Chaque 11 février, la Journée internationale des femmes et des filles de science rappelle une réalité que les statistiques mondiales confirment année après année : les femmes représentent moins d’un tiers des chercheurs de la planète. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2015, cette journée ne se limite pas à célébrer des figures scientifiques féminines. Elle vise à lever les obstacles juridiques, économiques, sociaux et culturels qui écartent encore les filles et les femmes des laboratoires, des écoles d’ingénieurs et des postes de décision scientifique.

| Élément | Information |
|---|---|
| Date | 11 février (date fixe, chaque année) |
| Nom officiel | Journée internationale des femmes et des filles de science |
| Résolution fondatrice | A/RES/70/212, adoptée le 22 décembre 2015 |
| Organisation | Assemblée générale des Nations Unies |
| Coordination | UNESCO, ONU Femmes, Royal Academy of Science International Trust (RASIT) |
| Première édition | 11 février 2016 |
| Portée | Mondiale |
| Objectif de développement durable associé | ODD 5 (égalité entre les sexes) et ODD 4 (éducation de qualité) |
Qu’est-ce que la Journée internationale des femmes et des filles de science ?
Il s’agit d’une journée internationale officielle des Nations Unies, inscrite au calendrier onusien depuis 2015. Elle poursuit un triple objectif énoncé dans la résolution fondatrice :
- Favoriser la participation pleine et égale des femmes et des filles à l’éducation, à la formation, au marché de l’emploi et aux processus décisionnels dans les domaines scientifiques ;
- Éliminer toute discrimination à l’égard des femmes, en particulier dans les secteurs de l’enseignement et de l’emploi ;
- Lever les obstacles juridiques, économiques, sociaux et culturels qui freinent l’accès des femmes aux carrières scientifiques.
Le champ couvert est celui des STIM — sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM en anglais) —, un ensemble de disciplines où la sous-représentation féminine est la plus marquée et la plus persistante.
Il faut distinguer cette journée de deux autres observances proches : la Journée internationale des droits des femmes (8 mars), qui porte sur l’égalité en général, et la Journée internationale des femmes dans le multilatéralisme (25 janvier). Le 11 février se concentre spécifiquement sur le champ scientifique et technique.
Origine et histoire de la Journée internationale des femmes et des filles de science
La naissance de la journée
L’idée émerge lors du premier Forum mondial de haut niveau sur la santé et le développement des femmes, organisé par la Royal Academy of Science International Trust (RASIT) et le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (DESA), tenu au Siège des Nations Unies à New York les 10 et 11 février 2015. C’est précisément ce forum, et non un anniversaire symbolique, qui explique le choix de la date.
Le texte est ensuite porté conjointement par RASIT et le gouvernement de Malte, avec le parrainage de plus de 65 États. L’Assemblée générale adopte la résolution A/RES/70/212 le 22 décembre 2015, sans vote contraire. La première célébration a lieu le 11 février 2016.
Une construction progressive
La journée s’inscrit dans une séquence institutionnelle plus longue :
| Date | Étape |
|---|---|
| 14 mars 2011 | La Commission de la condition de la femme adopte, à sa 55e session, des conclusions recommandant l’accès et la participation des femmes et des filles à l’éducation, à la formation, à la science et à la technologie |
| 20 décembre 2013 | Résolution A/RES/68/220 sur la science, la technique et l’innovation au service du développement : l’Assemblée générale juge impératif de donner aux femmes de tous âges les moyens de participer pleinement aux activités scientifiques |
| 25 septembre 2015 | Adoption de l’Agenda 2030 (A/RES/70/1), dont l’ODD 5 sur l’égalité des sexes |
| 22 décembre 2015 | Adoption de la résolution A/RES/70/212 proclamant le 11 février |
| 11 février 2016 | Première célébration mondiale |
| Depuis 2016 | Assemblée annuelle au Siège de l’ONU, coordonnée par RASIT, et événement mondial au Siège de l’UNESCO à Paris |
Une erreur fréquente à corriger
De nombreux sites francophones affirment que le 11 février aurait été choisi en référence à Marie Curie. C’est inexact : Marie Curie est née le 7 novembre 1867 et morte le 4 juillet 1934. Aucune de ces dates ne correspond au 11 février. Le choix de la date renvoie exclusivement au forum RASIT-DESA de février 2015.
Pourquoi la place des femmes en science reste un enjeu mondial
Un chercheur sur trois seulement est une chercheuse
Selon l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU), les femmes représentent 33,3 % des chercheurs dans le monde, sur la base de données couvrant 107 pays pour la période 2015-2018. Cette estimation exclut l’Amérique du Nord et la Chine, dont les données ne sont pas comparables au niveau international, et de nombreux pays très peuplés (Bangladesh, Brésil, Inde, Nigéria) ne collectent pas de données ventilées par sexe. L’UNESCO communique donc habituellement sur une formulation plus prudente : les femmes constituent moins d’un tiers de la communauté scientifique mondiale, une proportion qui a stagné au cours de la dernière décennie. Dans certains pays, moins d’un chercheur sur dix est une femme.
De très fortes disparités régionales
Moyennes régionales de la part des chercheuses (données ISU, 2017, en personnes physiques) :
| Région | Part de femmes parmi les chercheurs |
|---|---|
| Asie centrale | 48,5 % |
| Amérique latine et Caraïbes | 45,8 % |
| États arabes | 40,9 % |
| Europe centrale et orientale | 39,0 % |
| Amérique du Nord et Europe occidentale | 32,9 % |
| Afrique subsaharienne | 31,1 % |
| Monde | 30,0 % |
| Asie de l’Est et Pacifique | 25,0 % |
| Asie du Sud et de l’Ouest | 23,1 % |
Ces chiffres démentent une intuition répandue : il n’existe pas de corrélation automatique entre richesse d’un pays et parité scientifique. Parmi les pays ayant atteint la parité, seule une poignée appartient à l’OCDE.
La reconnaissance scientifique : le cas des prix Nobel
Depuis 1901, la reconnaissance suprême de la science reste très majoritairement masculine.
| Discipline | Nombre de femmes lauréates | Première lauréate |
|---|---|---|
| Physique | 5 | Marie Curie (1903) |
| Chimie | 8 | Marie Curie (1911) |
| Physiologie ou médecine | 14 | Gerty Cori (1947) |
Soit 27 distinctions scientifiques attribuées à 26 femmes (Marie Curie ayant été récompensée deux fois). En physiologie ou médecine, catégorie la plus « ouverte », les femmes représentent environ 6 % de l’ensemble des lauréats.
L’innovation brevetée, un révélateur
L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) relève que 17,7 % des inventeurs cités dans les demandes internationales de brevet (PCT) étaient des femmes en 2023. Au rythme actuel, l’OMPI estime que la parité parmi les inventeurs cités dans les demandes PCT ne serait atteinte qu’en 2077.
Les écarts sont massifs selon les technologies : les demandes internationales citent au moins une inventrice dans 58 % des cas en biotechnologie et 56 % en produits pharmaceutiques, contre 14 % pour les éléments mécaniques et 15 % pour les moteurs et le génie civil.
La diversité des situations à travers le monde
Des trajectoires nationales très contrastées
La sous-représentation n’est ni universelle ni homogène. L’Asie centrale et l’Amérique latine approchent ou dépassent la parité dans la recherche, tandis que l’Asie du Sud et de l’Est se situent nettement en dessous. Le Portugal, la Norvège et l’Estonie figurent parmi les rares pays européens à atteindre la parité dans la recherche publique. À l’inverse, le Japon (18 % de chercheuses), la Corée du Sud (23 %), la République tchèque (28 %) et la Hongrie (29 %) restent très éloignés de l’équilibre.
Le paradoxe de l’égalité de genre
Plusieurs travaux ont mis en évidence un phénomène contre-intuitif : dans les pays où l’égalité femmes-hommes est la plus avancée juridiquement et socialement, l’écart de représentation dans les filières scientifiques les plus techniques est parfois plus important que dans certains pays émergents. Plusieurs explications sont avancées (liberté de choix accrue, poids des stéréotypes culturels, structure du marché du travail), sans consensus scientifique définitif. Ce constat invite à la prudence : la parité ne découle pas mécaniquement du développement économique.
Des disciplines inégalement mixtes
À l’échelle mondiale, la parité est globalement atteinte en sciences sociales et humaines, et souvent en sciences de la vie et de la santé. Elle reste très lointaine en ingénierie, en informatique et dans les technologies de l’information et de la communication, où les taux de participation féminine descendent fréquemment sous la barre du quart.
Les défis contemporains
Des écarts qui s’installent dès l’école primaire
Les travaux de recherche récents montrent que l’écart de performance et de confiance en mathématiques entre filles et garçons n’existe pas à l’entrée du CP mais apparaît dès les premiers mois de scolarité élémentaire. L’écart d’orientation observé au lycée est donc l’aboutissement d’un processus long, largement construit socialement, et non le reflet d’aptitudes différenciées.
L’effet Matilda
L’historienne des sciences Margaret Rossiter a nommé « effet Matilda » (1993) le phénomène de minoration ou d’attribution à des collègues masculins des découvertes réalisées par des femmes. Plusieurs cas emblématiques l’illustrent : Rosalind Franklin et la structure de l’ADN, Lise Meitner et la fission nucléaire, Jocelyn Bell Burnell et la découverte des pulsars, Nettie Stevens et les chromosomes sexuels. Cet effet continue de peser sur la visibilité des chercheuses, sur les citations et sur l’attribution des prix.
Le plafond de verre et l’effet ciseaux
La proportion de femmes diminue à mesure que l’on monte dans la hiérarchie académique — c’est l’« effet ciseaux ». Les femmes sont majoritaires parmi les étudiants, proches de la parité au doctorat dans plusieurs disciplines, minoritaires parmi les chercheurs titulaires, et nettement minoritaires aux postes de direction d’unité, de laboratoire ou d’établissement.
L’intelligence artificielle, nouveau front
L’essor de l’IA concentre les enjeux : c’est le secteur où les salaires progressent le plus vite et où la présence féminine reste la plus faible. Deux risques se cumulent — l’exclusion économique des femmes d’un marché du travail hautement rémunérateur, et la reproduction de biais de genre dans des systèmes conçus par des équipes peu diverses (bases de données d’entraînement déséquilibrées, algorithmes de recrutement discriminants, dispositifs médicaux calibrés sur des corps masculins).
Les violences sexistes et sexuelles
Les rapports institutionnels récents identifient les violences sexistes et sexuelles dans les environnements académiques comme un facteur direct d’abandon des carrières scientifiques par les femmes, au même titre que les difficultés de conciliation ou les biais d’évaluation.

Comment participer à la Journée internationale des femmes et des filles de science
Les rendez-vous institutionnels
- L’Assemblée annuelle au Siège de l’ONU à New York, coordonnée par RASIT en partenariat avec la Mission permanente de Malte, réunit États membres, agences onusiennes et scientifiques.
- L’événement mondial de l’UNESCO au Siège de Paris, en format hybride, rassemble chercheuses, décideurs publics et privés, réseaux scientifiques et étudiants.
- Les organismes de recherche et les universités organisent conférences, portes ouvertes de laboratoires, expositions et tables rondes.
Dans les établissements scolaires
- Interventions de chercheuses et d’ingénieures dans les classes, du primaire au lycée ;
- Ateliers pratiques (robotique, code, expériences scientifiques) conçus en mixité ;
- Travail sur les manuels et les représentations : recensement des scientifiques féminines citées, analyse des illustrations ;
- Visites de laboratoires, d’entreprises technologiques et de musées scientifiques.
Les actions individuelles et en ligne
- Relayer les portraits de chercheuses sur les réseaux sociaux, avec les mots-clés officiels #WomenInScience, #FemmesEnScience et #11février ;
- Enrichir les biographies de scientifiques femmes sur Wikipédia, où elles restent nettement sous-représentées ;
- S’engager dans le mentorat, en tant que marraine ou filleule, via les associations spécialisées ;
- Faire découvrir aux enfants des ouvrages, documentaires et podcasts consacrés aux femmes scientifiques.
Pour les employeurs et les laboratoires
- Publier des données genrées sur les recrutements, les promotions et les rémunérations ;
- Appliquer le principe des promotions « en cascade » (promouvoir une proportion de femmes au moins égale à leur part parmi les promouvables) ;
- Neutraliser l’impact des congés maternité dans l’évaluation des carrières ;
- Former les jurys de recrutement aux biais implicites.
La France face à l’enjeu des femmes et des filles de science
L’état des lieux chiffré
| Indicateur (France) | Valeur | Année |
|---|---|---|
| Personnel de R&D total | 678 500 personnes | 2023 |
| Part des femmes dans le personnel de R&D | 35 % (236 300 femmes) | 2023 |
| Part des femmes parmi les seuls chercheurs | 31 % | 2023 |
| Chercheuses dans les administrations et le public | 42 % | 2023 |
| Chercheuses en entreprise | 24 % | 2023 |
| Professeures des universités | 31 % (contre 17 % en 2000) | 2022 |
| Maîtresses de conférences | 45 % | 2022 |
Sources : MESR-SIES, « L’état de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation » ; MESR, « Vers l’égalité femmes-hommes, chiffres clés ».
Les contrastes sectoriels sont saisissants. Dans les entreprises, les chercheuses sont majoritaires dans l’industrie pharmaceutique (63 %) et la chimie (59 %), mais ne représentent que 10 % des chercheurs dans la fabrication de machines et d’équipements et 14 % dans les équipements de télécommunication. Dans les organismes publics, l’écart est du même ordre : 18 % de chercheuses à l’Onera, 24 % à l’Inria.
Le décrochage se joue au lycée
Alors que les filles constituent 55 % des élèves de terminale générale, leur présence dans les enseignements de spécialité scientifiques est très inégale :
| Spécialité (terminale générale) | Part de filles |
|---|---|
| SVT | 63 % |
| Physique-chimie | 47 % |
| Mathématiques | 42 % |
| Numérique et sciences informatiques (NSI) | 15 % |
| Sciences de l’ingénieur (SI) | 15 % |
Précision importante : une confusion circule fréquemment entre deux chiffres distincts. Les filles représentent environ 42 % des élèves qui suivent la spécialité mathématiques en terminale ; ce n’est pas la même chose que la part des filles qui choisissent cette spécialité, laquelle se situe autour d’un tiers (contre près de six garçons sur dix). Les deux données décrivent le même déséquilibre, mais ne se lisent pas de la même façon.
Ce décrochage se prolonge dans le supérieur : les filles ne représentent qu’environ 25 % des étudiants intégrant les formations d’ingénieur et du numérique, une proportion qui stagne depuis plus de vingt ans.
Un enjeu économique explicite
L’argument n’est pas seulement celui de l’équité. La France manque chaque année de plus de 20 000 ingénieurs et 60 000 techniciens. Se priver de la moitié des talents disponibles constitue, dans les termes mêmes des rapports publics français, un enjeu de souveraineté et de compétitivité.
Les leviers publics et associatifs
- Le Plan « Filles et maths », présenté en mai 2025 par le ministère de l’Éducation nationale, fixe des objectifs chiffrés : atteindre 50 % de filles en spécialité mathématiques en terminale d’ici 2030, former l’ensemble des enseignants aux biais de genre, créer des classes à horaires aménagés en mathématiques et sciences comprenant au moins 50 % de filles.
- Le rapport sénatorial « XX=XY, féminiser les sciences, dynamiser la société » (délégation aux droits des femmes, octobre 2025) formule vingt recommandations couvrant les quatre étapes du parcours : école primaire, secondaire, enseignement supérieur, carrière.
- Le CNRS met en œuvre depuis plusieurs années des plans d’action pour l’égalité professionnelle : la part de femmes parmi les directeurs de recherche est passée d’environ 30 % en 2019 à près de 32 % en 2024, celle des directrices d’unité de 22,4 % à 25 %.
- Le prix Irène-Joliot-Curie, créé en 2001 par le ministère chargé de la recherche avec l’Académie des sciences, l’Académie des technologies et la fondation d’entreprise Airbus, distingue chaque année des femmes scientifiques françaises.
- Les prix L’Oréal-UNESCO « Pour les femmes et la science », créés en 1998 et remis au Siège de l’UNESCO à Paris, récompensent cinq chercheuses par an, une par grande région du monde. Sept lauréates ont ensuite reçu un prix Nobel.
- Le tissu associatif français est dense : Femmes & Sciences (créée fin 2000), femmes et mathématiques, Femmes Ingénieurs, Elles bougent, Social Builder ou encore la Fondation La main à la pâte pour l’éveil scientifique dès le plus jeune âge.
Foire aux questions
Pourquoi la Journée internationale des femmes et des filles de science est-elle célébrée le 11 février ?
La Journée internationale des femmes et des filles de science est célébrée le 11 février parce que c’est la date du premier Forum mondial de haut niveau sur la santé et le développement des femmes, organisé les 10 et 11 février 2015 au Siège des Nations Unies par la Royal Academy of Science International Trust et le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU. C’est lors de ce forum qu’est née l’idée de la journée. Contrairement à une affirmation répandue, la date n’a aucun lien avec l’anniversaire de Marie Curie, née le 7 novembre 1867.
Qui a créé la Journée internationale des femmes et des filles de science ?
La Journée internationale des femmes et des filles de science a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies, qui a adopté la résolution A/RES/70/212 le 22 décembre 2015. Le texte a été porté conjointement par la Royal Academy of Science International Trust (RASIT), organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif auprès de l’ONU, et par le gouvernement de Malte, avec le parrainage de plus de 65 États membres.
Quel pourcentage de femmes travaille dans la recherche scientifique ?
Le pourcentage de femmes dans la recherche scientifique est de 33,3 % au niveau mondial selon l’Institut de statistique de l’UNESCO, sur un échantillon de 107 pays pour la période 2015-2018. L’UNESCO retient plus prudemment la formulation « moins d’un tiers de la communauté scientifique mondiale », une proportion stable depuis une décennie. En France, les femmes représentent 31 % des chercheurs et 35 % de l’ensemble du personnel de recherche et développement en 2023.
Quelle est la différence entre le 11 février et le 8 mars ?
La différence entre le 11 février et le 8 mars tient à leur périmètre. Le 11 février, Journée internationale des femmes et des filles de science, porte exclusivement sur l’accès des femmes et des filles aux disciplines scientifiques, techniques, à l’ingénierie et aux mathématiques, ainsi qu’aux carrières de recherche. Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, couvre l’ensemble des droits des femmes : droits civils et politiques, égalité professionnelle, santé, lutte contre les violences.
Combien de femmes ont reçu un prix Nobel scientifique ?
Vingt-six femmes ont reçu un prix Nobel scientifique, pour un total de 27 distinctions, Marie Curie ayant été récompensée deux fois. Le détail par discipline s’établit ainsi : 5 lauréates en physique (première : Marie Curie en 1903), 8 en chimie (première : Marie Curie en 1911) et 14 en physiologie ou médecine (première : Gerty Cori en 1947). Dans cette dernière catégorie, la plus ouverte des trois, les femmes ne représentent qu’environ 6 % des lauréats depuis 1901.
Comment participer à la Journée internationale des femmes et des filles de science ?
Participer à la Journée internationale des femmes et des filles de science peut prendre plusieurs formes : assister aux événements organisés par l’UNESCO, les universités et les organismes de recherche ; intervenir ou faire intervenir une scientifique dans une classe ; s’engager dans un dispositif de mentorat via des associations comme Femmes & Sciences ou Elles bougent ; contribuer à la visibilité des chercheuses en ligne, notamment en enrichissant leurs biographies encyclopédiques ; ou relayer des portraits de scientifiques avec les mots-clés #WomenInScience et #FemmesEnScience.
Une découverte n’a pas de genre, mais une carrière scientifique en a encore un. Tant que des filles brillantes renonceront aux mathématiques dès le collège, tant que des chercheuses verront leurs travaux attribués à d’autres et leurs promotions différées, la science se privera d’idées, de méthodes et de solutions dont l’humanité a besoin. Le 11 février n’est pas une journée d’hommage : c’est une journée de comptes. Ceux que rendent les États, les universités, les entreprises, et ceux que chacun peut poser autour de lui — en tendant à une adolescente un microscope, un tableur ou une ligne de code, sans lui demander si c’est vraiment fait pour elle.
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Retrouvez les événements, anniversaires et fêtes de cette date dans l’éphéméride du 11 février.
