Le 24 janvier, la Journée internationale de l’éducation rappelle une évidence trop souvent démentie par les faits : l’éducation est un droit humain, un bien public et une responsabilité collective. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 3 décembre 2018 par la résolution A/RES/73/25, adoptée par consensus, elle est coordonnée chaque année par l’UNESCO. Sa raison d’être tient en une statistique : selon le Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2026, 273 millions d’enfants et de jeunes ne sont pas scolarisés, un chiffre en hausse pour la septième année consécutive.
| Repère | Donnée |
|---|---|
| Date | 24 janvier, chaque année |
| Nom officiel | Journée internationale de l’éducation |
| Créée par | Assemblée générale des Nations Unies |
| Texte fondateur | Résolution A/RES/73/25 du 3 décembre 2018 |
| Portée par | Le Nigéria et 58 autres États membres |
| Première édition | 24 janvier 2019 |
| Agence chef de file | UNESCO |
| Objectif de développement durable | ODD 4 – Éducation de qualité |
| Cadre juridique | Article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme |
C’est quoi l’éducation, au sens des Nations Unies ? 📚
L’éducation désigne l’ensemble des processus organisés par lesquels une société transmet savoirs, compétences, valeurs et méthodes de raisonnement. Dans le vocabulaire onusien, elle ne se limite ni à l’école ni à l’enfance : elle englobe l’éducation préprimaire, primaire, secondaire, technique et professionnelle, supérieure, ainsi que l’alphabétisation des adultes et l’apprentissage tout au long de la vie.
Un droit humain avant d’être une politique publique
Le droit à l’éducation n’est pas une aspiration morale : c’est une obligation juridique inscrite dans plusieurs instruments contraignants.
- Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), article 26 : l’enseignement élémentaire doit être gratuit et obligatoire.
- Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement (UNESCO, 1960) : premier instrument contraignant consacré spécifiquement à l’éducation.
- Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966), articles 13 et 14 : les États s’engagent à instaurer progressivement la gratuité du secondaire et du supérieur.
- Convention relative aux droits de l’enfant (1989), articles 28 et 29 : les États doivent rendre l’enseignement supérieur accessible à tous en fonction des capacités de chacun.
L’éducation, condition des seize autres objectifs
Avec l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030, en septembre 2015, la communauté internationale a consacré à l’éducation un objectif entier, l’ODD 4 : « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». L’argument central de la Journée est que cet objectif conditionne tous les autres — santé, égalité de genre, travail décent, action climatique, paix — parce qu’aucun ne progresse durablement dans une population privée de compétences de base.
Origine et histoire de la Journée internationale de l’éducation
Une initiative portée par le Nigéria, pas par l’UNESCO
C’est un point que beaucoup de sites francophones inversent. La Journée n’a pas été créée par l’UNESCO : elle est née d’une initiative diplomatique du Nigéria, qui a rédigé et présenté la résolution conjointement avec 58 autres États membres. L’ambassadeur et représentant permanent du Nigéria auprès des Nations Unies, Tijjani Muhammad Bande, l’a défendue devant l’Assemblée générale en insistant sur un double statut : l’éducation est à la fois un droit humain et une clé du développement durable.
Le texte a été adopté par consensus le 3 décembre 2018, à New York, alors même que la communauté éducative internationale était réunie à Bruxelles pour la Réunion mondiale sur l’éducation organisée par l’UNESCO. La résolution appelle l’ensemble des parties prenantes — États membres, organismes du système des Nations Unies, société civile, ONG, institutions académiques, secteur privé, particuliers — à célébrer la Journée. Elle confie à l’UNESCO, agence spécialisée dans le domaine, le soin de faciliter la célébration annuelle en lien avec les principaux acteurs de l’éducation. La première édition s’est tenue le 24 janvier 2019.
Repères chronologiques
| Année | Étape |
|---|---|
| 1948 | Article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme |
| 1960 | Convention de l’UNESCO contre la discrimination dans l’enseignement |
| 1966 | Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels |
| 1989 | Convention relative aux droits de l’enfant |
| 1990 | Conférence mondiale sur l’éducation pour tous (Jomtien, Thaïlande) |
| 2000 | Forum mondial sur l’éducation (Dakar, Sénégal) |
| 2015 | Déclaration d’Incheon et adoption de l’ODD 4 |
| 3 décembre 2018 | Adoption par consensus de la résolution A/RES/73/25 |
| 24 janvier 2019 | Première Journée internationale de l’éducation |
| 2022 | Sommet des Nations Unies sur la transformation de l’éducation |
Les objectifs assignés à la Journée
- Sensibiliser au rôle de l’éducation dans la paix et le développement, au-delà de sa seule dimension économique.
- Renforcer la coopération internationale en appui à la réalisation de l’ODD 4.
- Mobiliser des financements publics et privés face à un sous-investissement chronique.
- Rendre visibles les exclus : filles, enfants handicapés, réfugiés, populations rurales, adultes analphabètes.
- Documenter les progrès grâce aux publications de l’UNESCO diffusées à cette occasion.
Importance et impact : ce que disent les chiffres 🌍
Des progrès réels, souvent occultés
Le récit dominant sur l’éducation mondiale est celui de la crise. Il est incomplet. En 2024, 1,4 milliard d’élèves étaient scolarisés dans le monde. Depuis 2000, la scolarisation a progressé de 327 millions d’élèves, soit +30 % dans le primaire et le secondaire — l’équivalent de plus de 25 enfants supplémentaires scolarisés chaque minute.
| Indicateur mondial | 2000 | Dernières données |
|---|---|---|
| Taux d’achèvement du primaire | 77 % | 88 % |
| Taux d’achèvement du 1er cycle du secondaire | 60 % | 78 % |
| Taux d’achèvement du 2e cycle du secondaire | 37 % | 61 % |
| Pays dotés de lois sur l’éducation inclusive | 1 % | 24 % |
| Scolarisation des enfants handicapés en milieu inclusif prévue par la loi | 17 % | 29 % |
L’enseignement préprimaire a progressé de 45 % et le postsecondaire de 161 % sur la même période. Certains pays ont réduit leur taux de non-scolarisation d’au moins 80 % depuis 2000 : Madagascar et le Togo chez les enfants, le Maroc et le Vietnam chez les adolescents, la Géorgie et la Turquie chez les jeunes. La Côte d’Ivoire a divisé par deux ses taux de non-scolarisation dans les trois tranches d’âge.
Une stagnation qui coûte cher
Ces progrès ne suffisent pas à absorber la croissance démographique. Au rythme actuel, le monde n’atteindrait un taux d’achèvement de 95 % dans le deuxième cycle du secondaire qu’en 2105.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Enfants et jeunes non scolarisés | 273 millions |
| Part des enfants en âge scolaire exclus du système | 1 sur 6 |
| Élèves achevant leurs études secondaires | 2 sur 3 |
| Adultes dépourvus de compétences en alphabétisme | environ 739 millions |
| Part de femmes parmi ces adultes | deux tiers |
| Enfants vivant en zone touchée par un conflit | plus d’1 sur 6 |
Le rendement de l’éducation
Les politiques éducatives ont un rendement mesurable, y compris hors de la salle de classe. Les programmes d’alimentation scolaire permettent de gagner jusqu’à six mois d’apprentissage par tranche de 100 dollars dépensés dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Lorsque des transferts monétaires sont conditionnés à la fréquentation scolaire, les chances d’un enfant d’être scolarisé augmentent de 36 %. Au Cambodge, l’électrification à elle seule a permis de gagner près d’une année de scolarité. Dans quatorze pays africains, rendre l’éducation obligatoire — et pas seulement gratuite — a ajouté plus d’une année de scolarité pour les filles comme pour les garçons.
La diversité de l’éducation à travers le monde
Des inégalités régionales massives
L’Afrique subsaharienne concentre la part la plus lourde du déficit mondial, sous l’effet conjugué d’une forte croissance démographique et de crises répétées. C’est aussi la région où la pénurie d’enseignants est la plus aiguë : sur les 44 millions d’enseignants supplémentaires nécessaires dans le monde d’ici 2030, 15 millions y sont attendus. Le nombre moyen d’élèves par enseignant y atteint 56 dans le primaire.
En Asie centrale et du Sud, l’analphabétisme adulte reste massif en valeur absolue. À l’inverse, dans les pays à revenu élevé, l’enjeu s’est déplacé de l’accès vers la qualité des apprentissages, l’inclusion des élèves handicapés et la lutte contre le décrochage.
Des trajectoires nationales très contrastées
Le Rapport GEM 2026 insiste sur un point méthodologique important : les progrès ne peuvent pas être évalués selon une grille uniforme, car le contexte national est déterminant. En Éthiopie, le taux de scolarisation dans le primaire est passé de 18 % en 1974 à 84 % en 2024. En Chine, l’accès à l’enseignement supérieur est passé de 7 % en 1999 à plus de 60 % en 2024. Au Népal, les filles ont rattrapé, voire dépassé les garçons dans certaines régions à la faveur de réformes soutenues.
Des modèles éducatifs pluriels
La Journée met aussi en lumière la diversité des formes d’éducation reconnues par l’UNESCO : enseignement formel, éducation non formelle, formation technique et professionnelle, éducation communautaire, apprentissage tout au long de la vie. Le Réseau mondial des villes apprenantes de l’UNESCO illustre cette approche élargie, en ancrant l’apprentissage dans les bibliothèques, les lieux de travail, les espaces publics et les foyers, et non dans la seule salle de classe.
Défis et enjeux contemporains de la Journée internationale de l’éducation
Le décrochage du financement international
C’est le défi le plus documenté et le plus immédiat. La part de l’éducation dans l’aide publique au développement est tombée à 7,5 % en 2024, son niveau le plus bas depuis deux décennies. L’UNESCO projette un recul de l’aide internationale à l’éducation pouvant atteindre 30 % entre 2023 et 2027.
| Indicateur financier | Montant |
|---|---|
| Déficit annuel de financement (pays à revenu faible et intermédiaire inférieur) | 97 milliards $ |
| Dépense annuelle nécessaire pour l’éducation de base universelle | 461 milliards $ |
| Investissement annuel requis pour combler la pénurie d’enseignants | 120 milliards $ |
| Baisse projetée de l’APD éducation d’ici 2026 (UNICEF) | −3,2 milliards $, soit −24 % |
| Enfants supplémentaires potentiellement déscolarisés d’ici fin 2026 | 6 millions |
L’UNESCO résume la disproportion en une comparaison frappante : en 2025, 37 heures de dépenses militaires mondiales suffisaient à égaler ce que le monde consacre en une année entière à l’aide à l’éducation. Selon l’UNICEF, près de 80 % de la baisse annoncée de l’aide provient de trois pays : les États-Unis, l’Allemagne et la France.
La pénurie mondiale d’enseignants
Il manque 44 millions d’enseignants du primaire et du secondaire pour atteindre l’ODD 4 d’ici 2030. Environ 70 % du déficit concerne le secondaire, et plus de la moitié correspond au remplacement d’enseignants quittant la profession. Le taux d’attrition mondial dans le primaire a presque doublé, passant de 4,6 % en 2015 à 9 % en 2022. Dans sept pays sur dix en Europe et en Amérique du Nord, les enseignants sont moins payés que les professions exigeant des qualifications comparables.
Les conflits et les crises
Plus d’un enfant sur six vit dans une zone touchée par un conflit — un effectif largement sous-estimé par les statistiques officielles de non-scolarisation. Au Moyen-Orient, les tensions régionales ont contraint de nombreuses écoles à fermer. En Afghanistan, l’interdiction faite aux filles et aux femmes d’accéder à l’enseignement secondaire et supérieur constitue à elle seule l’un des principaux facteurs de la hausse récente du nombre d’enfants non scolarisés.
Le coût caché de la gratuité
Le Rapport GEM 2026 pointe un angle mort des politiques passées : rendre l’école gratuite a amélioré l’accès mais a parfois dégradé la qualité et accru l’abandon, sans supprimer les coûts périphériques qui font barrage — transport, garde après l’école, repas. Les repas scolaires, présents dans 84 % des pays, et les bourses sont aujourd’hui menacés faute d’avoir été intégrés aux budgets nationaux. Par ailleurs, si 76 % des pays disposent de politiques de réallocation des ressources vers les écoles défavorisées, seuls 8 % exploitent pleinement ces mécanismes.
Comment participer à la Journée internationale de l’éducation ?
Les événements officiels
L’UNESCO organise chaque année, à son siège parisien et en ligne, une célébration officielle assortie de webinaires, de tables rondes et de la publication de données ou de rapports. Les instituts spécialisés de l’organisation — notamment l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie — proposent leurs propres sessions. Un thème différent est retenu chaque édition.
Dans les établissements scolaires
- Organiser un débat ou une heure de vie de classe sur le droit à l’éducation et l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
- Travailler sur les ODD, en particulier l’ODD 4, avec des supports pédagogiques libres de droits.
- Mener un projet de correspondance ou de jumelage avec un établissement d’un autre pays.
- Mobiliser le réseau des écoles associées de l’UNESCO (ASPnet), qui compte plus de 13 000 établissements dans le monde.
Dans la société civile et les collectivités
- Soutenir les associations d’alphabétisation, de soutien scolaire ou de lutte contre le décrochage.
- Participer aux actions des villes apprenantes de l’UNESCO.
- Valoriser les bibliothèques, médiathèques et dispositifs d’accès au numérique éducatif.
En ligne
Relayer les publications de l’UNESCO et des Nations Unies, partager les données du Rapport mondial de suivi sur l’éducation, ou porter témoignage de son propre parcours éducatif. La Journée constitue également un point d’entrée pour comprendre le fonctionnement du financement international de l’éducation, sujet peu couvert par les médias généralistes.
Focus France : où en est le système éducatif français ? 🇫🇷
Un système de masse
| Indicateur (2024-2025) | Valeur |
|---|---|
| Élèves et apprentis | 12 579 500 |
| Écoliers (1er degré) | 6 261 800 |
| Collégiens et Segpa | 3 386 800 |
| Lycéens | 2 248 900 |
| Apprentis du 2d degré | 392 000 |
| Personnels de l’Éducation nationale | environ 1,2 million |
| Dont enseignants | environ 852 000 |
La dépense intérieure d’éducation atteignait 189,9 milliards d’euros en 2023, soit 6,7 % du PIB, dont 55,1 % financés par l’État et 23 % par les collectivités territoriales. La dépense moyenne s’établit à 9 850 € par élève ou apprenti des premier et second degrés — 8 450 € dans le premier degré, 11 320 € dans le second.
L’instruction est obligatoire de 3 à 16 ans depuis la rentrée 2019, complétée par une obligation de formation jusqu’à 18 ans.
Des résultats en retrait des moyennes européennes
| Évaluation internationale | France | Moyenne UE | Moyenne OCDE |
|---|---|---|---|
| PIRLS 2021 – lecture (CM1) | 514 | 527 | 528 |
| TIMSS 2023 – mathématiques (CM1) | 484 | 524 | 525 |
| TIMSS 2023 – sciences (CM1) | 488 | 518 | 526 |
En mathématiques comme en sciences, 20 % des élèves français de CM1 atteignent un niveau élevé, contre 39 % et 36 % dans l’Union européenne. En PISA 2022, 28,8 % des élèves français de 15 ans présentent une maîtrise insuffisante en culture mathématique, contre 29,5 % en moyenne dans l’OCDE — la France reste donc dans la moyenne, mais l’écart s’est creusé avec 2003, où elle était nettement mieux placée (16,6 % contre 21,9 %).
Le taux d’encadrement demeure un point faible : un enseignant pour 18,2 élèves en élémentaire, contre 14,0 en moyenne dans l’OCDE.
Diplomation et illettrisme
Le taux de réussite au baccalauréat s’établissait à 91,4 % à la session 2024, et 79,1 % d’une génération a obtenu le diplôme. La France affiche par ailleurs un taux de sortants précoces de l’éducation et de la formation de 7,7 % parmi les 18-24 ans, sous la moyenne européenne (9,3 %) et déjà sous la cible européenne de 9 % fixée pour 2030. Mais 10 % des sortants du système éducatif quittent l’école sans aucun diplôme (4 %) ou avec le seul brevet (6 %).
Le test de lecture de la Journée défense et citoyenneté livre chaque année le baromètre le plus large. En 2024, sur 843 500 jeunes évalués : 76 % sont des lecteurs efficaces, 10 % ont une maîtrise fragile, 13 % rencontrent des difficultés de lecture et 6 % peuvent être considérés en situation d’illettrisme selon les critères de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme. L’ANLCI relève par ailleurs que 11 % des 18-29 ans sont en forte difficulté avec les compétences de base, une proportion qui grimpe à 41 % chez les jeunes sans aucun diplôme.
Foire aux questions sur la Journée internationale de l’éducation
Quand a lieu la Journée internationale de l’éducation ? La Journée internationale de l’éducation a lieu le 24 janvier de chaque année. La date est fixe et ne varie pas selon les années. La première édition s’est tenue le 24 janvier 2019, quelques semaines après l’adoption de la résolution fondatrice.
Qui a créé la Journée internationale de l’éducation ? La Journée internationale de l’éducation a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies, qui a adopté par consensus la résolution A/RES/73/25 le 3 décembre 2018. Le texte a été rédigé et présenté par le Nigéria, avec le soutien de 58 autres États membres. L’UNESCO n’est pas à l’origine de la résolution : elle en assure la coordination annuelle en tant qu’agence spécialisée des Nations Unies pour l’éducation.
Pourquoi la Journée internationale de l’éducation a-t-elle été créée ? La Journée internationale de l’éducation a été créée pour sensibiliser au rôle de l’éducation dans la paix et le développement, et pour renforcer la coopération internationale en appui à l’objectif de développement durable n° 4. Elle répond à un constat simple : sans éducation inclusive, équitable et de qualité, aucun pays ne peut atteindre l’égalité entre les sexes ni rompre le cycle de la pauvreté.
Combien d’enfants ne sont pas scolarisés dans le monde ? Selon le Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2026 de l’UNESCO, 273 millions d’enfants et de jeunes ne sont pas scolarisés dans le monde, soit un enfant sur six en âge d’être scolarisé. Ce chiffre est en hausse pour la septième année consécutive, sous l’effet conjugué de la croissance démographique, des conflits et des restrictions budgétaires. De nombreuses publications reprennent encore des estimations plus anciennes de 244 ou 250 millions.
Quel est le rôle de l’UNESCO dans la Journée internationale de l’éducation ? Le rôle de l’UNESCO dans la Journée internationale de l’éducation est de faciliter la célébration annuelle en étroite collaboration avec les principaux acteurs de l’éducation, comme le prévoit la résolution de 2018. Concrètement, l’organisation définit le thème de chaque édition, organise l’événement officiel à son siège parisien, publie des données et mobilise ses réseaux, dont les écoles associées et les villes apprenantes.
Comment participer à la Journée internationale de l’éducation ? Pour participer à la Journée internationale de l’éducation, il est possible de suivre les événements en ligne organisés par l’UNESCO, de mener un projet pédagogique sur le droit à l’éducation ou sur l’ODD 4 dans un établissement scolaire, de soutenir une association d’alphabétisation ou de lutte contre le décrochage, ou de relayer les données du Rapport mondial de suivi sur l’éducation. La résolution appelle explicitement les particuliers, au même titre que les États et les organisations, à s’associer à la Journée.
Le 24 janvier n’est pas une célébration de l’école telle qu’elle est, mais un rappel de l’écart entre un droit proclamé depuis 1948 et une réalité où 273 millions d’enfants restent à la porte d’une salle de classe. Les données récentes tracent une ligne de crête : les progrès en matière d’accès et d’inclusion sont réels et documentés, mais le retrait des financements internationaux menace de les effacer en quelques années. C’est précisément l’intérêt d’une journée fixe, revenant chaque hiver au même endroit du calendrier — elle oblige à mesurer, année après année, si la trajectoire s’améliore ou se dégrade.