Chaque 18 novembre, l’Europe consacre une journée entière à un médicament que l’on croyait acquis pour toujours : l’antibiotique. Créée en 2008 par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), la Journée européenne d’information sur les antibiotiques — European Antibiotic Awareness Day (EAAD) — alerte professionnels de santé, décideurs et grand public sur une menace silencieuse : la résistance bactérienne aux antibiotiques.

Cette journée n’est pas isolée. Elle ouvre la Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens, coordonnée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) du 18 au 24 novembre. Le 18 novembre est donc le point d’ancrage européen d’une mobilisation planétaire.
📊 Les chiffres clés de la Journée européenne d’information sur les antibiotiques
| Donnée | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Date | 18 novembre (chaque année) | ECDC |
| Année de création | 2008 | ECDC |
| Organisateur | Centre européen de prévention et de contrôle des maladies | Union européenne |
| Décès annuels liés aux bactéries résistantes dans l’UE/EEE | Plus de 35 000 | ECDC (période 2016-2020) |
| Infections résistantes recensées dans l’UE/EEE en 2020 | Plus de 800 000 | Conseil de l’UE |
| Coût annuel pour les systèmes de santé européens | Environ 1,1 milliard d’euros | Conseil de l’UE |
| Décès annuels attribuables en France | Environ 5 500 | Santé publique France / Inserm |
| Rang de la France en Europe pour la consommation d’antibiotiques (2024) | 2ᵉ | Santé publique France |
C’est quoi la Journée européenne d’information sur les antibiotiques ?
La Journée européenne d’information sur les antibiotiques est une initiative de santé publique coordonnée par l’ECDC, agence de l’Union européenne basée à Stockholm. Elle sert de plateforme commune aux campagnes nationales sur l’usage prudent des antibiotiques dans l’ensemble de l’Union européenne et de l’Espace économique européen.
Antibiotiques : de quoi parle-t-on ?
Les antibiotiques sont des médicaments qui tuent les bactéries ou bloquent leur multiplication. Ils ne présentent aucune efficacité contre les virus : ni la grippe, ni la bronchiolite, ni la majorité des angines et rhinopharyngites de l’hiver ne relèvent d’un traitement antibiotique.
Depuis la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming en 1928 et son industrialisation dans les années 1940, ces molécules ont transformé la médecine. Elles rendent possibles des actes aujourd’hui banals : chirurgie lourde, greffes d’organes, chimiothérapies, soins néonataux. Sans antibiotiques efficaces, tout cet édifice devient risqué.
L’antibiorésistance, phénomène ciblé par la journée
L’antibiorésistance est la capacité acquise par une bactérie à survivre malgré l’antibiotique censé l’éliminer. Il s’agit d’un mécanisme naturel de sélection darwinienne, mais le mésusage et la surconsommation d’antibiotiques l’accélèrent considérablement. Chaque prescription inutile, chaque traitement interrompu trop tôt, chaque dose mal ajustée offre aux bactéries une occasion supplémentaire de s’adapter.
Deux familles de bactéries préoccupent particulièrement les autorités françaises : le bacille pyocyanique (Pseudomonas aeruginosa), capable d’accumuler les mécanismes de résistance, et les entérobactéries productrices de carbapénémases, apparues au début des années 2000 et résistantes aux antibiotiques de dernier recours.
Origine et histoire de la Journée européenne d’information sur les antibiotiques
Création de la journée en 2008
L’origine de la Journée européenne d’information sur les antibiotiques remonte à novembre 2001, avec l’adoption par le Conseil de l’Union européenne d’une recommandation relative à l’utilisation prudente des agents antimicrobiens en médecine humaine. Ce texte demandait aux États membres d’informer le grand public sur l’enjeu.
Certaines campagnes nationales — notamment en France et en Belgique — obtiennent alors des résultats spectaculaires. Fort de ces succès, l’ECDC décide en 2008 d’instaurer une journée européenne fixée au 18 novembre, destinée à fédérer et soutenir les campagnes nationales à l’échelle du continent.
Chronologie des grandes étapes
| Année | Étape |
|---|---|
| 1928 | Découverte de la pénicilline par Alexander Fleming |
| 2001 | Recommandation du Conseil de l’UE sur l’usage prudent des antimicrobiens |
| 2002 | Lancement en France de la campagne « Les antibiotiques, c’est pas automatique » |
| 2008 | Création de la Journée européenne d’information sur les antibiotiques par l’ECDC |
| 2015 | Lancement par l’OMS de la semaine mondiale, adossée au 18 novembre |
| 2017 | Plan d’action « Une seule santé » de la Commission européenne contre la RAM |
| 13 juin 2023 | Recommandation du Conseil de l’UE fixant des objectifs chiffrés pour 2030 |
| 2023 | La semaine mondiale devient officiellement « Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens » |
| 2024 | Lancement en France de la feuille de route interministérielle 2024-2034 |
Depuis 2008, plus de 43 pays de la région européenne ont organisé des campagnes sous l’égide de cette journée, avec le concours de la Commission européenne et du Bureau régional de l’OMS pour l’Europe.
Les objectifs de la journée
- Informer le grand public sur les dangers de l’automédication, du stockage d’antibiotiques restants et de la surconsommation.
- Accompagner les prescripteurs vers une prescription rationnelle, fondée sur le diagnostic et les recommandations professionnelles.
- Diffuser les données de surveillance : l’ECDC publie chaque 18 novembre ses rapports annuels sur la consommation et la résistance.
- Soutenir les politiques nationales en inscrivant la lutte contre l’antibiorésistance dans les priorités de santé publique.
- Promouvoir l’approche « Une seule santé », qui articule santé humaine, santé animale et santé environnementale.
Importance et impact : pourquoi cette journée compte
Un impact sanitaire comparable à trois grandes épidémies réunies
L’ECDC estime que plus de 35 000 personnes meurent chaque année dans l’UE et l’EEE d’infections dues à des bactéries résistantes. L’agence souligne que ce fardeau est comparable à celui de la grippe, de la tuberculose et du VIH/sida additionnés.
| Indicateur européen | Valeur |
|---|---|
| Décès annuels attribuables (UE/EEE, 2016-2020) | Plus de 35 000 |
| Infections recensées en 2016 | 685 433 |
| Infections recensées en 2019 | 865 767 |
| Part des infections résistantes contractées lors de soins | Environ 70 % |
| Pays les plus touchés (décès pour 100 000 habitants) | Grèce (20), Italie (19) |
Les données de l’ECDC montrent des tendances nettement à la hausse du nombre d’infections et de décès pour la quasi-totalité des bactéries résistantes, particulièrement en établissement de soins.
Un impact économique lourd
Le coût de la résistance aux antimicrobiens pour les systèmes de santé européens est estimé à environ 1,1 milliard d’euros par an. La mécanique est simple : lorsqu’un traitement de première intention échoue, il faut recourir à des médicaments de deuxième ou troisième intention, plus coûteux, souvent administrés à l’hôpital, avec des durées de séjour allongées.
Un enjeu mondial
À l’échelle planétaire, une étude publiée dans The Lancet estime à 1,14 million le nombre de décès directement imputables à l’antibiorésistance en 2021, et à 4,71 millions le nombre de décès associés. Les projections sont plus sombres encore : la Commission européenne indique que 39 millions de décès pourraient être directement imputables à la résistance bactérienne entre 2025 et 2050.
La France face à l’antibiorésistance : un contexte national préoccupant
La France occupe une position paradoxale : pionnière de la sensibilisation dans les années 2000, elle reste aujourd’hui l’un des plus gros consommateurs d’antibiotiques d’Europe.
Le bilan sanitaire français
Selon Santé publique France et l’Inserm, l’antibiorésistance provoque chaque année en France environ 5 500 décès et concerne environ 125 000 à 130 000 patients touchés par une infection à bactérie multirésistante ou hautement résistante. La France figure parmi les six pays européens les plus affectés en valeur absolue.
Une consommation repartie à la hausse en 2024
Après une décennie de baisse modérée, Santé publique France a constaté une rupture de tendance.
| Indicateur (secteur de ville) | 2024 | Évolution vs 2023 | Objectif national 2027 |
|---|---|---|---|
| Doses définies journalières / 1 000 hab. / jour | 22,1 | + 5,4 % | 20 |
| Prescriptions / 1 000 hab. / an | 860,4 | + 4,8 % | 650 |
| Patients ayant reçu au moins une prescription | 27 millions (≈ 40 % de la population) | — | — |
| Rang européen de consommation | 2ᵉ | — | — |
Ces niveaux sont comparables à ceux d’avant la pandémie de Covid-19. Les évolutions sont contrastées selon l’âge : la consommation a diminué chez les moins de 15 ans mais augmenté dans toutes les autres classes d’âge, avec une accélération marquée chez les personnes de plus de 80 ans.
L’héritage de « Les antibiotiques, c’est pas automatique »
Lancée en 2002 par l’Assurance maladie, cette campagne reste l’un des cas d’école de la santé publique française. Les travaux publiés en 2009 dans PLoS Medicine ont mesuré une baisse des prescriptions d’antibiotiques de 26,5 % entre 2002 et 2007, au-delà de l’objectif de 25 % que s’étaient fixé les autorités sanitaires.
Deux décennies plus tard, l’effet s’est estompé. Une enquête menée fin 2024 auprès de 1 000 Français et 301 médecins généralistes indique que plus d’un tiers des Français demandent directement des antibiotiques à leur médecin, soit environ trois fois plus qu’en 2006 — illustration du caractère éphémère des campagnes ponctuelles et de la nécessité d’un effort continu.
Le cadre d’action national
La lutte française s’organise autour de la feuille de route interministérielle 2024-2034 « Prévention et réduction de l’antibiorésistance, lutte contre la résistance aux antimicrobiens », qui prolonge la Stratégie nationale de prévention des infections et de l’antibiorésistance. Santé publique France pilote la surveillance dans trois secteurs de soins : établissements de santé, établissements médico-sociaux et médecine de ville.
Les défis contemporains de la lutte contre l’antibiorésistance
Des objectifs européens 2030 difficiles à atteindre
La recommandation du Conseil de l’UE du 13 juin 2023 a fixé cinq objectifs chiffrés à l’horizon 2030, avec 2019 comme année de référence.
| Objectif européen à horizon 2030 | Référence 2019 | Cible 2030 |
|---|---|---|
| Consommation humaine totale d’antibiotiques (DDJ/1 000 hab./jour) | 19,9 | 15,9 (− 20 %) |
| Part des antibiotiques du groupe « Access » (classification AWaRe de l’OMS) | 61,1 % | Au moins 65 % |
| Infections sanguines à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM), cas / 100 000 hab. | 5,6 | 4,8 (− 15 %) |
| Infections sanguines à Escherichia coli résistant aux céphalosporines de 3ᵉ génération | — | − 10 % |
| Infections sanguines à Klebsiella pneumoniae résistant aux carbapénèmes | — | Réduction visée |
Les bilans successifs de l’ECDC montrent une trajectoire insuffisante : entre 2019 et 2023, la consommation d’antibiotiques dans l’UE a augmenté de 1 %, alors que l’objectif prévoit une baisse de 20 %. La consommation d’antibiotiques critiques listés par l’OMS a également progressé sur la même période.
L’assèchement de l’innovation thérapeutique
Aucune nouvelle classe majeure d’antibiotiques n’a été mise sur le marché depuis plusieurs décennies. Le modèle économique est peu attractif pour l’industrie pharmaceutique : un antibiotique de dernier recours doit précisément être le moins prescrit possible pour préserver son efficacité, ce qui contredit la logique de retour sur investissement. En mai 2024, l’OMS a actualisé sa liste des bactéries pathogènes prioritaires pour orienter la recherche.
La dimension environnementale et animale
L’approche « Une seule santé », adoptée dans la lutte contre l’antibiorésistance depuis 2010, reconnaît que les résidus d’antibiotiques, de biocides et de métaux lourds rejetés dans l’environnement peuvent favoriser l’émergence et la dissémination de bactéries résistantes. Le ministère de la Transition écologique souligne toutefois la faiblesse des moyens consacrés à la recherche sur ce volet et le caractère très partiel de la surveillance des milieux naturels.
Les infections associées aux soins
Environ 70 % des infections par bactéries résistantes contractées dans l’UE sont associées aux soins de santé. L’hygiène des mains, l’isolement des patients porteurs, la surveillance microbiologique et les équipes mobiles d’hygiène constituent donc un levier d’action au moins aussi important que la réduction des prescriptions.

Comment participer à la Journée européenne d’information sur les antibiotiques
Les événements institutionnels du 18 novembre
- Publication des rapports annuels de l’ECDC sur la consommation d’antimicrobiens et la surveillance des résistances dans l’UE/EEE.
- Publication par Santé publique France de son état des lieux annuel : trois rapports sectoriels (ville, établissements de santé, établissements médico-sociaux) et une synthèse « Une seule santé ».
- Conférences, ateliers et webinaires organisés par les agences régionales de santé, les CPias et les sociétés savantes.
- Campagnes nationales coordonnées dans les États membres, avec des supports mis à disposition par l’ECDC.
Les gestes concrets à la portée de chacun
- Ne jamais réclamer d’antibiotique pour une infection virale (rhume, grippe, bronchite, la plupart des angines).
- Ne jamais réutiliser une boîte d’antibiotiques entamée lors d’un épisode précédent, ni celle d’un proche.
- Respecter scrupuleusement la posologie et la durée prescrites, sans arrêter le traitement dès l’amélioration des symptômes.
- Rapporter les médicaments non utilisés en pharmacie plutôt que de les jeter aux ordures ou dans les toilettes.
- Se laver les mains régulièrement et rester à jour de ses vaccinations : chaque infection évitée est un antibiotique économisé.
- Accepter le recours aux tests d’orientation diagnostique — TROD angine en pharmacie, par exemple — qui permettent de distinguer une origine virale d’une origine bactérienne.
La mobilisation numérique
Les hashtags #EAAD, #KeepAntibioticsWorking et #AntibioticResistance structurent la communication en ligne du 18 novembre, relayée ensuite par #WAAW durant la semaine mondiale de l’OMS.
Zoom : la classification AWaRe, un outil de bon usage
Pour guider la prescription, l’OMS a développé la classification AWaRe, qui répartit les antibiotiques en trois groupes.
| Groupe | Signification | Principe d’usage |
|---|---|---|
| Access | Antibiotiques de première intention, à spectre étroit | À privilégier ; cible d’au moins 65 % de la consommation totale dans l’UE d’ici 2030 |
| Watch | Antibiotiques à plus fort potentiel de sélection de résistances | Usage à surveiller et à restreindre à des indications précises |
| Reserve | Antibiotiques de dernier recours | À réserver aux infections multirésistantes confirmées |
En France, un outil complémentaire progresse : l’antibiogramme ciblé, qui consiste à ne communiquer au prescripteur qu’une partie des résultats de sensibilité afin d’épargner les antibiotiques critiques. Cette pratique figure depuis octobre 2023 dans les recommandations de la Haute Autorité de santé pour les infections urinaires à entérobactéries chez la femme.
Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 18 novembre.
Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, Journée mondiale de la santé.
Foire aux questions sur la Journée européenne d’information sur les antibiotiques
Quand a lieu la Journée européenne d’information sur les antibiotiques ? La Journée européenne d’information sur les antibiotiques a lieu chaque année le 18 novembre, à date fixe. Elle coïncide avec le premier jour de la Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens, organisée par l’OMS du 18 au 24 novembre.
Qui a créé la Journée européenne d’information sur les antibiotiques ? La Journée européenne d’information sur les antibiotiques a été créée en 2008 par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), agence de l’Union européenne. Elle fait suite à une recommandation du Conseil de l’UE adoptée en novembre 2001 sur l’utilisation prudente des agents antimicrobiens en médecine humaine.
Quelle est la différence entre la Journée européenne d’information sur les antibiotiques et la Semaine mondiale de l’OMS ? La différence tient à l’échelle et au périmètre. La Journée européenne d’information sur les antibiotiques est une initiative de l’ECDC limitée à l’UE et à l’Espace économique européen, centrée sur les antibiotiques. La Semaine mondiale, pilotée par l’OMS et la Quadripartite (OMS, FAO, OMSA, PNUE) du 18 au 24 novembre, couvre l’ensemble des antimicrobiens — antibiotiques, antiviraux, antifongiques, antiparasitaires — à l’échelle mondiale.
Combien de décès l’antibiorésistance provoque-t-elle en Europe et en France ? L’antibiorésistance provoque plus de 35 000 décès par an dans l’UE et l’EEE selon l’ECDC, sur la base des données 2016-2020. En France, Santé publique France et l’Inserm estiment à environ 5 500 le nombre de décès annuels attribuables, pour environ 125 000 à 130 000 patients touchés par une infection à bactérie résistante.
Pourquoi les antibiotiques ne fonctionnent-ils pas contre la grippe ou un rhume ? Les antibiotiques ne fonctionnent pas contre la grippe ou un rhume parce que ces maladies sont causées par des virus, et non par des bactéries. Les antibiotiques agissent uniquement sur des structures propres aux bactéries, comme leur paroi ou leur machinerie de synthèse protéique. Prendre un antibiotique contre une infection virale n’apporte aucun bénéfice et favorise la sélection de bactéries résistantes dans l’organisme.
La France consomme-t-elle beaucoup d’antibiotiques par rapport aux autres pays européens ? Oui, la France consomme beaucoup d’antibiotiques : elle occupait le 2ᵉ rang européen en 2024 selon Santé publique France. La consommation en secteur de ville a atteint 22,1 doses définies journalières pour 1 000 habitants et par jour, en hausse de 5,4 % sur un an, et 860,4 prescriptions pour 1 000 habitants, loin de l’objectif national de 650 prescriptions fixé à l’horizon 2027.
Un antibiotique qui ne fonctionne plus, c’est une opération chirurgicale qui redevient dangereuse, une chimiothérapie qui se complique, une infection urinaire banale qui envoie à l’hôpital. Dès son discours de réception du prix Nobel en 1945, Alexander Fleming avertissait déjà que l’usage négligent de la pénicilline finirait par produire des bactéries résistantes. Quatre-vingts ans plus tard, la Journée européenne d’information sur les antibiotiques du 18 novembre rappelle que cette prédiction s’est vérifiée — mais aussi que chaque prescription évitée, chaque traitement mené à son terme et chaque vaccin à jour repoussent l’échéance. Ce 18 novembre, le geste le plus utile tient peut-être en une question posée à son médecin : « Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? »
