15 avril : Journée internationale du mieux-être

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Journée internationale du mieux-être — Sentier de promenade dans un parc arboré et lumineux.

Chaque 15 avril, la Journée internationale du mieux-être invite les populations du monde entier à considérer la santé autrement : non plus comme la seule absence de maladie, mais comme un équilibre global entre le corps, l’esprit, les liens sociaux et l’environnement. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies sur une initiative du Népal, cette journée est l’une des plus récentes du calendrier onusien. Elle promeut des pratiques de bien-être accessibles, inclusives et abordables, et s’inscrit directement dans l’objectif de développement durable n°3 consacré à la bonne santé et au bien-être.

Élément Information
Date 15 avril (date fixe)
Nom officiel Journée internationale du mieux-être (International Wellness Day)
Instituée par Assemblée générale des Nations Unies
Résolution A/RES/80/249 (projet A/80/L.45)
Date d’adoption 10 mars 2026
Résultat du vote 143 voix pour, 1 contre, 0 abstention
État initiateur Népal, avec une quarantaine de coauteurs
Première édition 15 avril 2026
Objectif de développement durable ODD 3 – Bonne santé et bien-être

C’est quoi le mieux-être ?

Le terme français « mieux-être » traduit le mot anglais wellness, qui désigne une démarche active et volontaire d’amélioration de la santé, distincte du simple « bien-être » ressenti. Là où le bien-être décrit un état, le mieux-être décrit un cheminement : une succession de choix quotidiens — alimentation, sommeil, mouvement, relations, gestion du stress — qui construisent la santé plutôt que de réparer la maladie.

Cette approche prolonge la définition adoptée par l’Organisation mondiale de la santé dès 1946, selon laquelle la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. La résolution onusienne va plus loin encore en retenant une conception élargie du mieux-être.

Dimension Ce qu’elle recouvre
Physique Activité, nutrition, sommeil, prévention, dépistage
Mentale Équilibre psychique, gestion du stress, santé cognitive
Émotionnelle Régulation des émotions, estime de soi, résilience
Sociale Liens familiaux et amicaux, appartenance, lutte contre l’isolement
Culturelle et spirituelle Sens, transmission, pratiques traditionnelles, méditation
Écologique Qualité de l’air, de l’eau, du cadre de vie, rapport à la nature

Cette lecture multidimensionnelle explique pourquoi la Journée internationale du mieux-être ne relève pas exclusivement du champ médical : elle mobilise aussi l’éducation, l’urbanisme, le monde du travail et les politiques culturelles.

Origine et histoire de la Journée internationale du mieux-être

Une initiative diplomatique portée par le Népal

La Journée internationale du mieux-être est née d’une démarche conduite par la Mission permanente du Népal auprès des Nations Unies, à New York. Le pays himalayen, riche d’une longue tradition de yoga, de méditation et de médecine ayurvédique, a mené une série de consultations avec les délégations onusiennes afin de faire converger le texte vers un large soutien.

Le projet de résolution, référencé A/80/L.45, a été présenté en séance plénière par le Représentant permanent du Népal auprès de l’ONU, Lok Bahadur Thapa, qui a souligné devant l’Assemblée que les systèmes de santé étaient soumis à des pressions sans précédent, sous l’effet de crises multiples et imbriquées. Il s’agit de la première journée internationale proclamée par l’ONU à l’initiative du Népal.

Une adoption par vote, et non par consensus

Contrairement à de nombreuses journées internationales adoptées sans vote, le texte a fait l’objet d’un scrutin enregistré le 10 mars 2026. Il a été adopté par 143 voix pour et une seule voix contre, celle des États-Unis, sans abstention. Le vote négatif américain portait non sur le mieux-être en tant que tel, mais sur trois griefs : la multiplication des journées symboliques au détriment du travail de fond de l’Organisation, la réaffirmation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et la référence à une résolution antérieure sur la santé mondiale et la politique étrangère.

Date Étape
1946 L’OMS définit la santé comme un état de complet bien-être physique, mental et social
2012 L’ONU proclame le 20 mars Journée internationale du bonheur
11 décembre 2014 L’ONU proclame le 21 juin Journée internationale du yoga
25 septembre 2015 Adoption du Programme 2030 et de l’ODD 3 « Bonne santé et bien-être »
6 décembre 2024 L’ONU proclame le 21 décembre Journée mondiale de la méditation
10 mars 2026 Adoption de la résolution A/RES/80/249 instituant la Journée internationale du mieux-être
15 avril 2026 Première célébration mondiale de la Journée

Les objectifs principaux

  • Sensibiliser : faire connaître les bénéfices, individuels et collectifs, de pratiques de mieux-être régulières.
  • Prévenir : promouvoir des approches préventives centrées sur le mode de vie, afin de réduire le poids des maladies évitables sur les systèmes de santé.
  • Rendre accessible : encourager des pratiques inclusives et financièrement abordables, pour ne pas réserver le mieux-être aux populations les plus aisées.
  • Valoriser les savoirs : reconnaître l’apport des cultures et des connaissances traditionnelles des peuples autochtones et des populations locales, y compris la médecine traditionnelle fondée sur des données probantes.
  • Fédérer : articuler cette journée avec les observances complémentaires que sont le bonheur (20 mars), le yoga (21 juin) et la méditation (21 décembre).

Pourquoi le mieux-être est devenu un enjeu de santé publique 🩺

Le poids écrasant des maladies non transmissibles

L’argument central de la résolution est un constat épidémiologique : l’essentiel de la mortalité mondiale est aujourd’hui lié à des pathologies chroniques largement évitables par le mode de vie.

Indicateur mondial (OMS) Valeur
Décès dus aux maladies non transmissibles (2021) Au moins 43 millions
Part des décès mondiaux non liés à la pandémie 75 %
Décès avant 70 ans 18 millions
Maladies cardiovasculaires Au moins 19 millions de décès
Cancers 10 millions de décès
Maladies respiratoires chroniques 4 millions de décès
Diabète (néphropathie incluse) Plus de 2 millions de décès

L’OMS identifie cinq facteurs de risque majeurs à l’origine de cette progression : le tabagisme, l’inactivité physique, l’usage nocif de l’alcool, une alimentation déséquilibrée et la pollution de l’air. Quatre d’entre eux relèvent directement du champ du mieux-être.

Une inactivité physique généralisée

Selon les estimations de l’OMS, environ 31 % des adultes dans le monde n’atteignent pas le niveau d’activité physique recommandé pour protéger leur santé. Les recommandations internationales fixent pourtant un seuil accessible : au moins 150 à 300 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée par semaine pour les adultes, et une heure par jour pour les enfants et adolescents.

Une santé mentale sous tension

Indicateur mondial (OMS) Valeur
Personnes vivant avec un trouble de santé mentale Plus d’1 milliard
Rang des troubles mentaux parmi les causes d’invalidité de longue durée 2ᵉ cause mondiale
Décès par suicide (2021) Environ 727 000
Coût annuel de la dépression et de l’anxiété pour l’économie mondiale 1 000 milliards de dollars
Retour sur investissement d’un dollar consacré au traitement 4 dollars

Ce dernier chiffre résume l’argumentaire économique de la Journée : la prévention et la promotion du mieux-être coûtent nettement moins cher que la prise en charge tardive.

Le mieux-être, un secteur économique de premier plan 📈

Au-delà de la santé publique, le mieux-être constitue une industrie mondiale de grande ampleur. Le Global Wellness Institute, référence en la matière, mesure chaque année onze secteurs allant des soins personnels au tourisme de bien-être.

Année Taille de l’économie mondiale du bien-être
2013 3 400 milliards de dollars
2019 5 000 milliards de dollars
2023 6 300 milliards de dollars
2024 6 800 milliards de dollars
2029 (projection) 9 800 milliards de dollars

Quelques ordres de grandeur éclairants :

  • Le marché a doublé depuis 2013 et progressé de 7,9 % entre 2023 et 2024.
  • Il représente environ 60 % du total des dépenses de santé mondiales, estimées à 11 200 milliards de dollars.
  • Il pèse près de quatre fois l’industrie pharmaceutique (1 800 milliards de dollars).
  • Les deux segments les plus dynamiques entre 2019 et 2024 sont l’immobilier de bien-être (+19,5 % par an) et le bien-être mental (+12,4 % par an).
  • Le seul segment en recul récent est le bien-être en entreprise, en repli de 1,5 % entre 2023 et 2024.

Cette économie crée des emplois non délocalisables, souvent implantés dans des territoires ruraux ou de montagne, ce qui explique l’intérêt croissant des politiques publiques pour la filière.

La diversité du mieux-être à travers le monde

Asie du Sud : yoga, méditation et médecines traditionnelles

Le sous-continent indien constitue le berceau historique de plusieurs pratiques désormais mondialisées. Le yoga, discipline millénaire née en Inde, a fait l’objet d’une journée internationale dès 2014. L’ayurvéda, la méditation et les pratiques respiratoires y sont intégrées à la vie quotidienne plutôt que consommées comme des services. Le Népal, initiateur de la Journée, revendique ce patrimoine comme un levier de développement et de tourisme de bien-être.

Europe : la culture du thermalisme

L’Europe a construit sa propre tradition du mieux-être autour de l’eau. Le thermalisme, le thermoludisme et la thalassothérapie structurent des filières entières en France, en Allemagne, en Italie, en Hongrie et en République tchèque. À la différence des approches asiatiques, souvent spirituelles, le modèle européen s’est historiquement médicalisé, avec des cures prescrites et parfois remboursées.

Amériques et Afrique : entre marché et savoirs communautaires

L’Amérique du Nord domine largement le marché mondial du bien-être — le marché états-unien représente à lui seul environ un tiers de l’économie mondiale du secteur — avec une orientation nettement commerciale : salles de sport, compléments alimentaires, applications de méditation. À l’inverse, de nombreuses communautés d’Afrique, d’Amérique latine et d’Océanie perpétuent des savoirs thérapeutiques transmis oralement, que la résolution onusienne reconnaît explicitement comme une contribution au renforcement des systèmes de santé.

Les défis contemporains de la Journée internationale du mieux-être

Une fracture d’accès

Le principal risque est celui d’un mieux-être à deux vitesses. Les données de l’OMS montrent que 73 % des décès attribuables aux maladies non transmissibles surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, précisément là où l’offre de prévention est la plus faible. Le texte onusien insiste d’ailleurs sur le caractère abordable des pratiques promues — marcher, dormir suffisamment, cuisiner, méditer, entretenir des liens sociaux ne coûtent rien.

La marchandisation et les allégations non prouvées

L’ampleur du marché attire des acteurs proposant des produits et services aux bénéfices non démontrés, voire dangereux. La frontière entre promotion de la santé, commerce et dérive sectaire ou complotiste peut devenir ténue, notamment lorsque des pratiques de mieux-être sont présentées comme des alternatives aux traitements médicaux plutôt que comme des compléments.

L’exigence de preuves

La résolution prend soin de mentionner la médecine traditionnelle fondée sur des données probantes. Cette précision, loin d’être anodine, trace une ligne de partage : l’ONU reconnaît la valeur des savoirs traditionnels sans renoncer à l’évaluation scientifique. La production de preuves rigoureuses sur les pratiques de mieux-être reste un chantier ouvert.

Comment participer à la Journée internationale du mieux-être ?

À titre individuel

  • Consacrer la journée à une activité physique douce : marche, vélo, natation, étirements.
  • Tester une séance de méditation, de cohérence cardiaque ou de respiration guidée.
  • Faire le point sur son sommeil et fixer un objectif réaliste de coucher régulier.
  • Prendre des nouvelles d’une personne isolée de son entourage : le lien social est une dimension à part entière du mieux-être.
  • Instaurer une plage sans écran dans la journée.

Dans les institutions, entreprises et collectivités

  • Organisation d’ateliers de prévention, de dépistages gratuits ou de conférences santé.
  • Séances collectives de yoga, de méditation ou de marche encadrée sur le temps de travail.
  • Ouverture d’espaces verts, de parcours sportifs ou d’équipements municipaux.
  • Mise en avant des dispositifs d’écoute et de soutien psychologique existants.
  • Réflexion sur l’organisation du travail : charge, horaires, droit à la déconnexion.

En ligne

Les campagnes de sensibilisation s’appuient sur les réseaux sociaux pour relayer conseils pratiques, témoignages et ressources gratuites. Les institutions de santé publique diffusent à cette occasion des contenus vulgarisés sur l’activité physique, la nutrition et la santé mentale.

Le mieux-être en France : où en est-on ?

Activité physique et sédentarité

Les enquêtes nationales de surveillance nutritionnelle dressent un tableau contrasté.

Indicateur (étude Esteban, 2014-2016) Résultat
Hommes adultes atteignant les recommandations de l’OMS 71 %
Femmes adultes atteignant les recommandations de l’OMS 53 %
Garçons de 6 à 17 ans atteignant les recommandations Environ la moitié
Filles de 6 à 17 ans atteignant les recommandations Environ un tiers
Adultes de 18 à 75 ans en sédentarité élevée (plus de 7 h/jour) Plus de 40 %

Le niveau d’activité physique a reculé chez l’ensemble des femmes depuis 2006, et le temps quotidien passé devant les écrans a fortement augmenté, chez les adultes comme chez les enfants.

Santé mentale

La santé mentale a été érigée en Grande cause nationale en 2025 en France, signe de la prise de conscience politique du sujet.

Indicateur (Baromètre de Santé publique France, 2024) Résultat
Adultes de 18 à 79 ans ayant vécu un épisode dépressif caractérisé 15,6 %
Personnes concernées restées sans prise en charge 44 %
Proportion sans prise en charge chez les hommes 54 %

Le médecin généraliste demeure le premier point de contact. Les obstacles au recours identifiés sont le coût, la crainte de la stigmatisation et le manque d’information sur les ressources disponibles.

Une tradition thermale unique en Europe

La France possède le premier patrimoine hydrominéral européen et une filière thermale structurée, à la croisée du soin et du mieux-être.

Indicateur Valeur
Stations thermales en activité 88
Curistes en cure conventionnée (2024) 471 613
Évolution 2023-2024 +2,75 %
Niveau de référence avant 2020 Environ 580 000 curistes
Première région thermale Occitanie (environ 31 % de la fréquentation nationale)

Implantées majoritairement dans des communes rurales ou de montagne, ces stations constituent un levier économique important pour des territoires souvent fragiles.

Foire aux questions

Quand a lieu la Journée internationale du mieux-être ?

La Journée internationale du mieux-être a lieu chaque année le 15 avril. Il s’agit d’une date fixe, qui ne varie donc pas d’une année à l’autre. La première édition a été célébrée le 15 avril 2026.

Qui est à l’origine de la Journée internationale du mieux-être ?

La Journée internationale du mieux-être est à l’origine une initiative du Népal, portée par sa Mission permanente auprès des Nations Unies et coparrainée par une quarantaine d’États. Elle a été officiellement proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 mars 2026, par la résolution A/RES/80/249.

Quelle différence entre la Journée internationale du mieux-être et la Journée mondiale de la santé ?

La différence entre la Journée internationale du mieux-être et la Journée mondiale de la santé tient à leur objet et à leur pilote. La Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril, est portée par l’OMS et met l’accent sur les systèmes de santé et l’accès aux soins. La Journée internationale du mieux-être, célébrée le 15 avril, relève d’une résolution de l’Assemblée générale et met l’accent sur la prévention, le mode de vie et le bien-être global de la personne.

Que recouvre exactement la notion de mieux-être ?

La notion de mieux-être recouvre une approche globale de la santé qui dépasse l’absence de maladie. Elle englobe les dimensions physique, mentale, émotionnelle, sociale, culturelle et écologique du bien-être d’une personne, et met l’accent sur les choix quotidiens — mouvement, alimentation, sommeil, liens sociaux, gestion du stress — plutôt que sur le seul traitement des pathologies.

Comment participer à la Journée internationale du mieux-être ?

Participer à la Journée internationale du mieux-être ne demande ni équipement ni budget. On peut marcher, s’accorder une séance de respiration ou de méditation, revoir son rythme de sommeil, cuisiner un repas équilibré, prendre des nouvelles d’un proche isolé ou instaurer une pause sans écran. Les entreprises et collectivités organisent de leur côté ateliers, dépistages et séances collectives.

Quel est le poids économique du secteur du mieux-être ?

Le poids économique du secteur du mieux-être atteignait 6 800 milliards de dollars en 2024 selon le Global Wellness Institute, soit environ 60 % du montant total des dépenses de santé dans le monde et près de quatre fois la taille de l’industrie pharmaceutique. Le secteur pourrait approcher 9 800 milliards de dollars en 2029.

Le 15 avril, une invitation à commencer petit

La Journée internationale du mieux-être ne demande pas de tout changer. Elle rappelle une évidence que les chiffres de santé publique confirment sans ambiguïté : l’essentiel de ce qui construit une vie en bonne santé se joue dans des gestes ordinaires, répétés, accessibles à presque tous. Marcher, dormir, respirer, parler, partager un repas. Le 15 avril est l’occasion d’en choisir un — et de s’y tenir le 16.

Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 15 avril.

Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale du bonheur, Journée mondiale du sommeil, Journée mondiale de la santé.

Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.

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