Chaque 2 février, la Journée mondiale des zones humides rappelle que marais, tourbières, mangroves, estuaires et lagunes comptent parmi les écosystèmes les plus utiles — et les plus menacés — de la planète. La date n’a rien d’arbitraire : elle commémore l’adoption, le 2 février 1971 dans la ville iranienne de Ramsar, de la Convention sur les zones humides, premier traité international consacré à un type d’écosystème particulier. Célébrée par les Parties à la Convention depuis 1997, cette journée a été officiellement proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies le 30 août 2021, par la résolution A/RES/75/317.

| Élément | Détail |
|---|---|
| Date | 2 février (date fixe) |
| Intitulé officiel | Journée mondiale des zones humides |
| Résolution fondatrice | A/RES/75/317, adoptée le 30 août 2021 |
| Origine de la date | Adoption de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971 à Ramsar (Iran) |
| Première célébration | 2 février 1997 (à l’initiative du Secrétariat de la Convention) |
| Pilotage international | Secrétariat de la Convention sur les zones humides (Gland, Suisse) |
| Coordination en France | Association Ramsar France, avec l’OFB et les Pôles-relais zones humides |
| Portée | Mondiale — plus de 170 États Parties |
Qu’est-ce qu’une zone humide ?
Le mot recouvre une réalité beaucoup plus large que le seul marécage. L’article 1.1 de la Convention de Ramsar définit les zones humides comme des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris les étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres.
Concrètement, entrent dans cette catégorie :
- les marais, marécages et prairies humides ;
- les tourbières, bas-marais et fagnes ;
- les lacs, étangs, mares et cours d’eau ;
- les estuaires, deltas, vasières et lagunes ;
- les mangroves, herbiers marins et récifs coralliens ;
- les oasis et les systèmes hydrologiques souterrains (karsts, grottes) ;
- les milieux humides artificiels : rizières, marais salants, bassins de pisciculture, réservoirs.
Ce point surprend souvent : une rizière ou un marais salant est bien une zone humide au sens de la Convention. Le critère n’est pas la naturalité du milieu mais la présence de l’eau comme facteur structurant du fonctionnement écologique.
Un point de vocabulaire : zones humides ou milieux humides ?
En France, le droit et les statistiques publiques emploient souvent l’expression « milieux humides », plus large, tandis que « zone humide » possède une définition juridique précise à l’article L. 211-1 du code de l’environnement. Les deux termes cohabitent dans les publications officielles ; la Journée, elle, conserve son intitulé international.
Origine et histoire de la Journée mondiale des zones humides
Une convention née en Camargue
L’histoire commence en 1962 aux Saintes-Maries-de-la-Mer, en Camargue, lors de la conférence internationale du programme MAR (pour Marshes, Marismas, Maremmes), organisée à l’initiative de l’UICN, de Wetlands International et de BirdLife International. Pour la première fois, la disparition massive des marais européens est documentée scientifiquement et portée devant les États. Neuf années de négociations aboutissent à un texte adopté le 2 février 1971 dans la station balnéaire iranienne de Ramsar, sur les rives de la mer Caspienne. Dix-huit délégations le signent.
Le traité entre en vigueur le 21 décembre 1975, après le dépôt du septième instrument de ratification — celui de la Grèce. Le Directeur général de l’UNESCO en est le dépositaire, ce qui explique une confusion fréquente : la Convention de Ramsar n’appartient pas pour autant au système des Nations unies et fonctionne avec son propre secrétariat, hébergé au siège de l’UICN à Gland (Suisse).
De la commémoration militante à la reconnaissance onusienne
| Année | Étape |
|---|---|
| 1962 | Conférence MAR aux Saintes-Maries-de-la-Mer : premier constat scientifique international |
| 1971 | Adoption de la Convention sur les zones humides à Ramsar (Iran), le 2 février |
| 1975 | Entrée en vigueur de la Convention, le 21 décembre |
| 1982 | Protocole de Paris : procédure d’amendement du traité |
| 1986 | La France devient Partie contractante |
| 1987 | Amendements de Regina (Canada) |
| 1997 | Première célébration de la Journée mondiale des zones humides, le 2 février |
| 2018 | La COP13 de Dubaï invite l’Assemblée générale de l’ONU à reconnaître la date |
| 2021 | Résolution A/RES/75/317 du 30 août : proclamation officielle par l’ONU |
| 2025 | L’Arabie saoudite devient la 173ᵉ Partie contractante |
La Journée naît donc vingt-six ans après la Convention, en 1997, comme outil de sensibilisation du Secrétariat. Sa reconnaissance par l’ONU est bien plus tardive : la COP13 réunie à Dubaï en 2018 adopte une résolution invitant l’Assemblée générale à consacrer la date, et c’est un groupe d’États conduit par le Costa Rica, rejoint par 75 coauteurs, qui porte le texte à New York. La résolution A/RES/75/317 est adoptée le 30 août 2021.
Les objectifs de la Journée mondiale des zones humides
- Sensibiliser le grand public au rôle des zones humides, écosystèmes durablement associés à une image négative d’insalubrité et d’improductivité.
- Documenter l’ampleur des pertes, dans un contexte où ces milieux disparaissent plus vite que les forêts.
- Mobiliser les décideurs locaux, en particulier les collectivités, dont les choix d’aménagement déterminent le sort des zones humides périurbaines.
- Valoriser les sites Ramsar et les démarches de restauration écologique.
- Relier les agendas climat, biodiversité et eau, que les zones humides articulent naturellement.
Chaque année, le Comité permanent de la Convention retient un thème international, facultatif pour les organisateurs d’événements.
Pourquoi les zones humides comptent : chiffres et enjeux
Un réservoir de biodiversité hors norme
Les zones humides couvrent environ 6 % de la surface terrestre mais abritent une part de la vie sans commune mesure avec cette superficie.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Part de la surface des continents | ~6 % |
| Espèces animales et végétales qui y vivent ou s’y reproduisent | ~40 % |
| Part des espèces animales de la planète hébergées | 12 à 15 % |
| Vertébrés (hors océans) dépendants | 35 à 40 % |
| Espèces de poissons | 40 % |
| Amphibiens | 100 % |
| Mollusques | 25 % |
Sources : Convention sur les zones humides ; portail national zones-humides.org.
Un puits de carbone sous-estimé
Les tourbières constituent le cas le plus spectaculaire : elles ne recouvrent que 3 % des terres émergées mais renferment environ 30 % du stock de carbone des sols mondiaux, soit près du double de ce que stockent l’ensemble des forêts de la planète, lesquelles occupent pourtant dix fois plus de surface. Une tourbière drainée cesse d’être un puits et devient une source d’émissions de gaz à effet de serre — mécanisme qui explique pourquoi la restauration des tourbières figure désormais parmi les leviers climatiques les plus coûts-efficaces.
Une valeur économique massive
Le Global Wetland Outlook 2025, rapport de référence publié par le Groupe d’évaluation scientifique et technique de la Convention, chiffre pour la première fois avec précision cette contribution.
| Indicateur (GWO 2025) | Valeur |
|---|---|
| Superficie mondiale restante | ~1 425 millions d’hectares |
| Valeur annuelle des services écosystémiques | 7 980 à 39 010 milliards USD (médiane – moyenne) |
| Équivalent en part du PIB mondial | ~7,5 % |
| Pertes de bénéfices depuis 1975 | ~5 100 milliards USD |
| Bénéfices potentiels d’ici 2050 si les milieux sont bien gérés | ~205 000 milliards USD |
| Part du financement climatique fondé sur la nature qui leur est consacrée | < 10 % |
Ce dernier chiffre résume l’anomalie : les zones humides rendent des services évalués à plusieurs milliers de milliards de dollars par an mais captent moins d’un dixième des financements « solutions fondées sur la nature ».
Une infrastructure hydraulique gratuite
Régulation des crues par stockage temporaire, soutien des débits d’étiage, épuration naturelle de l’azote et du phosphore, recharge des nappes, protection des littoraux contre les submersions : ces fonctions sont assurées sans investissement ni entretien tant que le milieu est fonctionnel. Leur remplacement par des ouvrages de génie civil coûte, lui, très cher — un argument qui pèse de plus en plus dans les politiques d’adaptation au changement climatique.
Les zones humides à travers le monde
Le réseau des sites Ramsar
Les Parties s’engagent à inscrire au moins un site sur la Liste des zones humides d’importance internationale, dite Liste de Ramsar, aujourd’hui le plus grand réseau mondial d’aires protégées.
| Repère | Donnée |
|---|---|
| Sites Ramsar inscrits | plus de 2 500 |
| Superficie couverte | environ 2,5 millions de km² (≈ 250 millions d’hectares) |
| Parties contractantes | 173 |
| Premier site inscrit | Péninsule de Cobourg (Australie), 1974 |
| Plus grand site | Rio Negro (Brésil), ~120 000 km² |
| Pays comptant le plus de sites | Royaume-Uni, puis Mexique |
| Plus vaste superficie inscrite | Bolivie (~148 000 km²) |
Données arrêtées début 2026. Le réseau s’étoffe en continu ; voir la note de mise à jour en fin de document.
Des visages très différents selon les régions
- Afrique : le delta intérieur du Niger, le bassin du lac Tchad ou le delta de l’Okavango font vivre des millions de personnes par la pêche, la décrue agricole et l’élevage transhumant. Ce sont aussi les zones humides les plus dégradées au monde selon le GWO 2025, sous la pression conjuguée de l’urbanisation non planifiée et des grands aménagements hydrauliques.
- Amérique latine et Caraïbes : le Pantanal, la plus vaste zone humide tropicale de la planète, concentre les enjeux de la région — expansion agricole, incendies, altération du régime hydrologique.
- Asie : rizières et mangroves dominent. Les rizières, milieux humides artificiels, structurent des paysages culturels millénaires tout en constituant des habitats de substitution pour de nombreux oiseaux d’eau.
- Europe : la sécheresse est la première menace identifiée, devant l’artificialisation. Les grands deltas méditerranéens — Camargue, delta de l’Èbre, delta du Danube — sont en première ligne face à la salinisation et à l’élévation du niveau marin.
- Amérique du Nord et Océanie : les espèces exotiques envahissantes arrivent en tête des pressions, un profil distinct du reste du monde.
Les Villes des zones humides
Créé par la COP12 et attribué pour la première fois en 2018, le label « Ville des zones humides accréditée » distingue les communes qui intègrent la préservation des milieux humides urbains et périurbains à leur aménagement. En février 2025, 74 villes réparties dans 27 pays étaient accréditées. L’accréditation est valable six ans et renouvelable.
Les défis actuels des zones humides
Une érosion continue
Le Global Wetland Outlook 2025 fournit l’évaluation la plus solide à ce jour.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Surface perdue depuis 1970 | ~411 millions d’hectares |
| Déclin en pourcentage depuis 1970 | 22 % |
| Rythme annuel de perte | −0,52 % par an |
| Part des zones humides restantes en mauvais état écologique | ~25 % |
| Scénario tendanciel | jusqu’à un cinquième des zones humides restantes pourrait disparaître d’ici 2050 |
Il faut ajouter que le rythme de disparition des zones humides est estimé trois fois supérieur à celui des forêts.
Trois familles de pressions
Pressions directes. Drainage agricole, remblaiement pour l’urbanisation et les infrastructures, extraction de granulats, artificialisation des berges et des littoraux. Ce sont historiquement les premières causes de destruction.
Pressions diffuses. Pollutions azotées et phosphorées d’origine agricole entraînant l’eutrophisation, pollutions chimiques, apports de sédiments, prélèvements d’eau en amont modifiant le régime hydrologique. Elles ne détruisent pas le milieu mais dégradent silencieusement sa fonctionnalité.
Pressions globales. Changement climatique — sécheresses prolongées, élévation du niveau de la mer, salinisation des deltas —, et espèces exotiques envahissantes qui simplifient les communautés végétales et animales.
Un coût de réparation dissuasif
Restaurer une zone humide dégradée coûte, selon les contextes, de 1 000 à plus de 70 000 dollars par hectare. Conserver un milieu fonctionnel revient donc systématiquement moins cher que le reconstituer — constat qui fonde la hiérarchie « éviter, réduire, compenser » retenue par les politiques publiques françaises et européennes.
Un effort collectif encore insuffisant
Pour atteindre les objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, il faudrait restaurer au moins 123 millions d’hectares de zones humides — chiffre porté à plus de 350 millions si l’on inclut les milieux dégradés — et en conserver efficacement 428 millions. En 2025, 74 % des Parties déclaraient engager des actions de restauration et vingt pays s’étaient engagés sur plus de 44 millions d’hectares : une dynamique réelle, mais très en deçà du besoin.

Comment participer à la Journée mondiale des zones humides
Sur le terrain
- Rejoindre une sortie nature : observation ornithologique, découverte d’une tourbière, visite guidée d’un site Ramsar. Les gestionnaires d’espaces naturels ouvrent des sites habituellement fermés au public.
- Participer à un chantier nature : arrachage d’espèces envahissantes, entretien de mares, plantation de ripisylve, retrait de déchets.
- Assister à une conférence ou une projection : de nombreux documentaires sur les milieux humides sont programmés à cette période.
- Contribuer à un programme de sciences participatives : suivi des amphibiens, comptage d’oiseaux d’eau, inventaire de mares.
Dans les établissements scolaires
Ateliers pédagogiques, création de mares scolaires, animations autour du cycle de l’eau : la période de février se prête bien à ces projets, et les Pôles-relais zones humides mettent à disposition des ressources gratuites destinées aux enseignants.
En ligne
Le Secrétariat de la Convention diffuse chaque année un kit de communication libre de droits (affiches, visuels, dépliants) téléchargeable sur worldwetlandsday.org. Relayer une publication, partager la photo d’une zone humide locale ou signaler un site méconnu de sa commune sont des gestes de sensibilisation simples.
Au quotidien
- Ne pas piétiner la végétation ni déranger la faune lors de la fréquentation d’un site sensible ;
- s’informer sur les projets d’aménagement de sa commune susceptibles d’affecter une zone humide, et participer aux enquêtes publiques ;
- créer une mare dans son jardin, refuge précieux pour les amphibiens ;
- soutenir les associations de gestion et de veille sur les milieux humides.
Les zones humides en France : état des lieux
Un patrimoine amputé aux deux tiers
Le constat de référence remonte au rapport d’évaluation des politiques publiques présenté par le préfet Paul Bernard en 1994 : près de 67 % des zones humides métropolitaines ont disparu depuis le début du XXᵉ siècle, dont la moitié sur la seule période 1960-1990. Ce chiffre, ancien, reste cité par l’ensemble des institutions françaises faute d’évaluation plus récente de même ampleur. La préservation des zones humides a été déclarée d’intérêt général par le législateur en 1992.
La régression s’est ralentie ensuite, mais la dégradation a pris le relais : selon la dernière évaluation décennale des sites humides emblématiques conduite par le service statistique du ministère chargé de l’environnement, 41 % des sites évalués ont vu leur état se dégrader entre 2010 et 2020, en métropole comme outre-mer.
Ce que l’on sait de la surface actuelle
Il n’existe aucun inventaire national exhaustif des zones humides françaises. Les inventaires de terrain couvrent environ 67 % du territoire métropolitain et recensent de l’ordre de 2,2 à 2,8 millions d’hectares selon les périmètres et les millésimes retenus, soit environ 5,7 % du territoire. Les outre-mer abritent par ailleurs près de 91 000 hectares de mangroves sous juridiction française.
Le réseau Ramsar français
| Indicateur | Donnée |
|---|---|
| Adhésion de la France à la Convention | 1986 |
| Sites Ramsar | 57 (45 en métropole, 12 outre-mer) |
| Superficie couverte | plus de 3,9 millions d’hectares |
| Villes des zones humides accréditées | 9 |
| Plan national en cours | 4ᵉ plan national milieux humides (2022-2026) |
Chiffres arrêtés au 26 février 2026 (portail national zones-humides.org).
Les sites Ramsar français — Camargue, baie de Somme, Grande Brière, étangs de la Champagne humide, marais poitevin, Lacs et tourbières du Jura, mangroves de Guyane et de Mayotte, entre autres — se superposent très majoritairement à des espaces déjà protégés : parcs nationaux et régionaux, réserves naturelles, sites Natura 2000, terrains du Conservatoire du littoral. Le label Ramsar apporte moins un statut réglementaire supplémentaire qu’une reconnaissance internationale et une exigence de gestion.
Une biodiversité française très dépendante de ces milieux
En France, environ 50 % des espèces d’oiseaux dépendent des milieux humides, et 30 % des espèces végétales remarquables et menacées y vivent. Les zones humides sont également l’habitat exclusif de la totalité des amphibiens.
Un mois entier de mobilisation
Particularité française : là où la Journée est célébrée le 2 février à l’échelle internationale, la mobilisation s’étale sur tout le mois de février dans l’Hexagone et les outre-mer. Coordonnée par l’association Ramsar France avec l’Office français de la biodiversité, les Pôles-relais zones humides, la LPO, FRENE et la Fondation pour la Nature et l’Homme, elle rassemble chaque année plusieurs centaines d’animations — parfois plus de sept cents. Un événement de lancement national est organisé chaque année dans un territoire différent, et le programme complet est publié sur la plateforme « J’agis pour la nature ».
Foire aux questions sur la Journée mondiale des zones humides
Pourquoi la Journée mondiale des zones humides est-elle célébrée le 2 février ?
La Journée mondiale des zones humides est célébrée le 2 février parce que la Convention sur les zones humides, dite Convention de Ramsar, a été adoptée ce jour-là en 1971 dans la ville iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne. La date commémore donc l’anniversaire du premier traité international consacré à la protection d’un type d’écosystème particulier.
Qui a créé la Journée mondiale des zones humides ?
La Journée mondiale des zones humides a été créée par le Secrétariat de la Convention sur les zones humides, qui l’a célébrée pour la première fois le 2 février 1997. Elle n’a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies que bien plus tard, le 30 août 2021, par la résolution A/RES/75/317, à l’initiative d’un groupe d’États conduit par le Costa Rica et soutenu par 75 coauteurs. Contrairement à ce que l’on lit souvent, cette journée n’a pas été créée par l’UNESCO : le Directeur général de l’UNESCO est seulement le dépositaire du traité.
Qu’est-ce qu’un site Ramsar ?
Un site Ramsar est une zone humide inscrite par un État sur la Liste des zones humides d’importance internationale, en application de la Convention de 1971. Chaque Partie contractante s’engage à désigner au moins un site et à en préserver le caractère écologique. Le réseau compte aujourd’hui plus de 2 500 sites couvrant environ 2,5 millions de kilomètres carrés, ce qui en fait le plus vaste réseau d’aires protégées au monde.
Combien de zones humides ont disparu dans le monde ?
Selon le Global Wetland Outlook 2025, environ 411 millions d’hectares de zones humides ont disparu dans le monde depuis 1970, soit un déclin de 22 % de leur superficie, au rythme de 0,52 % par an. À cela s’ajoute la dégradation : un quart des zones humides restantes se trouve aujourd’hui en mauvais état écologique. Le rythme de disparition est estimé trois fois supérieur à celui des forêts.
Combien la France compte-t-elle de sites Ramsar ?
La France compte 57 sites Ramsar, dont 45 en métropole et 12 en outre-mer, pour une superficie totale supérieure à 3,9 millions d’hectares (chiffres de février 2026). Partie contractante depuis 1986, la France accueille également neuf communes labellisées « Ville des zones humides accréditée », un réseau dont elle a été l’un des pays pionniers.
Comment participer à la Journée mondiale des zones humides en France ?
Pour participer à la Journée mondiale des zones humides en France, le plus simple est de consulter le programme des animations publié chaque année sur la plateforme « J’agis pour la nature » : sorties nature, chantiers de restauration, conférences, expositions et ateliers sont proposés pendant tout le mois de février, partout dans l’Hexagone et en outre-mer. Il est aussi possible d’organiser soi-même un événement et de l’y référencer, la seule condition étant qu’il se déroule en février et concerne les zones humides.
Longtemps perçues comme des terres perdues qu’il fallait assécher pour les rendre utiles, les zones humides apparaissent aujourd’hui pour ce qu’elles sont : des infrastructures naturelles qui filtrent l’eau, amortissent les crues, stockent le carbone et abritent une part vertigineuse du vivant — le tout gratuitement, tant qu’elles fonctionnent. Le 2 février offre l’occasion d’aller voir de près la mare, la tourbière ou le marais le plus proche de chez soi. C’est souvent en marchant sur une digue au petit matin, jumelles à la main, que l’on comprend le mieux ce que l’on risque de perdre.
Pour prolonger la lecture, découvrez l’éducation environnementale, la Journée mondiale de l’environnement, la protection des animaux.
Retrouvez les événements, anniversaires et fêtes de cette date dans l’éphéméride du 2 février.
