22 mai : Journée internationale de la diversité biologique

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Journée internationale de la diversité biologique — Grenouille sur une pierre au bord d'une mare avec des roseaux.

Chaque 22 mai, la Journée internationale de la diversité biologique rappelle que l’humanité dépend entièrement du monde vivant pour son eau, son alimentation, ses médicaments et son énergie. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies, cette journée commémore l’adoption du texte de la Convention sur la diversité biologique, le 22 mai 1992 à Nairobi. Son organisation est confiée au Secrétariat de la Convention, instrument onusien de référence pour la protection du vivant.

Journée internationale de la diversité biologique — Papillon posé sur une fleur dans une prairie.

Loin d’être une simple célébration symbolique, cette date sert de point d’appui annuel aux États, aux collectivités, aux entreprises et aux citoyens pour mesurer l’état des écosystèmes et engager des actions concrètes. Elle intervient à un moment où près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction et où les trois quarts du milieu terrestre ont été significativement modifiés par l’action humaine.

Élément Détail
Nom officiel Journée internationale de la diversité biologique
Date 22 mai (date fixe)
Instituée par Assemblée générale des Nations unies
Résolution A/RES/55/201, adoptée le 20 décembre 2000
Date précédente 29 décembre (résolution A/RES/49/119 du 19 décembre 1994)
Organisation Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB)
Raison de la date Adoption du texte de la CDB le 22 mai 1992 à Nairobi
Autres appellations Journée mondiale de la biodiversité, Journée internationale de la biodiversité
Portée Mondiale

C’est quoi la diversité biologique ?

La diversité biologique — ou biodiversité — désigne l’ensemble des formes de vie sur Terre et les interactions qui les relient. Le terme ne se limite pas à un inventaire d’espèces : il s’apprécie à trois niveaux complémentaires.

  • La diversité génétique : les variations à l’intérieur d’une même espèce. Les chromosomes, les gènes et l’ADN déterminent le caractère unique de chaque individu. C’est ce niveau qui explique la différence entre variétés de blé, races bovines ou populations locales d’une même plante sauvage.
  • La diversité spécifique : la variété des espèces — plantes, animaux, champignons, micro-organismes — présentes sur un territoire donné.
  • La diversité des écosystèmes : la variété des milieux (forêts, zones humides, récifs coralliens, prairies, sols) et de leur organisation dans l’espace.

L’entomologiste Edward O. Wilson résumait la notion comme la diversité de toutes les formes du vivant, étudiée à ces trois échelles emboîtées. Cette définition élargie est celle retenue par la Convention sur la diversité biologique et reprise par les organismes statistiques nationaux.

Diversité biologique et services écosystémiques

La biodiversité n’a pas seulement une valeur patrimoniale. Elle produit des services dont dépendent directement les sociétés humaines : pollinisation des cultures, fertilité des sols, purification de l’eau, régulation du climat, contrôle naturel des ravageurs, fourniture de molécules pharmaceutiques. Ces services sont largement invisibles dans la comptabilité économique classique, ce qui explique que leur dégradation ait longtemps échappé aux indicateurs de richesse.

Origine et histoire de la Journée internationale de la diversité biologique

Une journée née de la Convention sur la diversité biologique

Tout part du 22 mai 1992. Ce jour-là, à Nairobi, la Conférence pour l’adoption du texte convenu de la Convention sur la diversité biologique adopte l’Acte final de Nairobi, qui transmet le texte au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro. La Convention y est ouverte à la signature le 5 juin 1992 puis entre en vigueur le 29 décembre 1993.

Elle poursuit trois objectifs indissociables : la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments constitutifs, et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques. C’est le premier traité mondial à traiter conjointement ces trois dimensions.

Du 29 décembre au 22 mai : un déplacement de date

La journée a d’abord été fixée au 29 décembre. Réunie à Nassau (Bahamas) du 28 novembre au 9 décembre 1994, la première Conférence des Parties recommande de retenir cette date, celle de l’entrée en vigueur de la Convention. L’Assemblée générale suit cette recommandation par la résolution A/RES/49/119 du 19 décembre 1994.

Le choix se révèle vite malcommode : de nombreux pays peinent à organiser des célébrations à une période saturée de jours fériés. Par la résolution A/RES/55/201, adoptée le 20 décembre 2000, l’Assemblée générale transfère donc l’observance au 22 mai, anniversaire de l’adoption du texte de la Convention. Dans cette même résolution, elle réitère sa demande au Secrétaire général, au Directeur exécutif du PNUE et au Secrétaire exécutif de la Convention de prendre toutes les mesures nécessaires à la bonne tenue de la journée.

Date Étape
22 mai 1992 Adoption du texte de la Convention à la Conférence de Nairobi
5 juin 1992 Ouverture à la signature au Sommet de la Terre de Rio
29 décembre 1993 Entrée en vigueur de la Convention sur la diversité biologique
28 nov. – 9 déc. 1994 COP1 à Nassau : recommandation d’une journée au 29 décembre
19 décembre 1994 Résolution A/RES/49/119 : proclamation du 29 décembre
20 décembre 2000 Résolution A/RES/55/201 : transfert de la journée au 22 mai
2010 Année internationale de la biodiversité
2012 Établissement de l’IPBES, plateforme scientifique sur la biodiversité
Décembre 2022 COP15 : adoption du Cadre mondial Kunming-Montréal

Les objectifs de la journée

  • Faire connaître les enjeux : améliorer la compréhension du public sur la biodiversité et sur les mécanismes de son érosion.
  • Soutenir la mise en œuvre de la Convention : mobiliser un appui large en faveur du traité, de ses protocoles et des cadres d’action associés.
  • Fédérer les acteurs : réunir gouvernements, collectivités, entreprises, scientifiques, peuples autochtones et société civile autour d’objectifs communs.
  • Créer un rendez-vous annuel : offrir un point de repère calendaire permettant de mesurer les progrès et de relancer la mobilisation.
  • Relier biodiversité et développement durable : articuler l’action pour le vivant avec les objectifs de développement durable, en particulier les ODD 13, 14 et 15.

Importance et impact de la diversité biologique

Une dépendance économique massive et sous-estimée

Le rapport Nature Risk Rising publié en 2020 par le Forum économique mondial estime que 44 000 milliards de dollars de production économique mondiale — soit plus de la moitié du PIB mondial — dépendent modérément ou fortement de la nature et de ses services. Cette exposition concerne l’agriculture, la pêche et la sylviculture au premier chef, mais aussi le bâtiment, le textile, la pharmacie, le tourisme et le secteur financier.

Service ou dépendance Donnée chiffrée
PIB mondial dépendant modérément ou fortement de la nature ≈ 44 000 milliards USD, soit plus de la moitié
Cultures vivrières mondiales dépendant de la pollinisation animale Plus de 75 %
Production agricole mondiale annuelle en jeu faute de pollinisateurs 235 à 577 milliards USD
Part de l’alimentation humaine assurée par les plantes Plus de 80 %
Apport protéique assuré par les poissons 20 % pour environ 3 milliards de personnes
Médicaments modernes issus de sources naturelles Plus de 50 %
Habitants ruraux des pays en développement recourant aux plantes médicinales Près de 80 %
Biodiversité terrestre abritée par les forêts 80 %
CO₂ absorbé annuellement par les forêts ≈ 2,6 milliards de tonnes

Un état de conservation dégradé

Créée en 1964, la Liste rouge de l’UICN constitue l’inventaire mondial de référence sur le risque d’extinction. Sa mise à jour présentée lors du Congrès mondial de la nature d’octobre 2025, à Abou Dhabi, portait sur 172 620 espèces évaluées, dont 48 646 classées menacées — soit environ 28 %. Les coraux constructeurs et les amphibiens concentrent les situations les plus critiques.

Indicateur mondial Valeur
Espèces évaluées sur la Liste rouge de l’UICN 172 620
Espèces classées menacées 48 646 (≈ 28 %)
Espèces de coraux menacées 44 %
Espèces d’amphibiens menacées 41 %
Espèces menacées d’extinction (estimation IPBES) Près d’1 million
Milieu terrestre significativement modifié par l’action humaine Trois quarts
Milieu marin significativement modifié Environ 66 %
Terres protégées à ce jour 17 %
Zones marines protégées à ce jour Environ 8 %

Une importance sanitaire directe

La perte de biodiversité constitue une menace pour la santé humaine. Il a été établi qu’elle peut favoriser l’extension des zoonoses, ces maladies infectieuses transmises par les animaux à l’homme. À l’inverse, des écosystèmes intacts offrent des outils précieux pour contenir les épidémies. Le lien entre santé humaine, santé animale et santé des écosystèmes — approche dite « Une seule santé » — est aujourd’hui intégré aux stratégies sanitaires internationales.

Le cadre mondial Kunming-Montréal

En décembre 2022, la COP15 adopte le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, également appelé Plan pour la biodiversité. Il fixe 23 cibles à l’horizon 2030 et quatre objectifs mondiaux à atteindre d’ici 2050, avec l’ambition de stopper puis d’inverser la perte de biodiversité.

  • Restaurer 30 % des écosystèmes dégradés d’ici 2030.
  • Préserver 30 % des terres, des cours d’eau et des mers d’ici 2030.
  • Réduire de 50 % l’introduction ou l’implantation d’espèces exotiques envahissantes.
  • Mobiliser 200 milliards de dollars par an en faveur de la biodiversité.

La diversité biologique à travers le monde

Des points chauds inégalement répartis

La biodiversité n’est pas distribuée uniformément. Les régions tropicales humides, les archipels insulaires et certains massifs montagneux concentrent une part disproportionnée des espèces, notamment endémiques. Cette concentration crée des responsabilités très inégales entre États : quelques pays abritent une fraction majeure du vivant mondial et supportent donc l’essentiel de l’enjeu de conservation.

Des menaces qui changent de nature selon les territoires

Les facteurs d’érosion ne pèsent pas du même poids partout. En zone tempérée continentale, l’intensification agricole, l’artificialisation des sols et la fragmentation des habitats dominent. En milieu insulaire et tropical, les espèces exotiques envahissantes deviennent un facteur de premier plan : elles ont une part de responsabilité dans 53 % des extinctions constatées dans les territoires ultramarins français. En milieu marin, l’acidification liée au changement climatique menace en priorité les récifs coralliens.

Des savoirs et des usages diversifiés

Les peuples autochtones et communautés locales gèrent ou détiennent une part importante des terres de la planète, dont une fraction significative des zones officiellement protégées. Leurs pratiques de gestion, leurs systèmes de connaissances et leurs variétés cultivées traditionnelles constituent un réservoir de solutions reconnu par la Convention sur la diversité biologique, notamment à travers le troisième objectif du traité sur le partage des avantages tirés des ressources génétiques.

Défis et enjeux contemporains de la diversité biologique

Les pressions directes

Cinq grandes pressions sont identifiées par la communauté scientifique : le changement d’usage des terres et des mers, la surexploitation des ressources, le changement climatique, les pollutions et les espèces exotiques envahissantes. Elles agissent rarement isolément et se renforcent mutuellement.

La fragmentation des habitats illustre bien ce cumul. En France métropolitaine, la part des espaces naturels et semi-naturels est passée de 66 % à 60 % du territoire entre 1990 et 2018, tandis que l’extension des réseaux routiers et ferroviaires morcelait les milieux restants : la taille effective de maille, indicateur du niveau de fragmentation, a reculé de 212 km² à 164 km² sur la période.

La pollution lumineuse, une pression longtemps ignorée

L’éclairage artificiel perturbe les cycles biologiques, les déplacements et la reproduction de nombreuses espèces. Chez les insectes, la lumière artificielle est la deuxième cause d’extinction après les pesticides. En France hexagonale, 72 % du territoire restaient exposés en 2023 à un niveau élevé de pollution lumineuse au cœur de la nuit — un chiffre en baisse de 19 % par rapport à 2014, sous l’effet d’un cadre réglementaire renforcé et des économies d’énergie.

Le déficit de financement

Le Cadre mondial vise 200 milliards de dollars par an de financements dédiés d’ici 2030. Les montants effectivement mobilisés restent très en deçà, à l’échelle mondiale comme nationale. La question du décaissement, de l’accès des pays en développement aux fonds et de l’encadrement des mécanismes de marché — crédits et certificats biodiversité — figure parmi les points de négociation les plus disputés des Conférences des Parties.

Le décalage entre engagements et résultats

Les objectifs d’Aichi, valables pour 2011-2020, n’avaient pas été atteints. Le cadre Kunming-Montréal fixe des cibles quantifiées et un calendrier resserré, mais les indicateurs de suivi montrent que la trajectoire actuelle reste éloignée des ambitions affichées. Seuls 17 % des terres et environ 8 % des zones marines sont aujourd’hui préservés, pour un objectif de 30 % en 2030.

Journée internationale de la diversité biologique — Jeune pousse et petits champignons dans un sous-bois.

Comment célébrer la Journée internationale de la diversité biologique

Événements institutionnels et scientifiques

  • Conférences et colloques organisés par les ministères, les agences environnementales, les universités et les muséums d’histoire naturelle.
  • Publication de rapports et d’états des lieux : listes rouges, bilans nationaux, évaluations d’habitats et d’espèces.
  • Portes ouvertes dans les parcs nationaux, réserves naturelles, conservatoires botaniques et stations marines.
  • Signature d’engagements par des collectivités et des entreprises, souvent adossés aux stratégies nationales pour la biodiversité.

Mobilisation locale et associative

  • Sorties naturalistes encadrées : identification d’oiseaux, d’insectes, de plantes sauvages, sorties nocturnes chauves-souris.
  • Chantiers participatifs : restauration de mares, plantation de haies, arrachage d’espèces envahissantes, création de refuges.
  • Inventaires citoyens : comptages ponctuels d’espèces sur un site donné, contribution à des bases de données scientifiques.
  • Animations scolaires : constitution d’aires éducatives, ateliers de découverte, projets pédagogiques annuels.

Actions numériques et sensibilisation

  • Campagnes sur les réseaux sociaux relayées par le Secrétariat de la Convention, avec kits de communication téléchargeables.
  • Sciences participatives en ligne : plateformes de saisie d’observations, protocoles de suivi photographiques d’insectes ou d’oiseaux.
  • Cours en ligne proposés par les organismes onusiens sur la conservation, l’entrepreneuriat vert ou l’usage des données spatiales.

Ce que chacun peut faire à son échelle

  • Laisser une partie de son jardin ou de son balcon en libre évolution, sans tonte ni traitement.
  • Renoncer aux pesticides et privilégier les espèces locales lors des plantations.
  • Éteindre les éclairages extérieurs non nécessaires la nuit.
  • Rejoindre un programme de sciences participatives et transmettre des observations régulières.
  • Adhérer ou donner à une association de protection de la nature agissant sur son territoire.

Focus France : la diversité biologique française et ses enjeux

Une responsabilité internationale liée à l’outre-mer

Présente dans quatre des océans du globe grâce à ses départements et territoires d’outre-mer, la France dispose d’un patrimoine naturel exceptionnel. En 2025, le service statistique du ministère de la Transition écologique recensait 216 410 espèces inventoriées sur le territoire français, dont 23 086 espèces endémiques, présentes nulle part ailleurs — soit 10,7 % du total. Cette endémicité, concentrée dans les territoires ultramarins, place la France parmi les États dont la responsabilité mondiale est la plus élevée.

La Liste rouge nationale

Lancée en 2008, la Liste rouge des espèces menacées en France est élaborée par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), avec l’appui de 32 organisations partenaires et de plus de 500 experts.

Indicateur France Valeur
Espèces évaluées (métropole et outre-mer) 17 367
Espèces menacées 2 903
Espèces disparues de France 189
Espèces évaluées éteintes ou menacées (2024) 18 %
Habitats d’intérêt communautaire en état favorable (2019-2024) 16 % (contre 20 % en 2013-2018)
Espèces d’intérêt communautaire en état favorable (2019-2024) 24 % (contre 28 % en 2013-2018)
Oiseaux communs spécialistes, évolution 1989-2024 – 37 points
Chauves-souris les plus communes, évolution 2006-2021 – 43 %

Le dispositif français de protection

En mars 2025, la France métropolitaine comptait 6 720 espaces protégés articulés autour de 17 outils de protection terrestre. Les protections fortes au sens du Code de l’environnement — cœurs de parcs nationaux, réserves naturelles, arrêtés de protection de biotope, réserves biologiques — couvraient 8 806 km² au 1ᵉʳ janvier 2025, soit 0,95 % de l’emprise terrestre et maritime de l’Hexagone. Le réseau européen Natura 2000 représentait pour sa part environ 320 000 km² fin 2024.

Les plans nationaux d’actions complètent ce dispositif : 76 étaient en vigueur en 2025, dont 57 en métropole et 19 en outre-mer, couvrant plus de 470 espèces. La loutre, le castor d’Europe, les oiseaux d’eau hivernants ou encore le loup, le lynx et l’ours brun illustrent les résultats — et les conflits d’usage — de ces politiques de reconquête.

Le cadre stratégique et législatif

La Stratégie nationale biodiversité 2030, présentée le 27 novembre 2023, décline en France l’accord de Kunming-Montréal. Elle s’articule autour de 40 mesures réparties en quatre axes : réduire les pressions, restaurer la biodiversité dégradée, mobiliser tous les acteurs et garantir les moyens de la mise en œuvre. Parmi ses cibles figurent la protection de 30 % du territoire national, terrestre et marin, dont 10 % en protection forte, la restauration de 30 % des écosystèmes dégradés et la réduction de moitié du risque global lié aux pesticides.

En 2023, 3,8 milliards d’euros ont été consacrés en France à la protection de la biodiversité et des paysages. Les financements publics — État, agences de l’eau, collectivités — en assurent 60 %, devant les entreprises (21 %), les ménages et associations (13 %) et l’Union européenne (6 %).

La Fête de la Nature, rendez-vous français du 22 mai

Créée en 2007 à l’initiative du Comité français de l’UICN et du magazine Terre Sauvage, la Fête de la Nature se tient chaque année en mai, à la date la plus proche du 22 mai. Pendant plusieurs jours, des milliers de manifestations gratuites — balades accompagnées, visites de sites protégés, inventaires participatifs, ouvertures de jardins privés — sont organisées partout en France hexagonale et ultramarine par des associations, des collectivités, des établissements scolaires, des entreprises et des particuliers. L’association Fête de la Nature, constituée en février 2009, en assure la coordination nationale.

Une mobilisation citoyenne en hausse

Le nombre de participants actifs aux programmes de sciences participatives sur la biodiversité est passé de 31 000 en 2013 à près de 83 000 en 2024. En janvier 2025, 612 projets d’atlas de la biodiversité communale couvrant la période 2017-2024 avaient été recensés dans 4 598 communes. Depuis septembre 2025, la France compte par ailleurs 1 961 aires éducatives terrestres et marines, dont 206 en outre-mer, gérées de manière participative par des élèves.

Pour replacer cette journée dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 22 mai.

Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale de la santé des végétaux, Journée mondiale des abeilles, Journée mondiale de la vie sauvage.

Foire aux questions sur la Journée internationale de la diversité biologique

Quelle est la date de la Journée internationale de la diversité biologique ? La date de la Journée internationale de la diversité biologique est le 22 mai. Il s’agit d’une date fixe, identique chaque année, à ne pas confondre avec la Journée mondiale de l’environnement du 5 juin ou la Journée mondiale des abeilles du 20 mai.

Pourquoi la Journée internationale de la diversité biologique est-elle célébrée le 22 mai ? La Journée internationale de la diversité biologique est célébrée le 22 mai parce que c’est la date d’adoption du texte de la Convention sur la diversité biologique, le 22 mai 1992 à Nairobi. La journée était initialement fixée au 29 décembre, date d’entrée en vigueur du traité, mais elle a été déplacée en raison de la difficulté d’organiser des événements pendant la période des fêtes de fin d’année.

Qui a créé la Journée internationale de la diversité biologique ? La Journée internationale de la diversité biologique a été créée par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle l’a d’abord proclamée au 29 décembre par la résolution A/RES/49/119 du 19 décembre 1994, avant de la transférer au 22 mai par la résolution A/RES/55/201 adoptée le 20 décembre 2000. Son organisation est confiée au Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique.

Quelle est la différence entre biodiversité et diversité biologique ? Il n’y a pas de différence entre biodiversité et diversité biologique : « biodiversité » est la contraction usuelle de « diversité biologique ». Les Nations unies emploient l’expression complète dans l’intitulé officiel de la journée et de la Convention, tandis que l’usage courant, la presse et les organismes français retiennent le plus souvent le terme « biodiversité ».

Combien d’espèces sont menacées d’extinction dans le monde ? Le nombre d’espèces menacées d’extinction dans le monde s’établissait à 48 646 sur 172 620 espèces évaluées lors de la mise à jour de la Liste rouge de l’UICN présentée en octobre 2025, soit environ 28 %. L’IPBES estime par ailleurs que près d’un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction, en tenant compte des groupes encore non évalués.

Comment participer à la Journée internationale de la diversité biologique en France ? Pour participer à la Journée internationale de la diversité biologique en France, le plus simple est de rejoindre une animation de la Fête de la Nature, organisée chaque année en mai à la date la plus proche du 22 mai. Il est aussi possible de contribuer à un programme de sciences participatives, de rejoindre un chantier de restauration de milieux naturels ou de visiter un espace protégé lors d’une journée portes ouvertes.

Le 22 mai, une date pour agir

La Journée internationale de la diversité biologique n’a pas été placée au 22 mai par hasard : elle commémore le jour où les États se sont accordés sur un texte reconnaissant le vivant comme un patrimoine commun de l’humanité. Trois décennies plus tard, les chiffres sont sans ambiguïté — 28 % des espèces évaluées menacées, 18 % en France, des habitats naturels dont l’état de conservation continue de se dégrader.

Mais l’histoire récente montre aussi que l’action produit des résultats : la loutre, le castor, le bouquetin et les oiseaux d’eau hivernants ont regagné du terrain là où des plans d’action ont été financés et maintenus dans la durée. Chaque geste compte, du jardin laissé en friche à l’inventaire participatif, du choix de consommation au vote local. Le 22 mai, la meilleure façon de célébrer la diversité biologique reste encore d’aller la rencontrer.

Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.

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