Bienheureux Roland de Médicis : fête du 15 septembre, histoire de l’ermite et symboles

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Bienheureux Roland de Médicis en ermite, avec un bâton dans une clairière

Bienheureux Roland de Médicis se fête le 15 septembre. Son nom ne suffit pas à le rattacher à la famille régnante de Florence.

Quel Roland fête-t-on le 15 septembre ?

Le calendrier du site correspond au bienheureux Roland de Médicis. Nominis confirme le 15 septembre et le qualifie d’anachorète, c’est-à-dire d’ermite vivant à l’écart de la société.

Il ne s’agit ni du héros de la Chanson de Roland, ni de l’abbé Roland de Chézéry, associé à une fête de juillet. La mention de Bargone, de Busseto ou de Fidenza permet de reconnaître le personnage italien.

Le titre de bienheureux est celui qui convient à son culte reconnu. L’expression courante Saint-Roland dans les calendriers de prénoms ne doit pas conduire à inventer une canonisation.

Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 15 septembre et le calendrier des fêtes et des prénoms.

Que sait-on de la vie du bienheureux Roland ?

La tradition le situe dans les bois proches de Bargone, près de Salsomaggiore et de l’ancienne Borgo San Donnino, aujourd’hui Fidenza. Elle lui attribue vingt-six années de vie solitaire avant sa mort.

Les notices racontent une existence très pauvre : des vêtements progressivement remplacés par une peau, une nourriture tirée du milieu naturel et une mendicité discrète pendant l’hiver.

Ces éléments composent le portrait religieux d’un ascète. Ils ne permettent pas de reconstituer chaque année de sa vie ou de fixer avec certitude son âge au moment de sa retraite.

Le cadre essentiel est celui du XIVe siècle et de l’érémitisme dans le nord de l’Italie. Sa mémoire repose davantage sur sa manière de vivre que sur un office, une fondation ou une œuvre écrite.

Roland de Médicis : un nom de famille n’établit pas une dynastie

Trois questions de généalogie
Repère Comment le comprendre
Le nom Medici Un nom porté par plusieurs familles et milieux, notamment milanais.
La dynastie florentine Un ensemble de personnes dont les liens doivent être documentés.
Le récit de l’ermite Une mémoire religieuse qui ne remplace pas les preuves de parenté.
Peut-on illustrer sa fiche par le portrait d’un Médicis célèbre ?

Non. La ressemblance du nom n’identifie pas le personnage. Une œuvre tardive consacrée à Roland doit aussi être datée et présentée comme une représentation de son culte, pas comme un portrait fait sur le vif.

Pourquoi le silence du bienheureux Roland marque-t-il les récits ?

La longue absence de parole est le trait le plus frappant de sa tradition. Elle exprime une volonté de retrait et une attention entièrement dirigée vers la prière.

Le récit de sa fin de vie rapporte une rencontre avec le carme Domenico de’ Dominicis, appelé pour lui apporter une assistance religieuse. Roland aurait alors expliqué le sens de son existence.

Dans la littérature hagiographique, cette scène permet de présenter une solitude extrême comme une démarche de foi reconnue, et non comme une rupture définitive avec la vie sacramentelle.

Les détails des échanges appartiennent au récit transmis. Ils doivent être distingués d’une transcription prise sur le moment.

Quelle anecdote raconte la découverte du bienheureux Roland ?

La tradition décrit un ermite retrouvé très affaibli par des chasseurs dans les bois. Son état contraste avec l’image d’une figure puissante ou d’un dignitaire religieux.

Le récit met ensuite l’accent sur l’attention apportée à cet homme jusque-là retiré du monde. Sa dernière rencontre devient le moment où son choix de vie peut être entendu et raconté.

Cette construction donne à la fin de l’histoire une portée particulière : le silence de plusieurs décennies débouche sur une parole transmise par d’autres.

Comment représente-t-on le bienheureux Roland dans l’art ?

Le musée du Duomo de Fidenza décrit une estampe du XVIIIe siècle où Roland se tient sur une seule jambe, vêtu d’une peau et muni d’une gourde. Ses bras sont croisés sur la poitrine et son regard se porte vers une figure rayonnante.

L’inscription le nomme explicitement. Les armes des Pallavicino figurent aussi sur l’image, en relation avec le monument funéraire reproduit.

Ces éléments relient l’iconographie de l’ascète à l’histoire de ses protecteurs. La posture et le vêtement évoquent son renoncement ; l’inscription garantit l’identification.

La peau est décrite comme celle d’une brebis dans cette notice, alors que d’autres récits parlent de chèvre. Une légende d’image doit suivre l’œuvre et sa documentation, sans uniformiser tous les détails.

Bienheureux Roland de Médicis : Roland de Médicis, appelé Orland dans cette notice des Petits Bollandistes de 1888, page 114.
Roland de Médicis, appelé Orland dans cette notice des Petits Bollandistes de 1888, page 114. Le texte le rattache à Bargone, près de Busseto ; il ne s’agit pas du récit d’un autre membre célèbre des Médicis. Crédit : Paul Guérin (1830–1908), Les Petits Bollandistes, Paris, Bloud et Barral, 1888, tome 11, p. 114 ; University of Toronto, numérisation Internet Archive. Notice du fichier et crédits — Domaine public.

Quelle est l’histoire des images du bienheureux Roland ?

L’estampe B204 du musée de Fidenza provient de la Vie publiée par Ireneo Affò à Parme en 1784. Elle reproduit la face d’une arche de marbre commandée pour les restes du bienheureux.

Les collections milanaises du Castello Sforzesco conservent une autre estampe, gravée par Vincenzo Franceschini en 1737. La notice de Lombardia Beni Culturali indique qu’elle se présente comme la copie d’une image ancienne sur parchemin de la bibliothèque Laurentienne.

Cette gravure rappelle combien les images ont contribué à transmettre une silhouette reconnaissable. Il s’agit d’une tradition visuelle recopiée, non d’un portrait réalisé directement devant Roland.

Le catalogue lombard transcrit une date de mort différente dans le titre gravé. Cette inscription ancienne ne remplace pas la date de 1386 retenue dans les notices du culte.

Où découvrir la mémoire du bienheureux Roland à Busseto et Bargone ?

À Busseto, l’oratoire de la Santissima Trinità, voisin de la collégiale, conserve un bas-relief lié à Roland. Le site touristique local le date de 1464 et le situe au revers du maître-autel.

Le même lieu a accueilli le mariage de Giuseppe Verdi et de Margherita Barezzi le 4 mai 1836. Cette rencontre de deux mémoires, religieuse et musicale, donne à l’oratoire un intérêt particulier.

À Bargone, l’annuaire du diocèse de Fidenza mentionne une dévotion au bienheureux Rolando le 13 septembre. Cette date locale ne supprime pas le 15 septembre retenu pour la fête du prénom.

Le musée de Fidenza fournit enfin un point d’entrée par l’étude des œuvres : son inventaire documente les objets, leur provenance et la façon dont le culte est devenu visible.

Quand le culte du bienheureux Roland a-t-il été reconnu ?

La reconnaissance du culte intervient sous Pie IX en 1853, pour le cadre local de Fidenza. Elle concerne un culte déjà ancien.

Cette reconnaissance doit être distinguée d’une canonisation universelle. La mémoire de Roland conserve une forte dimension territoriale, attachée à Bargone et à Busseto.

Les sources consultées ne documentent pas de patronage général sur une corporation. Son idéal de solitude ne suffit pas à lui attribuer automatiquement tous les métiers ou situations associés au silence.

Questions fréquentes sur le bienheureux Roland de Médicis

Quand fête-t-on Roland ? Le 15 septembre dans le calendrier du site.

Rolando et Orlando sont-ils le même ermite ? Ces deux noms italiens sont employés pour le bienheureux de Bargone.

Était-il un Médicis de Florence ? Ce lien généalogique n’est pas établi ; le rapprochement a joué un rôle dans l’histoire ultérieure de sa mémoire.

Pourquoi le voit-on sur une jambe ? Cette posture rappelle la manière de prier qui lui est attribuée par la tradition hagiographique.

Où voir un témoignage de son culte ? À Busseto, dans l’oratoire de la Santissima Trinità, et dans les collections documentées du musée du Duomo de Fidenza.

Sources et méthode de cette fiche

La lecture suit la distinction de Francesco Salvestrini entre homonymie familiale et généalogie, sans compléter l’enfance de l’ermite par invention.

Repères documentaires réorganisés le .

Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.