Chaque 6 avril, les Nations unies célèbrent la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies, cette journée rappelle que le sport n’est pas seulement un loisir ou un spectacle : c’est un outil de politique publique, peu coûteux et universellement compris, mobilisé pour améliorer la santé, scolariser, réduire les inégalités entre les femmes et les hommes, réinsérer, réconcilier des communautés divisées et soutenir la construction de la paix.
La date n’a rien d’arbitraire : le 6 avril 1896, les premiers Jeux olympiques de l’ère moderne s’ouvraient au stade panathénaïque d’Athènes. En choisissant cet anniversaire, l’ONU inscrit explicitement la journée dans une filiation olympique, tout en dépassant largement le seul cadre de la compétition de haut niveau.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Nom officiel | Journée internationale du sport au service du développement et de la paix |
| Date | 6 avril, chaque année (date fixe) |
| Sigle international | IDSDP (International Day of Sport for Development and Peace) |
| Instituée par | Assemblée générale des Nations unies |
| Texte fondateur | Résolution A/RES/67/296, adoptée le 23 août 2013 |
| Première édition | 6 avril 2014 |
| Origine de la date | Ouverture des premiers Jeux olympiques modernes, Athènes, 6 avril 1896 |
| Portée | Mondiale, avec le soutien du mouvement olympique et des fédérations sportives |
| Objectif de développement durable associé | Le sport est reconnu comme « catalyseur » du développement durable (Programme 2030, § 37) |
C’est quoi le « sport au service du développement et de la paix » ?
L’expression « sport au service du développement et de la paix » (en anglais Sport for Development and Peace, souvent abrégé SDP) désigne l’ensemble des programmes qui utilisent l’activité physique et sportive comme moyen, et non comme fin, pour atteindre des objectifs sociaux, sanitaires, éducatifs ou diplomatiques.
La distinction est essentielle :
- Le développement du sport consiste à construire des équipements, former des entraîneurs, structurer des fédérations, détecter des talents. Le sport est ici l’objectif.
- Le sport au service du développement consiste à se servir d’un terrain, d’un ballon ou d’une course pour scolariser des filles, prévenir des maladies chroniques, occuper des jeunes désœuvrés, faire dialoguer des communautés en conflit ou réhabiliter des personnes détenues. Le sport est ici l’outil.
Un droit reconnu avant d’être un levier
Bien avant que l’ONU ne proclame une journée dédiée, l’UNESCO avait posé le principe fondateur. En 1978, la 20ᵉ Conférence générale de l’UNESCO adopte la Charte internationale de l’éducation physique et du sport, premier texte international fondé sur les droits humains à affirmer que la pratique de l’éducation physique et du sport constitue un droit fondamental pour tous. Révisée le 18 novembre 2015 sous le titre Charte internationale de l’éducation physique, de l’activité physique et du sport, elle intègre les enjeux contemporains : bénéfices sanitaires de l’activité physique, inclusion des personnes en situation de handicap, protection de l’enfance, égalité des genres.
Pourquoi les Nations unies s’intéressent au sport
Les arguments avancés par le système onusien sont constants depuis vingt ans :
- Un langage universel : le sport se pratique sans traducteur, franchit les barrières culturelles, religieuses, sociales et générationnelles.
- Un rapport coût/efficacité élevé : un ballon et un espace suffisent souvent à mobiliser des dizaines de jeunes, là où d’autres dispositifs supposent des infrastructures lourdes.
- Un pouvoir d’attraction rare : le sport capte l’attention de publics que les campagnes de sensibilisation classiques n’atteignent pas, notamment les adolescents et les jeunes adultes.
- Une transversalité : santé, éducation, égalité femmes-hommes, emploi, cohésion sociale, prévention de la violence — un même programme sportif peut agir simultanément sur plusieurs de ces registres.
Origine et histoire de la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix
Création de la journée
Le 23 août 2013, lors de sa soixante-septième session, l’Assemblée générale des Nations unies adopte par consensus la résolution A/RES/67/296, qui proclame le 6 avril Journée internationale du sport au service du développement et de la paix. Le texte invite les États, le système des Nations unies, les organisations sportives internationales, régionales et nationales, la société civile, les ONG et le secteur privé à coopérer pour observer et faire connaître cette journée. La première édition est célébrée le 6 avril 2014.
Pourquoi le 6 avril ?
La date commémore l’ouverture des premiers Jeux olympiques de l’ère moderne, le lundi 6 avril 1896, au stade panathénaïque d’Athènes. Le roi Georges Iᵉʳ de Grèce y proclame le lancement de neuf jours de compétition réunissant 241 athlètes dans neuf sports.
Un détail historique mérite d’être signalé : le 6 avril 1896 du calendrier grégorien correspondait au 25 mars du calendrier julien, alors en vigueur en Grèce — soit la fête nationale grecque commémorant le soulèvement de 1821 contre l’Empire ottoman. La date d’ouverture des premiers Jeux modernes était donc déjà, pour les Athéniens de 1896, une date d’indépendance et de fierté nationale.
Une construction progressive au sein du système onusien
La journée de 2013 n’est pas un point de départ mais l’aboutissement d’une décennie de structuration.
| Année | Étape |
|---|---|
| 1896 | 6 avril : ouverture des premiers Jeux olympiques modernes à Athènes |
| 1978 | L’UNESCO adopte la Charte internationale de l’éducation physique et du sport (20ᵉ Conférence générale) et crée le CIGEPS |
| 1993 | Résolution 48/11 du 25 octobre : l’Assemblée générale engage les États à respecter la Trêve olympique |
| 2001 | Création du poste de Conseiller spécial du Secrétaire général pour le sport au service du développement et de la paix (Adolf Ogi, ancien président de la Confédération suisse) et du Bureau des Nations unies pour le sport au service du développement et de la paix (UNOSDP) |
| 2003 | Résolution 58/5 du 3 novembre : « Le sport comme moyen de promouvoir l’éducation, la santé, le développement et la paix » ; proclamation de 2005 comme Année internationale |
| 2005 | Année internationale du sport et de l’éducation physique ; une soixantaine de pays mettent en place des comités nationaux |
| 2008 | Wilfried Lemke succède à Adolf Ogi comme Conseiller spécial |
| 23 août 2013 | Résolution A/RES/67/296 : proclamation du 6 avril |
| 6 avril 2014 | Première édition de la Journée internationale |
| 2015 | Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 reconnaît le sport comme « catalyseur important » (§ 37) ; l’UNESCO adopte la Charte internationale révisée le 18 novembre |
| 2017 | Adoption du Plan d’action de Kazan par MINEPS VI (15 juillet) ; fermeture de l’UNOSDP (4 mai) |
La fermeture de l’UNOSDP, le 4 mai 2017, après dix-sept années d’activité, a marqué un tournant : le suivi du sujet a été redistribué au sein du système onusien et un rôle accru a été confié au mouvement olympique et aux partenariats multi-acteurs, plutôt qu’à un bureau dédié.
Objectifs principaux de la journée
- Sensibiliser : faire connaître le potentiel du sport comme outil de développement, au-delà de sa dimension de spectacle et de performance.
- Valoriser les projets de terrain : mettre en lumière les programmes sportifs menés par les ONG, les fédérations, les collectivités et les agences onusiennes.
- Mobiliser les décideurs : inciter les États à intégrer l’activité physique et sportive dans leurs politiques de santé, d’éducation, de jeunesse et de cohésion sociale.
- Relier le sport aux ODD : documenter la contribution mesurable du sport aux objectifs de développement durable.
- Promouvoir l’inclusion : garantir l’accès à la pratique pour les femmes et les filles, les personnes en situation de handicap, les réfugiés, les populations rurales et les publics précaires.
Le sport, un enjeu de santé publique mondiale
Une sédentarité qui progresse
C’est le domaine où les données sont les plus solides. Selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiée en 2024 dans The Lancet Global Health, portant sur 507 enquêtes menées dans 163 pays, 31,3 % des adultes dans le monde n’atteignaient pas les niveaux d’activité physique recommandés en 2022, soit environ 1,8 milliard de personnes.
| Indicateur (OMS, 2024) | Valeur |
|---|---|
| Prévalence mondiale d’activité physique insuffisante (2022) | 31,3 % |
| Population adulte concernée | ~1,8 milliard |
| Prévalence en 2000 | 23,4 % |
| Prévalence en 2010 | 26,4 % |
| Projection à 2030 si la tendance se poursuit | ~35 % |
| Femmes | 33,8 % |
| Hommes | 28,7 % |
La recommandation de référence de l’OMS pour les adultes est d’au moins 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 minutes d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente.
De fortes disparités régionales
| Région | Part d’adultes insuffisamment actifs (2022) |
|---|---|
| Asie-Pacifique à revenu élevé | 48 % |
| Asie du Sud | 45 % |
| Pays occidentaux à revenu élevé | 28 % |
| Océanie | 14 % |
L’inactivité physique augmente le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, de certains cancers et de démence. Elle constitue aussi une charge financière pour les systèmes de santé — argument régulièrement mobilisé par l’OMS pour convaincre les ministères des finances autant que ceux de la santé.
Le sport, la cohésion sociale et la paix
Une tradition diplomatique ancienne
La Grèce antique avait institué l’ekecheiria, la trêve sacrée qui suspendait les hostilités pour permettre aux athlètes et aux spectateurs de rejoindre Olympie en sécurité. Le Comité international olympique a ranimé cette tradition au début des années 1990, et depuis la résolution 48/11 du 25 octobre 1993, l’Assemblée générale des Nations unies adopte tous les deux ans — un an avant chaque édition des Jeux — une résolution intitulée « Édification d’un monde pacifique et meilleur grâce au sport et à l’idéal olympique ».
Ces résolutions n’ont aucune force contraignante. Leur portée est symbolique et diplomatique : elles offrent un cadre de dialogue, un prétexte à des gestes d’apaisement, parfois une fenêtre humanitaire. Elles ont aussi été ouvertement violées, ce qui alimente les critiques sur leur efficacité réelle.
Le sport comme espace de reconstruction sociale
Les programmes de terrain reposent sur quelques mécanismes documentés :
- La règle partagée : accepter un arbitrage commun, dans un contexte où les institutions sont défaillantes, constitue un apprentissage civique.
- La mixité imposée par le jeu : composer des équipes qui traversent les lignes de fracture (ethniques, religieuses, de genre) crée des interdépendances concrètes.
- La structuration du temps : dans les camps de réfugiés ou les quartiers sans perspectives, l’entraînement régulier réintroduit un rythme et un horizon.
- Le point d’entrée : un programme sportif sert souvent de porte d’accès à d’autres services — scolarisation, dépistage sanitaire, formation professionnelle, soutien psychosocial.
Le sport a également servi de vecteur de visibilité pour des causes humanitaires : la constitution d’une équipe olympique de réfugiés, annoncée en 2015 et présente pour la première fois aux Jeux de Rio en 2016, en est l’illustration la plus médiatisée.
Le poids économique du sport
Le sport est aussi un secteur économique de premier plan, ce qui explique l’attention que lui portent les politiques de développement : filières industrielles, tourisme sportif, événementiel, emploi associatif.
| Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Poids de l’économie du sport dans le PIB mondial | ~2 % (estimation) | OCDE, estimations sectorielles |
| Dépense sportive des ménages en France (2022) | 25,9 Md€, soit 1,0 % du PIB | INJEP |
| Dépense des administrations publiques en France (2022) | 15,7 Md€, soit 0,6 % du PIB | INJEP |
| Part de l’État dans la dépense publique sportive (2022) | ~50 % (7,6 Md€) | INJEP |
| Déficit du commerce extérieur sportif français (2022) | 1,9 Md€ | INJEP |
Les estimations du poids mondial du secteur varient fortement selon le périmètre retenu (biens sportifs seuls, ou biens + services + droits médias + tourisme sportif) et doivent être maniées avec prudence. Les données françaises de l’INJEP, en revanche, reposent sur une méthodologie stable et documentée.
Le sport au service du développement et de la paix à travers le monde
Afrique : le football comme infrastructure sociale
Le continent africain occupe une place particulière dans les résolutions onusiennes, qui reconnaissent explicitement le rôle du sport comme instrument de promotion de l’unité, de la solidarité et de la réconciliation, mais aussi comme support de campagnes de prévention sanitaire, notamment contre le VIH/sida. La Coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud — première organisée sur le continent — a été accompagnée par l’ONU d’un programme spécifique d’exploitation des retombées.
Asie du Sud et Moyen-Orient : l’accès des filles à la pratique
C’est dans ces régions que les taux d’inactivité physique sont les plus élevés et que les écarts de pratique entre les femmes et les hommes sont les plus marqués. Les programmes SDP y visent prioritairement l’accès des filles aux espaces sportifs, souvent en négociant avec les autorités locales des créneaux, des équipements et des encadrantes féminines.
Amérique latine : sport et prévention de la violence urbaine
Dans les grandes agglomérations d’Amérique latine, les programmes sportifs sont couramment intégrés aux politiques de sécurité publique, comme alternative à l’enrôlement dans les économies criminelles. La logique n’est pas l’occupation du temps libre pour elle-même, mais la construction d’un lien avec des éducateurs adultes stables.
Europe : santé publique et lutte contre la sédentarité
Dans les pays à revenu élevé, l’enjeu s’est déplacé. Il ne s’agit plus d’ouvrir l’accès à la pratique — largement disponible — mais de lutter contre la sédentarité liée aux modes de vie : déplacements motorisés, emplois assis, loisirs sur écran. Les politiques y prennent la forme de prescriptions médicales d’activité physique, de mobilités actives et d’aménagements urbains.
Les défis contemporains du sport au service du développement et de la paix
Mesurer l’impact réel
C’est la critique la plus fréquemment adressée au secteur : les programmes SDP sont nombreux, souvent financés sur projet, rarement évalués selon des protocoles robustes. Le Plan d’action de Kazan, adopté le 15 juillet 2017 par la sixième Conférence internationale des ministres et hauts fonctionnaires responsables de l’éducation physique et du sport (MINEPS VI), a précisément marqué la volonté de passer des déclarations d’intention à un cadre de suivi mesurable, en reliant explicitement les politiques sportives au Programme 2030.
Les violences dans le sport
La libération de la parole des victimes a mis en évidence l’ampleur des violences sexuelles, sexistes, physiques et psychologiques dans le milieu sportif, y compris à l’égard de mineurs. Le sport ne peut être un outil de paix sans être d’abord un environnement sûr : la protection de l’intégrité des pratiquants est devenue un préalable, et non un chapitre annexe, des politiques sportives.
Instrumentalisation politique et intégrité
Dopage, corruption dans l’attribution des grandes compétitions, usage des événements sportifs comme outil d’image par des États — le sportwashing — : ces dérives fragilisent la crédibilité du discours sur le sport comme vecteur de valeurs. La Convention internationale de l’UNESCO contre le dopage dans le sport a été négociée dans le cadre des conférences MINEPS.
Inégalités d’accès
Les écarts persistent selon le genre, le revenu, le niveau de diplôme, le handicap et le territoire. Une politique de « sport pour tous » qui ne corrige pas activement ces écarts tend à bénéficier d’abord à ceux qui pratiquent déjà.
Le coût environnemental
Grands événements, déplacements, construction d’équipements, industrie des articles de sport : la contribution du sport au développement durable ne se limite pas à ses effets sociaux, et son empreinte environnementale fait désormais l’objet d’engagements formalisés au sein du mouvement sportif.
Comment participer à la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix
Événements institutionnels et associatifs
- Tournois inter-quartiers, inter-écoles ou inter-communautaires organisés autour du 6 avril
- Journées portes ouvertes dans les clubs, avec initiations gratuites
- Conférences et tables rondes sur le rôle social du sport
- Opérations de collecte et de redistribution de matériel sportif
- Rencontres associant sportifs de haut niveau et publics éloignés de la pratique
Actions en milieu scolaire
- Séances d’éducation physique consacrées aux valeurs du sport et à l’histoire olympique
- Ateliers sur l’arbitrage, la règle et le respect de l’adversaire
- Découverte de disciplines paralympiques et sensibilisation au handicap
- Projets pédagogiques reliant sport et objectifs de développement durable
Sensibilisation en ligne
- Relais des campagnes officielles des Nations unies et du mouvement olympique
- Témoignages de porteurs de projets sportifs à vocation sociale
- Diffusion des données de santé publique sur la sédentarité
- Mobilisation autour des mots-clés associés à la journée, dont #IDSDP
À l’échelle individuelle
- Reprendre ou intensifier une pratique régulière, en visant les repères de l’OMS (150 minutes d’activité modérée par semaine)
- Privilégier les mobilités actives : marche, vélo, escaliers
- S’engager comme bénévole dans un club — encadrement, arbitrage, transport, administration
- Donner du matériel inutilisé à une association ou à un club
- Accompagner une personne éloignée de la pratique vers un premier créneau
Le sport au service du développement et de la paix en France
Une pratique en progression
Selon le Baromètre national des pratiques sportives de l’INJEP, la pratique sportive régulière progresse nettement en France.
| Indicateur | 2018 | 2023 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Pratique régulière (au moins 1 fois/semaine), 15 ans et + | 54 % | 59 % | 61 % |
| Pratique au moins occasionnelle sur 12 mois | 67 % | 70 % | 72 % |
| En incluant les mobilités actives | 75 % | 79 % | 81 % |
| Écart de pratique femmes/hommes | 6 points | — | 1 point |
Source : INJEP / ministère chargé des sports / CRÉDOC, Baromètre national des pratiques sportives.
Autres données issues du même baromètre : 84 % des 15-29 ans pratiquent régulièrement, contre 75 % des 30-59 ans et 61 % des 60 ans et plus. La pratique reste toutefois fortement marquée socialement : 70 % des personnes ayant au moins le baccalauréat pratiquent régulièrement, contre 52 % des personnes moins diplômées. Enfin, la pratique en club associatif recule : elle concerne 20 % des pratiquants, contre 24 % en 2018 — le club n’est plus le mode d’accès dominant à la pratique.
Les licences fédérales
| Indicateur (INJEP) | Valeur |
|---|---|
| Licences annuelles délivrées en 2024 | 17,2 millions |
| Évolution sur un an | + 3,8 % |
| Fédérations agréées concernées | 120 |
| Part de femmes parmi les licenciés | 38,9 % |
| Licences pour 100 habitants (métropole) | 25,1 |
| Licences pour 100 habitants (DROM) | 18,2 |
Les politiques publiques françaises
Plusieurs dispositifs traduisent en France la logique du « sport au service de » :
- Les 30 minutes d’activité physique quotidienne (30′ APQ) à l’école primaire, en complément de l’éducation physique et sportive, inscrites dans le cadre de la loi du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France.
- Les Maisons Sport-Santé, réseau de structures d’orientation vers l’activité physique adaptée, notamment pour les personnes atteintes de maladies chroniques.
- La Stratégie nationale sport-santé, qui articule prévention de la sédentarité, activité physique adaptée et promotion du sport en entreprise et chez les seniors.
- Signal-Sports, cellule nationale de traitement des signalements de violences dans le sport, créée en 2020, doublée d’un système de contrôle d’honorabilité des encadrants.
L’effet des Jeux de Paris 2024
Les données du baromètre 2025, recueillies un an après les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, montrent une progression de 2 points de la pratique régulière par rapport à 2023. La hausse des licences fédérales en 2024 (+ 3,8 %) constitue, selon l’INJEP, l’une des plus fortes augmentations annuelles de la période récente, comparable à celle observée après les Jeux d’Athènes en 2004. L’ampleur et la durabilité de cet « effet Jeux » restent débattues et devront être confirmées sur plusieurs saisons.
Foire aux questions
Quand a lieu la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix ?
La Journée internationale du sport au service du développement et de la paix a lieu le 6 avril de chaque année. Il s’agit d’une date fixe, qui ne varie pas selon les années ni selon les pays. La première édition a été célébrée le 6 avril 2014.
Pourquoi la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix est-elle célébrée le 6 avril ?
La Journée internationale du sport au service du développement et de la paix est célébrée le 6 avril parce que cette date correspond à l’ouverture des premiers Jeux olympiques de l’ère moderne, le 6 avril 1896 au stade panathénaïque d’Athènes. Ce choix inscrit la journée dans la filiation de l’idéal olympique, tout en élargissant son propos bien au-delà de la compétition de haut niveau.
Qui a créé la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix ?
La Journée internationale du sport au service du développement et de la paix a été créée par l’Assemblée générale des Nations unies, qui l’a proclamée par la résolution A/RES/67/296 adoptée par consensus le 23 août 2013. Cette proclamation prolonge un travail engagé depuis 2001 avec la création d’un poste de Conseiller spécial du Secrétaire général et d’un bureau dédié au sein de l’ONU.
Quel est l’objectif de la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix ?
L’objectif de la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix est de faire reconnaître le sport comme un outil de développement et de consolidation de la paix, et non seulement comme un loisir ou un spectacle. Elle vise à sensibiliser le public, à valoriser les projets de terrain, à mobiliser les décideurs publics et à mesurer la contribution du sport aux objectifs de développement durable.
Le sport figure-t-il dans les objectifs de développement durable ?
Oui, le sport figure dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté en 2015. Son paragraphe 37 reconnaît le sport comme un « catalyseur important » du développement durable, en soulignant sa contribution à la tolérance, au respect, à l’autonomisation des femmes et des jeunes, ainsi qu’aux objectifs de santé, d’éducation et d’inclusion sociale. Le sport n’est toutefois pas un objectif de développement durable à part entière : il est présenté comme un moyen transversal.
Comment participer à la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix ?
Pour participer à la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix, il est possible de rejoindre un événement organisé par un club, une collectivité ou une association, de proposer une initiation gratuite, de donner du matériel sportif inutilisé, de s’engager comme bénévole dans un club, ou plus simplement de reprendre une pratique régulière en visant les 150 minutes hebdomadaires recommandées par l’OMS.
Un ballon, une règle, un terrain
Il suffit parfois d’un terrain vague et d’un ballon usé pour que des enfants qui ne parlent pas la même langue s’organisent, se répartissent, acceptent un arbitrage et rejouent le lendemain. C’est cette évidence modeste que le 6 avril rappelle chaque année : avant d’être une industrie, un spectacle ou un palmarès, le sport est une manière d’apprendre à vivre ensemble sous une règle commune.
La Journée internationale du sport au service du développement et de la paix n’appelle donc pas à admirer les champions, mais à faire circuler ce qu’ils incarnent — l’effort, la règle, le respect de l’adversaire — jusque dans les cours d’école, les camps de réfugiés, les quartiers sans équipement et les gymnases de village. Le 6 avril, la meilleure façon de célébrer reste peut-être la plus simple : sortir, bouger, et emmener quelqu’un avec soi.
Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 6 avril.
Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale du mieux-être, Journée mondiale de la santé.
