignage d’une famille.
Ce que chacun peut faire
- Marquer une minute de silence, seul ou en famille ;
- se renseigner sur les associations de victimes actives dans son département et soutenir leur action ;
- profiter de cette date pour vérifier concrètement ses propres pratiques : vitesse, téléphone au volant, alcool, distance de sécurité, port de la ceinture à l’arrière, équipement des enfants ;
- si l’on est proche d’une victime, savoir que des dispositifs d’aide aux victimes existent et qu’ils sont accessibles.
La bougie et le silence : la symbolique d’une journée pas comme les autres
Une bougie allumée sur fond rouge : c’est l’image retenue par la campagne internationale, et elle n’est pas anodine. La flamme dit à la fois la fragilité d’une vie et la persistance d’une mémoire.
Le choix du troisième dimanche de novembre n’est pas anodin non plus. Novembre est, dans une grande partie de l’hémisphère nord, le mois du souvenir : jours raccourcis, Toussaint, commémorations de l’armistice. La journée s’inscrit dans cette saison mémorielle tout en s’en distinguant : ici, les morts ne sont pas tombés au combat, mais au coin d’une route départementale, sur un passage piéton, à la sortie d’un rond-point.
Le silence, enfin, joue un rôle particulier. Les familles de victimes de la route décrivent souvent une double peine : la perte, puis le silence social qui l’entoure. Le fait divers occupe trois lignes dans la presse locale, puis disparaît. La minute de silence collective inverse le processus : le silence devient volontaire, partagé, et donc reconnaissance.
En 2026, ce rendez-vous du troisième dimanche tombe le 15 novembre. La date change selon les années.
Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée Mondiale des Premiers Secours, Journée internationale des personnes handicapées.
Foire aux questions sur la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière
Quand a lieu la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière ?
La Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière a lieu chaque année le troisième dimanche de novembre. Il s’agit d’une date mobile : elle tombait le 16 novembre en 2025 et tombe le 15 novembre en 2026. Cette règle est fixée par la résolution A/RES/60/5 de l’Assemblée générale des Nations unies.
Qui a créé la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière ?
La Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière a été créée à l’initiative de l’association britannique RoadPeace, fondée en 1992 par Brigitte Chaudhry, qui organise les premiers offices du souvenir en 1993. La Fédération européenne des victimes de la route (FEVR) retient le troisième dimanche de novembre en 1995, avant que l’Assemblée générale des Nations unies ne consacre officiellement la journée en 2005.
Pourquoi l’ONU a-t-elle institué cette journée en 2005 ?
L’ONU a institué la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière par la résolution A/RES/60/5 du 26 octobre 2005 afin de reconnaître officiellement les victimes de la route et leurs familles, de mettre en lumière l’ampleur des dommages émotionnels et économiques causés par les accidents, et de rendre hommage aux services de secours. Cette reconnaissance faisait suite au soutien apporté par l’OMS dès 2003.
Combien de personnes meurent chaque année sur les routes dans le monde ?
Environ 1,19 million de personnes meurent chaque année sur les routes dans le monde, selon le Rapport de situation sur la sécurité routière publié par l’OMS en 2023. Cela représente plus de 3 200 décès par jour. Les accidents de la route constituent la première cause de mortalité des enfants et des jeunes adultes de 5 à 29 ans, et plus de la moitié des victimes sont des piétons, des cyclistes ou des usagers de deux-roues motorisés.
Combien de personnes sont tuées chaque année sur les routes en France ?
En France, 3 515 personnes ont été tuées sur les routes en 2025 selon le bilan définitif de l’ONISR, dont 3 263 en France métropolitaine et 252 outre-mer, soit une hausse de 2,4 % par rapport à 2024. S’y ajoutent environ 247 000 blessés, dont près de 16 800 blessés graves, et 22 300 personnes qui conserveront des séquelles un an après l’accident.
Comment participer à la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière ?
Pour participer à la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière, il est possible de rejoindre une cérémonie commémorative organisée par une association de victimes, d’allumer une bougie ou d’observer une minute de silence, de relayer les visuels de la campagne internationale avec le hashtag #WDoR, ou encore de soutenir une association d’aide aux victimes de la route. La journée est également l’occasion de réexaminer ses propres pratiques au volant.
Se souvenir, c’est déjà agir
Il y a quelque chose de troublant dans les chiffres de la mortalité routière : leur ampleur les rend abstraits. Un million de morts par an, trois mille en France, cela ne se représente pas. C’est exactement le problème que les 16 000 habitants de Mazamet avaient voulu résoudre en 1973 en s’allongeant sur le bitume, et que la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière tente de résoudre chaque troisième dimanche de novembre : redonner un visage, un nom, une histoire à chaque unité statistique.
Se souvenir n’est pas un geste passif. Chaque bougie allumée ce jour-là rappelle qu’aucune de ces morts n’était inévitable, et que la route la plus sûre commence toujours par une décision individuelle.
