Chaque année, le 29 mai, la communauté internationale célèbre la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies. Proclamée par l’Assemblée générale de l’ONU, elle rend hommage aux militaires, policiers et civils qui servent sous le drapeau bleu des Nations Unies, et honore la mémoire de ceux qui y ont perdu la vie. La date n’a rien d’arbitraire : c’est le 29 mai 1948 que la toute première opération de maintien de la paix de l’histoire de l’ONU entrait en fonction au Proche-Orient.

| Élément | Détail |
|---|---|
| Date | 29 mai (date fixe) |
| Intitulé officiel | Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies |
| Instance créatrice | Assemblée générale des Nations Unies |
| Texte fondateur | Résolution A/RES/57/129 du 11 décembre 2002 |
| Origine de la date | Entrée en fonction de l’ONUST le 29 mai 1948 |
| Portée | Mondiale |
| Cérémonie centrale | Siège de l’ONU, New York (dépôt de gerbe, remise de la médaille Dag Hammarskjöld) |
C’est quoi un Casque bleu ?
Le terme « Casque bleu » désigne le personnel déployé dans les opérations de maintien de la paix (OMP) des Nations Unies. Contrairement à une idée répandue, l’ONU ne dispose d’aucune armée permanente : chaque Casque bleu militaire ou policier reste membre de ses forces nationales et n’est que mis à disposition, à titre volontaire, par son État.
Les Casques bleus se répartissent en trois grandes catégories :
- Le personnel militaire : contingents constitués (bataillons d’infanterie, génie, transport, hôpitaux de campagne), observateurs militaires non armés et officiers d’état-major.
- Le personnel de police (UNPOL) : policiers individuels et unités de police constituées, chargés d’encadrer, de former et parfois de suppléer les forces de sécurité locales.
- Le personnel civil : administrateurs, spécialistes des droits humains, de l’État de droit, du désarmement, des affaires politiques, ainsi que du personnel recruté localement et des Volontaires des Nations Unies.
Les trois principes fondateurs du maintien de la paix
Une opération de maintien de la paix se distingue d’une opération de guerre par trois règles cardinales, héritées des années 1950 :
- Le consentement des parties au conflit, sans lequel aucun déploiement n’est possible ;
- L’impartialité vis-à-vis des belligérants, ce qui n’implique pas la neutralité face aux violations du mandat ;
- Le non-recours à la force, sauf en cas de légitime défense ou de défense du mandat — notamment pour protéger les civils.
Pourquoi un casque bleu ?
La couleur naît d’une contrainte pratique. En 1956, lors de la crise de Suez, la Force d’urgence des Nations Unies (FUNU) est constituée dans l’urgence. Le président égyptien Gamal Abdel Nasser redoute que ses concitoyens ne distinguent pas les soldats de l’ONU des militaires britanniques, dont les uniformes sont très proches. Le Secrétaire général Dag Hammarskjöld imagine alors un béret bleu — mais il est impossible d’en obtenir suffisamment à temps. On dispose en revanche en Europe d’un stock de coiffes intérieures de casques américains en plastique. Peintes en bleu ONU, elles donneront naissance au symbole le plus reconnaissable de l’Organisation.
Origine et histoire de la Journée internationale des Casques bleus
Création de la journée
La Journée est instituée par la résolution 57/129 de l’Assemblée générale, adoptée le 11 décembre 2002. Le texte proclame le 29 mai Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies afin de rendre hommage au professionnalisme, au dévouement et au courage de tous ceux qui ont servi dans les opérations de maintien de la paix, et d’honorer la mémoire de ceux qui y ont laissé la vie. L’Assemblée générale invite l’ensemble des États Membres, des organismes onusiens, des organisations non gouvernementales et des particuliers à la célébrer.
Le choix du 29 mai est directement commémoratif. C’est à cette date, en 1948, que l’Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST) — première mission de maintien de la paix jamais déployée — a commencé ses opérations en Palestine. L’ONUST est toujours actif aujourd’hui, ce qui en fait la plus ancienne opération de paix en cours.
Les grandes dates du maintien de la paix
| Année | Événement |
|---|---|
| 1945 | Entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies, dont le préambule vise à « préserver les générations futures du fléau de la guerre » |
| 1948 | Déploiement de l’ONUST au Proche-Orient : première opération de maintien de la paix |
| 1949 | Création de l’UNMOGIP, groupe d’observateurs militaires entre l’Inde et le Pakistan |
| 1956 | Crise de Suez : la FUNU inaugure les contingents armés et le casque bleu |
| 1957 | Prix Nobel de la paix au Canadien Lester B. Pearson, initiateur de la FUNU |
| 1964 | Déploiement de l’UNFICYP à Chypre, toujours en activité |
| 1978 | Création de la FINUL au Liban-Sud (résolution 425) |
| 1988 | Prix Nobel de la paix décerné aux forces de maintien de la paix des Nations Unies |
| 1990-1995 | Explosion du nombre et de la complexité des mandats après la guerre froide ; échecs traumatiques en Somalie, au Rwanda et à Srebrenica |
| 2000 | Rapport Brahimi : refonte doctrinale des opérations de paix |
| 2002 | Proclamation de la Journée internationale des Casques bleus (A/RES/57/129) |
| 2018 | Lancement de l’initiative « Action pour le maintien de la paix » (A4P) |
Objectifs principaux de la Journée
- Honorer la mémoire des disparus : rendre un hommage solennel aux Casques bleus morts en service depuis 1948.
- Reconnaître le service rendu : saluer le travail des personnels déployés et de leurs familles.
- Informer le grand public : faire connaître la réalité, les résultats et les limites des opérations de paix.
- Mobiliser les États Membres : rappeler que le maintien de la paix repose entièrement sur des contributions volontaires en personnels et sur un financement obligatoire mais souvent versé avec retard.
- Promouvoir la mixité : valoriser la place des femmes dans les opérations, notamment via le prix « Défense de l’égalité des genres ».
Importance et impact de la Journée internationale des Casques bleus
Une force mondiale sans équivalent
Depuis 1948, plus de deux millions de Casques bleus, hommes et femmes, ont servi sous le drapeau de l’ONU. Plus de 70 opérations de maintien de la paix ont été déployées à travers le monde depuis cette date. Onze opérations sont aujourd’hui en cours.
| Opération | Zone | Année de création |
|---|---|---|
| ONUST | Moyen-Orient | 1948 |
| UNMOGIP | Inde et Pakistan | 1949 |
| UNFICYP | Chypre | 1964 |
| FNUOD | Golan | 1974 |
| FINUL | Liban | 1978 |
| MINURSO | Sahara occidental | 1991 |
| MINUK | Kosovo | 1999 |
| MONUSCO | République démocratique du Congo | 2010 |
| FISNUA | Abiyé | 2011 |
| MINUSS | Soudan du Sud | 2011 |
| MINUSCA | République centrafricaine | 2014 |
Un coût modeste au regard des enjeux
Le maintien de la paix est financé par des contributions obligatoires réparties selon un barème spécifique, plus lourd pour les cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Le budget approuvé pour l’exercice allant du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025 s’élevait à environ 5,6 milliards de dollars. Ce montant représente moins de 0,5 % des dépenses militaires mondiales — un argument systématiquement mis en avant par l’ONU pour souligner le rapport coût-efficacité du dispositif.
Un tribut humain lourd
Plus de 4 500 Casques bleus ont perdu la vie au service de la paix. Les causes de décès sont plus diverses qu’on ne l’imagine.
| Cause de décès | Nombre (depuis 1948) |
|---|---|
| Maladie | 1 629 |
| Accidents | 1 387 |
| Actes malveillants | 1 134 |
Source : décompte ONU relayé par franceinfo (2024). Le solde correspond à d’autres causes ou à des cas non classés.
La maladie constitue ainsi la première cause de mortalité, devant les accidents, dont les théâtres les plus touchés sont Haïti, le Liban et la Croatie. Le séisme de 2010 à Port-au-Prince a à lui seul emporté 102 personnels onusiens. Rappelons que l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale qualifie de crime de guerre le fait de diriger intentionnellement des attaques contre le personnel ou le matériel employés dans le cadre d’une mission de maintien de la paix conforme à la Charte.
Une place croissante — mais encore minoritaire — des femmes
La féminisation des opérations progresse lentement. Les femmes ne représentaient que 1 % du personnel en uniforme déployé en 1993 ; en mars 2023, elles formaient 8,4 % des quelque 76 700 soldats de la paix en uniforme, soit 6,4 % des contingents militaires, 21 % des officiers d’état-major et observateurs militaires, et 15,8 % des effectifs de police. L’objectif fixé par la Stratégie des Nations Unies pour la parité du personnel en uniforme est d’atteindre 15 % de femmes dans les contingents militaires et 25 % parmi les observateurs et officiers d’état-major d’ici 2028.
La diversité des Casques bleus à travers le monde
Des contributeurs venus du Sud
Le maintien de la paix repose massivement sur les pays d’Asie du Sud et d’Afrique. En février 2025, les principaux pays contributeurs étaient le Népal, le Rwanda, le Bangladesh, l’Inde et le Pakistan, aux côtés de membres du Conseil de sécurité comme la Chine et la France.
| Pays | Personnel en uniforme (31 octobre 2025) |
|---|---|
| Népal | 6 029 |
| Rwanda | 5 880 |
| Bangladesh | 5 568 |
| Inde | 5 165 |
| Pakistan | 2 662 |
| Ghana | 2 636 |
| Indonésie | 2 461 |
| Chine | 1 875 |
Source : Département des opérations de paix des Nations Unies.
Des anciens bénéficiaires devenus contributeurs
Un basculement remarquable s’est opéré en une génération : des pays comme la Côte d’Ivoire, le Timor-Leste et le Libéria, qui accueillaient autrefois des missions de maintien de la paix, envoient désormais leurs propres Casques bleus soutenir d’autres régions. C’est l’un des indicateurs les plus parlants de la réussite de certaines opérations.
Un maintien de la paix largement francophone
L’espace francophone concentre une part majoritaire des déploiements. En juillet 2025, plus de 38 000 Casques et bérets bleus étaient déployés en espace francophone (MINUSCA, MONUSCO, FINUL), soit plus de la moitié du total mondial. Cette réalité fait de la maîtrise du français un enjeu opérationnel direct, et explique l’effort de formation soutenu par la France, l’Organisation internationale de la Francophonie et la Suisse.
Défis et enjeux contemporains du maintien de la paix
Des environnements de plus en plus hostiles
Les Casques bleus n’interviennent plus seulement entre deux armées régulières séparées par une ligne de cessez-le-feu. Ils opèrent face à des groupes armés non étatiques, des économies criminelles et des menaces asymétriques — engins explosifs improvisés, drones, attaques ciblées. À cela s’ajoute une menace nouvelle : les campagnes de désinformation visant à discréditer les missions auprès des populations locales, désormais traitées par l’ONU comme un risque opérationnel à part entière.
Le doute sur l’efficacité et la crise du financement
Les échecs des années 1990 — Somalie, Rwanda, Srebrenica — pèsent durablement sur la crédibilité du dispositif. S’y ajoutent les affaires d’exploitation et d’atteintes sexuelles commises par des personnels onusiens, qui ont conduit à un durcissement des normes de conduite et des formations de prédéploiement. Sur le plan budgétaire, l’accumulation des arriérés de contributions et la contraction du nombre de missions traduisent un désengagement politique préoccupant.
Le retrait de la FINUL, un cas d’école
Le sort de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban illustre ces tensions. Le 28 août 2025, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2790, prorogeant le mandat de la FINUL « pour la dernière fois » et prévoyant le début du retrait des effectifs, de façon organisée et en toute sécurité, à compter du 31 décembre 2026. Le retrait doit s’effectuer dans un délai d’un an, au terme duquel l’armée libanaise devra être seule à assurer la sécurité dans le sud du pays. La France, délégation porte-plume du texte, comme plusieurs autres délégations, a jugé ce calendrier prématuré au regard d’une situation qualifiée de « volatile ».

Comment célébrer la Journée internationale des Casques bleus
Les cérémonies officielles
- Dépôt de gerbe au Siège de l’ONU : le Secrétaire général honore la mémoire de tous les Casques bleus morts sous le drapeau des Nations Unies au Mémorial des Casques bleus, à New York.
- Remise de la médaille Dag Hammarskjöld : décernée à titre posthume aux Casques bleus tombés pendant l’année écoulée.
- Prix « Défense de l’égalité des genres » : distinction remise au militaire s’étant le mieux illustré dans la promotion de l’égalité femmes-hommes au sein des opérations.
- Cérémonies nationales : les États Membres et les organisations non gouvernementales organisent leurs propres commémorations.
Sur le terrain, à la rencontre des populations
Les opérations de maintien de la paix profitent de la Journée pour resserrer leurs liens avec les communautés qu’elles servent : compétitions sportives, visites d’écoles et d’orphelinats, concours de peinture ou de rédaction, expositions de photographies, campagnes de nettoyage de quartier, plantations d’arbres, concerts, conférences et séminaires consacrés à la paix.
Participer à titre individuel
- Suivre les cérémonies retransmises en direct sur UN Web TV.
- Consulter les données publiques du Département des opérations de paix (effectifs, pays contributeurs, pertes) pour se forger une opinion documentée.
- Relayer la campagne « Service et sacrifice », qui met en lumière les parcours individuels des personnels déployés.
- Visiter, en France, les lieux de mémoire des opérations extérieures et se documenter auprès du Service historique de la Défense.
- Aborder le sujet en classe : la Journée offre un support concret pour enseigner le fonctionnement du Conseil de sécurité et le droit international humanitaire.
Focus France : une contribution politique plus que numérique
Membre permanent et « porte-plume »
La France occupe une position singulière : son influence dans les opérations de paix passe davantage par le Conseil de sécurité que par le volume de ses troupes. Membre permanent, elle est « plume » de plusieurs opérations, c’est-à-dire qu’elle coordonne les projets de résolution les concernant — notamment la MONUSCO (République démocratique du Congo), la MINUSCA (République centrafricaine) et la FINUL (Liban).
Des effectifs volontairement resserrés
Depuis la réduction de la présence militaire française en Afrique, la contribution française en troupes s’est réduite : la France comptait, en 2025, près de 750 militaires déployés au sein de cinq opérations, ce qui la plaçait au 26e rang des pays contributeurs de troupes sur 122 États membres, et au 6e rang des contributeurs financiers. Elle demeure le 2e contributeur de troupes parmi les membres permanents du Conseil de sécurité. Elle déploie par ailleurs plus de 300 coopérants militaires et policiers auprès d’une cinquantaine de pays partenaires, afin de renforcer les capacités de leurs forces avant un éventuel déploiement en opération de paix.
Le Liban, théâtre français par excellence
La FINUL, créée par la résolution 425 du 19 mars 1978, comptait initialement 4 000 Casques bleus issus de 14 pays, dont 730 soldats français engagés dans l’opération « Hippocampe ». L’armée française y a payé un lourd tribut : 37 de ses Casques bleus y ont trouvé la mort — un bilan qui place la France parmi les contingents les plus éprouvés de cette mission. Il convient de ne pas confondre ces pertes avec l’attentat du poste Drakkar du 23 octobre 1983, qui coûta la vie à 58 parachutistes français : ceux-ci servaient au sein de la Force multinationale de sécurité à Beyrouth, et non sous mandat onusien.
Une mémoire des OPEX en construction
De 1963 à nos jours, 600 militaires français sont « morts pour la France » dans le cadre des opérations extérieures, toutes catégories confondues — mandats ONU, OTAN, Union européenne ou nationaux. Le monument aux morts pour la France en opérations extérieures, inauguré à Paris, et la journée nationale d’hommage du 11 novembre en constituent les principaux supports mémoriels.
Pour replacer cette journée dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 29 mai.
Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale de sensibilisation au désarmement et à la non-prolifération, Journée internationale de solidarité avec les membres du personnel détenus ou portés disparus.
Foire aux questions sur la Journée internationale des Casques bleus
Pourquoi la Journée internationale des Casques bleus est-elle célébrée le 29 mai ? La Journée internationale des Casques bleus est célébrée le 29 mai parce que c’est à cette date, en 1948, que l’Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST) a commencé ses opérations au Proche-Orient. Il s’agissait de la toute première opération de maintien de la paix des Nations Unies, et elle reste active aujourd’hui.
Qui a créé la Journée internationale des Casques bleus ? La Journée internationale des Casques bleus a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies, par la résolution 57/129 adoptée le 11 décembre 2002. Le texte invite les États Membres, les organismes onusiens, les organisations non gouvernementales et les particuliers à la célébrer chaque année.
Combien de Casques bleus sont morts en mission ? Plus de 4 500 Casques bleus sont morts en mission depuis 1948. Contrairement à une idée répandue, la maladie constitue la première cause de décès, devant les accidents, puis les actes malveillants. Les attaques délibérées contre des personnels de maintien de la paix sont qualifiées de crimes de guerre par le Statut de Rome.
Pourquoi les soldats de l’ONU portent-ils un casque bleu ? Les soldats de l’ONU portent un casque bleu depuis la crise de Suez, en 1956. Il fallait alors un signe distinctif permettant aux Égyptiens de ne pas confondre les soldats onusiens avec les militaires britanniques. Faute de bérets bleus disponibles en nombre suffisant, des coiffes de casques américains furent peintes en bleu ONU.
Quels pays fournissent le plus de Casques bleus ? Les pays qui fournissent le plus de Casques bleus sont principalement d’Asie du Sud et d’Afrique : le Népal, le Rwanda, le Bangladesh, l’Inde et le Pakistan figurent en tête du classement, chacun avec plusieurs milliers de personnels en uniforme déployés. La Chine et la France comptent parmi les membres permanents du Conseil de sécurité les plus engagés.
Quelle est la contribution de la France aux opérations de maintien de la paix ? La contribution de la France aux opérations de maintien de la paix est aujourd’hui davantage politique et financière que numérique. Membre permanent du Conseil de sécurité, elle est « porte-plume » de plusieurs mandats, figure parmi les premiers contributeurs au budget du maintien de la paix, et déploie quelques centaines de militaires, essentiellement au Liban et en République centrafricaine, tout en formant des Casques bleus francophones.
Le drapeau bleu ne protège plus comme il protégeait autrefois, et les Casques bleus le savent mieux que quiconque. C’est précisément ce qui donne son poids au 29 mai : derrière les statistiques de déploiement se tiennent des femmes et des hommes qui acceptent, sans y être contraints, de s’interposer là où la violence s’est installée. Leur meilleure protection reste l’attention que le reste du monde veut bien leur porter. La leur accorder une journée par an est un minimum ; s’en souvenir le reste de l’année serait déjà un progrès.
