15 novembre : Journée mondiale des écrivains en prison

Écouter l’article ≈ 23 min
Initialisation du lecteur vocal…
Journée mondiale des écrivains en prison — Carnet vierge et stylo près d’une fenêtre à barreaux.

Chaque 15 novembre, la Journée mondiale des écrivains en prison rend hommage aux poètes, romanciers, essayistes, journalistes et éditeurs emprisonnés, harcelés ou tués en raison de leurs écrits. Elle a été lancée en 1981 par le Comité des écrivains en prison de PEN International, l’association mondiale d’écrivains fondée à Londres en 1921. En anglais, elle s’appelle Day of the Imprisoned Writer ; dans ses documents en français, PEN International emploie le plus souvent l’intitulé « Journée de l’écrivain emprisonné ». Il s’agit d’une initiative de la société civile : la journée ne figure pas parmi les journées internationales proclamées par l’ONU ou l’UNESCO. Elle n’en est pas moins relayée chaque année par des centres PEN, des bibliothèques, des salons du livre et des associations de défense des droits humains dans de nombreux pays, de Paris à Montréal, de Genève à Dakar.

Journée mondiale des écrivains en prison — Stylo sans inscription posé sur une feuille blanche.

🖋️ C’est quoi, la Journée mondiale des écrivains en prison ?

La Journée mondiale des écrivains en prison, observée le 15 novembre, est une journée annuelle d’action et de mémoire consacrée aux écrivains persécutés pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression. Selon la description qu’en donne Wikipédia en anglais (nofollow), elle vise à soutenir les auteurs qui résistent à la répression et à rappeler le droit de chacun de transmettre des informations.

Concrètement, PEN International choisit chaque année plusieurs écrivains emprisonnés ou menacés, venant de régions différentes du monde, et invite le public à agir pour eux : lettres d’appel aux autorités, messages de solidarité, pétitions, dons. La journée sert aussi à commémorer les écrivains tués depuis l’édition précédente. À titre d’exemple daté, le Centre américain de PEN indiquait en 2007 que le Comité des écrivains en prison suivait environ 1 000 attaques par an contre des écrivains, journalistes, poètes, éditeurs et rédacteurs.

Qui sont les « écrivains » défendus par PEN le 15 novembre ?

À l’origine, l’acronyme PEN renvoyait aux Poets, Essayists, Novelists (poètes, essayistes, romanciers), et le mot rappelle aussi la « plume » en anglais. D’après l’historique du Centre québécois publié par PEN International, le cercle s’est élargi au fil du temps aux dramaturges, traducteurs et éditeurs, puis aux journalistes, scénaristes, libraires, bibliothécaires et blogueurs. La journée concerne donc toute personne persécutée pour un écrit, qu’il s’agisse d’un roman, d’un poème, d’un article ou d’un billet en ligne.

Les intitulés en usage pour la journée du 15 novembre

Plusieurs noms circulent en français. Le tableau ci-dessous recense ceux relevés dans les sources consultées.

Intitulé Où il est employé
Day of the Imprisoned Writer PEN International, centres anglophones
Journée de l’écrivain emprisonné Documents en français de PEN International (archives du centenaire, kit de campagne 2025)
Journée mondiale des écrivains en prison Historique du Centre québécois (archives PEN), presse ivoirienne, collectivités en France
Journée mondiale de l’écrivain emprisonné Revue québécoise Relations (2024)
Journée des écrivains en prison PEN Club français (lettre d’information de novembre 2018)

📜 Origine et histoire de la journée du 15 novembre

La journée du 15 novembre consacrée aux écrivains en prison est née d’une proposition canadienne retenue au congrès de PEN de Menton (France) en 1969, avant d’être mise en œuvre à partir de 1981 par le Comité des écrivains en prison de PEN International. Ce long délai entre l’idée et sa réalisation est documenté par l’historique du Centre québécois de PEN.

Création de la Journée mondiale des écrivains en prison

PEN est fondé à Londres en 1921 à l’initiative de la romancière britannique Catherine Amy Dawson Scott, avec John Galsworthy pour premier président. Très vite, la défense de la liberté d’expression devient indissociable de ses échanges littéraires : selon les archives du Comité des écrivains en prison, la première protestation de PEN contre l’emprisonnement d’un écrivain date de 1935 et concerne l’auteur haïtien Jacques Roumain. La Charte de PEN, approuvée au congrès de Copenhague en 1948, engage ses membres à s’opposer à toute restriction de la liberté d’expression.

Le Comité des écrivains en prison (Writers in Prison Committee, WiPC) est établi à Londres en 1960. C’est lui qui lance en 1981 la journée annuelle du 15 novembre, après l’adoption de la proposition canadienne de Menton.

Année Repère
1921 Fondation de PEN à Londres (premier dîner le 5 octobre)
1935 Première protestation de PEN, en faveur de l’écrivain haïtien Jacques Roumain
1948 Approbation de la Charte de PEN au congrès de Copenhague
1960 Création du Comité des écrivains en prison à Londres
1969 Congrès de Menton : la proposition canadienne d’une journée des écrivains emprisonnés est retenue
1981 Première Journée des écrivains en prison, le 15 novembre
1995 Exécution de l’écrivain nigérian Ken Saro-Wiwa le 10 novembre, malgré une campagne internationale menée par les centres PEN
2000 Lancement de l’opération Livres comme l’air au Québec
2006 Fondation du réseau de villes refuges ICORN à Stavanger (Norvège)
2021 Centenaire de PEN International

Pourquoi le 15 novembre ?

Les sources consultées, y compris les archives de PEN International, ne précisent pas la raison du choix du 15 novembre. La date est fixe depuis l’origine, quel que soit le jour de la semaine. Dans la pratique, la campagne déborde souvent ce seul jour : en 2025, par exemple, PEN International l’a prolongée du 15 novembre au 10 décembre, date de la Journée des droits de l’homme.

Un statut d’initiative associative

La Journée mondiale des écrivains en prison n’est pas une journée des Nations unies. Elle relève de PEN International, organisation non gouvernementale enregistrée comme association caritative en Angleterre et au pays de Galles. Son audience repose sur le réseau des centres PEN et sur leurs partenaires, et non sur une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU ou de la Conférence générale de l’UNESCO.

Objectifs principaux de la journée

  • Alerter : faire connaître au grand public la situation d’écrivains emprisonnés, harcelés ou menacés.
  • Agir sur des cas précis : concentrer lettres, pétitions et pressions diplomatiques sur quelques dossiers individuels choisis dans différentes régions.
  • Briser l’isolement : faire parvenir aux détenus et à leurs familles des messages de soutien.
  • Se souvenir : honorer les écrivains tués depuis l’édition précédente.
  • Défendre un principe : rappeler que la liberté d’expression et de création est un droit humain reconnu par les textes internationaux.

⚖️ Pourquoi la Journée mondiale des écrivains en prison compte

La Journée mondiale des écrivains en prison, chaque 15 novembre, s’appuie sur un principe inscrit dans le droit international depuis 1948 : nul ne doit être inquiété pour ses opinions ni empêché de les exprimer.

Un ancrage dans les textes internationaux

L’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948, dispose : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée générale de l’ONU le 16 décembre 1966, précise en son article 19 que ce droit couvre les idées exprimées « sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique ». La création littéraire est donc explicitement protégée.

Texte Date Ce qu’il protège
Charte de PEN 1948 (congrès de Copenhague) Engagement des membres contre toute restriction de la liberté d’expression
Déclaration universelle des droits de l’homme, art. 19 10 décembre 1948 Liberté d’opinion et d’expression, sans considération de frontières
Pacte international relatif aux droits civils et politiques, art. 19 16 décembre 1966 (entrée en vigueur en 1976) Liberté d’expression sous forme orale, écrite, imprimée ou artistique
Convention européenne des droits de l’homme, art. 10 1950 Liberté d’expression en Europe (Conseil de l’Europe)
Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, art. 9 1981 Droit à l’information et droit d’exprimer ses opinions

Une dimension humaine : rompre l’isolement

Pour les organisateurs, les lettres reçues en détention ont une valeur concrète : elles signalent aux autorités que le détenu n’est pas oublié. Le cas de Ken Saro-Wiwa reste emblématique. Selon la fiche que lui consacrent les archives de PEN, l’écrivain nigérian, défenseur du peuple ogoni, a été exécuté le 10 novembre 1995, cinq jours avant la Journée des écrivains en prison, malgré une vaste campagne internationale conduite par les centres PEN. Sa mort a provoqué une indignation internationale. Le site consacre d’ailleurs un article à la Journée mondiale contre la peine de mort.

Autre figure souvent citée : Liu Xiaobo, président du Centre PEN chinois indépendant de 2003 à 2007, lauréat du prix Nobel de la paix en 2010 alors qu’il purgeait une peine de onze ans de prison. Il est mort le 13 juillet 2017, toujours sous la garde des autorités, comme l’a rapporté Human Rights Watch (nofollow).

Un outil de documentation : la Case List

La journée s’appuie sur un travail de veille permanent. PEN International publie régulièrement depuis 1960 une liste de cas (Case List) recensant les écrivains emprisonnés, poursuivis, harcelés ou tués. L’édition 2019 documentait 212 cas, celle de 2022 en recensait 115 (les périmètres varient d’une édition à l’autre). La Case List 2023/2024 a été publiée le 21 mars 2024, lors de la Journée mondiale de la poésie, et celle de 2026 le 23 avril 2026, date de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

🌍 Le 15 novembre dans le monde francophone et au-delà

Le 15 novembre, la Journée mondiale des écrivains en prison est relayée par plus d’une centaine de centres PEN, autonomes, qui choisissent chacun leurs formats : lectures publiques, tables rondes, expositions, envois de livres.

En France, en Belgique et en Suisse romande

En France, le PEN Club français (nofollow) anime un Comité des écrivains en danger. Selon sa lettre d’information de novembre 2018, il a organisé le 15 novembre 2018 une chaîne de lectures de solidarité à Paris réunissant plus de 120 participants. Des collectivités s’associent aussi à la journée : en Île-de-France, des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines ont par exemple organisé des tables rondes avec des auteurs exilés, en partenariat avec la Maison des journalistes (nofollow) et Amnesty International.

En Belgique, le centre francophone (PEN Belgique francophone) est l’un des plus anciens du réseau : ses premiers statuts, sous le nom de Club des Écrivains belges, datent du 1er octobre 1922. Lors d’une édition relayée par le réseau ICORN, PEN Belgique et l’organisation FreeDawit ont installé à Bruxelles, au Bozar, une reconstitution de cellule autour du cas du journaliste Dawit Isaak.

En Suisse, le Centre PEN suisse romand, dont les premiers statuts datent du 20 novembre 1949, a travaillé plus de dix ans avec la Ville de Genève et la Maison Rousseau et Littérature à l’adhésion de Genève au réseau des villes refuges, validée en décembre 2023.

Au Québec et au Canada

Le Centre québécois du P.E.N. international souligne la journée depuis 2000 avec l’opération Livres comme l’air, coorganisée avec Amnistie internationale et l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ). Dix écrivains québécois sont jumelés à dix écrivains emprisonnés ou menacés : chacun leur dédicace un de ses livres, qui leur est ensuite envoyé. Le centre anglophone, PEN Canada (nofollow), installé à Toronto depuis 1983, mène ses propres actions.

En Afrique francophone

Plusieurs centres PEN africains francophones sont actifs, notamment au Sénégal, en Guinée et au Mali. Le centre malien figure parmi les membres fondateurs, avec la Belgique, la France, le Québec et la Suisse romande, de la fédération de centres PEN francophones constituée au congrès de Pune (Inde) en 2018. La presse africaine relaie aussi la journée : le quotidien ivoirien Fraternité Matin (nofollow) y a consacré un article en 2025. Les archives de PEN rappellent par ailleurs des cas du monde francophone, comme celui de l’écrivain et journaliste algérien Tahar Djaout, assassiné en 1993.

Ailleurs dans le monde

En Catalogne, PEN Català consacre régulièrement une semaine entière d’événements à la journée. En Afrique du Sud, PEN South Africa a organisé des soirées gratuites au Centre for the Book du Cap. En Turquie, en Norvège, en Écosse ou en Croatie, les centres PEN publient déclarations, affiches et lectures autour du 15 novembre.

Centre PEN Pays ou région Action liée au 15 novembre (exemples documentés)
PEN Club français France Chaîne de lectures à Paris (2018), Comité des écrivains en danger
PEN Belgique francophone Belgique Action de solidarité au Bozar, à Bruxelles
Centre PEN suisse romand Suisse romande Campagne 2020 relayée par PEN International ; adhésion de Genève à ICORN
Centre québécois du P.E.N. international Québec Livres comme l’air, depuis 2000
PEN Mali, PEN Sénégal, Centre guinéen du PEN Afrique de l’Ouest Rencontres littéraires et colloques ; fédération francophone (Mali)

🚧 Défis et enjeux contemporains pour les écrivains en prison

La Journée mondiale des écrivains en prison, chaque 15 novembre, s’inscrit dans un contexte où les recensements des organisations PEN font état d’une hausse continue du nombre d’écrivains détenus depuis 2019.

Une hausse des détentions documentée

PEN America, centre américain de PEN, publie chaque année un indice (Freedom to Write Index) du nombre d’écrivains emprisonnés dans le monde. Sa méthode lui est propre et ses chiffres ne se confondent pas avec ceux de PEN International.

Année Écrivains emprisonnés recensés par PEN America
2019 238
2020 273
2021 277
2022 311
2023 339
2024 Nouvelle hausse, sixième année consécutive

Selon le communiqué de PEN America sur l’édition 2024 (nofollow), la Chine (118 écrivains) et l’Iran (43) regroupaient à eux deux 43 % des écrivains emprisonnés, et le nombre de femmes écrivaines détenues atteignait 59, soit 16 % du total. Ces chiffres sont ceux de PEN America et datent de 2024.

Prison, procès, exil : des pressions multiples

La détention n’est qu’une des formes de pression recensées. Les listes de PEN distinguent aussi les écrivains poursuivis en justice, harcelés, menacés de mort, contraints à l’exil ou tués. La Case List 2026 de PEN International met en avant, d’après sa présentation relayée par l’IFEX, la répression transnationale et l’exil forcé. Les violences peuvent aussi survenir hors de toute procédure : en août 2022, le romancier Salman Rushdie, ancien président de PEN America, a été poignardé sur scène à la Chautauqua Institution, dans l’État de New York, plus de trente ans après les menaces de mort liées aux Versets sataniques.

Les journalistes figurent parmi les auteurs les plus exposés, ce qui rapproche cette journée de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, le 2 novembre, qui honore la mémoire de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes de RFI tués au Mali le 2 novembre 2013.

L’exil et l’accueil : les villes refuges

Quand la prison menace, l’exil devient parfois la seule issue. Le réseau ICORN, fondé en 2006 à Stavanger (Norvège) en lien étroit avec PEN International, indique avoir accueilli 300 écrivains, journalistes et artistes dans plus de 80 villes. Paris l’a rejoint en janvier 2011, Genève en décembre 2023. En France, la Maison des journalistes, fondée en 2002 par la journaliste Danièle Ohayon et le réalisateur Philippe Spinau, héberge à Paris des professionnels des médias exilés.

Journée mondiale des écrivains en prison — Mains pliant une feuille blanche près d’une enveloppe sans adresse.

✉️ Comment participer à la Journée mondiale des écrivains en prison

Pour la Journée mondiale des écrivains en prison du 15 novembre, chacun peut agir à son niveau, de la lettre de soutien à l’adhésion à un centre PEN.

Dans les institutions et les centres PEN

Chaque année, PEN International publie sur sa page Protecting Imprisoned Writers les cas retenus pour la campagne, avec des modèles de messages, des pétitions et des visuels. Les centres nationaux les traduisent et les relaient, souvent en français et en espagnol, les deux autres langues officielles de l’organisation avec l’anglais.

Dans les bibliothèques, les écoles et les festivals

Les formats les plus répandus sont la lecture publique de textes d’auteurs détenus, la table ronde avec des écrivains exilés, la chaise vide symbolisant l’auteur absent et l’envoi de livres dédicacés. Ces actions trouvent leur place dans les salons du livre de novembre, comme le Salon du livre de Montréal, où se tient Livres comme l’air.

Sur les réseaux sociaux

PEN International et ses centres utilisent le mot-dièse #DayoftheImprisonedWriter. Partager les dossiers officiels, plutôt que des informations non vérifiées, aide à donner de la visibilité aux cas sans exposer davantage les détenus ou leurs proches.

Conseils pratiques

Action Comment faire Pour qui
Écrire une lettre de solidarité Utiliser les adresses et consignes publiées par PEN International ou un centre national Tout public
Signer une pétition ou un appel Passer par les pages officielles de campagne Tout public
Organiser une lecture publique Lire des textes d’auteurs détenus, avec l’appui d’un centre PEN Bibliothèques, écoles, librairies
Faire un don Soutenir un centre PEN, ICORN ou la Maison des journalistes Particuliers, entreprises
Adhérer à un centre PEN Contacter le centre de son pays (France, Belgique, Suisse romande, Québec, etc.) Écrivains, traducteurs, journalistes

Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 15 novembre.

Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, Journée mondiale de la liberté de la presse.

❓ FAQ sur la Journée mondiale des écrivains en prison

Qu’est-ce que la Journée mondiale des écrivains en prison ?

La Journée mondiale des écrivains en prison est une journée annuelle, fixée au 15 novembre, consacrée aux écrivains emprisonnés, harcelés ou tués pour leurs écrits. Organisée par PEN International, elle invite le public à écrire aux détenus, à signer des appels et à honorer les auteurs tués dans l’année.

Qui a créé la Journée mondiale des écrivains en prison et depuis quand ?

La Journée mondiale des écrivains en prison a été créée en 1981 par le Comité des écrivains en prison de PEN International, association mondiale d’écrivains fondée à Londres en 1921. L’idée venait d’une proposition canadienne retenue au congrès de PEN de Menton, en 1969.

La Journée mondiale des écrivains en prison est-elle reconnue par l’ONU ?

Non, la Journée mondiale des écrivains en prison n’est pas reconnue par l’ONU ni par l’UNESCO. C’est une initiative de PEN International, une organisation non gouvernementale, relayée par ses centres nationaux et par de nombreuses associations dans le monde.

Comment soutenir un écrivain emprisonné ?

Pour soutenir un écrivain emprisonné, le plus simple est de lui envoyer un message de solidarité ou de signer un appel via les pages de campagne de PEN International ou d’un centre PEN national. Il est aussi possible d’organiser une lecture publique de ses textes, de faire un don ou d’adhérer à un centre PEN.

Quelle différence avec la Journée mondiale de la liberté de la presse ?

La différence avec la Journée mondiale de la liberté de la presse tient au statut et au champ couvert. Le 3 mai est une journée proclamée par l’ONU en 1993 et centrée sur les médias. Le 15 novembre est une journée de PEN International qui défend tous les auteurs persécutés, y compris poètes, romanciers, traducteurs et blogueurs.

Le 15 novembre, la Journée mondiale des écrivains en prison rappelle qu’un poème, un roman ou un article peut encore valoir la prison, l’exil ou la mort à son auteur. Depuis 1981, PEN International et ses centres en font un moment d’action concrète, où une lettre, une lecture ou une signature peut briser l’isolement d’un détenu. Que l’on soit lecteur, bibliothécaire, enseignant ou écrivain, prendre la plume ce jour-là, c’est rappeler que les mots ne devraient jamais conduire derrière les barreaux. Pour aller plus loin sur les journées liées à la liberté d’informer, le site consacre aussi un article à la Journée mondiale de la liberté de la presse. #DayoftheImprisonedWriter

À lire aussi

Sources : PEN International, Who we are ; PEN International, Protecting Imprisoned Writers ; Archives PEN, Comité des écrivains en prison ; Archives PEN, historique du Centre québécois ; Archives PEN, Ken Saro-Wiwa ; HCDH, Déclaration universelle des droits de l’homme ; ICORN ; PEN America, Freedom to Write Index 2024 (nofollow) ; Human Rights Watch (nofollow) ; PEN Club français (nofollow) ; PEN Canada (nofollow) ; Maison des journalistes (nofollow) ; Fraternité Matin (nofollow) ; Wikipédia (anglais) (nofollow)

Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *