Saint Benoît-Joseph Labre se fête le 16 avril. Avant sa vie de pèlerin, il tente plusieurs formes de vie monastique et explique lui-même ses démarches.
Quand fête-t-on saint Benoît-Joseph Labre ?
Le calendrier des fêtes indique Benoît-Joseph le 16 avril. Nominis rattache cette date à Benoît-Joseph Labre, dont la mort survient à Rome le même jour en 1783. Le prénom composé permet de reconnaître ce saint sans le confondre avec Benoît de Nursie.
Sa fête annuelle et la date de sa canonisation sont deux repères différents. Pour cette dernière, les Archives départementales du Pas-de-Calais donnent précisément le 8 décembre 1881. Cette date est également reprise dans les documents réunis par les Amis de saint Benoît Labre.
Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 16 avril et le calendrier des fêtes et des prénoms.
Qui était saint Benoît-Joseph Labre avant ses pèlerinages ?
Né le 27 mars 1748 à Amettes, dans l’actuel Pas-de-Calais, Benoît-Joseph est l’aîné de quinze enfants. Sa jeunesse se déroule dans un milieu rural et profondément religieux. L’étude auprès d’un oncle prêtre fait partie de sa formation.
Son désir initial est celui d’une vie retirée, consacrée à la prière. Le chemin ne se stabilise pourtant pas dans un monastère. Les notices évoquent plusieurs démarches auprès de chartreux et de trappistes, puis un séjour à Sept-Fons, interrompu par la maladie.
Ces tentatives successives sont importantes pour comprendre son itinéraire : la vie de pèlerin n’est pas le simple prolongement d’une carrière ecclésiastique. Elle devient une autre manière de vivre sa vocation religieuse, en dehors d’une communauté monastique permanente.
Benoît-Joseph Labre : ce que révèle la lettre de 1769 à ses parents
| Repère | Comment le comprendre |
|---|---|
| Le lieu et la date | Montreuil, le 2 octobre 1769, selon la lettre reproduite dans le dossier. |
| Les destinataires | Ses parents : le texte donne une explication personnelle de sa situation. |
| Le contenu | Il annonce le refus des chartreux et la poursuite de ses démarches, avant que son itinéraire ultérieur ne soit connu. |
Un refus résume-t-il toute sa vocation ?
La lettre décrit une étape. Elle ne permet pas de présenter toute sa vie comme un parcours fixé dès le début ni de lui prêter les mots d’une biographie postérieure. Les lieux de sa mort et de sa sépulture à Rome doivent également être distingués.
Comment saint Benoît-Joseph Labre vivait-il sur les routes ?
La tradition biographique le décrit allant de sanctuaire en sanctuaire, avec peu de biens, vivant d’aumônes et partageant ce qu’il reçoit. Rome devient un lieu majeur de son existence ; le souvenir de son séjour est associé aux églises et au secteur du Colisée.
La marche ne représente pas seulement un déplacement. Elle relie les lieux de prière et les personnes rencontrées. Le surnom de « pèlerin » exprime ce choix religieux ; celui de « vagabond de Dieu », fréquent dans sa mémoire, en souligne le caractère inhabituel.
Dans son homélie du 16 avril 2012, Benoît XVI évoque Labre comme une figure de pauvreté volontaire, de pèlerinage et de fraternité. Le pape s’attache à ce qu’une telle existence manifeste de la recherche de Dieu et de l’attention aux autres.
Les listes de pays traversés et les kilométrages spectaculaires varient selon les récits. Ils sont moins sûrs que les lieux documentés de sa vie. Amettes, ses démarches monastiques et Rome offrent des repères suffisants pour raconter son itinéraire sans transformer chaque tradition de passage en étape certaine.
Pourquoi saint Benoît-Joseph Labre protège-t-il les pauvres et les personnes sans abri ?
Nominis le présente comme patron des sans-domicile, des pauvres et des exclus. Cette protection traditionnelle s’explique par une vie vécue dans le dénuement, dépendante de l’accueil et de l’aide d’autrui.
Le lien tient aussi au partage : les récits ne retiennent pas seulement ce qu’il reçoit, mais ce qu’il donne à plus pauvre que lui. Sa mémoire associe ainsi la pauvreté personnelle à une relation fraternelle.
Ce patronage reste vivant dans la dévotion actuelle. Les Amis de saint Benoît Labre présentent notamment à Amettes une neuvaine de 2026 consacrée au saint des pauvres. Cet exemple atteste une pratique contemporaine ; il ne remplace pas un acte pontifical de proclamation universelle qui ne figure pas dans les références réunies ici.
Où saint Benoît-Joseph Labre est-il mort et honoré à Rome ?
Le 16 avril 1783, après un malaise près de Sainte-Marie-des-Monts, il est accueilli dans la maison du boucher François Zaccarelli, où il meurt. Les lieux romains de sa mémoire restent proches de cette église.
La ville de Rome présente la chapelle des Oblates Apostole Pro Sanctitate, via dei Serpenti, comme un sanctuaire aménagé dans l’espace où il fut accueilli à la fin de sa vie. Des objets associés au saint y sont conservés.
Son lieu de sépulture est l’église Santa Maria ai Monti, appelée Sainte-Marie-des-Monts en français. Distinguer l’église et la maison devenue chapelle permet de comprendre les deux étapes du souvenir : les derniers moments de sa vie et la vénération de son tombeau.
Comment reconnaître saint Benoît-Joseph Labre dans l’art et à Amettes ?
Les Archives du Pas-de-Calais conservent une carte postale reproduisant une lithographie d’Achille Sirouy de 1881. Le manteau usé, le chapelet et le regard baissé font partie des éléments de cette image. Ils évoquent le dénuement et la prière, plutôt qu’une fonction d’évêque ou de prêtre.
À Amettes, la maison familiale constitue un autre témoignage. La présentation des Amis de saint Benoît Labre, appuyée sur une affiche communale, décrit l’ancien corps de logis et une chapelle construite à l’emplacement d’une grange.
L’intérêt du lieu est précisément sa modestie : le souvenir du saint s’attache à une maison rurale et à son environnement. Une visite peut ainsi rapprocher le cadre de son enfance et les représentations religieuses diffusées après sa mort.

Questions fréquentes sur saint Benoît-Joseph Labre
Quand est la fête de Benoît-Joseph ? Le 16 avril.
Où est né Benoît-Joseph Labre ? À Amettes, le 27 mars 1748.
Était-il prêtre ? Non. Sa mémoire est celle d’un laïc pèlerin, après plusieurs tentatives de vie monastique.
Quand a-t-il été canonisé ? Le 8 décembre 1881, sous Léon XIII.
Pourquoi est-il associé aux personnes sans abri ? Sa vie de dénuement, d’accueil reçu et de partage explique ce patronage traditionnel.
Où découvrir sa mémoire ? À Amettes, dans sa maison familiale, et à Rome, notamment à Sainte-Marie-des-Monts et dans la chapelle proche de la via dei Serpenti.
Sources et méthode de cette fiche
Le guide conserve la voix du correspondant et évite de relire chaque phrase comme l’annonce certaine de tous les événements suivants.
- Nominis — Saint Benoît-Joseph Labre.
- Archives Pas-de-Calais.
Repères documentaires réorganisés le .
