Saint Alban de Verulamium se fête le 22 juin. Sa tradition raconte l’accueil d’un fugitif chrétien et un échange de vêtements qui conduit Alban à être arrêté à sa place.
Quel saint Alban fête-t-on le 22 juin ?
Le calendrier du site retient Alban. Nominis présente ce même martyr sous le nom d’Auban, avec Alban parmi les formes associées, au 22 juin.
Il est rattaché à Verulamium, une ville de la Bretagne romaine située près de l’actuelle St Albans. La Bretagne insulaire désigne ici la Grande-Bretagne, et non la région française.
La tradition en fait le premier martyr du pays. Cette expression résume sa place fondatrice dans la mémoire chrétienne locale ; elle n’implique pas que l’histoire conserve le nom de toutes les personnes persécutées avant lui.
Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 22 juin et le calendrier des fêtes et des prénoms.
Quand saint Alban a-t-il vécu ?
Les dates proposées divergent. La cathédrale présente son histoire au début du IIIe siècle. Un recueil liturgique de l’Église épiscopalienne rappelle la datation traditionnelle vers 303-304, ainsi qu’une proposition autour de 209.
Nominis mentionne aussi une tradition autour de 287. Ces écarts empêchent d’imposer une année de décès comme absolument certaine.
Les récits conservés sont postérieurs aux événements racontés. L’article retient donc l’époque romaine et signale les différentes chronologies, tout en conservant la fête du 22 juin.
Pourquoi saint Alban accueille-t-il un chrétien poursuivi ?
La cathédrale raconte qu’Alban donne refuge à un prêtre qui fuit les persécutions. Touché par sa prière et son enseignement, il demande à découvrir la foi chrétienne.
Lorsque les autorités arrivent, Alban échange ses vêtements avec ceux de son hôte. Il est arrêté à sa place, ce qui permet au fugitif de partir.
L’hospitalité devient ainsi le point de départ d’un engagement personnel. La conversion ne se limite pas, dans le récit, à une idée nouvelle : elle conduit Alban à protéger un autre homme en prenant un risque pour lui-même.
Alban : pourquoi le nom d’Amphibalus appelle-t-il une réserve ?
| Repère | Comment le comprendre |
|---|---|
| Le fugitif accueilli | Un personnage central dans le récit de conversion et d’hospitalité. |
| Le vêtement échangé | Le geste qui permet au fugitif de s’échapper dans la tradition. |
| Le nom Amphibalus | Une désignation tardive liée au vocabulaire du manteau, pas un prénom assuré par les plus anciennes sources. |
La présence d’un nom dans une version tardive le rend-elle contemporain des événements ?
Non. Il faut dater son apparition dans les textes. Le nom tardif appartient à l’histoire du récit, sans obliger à nier l’ensemble de la tradition d’accueil et de martyre.
Pourquoi saint Alban est-il condamné ?
Dans le récit de la cathédrale, Alban refuse de renoncer à sa nouvelle foi. Le magistrat lui impose le châtiment prévu pour l’homme qu’il avait protégé.
Il est conduit hors de Verulamium et décapité sur la hauteur associée au site du sanctuaire. La mémoire locale lie ainsi la colline, la sépulture et le développement du pèlerinage.
L’échange des vêtements est l’un des motifs les plus parlants de son histoire. Il explique son rôle de figure de courage et d’accueil, sans qu’il soit nécessaire d’ajouter une profession ou une carrière militaire tenue pour certaine par toutes les sources.
Comment la cathédrale de saint Alban s’est-elle développée ?
La présentation historique de la cathédrale associe à Offa de Mercie une fondation monastique en 793. Après la conquête normande, Paul de Caen engage une importante reconstruction.
Des briques et des tuiles récupérées dans les ruines de Verulamium servent au chantier. Le bâtiment chrétien réemploie donc matériellement des éléments du passé romain de la ville.
L’église connaît ensuite agrandissements, changements d’usage et restaurations. Elle reçoit le statut de cathédrale en 1877, bien après sa période d’abbaye.
L’édifice visible témoigne de cette succession de transformations. Il ne doit pas être présenté comme un bâtiment entièrement conservé depuis l’époque du martyr.
Quelle anecdote raconte le monument funéraire de saint Alban ?
La cathédrale décrit un nouveau monument élevé en 1308, puis détruit lors de la fermeture de l’abbaye en 1539. Des fragments sont ensuite réemployés pour sa restauration en 1872 et en 1993.
Un article archéologique publié en 1872, par J. T. Micklethwaite, explique qu’il s’agit plus précisément de la base de marbre portant le reliquaire. La découverte de morceaux dans des maçonneries permet de reconstituer une partie de l’ensemble.
Cette histoire distingue le saint, les reliques et l’architecture qui les entoure. Un sanctuaire restauré peut réunir des fragments médiévaux et des interventions modernes : sa valeur historique n’exige pas qu’il soit resté intact.

Comment saint Alban est-il raconté dans les manuscrits ?
La bibliothèque de Trinity College Dublin conserve sous la cote MS 177 la Vie de seint Auban de Matthew Paris. Elle la présente comme une pièce particulièrement importante de ses collections en français médiéval.
Une étude publiée par Cambridge situe la composition et l’illustration de cette Vie entre 1230 et 1250. Le texte en vers anglo-normands est accompagné de dessins rehaussés de couleur.
Le français est donc aussi une langue de transmission de la mémoire d’Alban dans l’Angleterre médiévale. Le manuscrit témoigne du travail d’un moine, historien et artiste, environ un millénaire après l’époque attribuée au martyr.
Les images racontent conversion, protection du fugitif et martyre. Leur intérêt tient à cette mise en récit, sans constituer des portraits contemporains des personnages.
Quels patronages associer à saint Alban ?
Le lien le plus clairement documenté est celui de la ville et de la cathédrale qui portent son nom. Le diocèse de St Albans souligne la continuité du pèlerinage et la place du saint dans son identité.
Les sources retenues ne fixent pas ici un patronage professionnel universel. Le geste d’accueil permet en revanche de comprendre pourquoi son histoire est souvent évoquée à propos du courage et de la protection des personnes menacées.
Pour découvrir Alban, la cathédrale, ses monuments restaurés et le manuscrit de Dublin offrent des approches complémentaires : lieu de culte, enquête patrimoniale et création littéraire.
Questions fréquentes sur saint Alban
Quand fête-t-on Alban ? Le 22 juin.
De quelle Bretagne est-il question ? De la Bretagne romaine insulaire, dans l’actuelle Grande-Bretagne.
Pourquoi échange-t-il ses vêtements ? Selon le récit, pour protéger le prêtre chrétien qu’il héberge.
Connaît-on la date exacte de son martyre ? Non, plusieurs chronologies sont proposées.
Où découvrir sa mémoire ? À St Albans, notamment dans la cathédrale, ainsi que dans des manuscrits et études consacrés à son culte.
Sources et méthode de cette fiche
Le guide suit la réserve rappelée par la cathédrale de Winchester et distingue la transmission du nom de l’histoire ancienne du culte d’Alban.
Repères documentaires réorganisés le .
