Chaque année, le 16 mai, la Journée internationale de la lumière célèbre le rôle central que jouent la lumière et les technologies qui l’exploitent dans la science, la culture, l’art, l’éducation et le développement durable. Proclamée par l’UNESCO lors de sa 39ᵉ Conférence générale en novembre 2017 (39 C/Résolution 16), elle est célébrée pour la première fois le 16 mai 2018 au siège de l’Organisation, à Paris.

La date n’a rien d’arbitraire : le 16 mai 1960, le physicien américain Theodore Maiman faisait fonctionner le premier laser. Cette invention, dont son auteur disait qu’elle était « une solution à la recherche de son problème », est aujourd’hui partout — dans les blocs opératoires, les usines, les télécommunications, la lecture des codes-barres et la mesure de la distance Terre-Lune.
La Journée internationale de la lumière en bref
| Élément | Information |
|---|---|
| Date | 16 mai, chaque année |
| Nom officiel | Journée internationale de la lumière (International Day of Light) |
| Organisme | UNESCO |
| Texte fondateur | 39 C/Résolution 16, 39ᵉ Conférence générale, novembre 2017 |
| Première édition | 16 mai 2018, siège de l’UNESCO, Paris |
| Gestion | Programme international relatif aux sciences fondamentales (PISF) de l’UNESCO, assisté d’un comité directeur |
| Origine de la date | Premier fonctionnement du laser par Theodore Maiman, le 16 mai 1960 |
| Antécédent | Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière (2015) |
C’est quoi, la lumière ? De l’optique à la photonique
La lumière est un rayonnement électromagnétique. La partie que l’œil humain perçoit — le spectre visible — ne représente qu’une fraction étroite d’un ensemble bien plus vaste qui va des rayons X à l’infrarouge, en passant par l’ultraviolet.
La science qui l’étudie a changé de nom au fil des siècles. Longtemps appelée optique, elle est aujourd’hui désignée sous le terme de photonique : la discipline qui produit, transporte, détecte et transforme les photons, de la même manière que l’électronique manipule les électrons. Ce champ recouvre les lasers, les fibres optiques, les capteurs d’image, les LED, la réalité augmentée, les rayons X et les technologies quantiques.
Quelques ordres de grandeur pour situer l’objet :
- La lumière se propage dans le vide à 299 792 458 mètres par seconde, une valeur qui définit aujourd’hui le mètre dans le Système international d’unités.
- Le spectre visible s’étend approximativement de 380 à 780 nanomètres de longueur d’onde.
- Un rayon lumineux met environ 1,3 seconde pour parcourir la distance Terre-Lune, et 8 minutes 20 pour aller du Soleil à la Terre.
Origine et histoire de la Journée internationale de la lumière
De l’Année internationale 2015 à une célébration annuelle
L’histoire de cette journée commence par une année. Le 20 décembre 2013, l’Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution A/RES/68/221 proclamant 2015 « Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière ». Le lancement a lieu au siège de l’UNESCO à Paris les 19 et 20 janvier 2015.
Le succès est considérable. Le Conseil exécutif de l’UNESCO, réuni en 2016 pour sa 200ᵉ session, décide d’en pérenniser l’élan en instituant une journée annuelle fixée au 16 mai. La 39ᵉ Conférence générale ratifie cette décision en novembre 2017. La première célébration se tient le 16 mai 2018 au siège parisien de l’Organisation, ouverte par la directrice générale Audrey Azoulay, en présence de chercheurs, de lauréats du prix Nobel et d’acteurs de l’industrie et des arts.
Pourquoi le 16 mai ?
Le 16 mai 1960, dans les laboratoires de recherche Hughes à Malibu, en Californie, Theodore Maiman obtient la première émission laser à partir d’un cristal de rubis. Le sigle LASER (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation) désigne un principe théorisé dès 1917 par Albert Einstein sous le nom d’émission stimulée, mais qu’aucun dispositif n’avait encore concrétisé dans le domaine optique.
Le choix de cette date par l’UNESCO est symbolique : elle marque le moment où la lumière cesse d’être seulement un objet d’observation pour devenir un outil de précision au service de dizaines de secteurs.
Chronologie : les grandes étapes
| Année | Étape |
|---|---|
| 1015 environ | Ibn al-Haytham (Alhazen) rédige son Traité d’optique, fondateur de l’optique scientifique |
| 1822 | Augustin Fresnel installe sa lentille à échelons au phare de Cordouan |
| 1849-1850 | Hippolyte Fizeau puis Léon Foucault mesurent la vitesse de la lumière en laboratoire |
| 1865 | James Clerk Maxwell formule la théorie électromagnétique de la lumière |
| 1917 | Albert Einstein théorise l’émission stimulée |
| 16 mai 1960 | Theodore Maiman fait fonctionner le premier laser |
| 1965 | Premières applications des fibres optiques aux télécommunications |
| 20 décembre 2013 | L’ONU proclame 2015 Année internationale de la lumière (A/RES/68/221) |
| 2015 | Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière |
| 2016 | La 200ᵉ session du Conseil exécutif de l’UNESCO décide d’instituer une journée annuelle |
| Novembre 2017 | La 39ᵉ Conférence générale de l’UNESCO adopte la 39 C/Résolution 16 |
| 16 mai 2018 | Première Journée internationale de la lumière |
Les objectifs de la Journée internationale de la lumière
L’UNESCO assigne à cette journée plusieurs finalités complémentaires :
- Valoriser la recherche fondamentale : rappeler que les applications les plus concrètes — l’IRM, la fibre optique, le photovoltaïque — découlent de travaux théoriques qui, à leur époque, n’avaient pas d’usage identifié.
- Renforcer la coopération scientifique internationale : la Journée sert de plateforme d’échange entre laboratoires, industriels et institutions éducatives.
- Soutenir les Objectifs de développement durable : les technologies de la lumière interviennent directement dans l’accès à l’énergie (ODD 7), la santé (ODD 3) et l’éducation (ODD 4).
- Susciter des vocations scientifiques, notamment chez les jeunes et les jeunes filles, dans des filières qui peinent à recruter.
- Célébrer la dimension culturelle de la lumière, du vitrail médiéval aux installations lumineuses contemporaines.
Pourquoi la Journée internationale de la lumière compte-t-elle autant ?
💡 Un poids économique de premier plan
La photonique n’est pas un secteur visible du grand public, parce qu’elle se cache à l’intérieur d’autres produits : un capteur d’image dans un smartphone, un laser de découpe dans une usine automobile, un verre progressif chez l’opticien. Des groupes comme Essilor, Safran, Thales ou Valeo en sont des acteurs majeurs sans se présenter comme tels.
En France, la filière photonique représentait, selon Photonics France :
| Indicateur | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Entreprises | environ 1 200 |
| Laboratoires de recherche | environ 300 |
| Emplois | environ 84 000 |
| Chiffre d’affaires annuel | près de 20 milliards d’euros |
| Part exportée | environ la moitié |
| Recrutements annuels | environ 5 000 |
(Données communiquées par la fédération et reprises par la presse économique en 2023 ; à réactualiser périodiquement.)
Le principal frein de la filière n’est pas la demande mais la formation : environ un millier de personnes sont diplômées chaque année pour près de cinq mille postes à pourvoir. C’est ce qui a conduit à la création d’un baccalauréat professionnel Photonique et à la refonte du BTS Systèmes photoniques.
Une révolution médicale silencieuse
La lumière est devenue un instrument thérapeutique et diagnostique de premier rang :
- Chirurgie : correction de la myopie, traitement de la cataracte, ablations laser en dermatologie et en urologie.
- Imagerie : endoscopie, tomographie par cohérence optique (OCT) pour l’examen de la rétine, microscopie de fluorescence.
- Photothérapie : traitement de l’ictère du nouveau-né par exposition à la lumière bleue, photothérapie dynamique en cancérologie.
- Diagnostic biologique : la cytométrie en flux et le séquençage à haut débit reposent sur la détection de signaux lumineux.
Un levier pour l’accès à l’énergie et l’éducation
L’accès à la lumière artificielle reste une inégalité mondiale majeure. Selon le rapport Tracking SDG 7: The Energy Progress Report publié en juin 2026 par l’AIE, l’IRENA, la Banque mondiale, l’OMS et la Division de statistique de l’ONU :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Personnes sans accès à l’électricité dans le monde | 655 millions |
| Taux d’accès mondial | 92 % |
| Personnes sans électricité en Afrique subsaharienne | plus de 560 millions |
| Rythme d’électrification nécessaire pour l’accès universel en 2030 | trois fois le rythme actuel |
Derrière ces chiffres, un enjeu concret : sans éclairage fiable, l’étude devient difficile après le coucher du soleil, les soins nocturnes deviennent risqués et l’activité économique s’interrompt. Les solutions photoniques — lampes solaires autonomes, mini-réseaux photovoltaïques, LED à très faible consommation — figurent parmi les réponses les plus rapides à déployer.
Une matière première pour l’art et l’architecture
La lumière est un matériau artistique à part entière. Le vitrail gothique, le clair-obscur de Georges de La Tour, la photographie inventée par Nicéphore Niépce, le cinématographe des frères Lumière, le tube néon de Georges Claude, les installations vidéo contemporaines : chaque époque a réinventé son rapport plastique à la lumière. Les festivals de lumière — Lyon, Amsterdam, Gand, Berlin — attirent aujourd’hui des millions de visiteurs et constituent un segment économique du tourisme urbain hivernal.
La lumière à travers le monde : usages et représentations
Une place centrale dans les traditions religieuses et culturelles
Presque toutes les civilisations associent la lumière à la connaissance et à la vie. Diwali en Inde, Hanoucca dans le judaïsme, les cierges pascals chrétiens, les lanternes du Nouvel An chinois ou la fête suédoise de la Sainte-Lucie au cœur de l’hiver nordique : partout, l’allumage d’une flamme marque un passage, une victoire ou une espérance.
Des besoins très inégaux selon les latitudes
Le rapport à la lumière naturelle varie fortement selon la position géographique. Au-delà du cercle polaire, la nuit polaire impose plusieurs semaines sans lever de soleil, avec des conséquences documentées sur les rythmes circadiens et la santé mentale — d’où le recours à la luminothérapie dans les pays scandinaves. À l’inverse, les régions équatoriales connaissent une durée du jour quasi constante toute l’année.
Des politiques d’éclairage contrastées
Les modèles nationaux divergent nettement. Certains pays, comme le Japon ou la Corée du Sud, cultivent une culture urbaine du néon et de l’enseigne lumineuse. D’autres, notamment en Europe du Nord et de plus en plus en France, réduisent l’éclairage nocturne pour des raisons énergétiques et écologiques. Le Chili, dont les cieux du désert d’Atacama abritent les plus grands observatoires du monde, a adopté une réglementation parmi les plus strictes au monde pour protéger la qualité de son ciel nocturne.
Les défis contemporains de la lumière
🌌 La pollution lumineuse
C’est le revers de l’abondance lumineuse. L’éclairage artificiel nocturne modifie les écosystèmes, désoriente les oiseaux migrateurs et les insectes, perturbe la sécrétion de mélatonine chez l’humain et fait disparaître le ciel étoilé.
| Constat | Donnée | Source |
|---|---|---|
| Population mondiale vivant sous un ciel artificiellement éclairé | environ 83 % | Atlas mondial de la luminosité artificielle du ciel nocturne, Science Advances, 2016 |
| Population des États-Unis et d’Europe concernée | plus de 99 % | idem |
| Humains ne voyant plus la Voie lactée | plus d’un tiers | idem |
| Augmentation annuelle de la luminosité perçue du ciel | environ 10 % par an entre 2011 et 2022 | Kyba et al., Science, 2023 |
| Territoire français métropolitain exposé | environ 85 % | Office français de la biodiversité |
Le paradoxe des LED mérite d’être souligné : plus sobres en énergie, elles ont paradoxalement conduit à éclairer davantage, plus longtemps et avec une composante bleue qui diffuse plus fortement dans l’atmosphère.
L’accès inégal aux technologies de la lumière
Le fossé se creuse entre les pays qui conçoivent les technologies photoniques et ceux qui n’y ont pas accès. Une part importante des équipements médicaux à base de lumière, des instruments de laboratoire et des composants optiques provient d’un nombre restreint de pays. La formation, elle aussi, reste concentrée.
Souveraineté industrielle et dépendances stratégiques
La photonique est devenue un enjeu géopolitique. Les composants optiques de haute précision, les lasers de puissance et les équipements de lithographie conditionnent la production des semi-conducteurs, donc l’ensemble de l’économie numérique. La reconstitution de chaînes de valeur européennes est un objectif affiché des politiques industrielles récentes.
Les usages militaires et éthiques
Les lasers de puissance, les systèmes de désignation de cible et les technologies de surveillance optique posent des questions d’encadrement. L’UNESCO, en plaçant la Journée sous le signe de la coopération scientifique et de la paix, rappelle que la maîtrise de la lumière, comme toute technologie duale, engage une responsabilité.

Comment participer à la Journée internationale de la lumière ?
Les événements institutionnels
L’UNESCO organise chaque 16 mai une manifestation centrale — conférences, webinaires, tables rondes — souvent relayée par ses bureaux régionaux. Des centaines d’institutions y associent leurs propres actions dans le monde entier.
Dans les laboratoires et les universités
- Portes ouvertes de centres de recherche : en France, le synchrotron SOLEIL a par exemple ouvert ses installations au public à cette occasion.
- Conférences grand public sur l’optique quantique, l’astronomie ou la photonique appliquée.
- Ateliers de démonstration : diffraction, polarisation, transmission de son par faisceau lumineux.
Dans les établissements scolaires
- Expériences d’optique élémentaire : décomposition de la lumière blanche au prisme, fabrication d’un spectroscope en carton.
- Séances d’observation astronomique en soirée, en lien avec un club local.
- Projets interdisciplinaires reliant sciences physiques, arts plastiques et histoire.
Chez soi, sans matériel particulier
- Éteindre ses éclairages extérieurs une soirée et observer ce que le ciel révèle.
- Visiter une réserve de ciel étoilé ou un observatoire ouvert au public.
- Vérifier son éclairage domestique : orientation des luminaires extérieurs vers le bas, températures de couleur chaudes (inférieures à 3 000 K), détecteurs de présence plutôt qu’éclairage permanent.
- Relayer la Journée sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #IDL ou #DayOfLight.
🇫🇷 La France, terre de lumière
Une lignée de pionniers
La France occupe une place singulière dans l’histoire des sciences de la lumière.
| Personnalité | Apport | Période |
|---|---|---|
| Augustin Fresnel | Théorie ondulatoire de la lumière ; lentille à échelons des phares | 1815-1822 |
| Nicéphore Niépce | Première photographie permanente | vers 1826 |
| Hippolyte Fizeau | Première mesure terrestre de la vitesse de la lumière | 1849 |
| Léon Foucault | Mesure par miroir tournant, affinée en 1862 | 1850-1862 |
| Auguste et Louis Lumière | Cinématographe | 1895 |
| Georges Claude | Tube au néon | 1910 |
Sept prix Nobel français liés à la lumière
| Lauréat | Année | Travaux |
|---|---|---|
| Gabriel Lippmann | 1908 | Photographie interférentielle des couleurs |
| Louis de Broglie | 1929 | Nature ondulatoire des électrons |
| Alfred Kastler | 1966 | Pompage optique |
| Claude Cohen-Tannoudji | 1997 | Refroidissement et piégeage d’atomes par laser |
| Serge Haroche | 2012 | Mesure et manipulation de systèmes quantiques individuels |
| Gérard Mourou | 2018 | Amplification d’impulsions par dérive de fréquence (CPA) |
| Alain Aspect | 2022 | Photons intriqués et violation des inégalités de Bell |
Des infrastructures de recherche de rang mondial
Le synchrotron SOLEIL (Saint-Aubin, Essonne) produit un rayonnement utilisé par des milliers de chercheurs chaque année. Le Laser Mégajoule du CEA, en Gironde, est l’une des plus puissantes installations laser au monde. L’Institut d’optique Graduate School, à Palaiseau, forme depuis 1917 les ingénieurs de la filière.
2015, Année de la lumière en France
Le comité national « 2015, Année de la Lumière en France », parrainé par les prix Nobel Claude Cohen-Tannoudji et Serge Haroche, a organisé plus de 1 200 événements ayant rassemblé plus de 500 000 participants sur l’ensemble du territoire.
Un cadre réglementaire pionnier contre la pollution lumineuse
La France s’est dotée de l’un des dispositifs les plus complets d’Europe :
| Texte | Objet |
|---|---|
| Loi du 12 juillet 2010 (« Grenelle II ») et décret du 12 juillet 2011 | Introduction de la notion de nuisance lumineuse dans le code de l’environnement |
| Arrêté du 25 janvier 2013 | Extinction des éclairages de façades, bureaux et vitrines (abrogé et repris depuis) |
| Arrêté du 27 décembre 2018 | Prescriptions techniques : plages horaires d’extinction, températures de couleur, limitation de la lumière émise vers le haut (moins de 1 % à l’achat), densité surfacique de flux lumineux |
| Arrêté du 27 décembre 2018 (second texte) | Protection de onze sites d’observation astronomique exceptionnels dans un rayon de 10 kilomètres |
| Stratégie nationale biodiversité 2030 | Objectif de réduction d’au moins 50 % de la pollution lumineuse d’ici 2030 par rapport à 2021 |
L’éclairage public français en chiffres
| Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Points lumineux | environ 11 millions | ADEME / Cerema |
| Part de la consommation électrique des collectivités | environ 41 % | ADEME |
| Puissance appelée | environ 1 300 MW | Enedis |
| Émissions annuelles associées | environ 670 000 tonnes de CO₂ | Enedis |
| Luminaires de plus de 20 ans | environ 40 % du parc | ADEME |
| Économies possibles par rénovation LED | jusqu’à 60 % | ADEME |
Quatre réserves internationales de ciel étoilé
La France compte quatre territoires labellisés Réserve internationale de ciel étoilé (RICE) par DarkSky International :
- Pic du Midi de Bigorre (2013), premier territoire labellisé en Europe, environ 3 000 km²
- Parc national des Cévennes (2018), la plus vaste réserve d’Europe
- Alpes Azur Mercantour (2019), 2 300 km² et 75 communes
- Parc naturel régional de Millevaches en Limousin (2022)
En parallèle, le label Villes et Villages étoilés, porté par l’ANPCEN, distingue les communes engagées dans la réduction de leur éclairage nocturne — plus de 750 communes françaises réparties dans 85 départements lors de l’édition 2025.
Lyon, capitale mondiale de la lumière
La Fête des Lumières de Lyon puise son origine dans la soirée du 8 décembre 1852 : les Lyonnais avaient spontanément déposé des lumignons à leurs fenêtres pour saluer l’inauguration, longtemps reportée, de la statue de la Vierge sur la colline de Fourvière. Devenue festival municipal en 1999, elle se déroule sur quatre jours autour du 8 décembre et a rassemblé plus de 2 millions de visiteurs lors de l’édition 2025.
Pour replacer cette journée dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 16 mai.
Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale des mathématiques, Journée internationale du vol spatial habité.
Foire aux questions sur la Journée internationale de la lumière
Quand a lieu la Journée internationale de la lumière ?
La Journée internationale de la lumière a lieu le 16 mai de chaque année. La date est fixe et ne varie pas selon les années. Elle a été célébrée pour la première fois le 16 mai 2018 au siège de l’UNESCO, à Paris.
Pourquoi la Journée internationale de la lumière est-elle célébrée le 16 mai ?
La Journée internationale de la lumière est célébrée le 16 mai parce que cette date correspond à l’anniversaire du premier fonctionnement réussi du laser, obtenu le 16 mai 1960 par le physicien et ingénieur américain Theodore Maiman, dans les laboratoires Hughes en Californie. L’UNESCO a retenu cet événement comme symbole du passage de la lumière observée à la lumière maîtrisée et mise au service de la société.
Qui a créé la Journée internationale de la lumière ?
La Journée internationale de la lumière a été créée par l’UNESCO. Le Conseil exécutif de l’Organisation a décidé de son principe lors de sa 200ᵉ session en 2016, et la 39ᵉ Conférence générale l’a proclamée en novembre 2017 par la 39 C/Résolution 16. Elle est administrée par le Programme international relatif aux sciences fondamentales (PISF) de l’UNESCO, assisté d’un comité directeur international.
Quelle est la différence entre l’Année internationale de la lumière et la Journée internationale de la lumière ?
La différence entre l’Année internationale de la lumière et la Journée internationale de la lumière tient à leur nature et à leur origine. L’Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies (résolution A/RES/68/221 du 20 décembre 2013) et n’a couvert que l’année 2015. Devant son succès, l’UNESCO a institué une Journée annuelle et pérenne, fixée au 16 mai, dont la première édition s’est tenue en 2018.
Qu’est-ce que la photonique, mise à l’honneur par la Journée internationale de la lumière ?
La photonique, mise à l’honneur par la Journée internationale de la lumière, désigne l’ensemble des sciences et technologies qui produisent, transportent, détectent et transforment la lumière — c’est-à-dire les photons —, de la même manière que l’électronique manipule les électrons. Elle englobe les lasers, les fibres optiques, les LED, les capteurs d’image, l’imagerie médicale et les technologies quantiques. En France, la filière représente environ 1 200 entreprises et 84 000 emplois.
Comment participer à la Journée internationale de la lumière ?
Pour participer à la Journée internationale de la lumière, plusieurs possibilités existent selon le profil de chacun : assister à une conférence ou à une journée portes ouvertes dans un laboratoire, un observatoire ou un centre de recherche ; organiser des expériences d’optique en classe ; observer le ciel nocturne lors d’une soirée d’astronomie ; réduire son propre éclairage extérieur pour limiter la pollution lumineuse ; ou relayer la Journée sur les réseaux sociaux avec le mot-clic #IDL.
Un fil qui relie le vitrail et le laser
De la lentille de Fresnel qui a sauvé des milliers de marins au faisceau laser qui opère une rétine, l’histoire de la lumière est celle d’une compréhension patiemment convertie en usages. Le 16 mai rappelle que cette compréhension est un bien commun : elle n’appartient à aucun pays, elle progresse par la coopération, et ses bénéfices n’ont de sens que s’ils atteignent aussi les 655 millions de personnes qui vivent encore sans électricité.
Cette journée invite donc à un double geste, apparemment contradictoire et pourtant cohérent : célébrer tout ce que la lumière artificielle nous a permis d’accomplir, et accepter d’en éteindre une partie pour retrouver la nuit — et les étoiles qu’elle contient.
