Chaque 5 octobre, la Journée mondiale des enseignants rend hommage aux femmes et aux hommes qui transmettent les savoirs, de l’école maternelle à l’université. Instituée par l’UNESCO en 1994, elle commémore l’adoption, le 5 octobre 1966 à Paris, de la Recommandation OIT/UNESCO concernant la condition du personnel enseignant, premier texte international à définir les droits et les devoirs de la profession. Célébrée dans plus d’une centaine de pays, elle dépasse largement le simple remerciement : elle met sur la table la question des conditions d’exercice, de la formation et de la reconnaissance d’un métier confronté à une pénurie mondiale sans précédent.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Date | 5 octobre, chaque année |
| Nom officiel | Journée mondiale des enseignantes et des enseignants |
| Première édition | 1994 |
| Instituée par | UNESCO |
| Co-organisateurs | UNESCO, OIT, UNICEF, Internationale de l’Éducation |
| Texte commémoré | Recommandation OIT/UNESCO du 5 octobre 1966 |
| Texte complémentaire | Recommandation UNESCO du 11 novembre 1997 (enseignement supérieur) |
| Enjeu central | 44 millions d’enseignants supplémentaires nécessaires d’ici 2030 |
| Objectif de développement durable | ODD 4 – Éducation de qualité |
| Hashtags | #JournéeMondialeDesEnseignants · #WorldTeachersDay |
C’est quoi la Journée mondiale des enseignants ?
La Journée mondiale des enseignants n’est pas une « fête des professeurs » au sens des fêtes commerciales. C’est une journée internationale de mobilisation portée par quatre organisations : l’UNESCO, l’Organisation internationale du Travail (OIT), l’UNICEF et l’Internationale de l’Éducation, la fédération syndicale mondiale du secteur éducatif.
Elle poursuit un double objectif :
- Célébrer la contribution des enseignants au développement des sociétés, à l’émancipation individuelle et à la cohésion sociale ;
- Alerter sur l’état de la profession : effectifs, salaires, formation, autonomie professionnelle, sécurité, statut social.
Le terme « enseignant » retenu par l’UNESCO couvre l’ensemble du personnel enseignant, du préélémentaire à l’enseignement supérieur, dans le public comme dans le privé. La Journée concerne donc aussi bien les professeurs des écoles que les enseignants-chercheurs.
Chaque édition est placée sous un thème annuel défini par les quatre organisations partenaires, généralement autour d’un enjeu structurant : formation, statut, voix des enseignants, collaboration professionnelle.
Origine et histoire de la Journée mondiale des enseignants
Le texte fondateur de 1966
Le 5 octobre 1966, la Conférence intergouvernementale spéciale sur la condition du personnel enseignant, convoquée à Paris par l’UNESCO en coopération avec l’OIT, adopte la Recommandation concernant la condition du personnel enseignant. Ce texte de 146 paragraphes constitue le premier cadre normatif international consacré à la profession. Il couvre la formation initiale et continue, le recrutement, l’emploi, les conditions d’enseignement et d’apprentissage, ainsi que la participation des enseignants aux décisions éducatives par la consultation et la négociation.
Un principe y est posé d’emblée : l’enseignement constitue un service d’importance fondamentale pour l’intérêt général, dont la responsabilité incombe à l’État.
La création de la journée en 1994
Il faut attendre 1994 pour que l’UNESCO institue une journée annuelle commémorant cette adoption. Le choix du 5 octobre est donc directement lié à l’anniversaire du texte de 1966, et non à un calendrier scolaire particulier.
En 1997, la Conférence générale de l’UNESCO réunie à Paris pour sa 29ᵉ session adopte, le 11 novembre, la Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur. Elle complète le texte de 1966 en y adjoignant le personnel d’enseignement et de recherche du supérieur, et insiste sur la liberté académique.
Repères chronologiques
| Année | Événement |
|---|---|
| 1966 | 5 octobre : adoption de la Recommandation OIT/UNESCO concernant la condition du personnel enseignant, à Paris |
| 1994 | Première célébration de la Journée mondiale des enseignants |
| 1997 | 11 novembre : adoption de la Recommandation sur la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur |
| 2008 | Création du Prix UNESCO-Hamdan pour le développement des enseignants |
| 2022 | Sommet des Nations Unies sur la transformation de l’éducation (New York) |
| 2024 | Publication du premier Rapport mondial sur les enseignants (UNESCO / Équipe spéciale sur les enseignants) |
Les objectifs principaux de la journée
- Reconnaître le rôle des enseignants : rappeler leur place centrale dans la réalisation de l’ODD 4, « une éducation de qualité inclusive et équitable pour tous d’ici 2030 » ;
- Défendre le statut professionnel : promouvoir l’application des Recommandations de 1966 et 1997 dans les législations nationales ;
- Documenter la crise : produire et diffuser des données sur les pénuries, l’attrition et les conditions de travail ;
- Donner la parole aux enseignants : associer la profession à l’élaboration des politiques éducatives plutôt que la cantonner à leur exécution ;
- Mobiliser les financements : convaincre les États d’investir dans le recrutement et la formation.
Les thèmes des dernières éditions
| Année | Thème |
|---|---|
| 2017 | Enseigner en liberté, autonomiser les enseignants |
| 2022 | La transformation de l’éducation commence avec les enseignants |
| 2024 | Valoriser les voix des enseignants : vers un nouveau contrat social pour l’éducation |
| 2025 | Redéfinir l’enseignement comme une profession de collaboration |
Importance et impact : pourquoi célébrer les enseignants ?
Un levier de développement mesurable
L’enseignant est la variable la plus déterminante de la qualité d’un système éducatif, devant les infrastructures ou les équipements. C’est précisément pourquoi la pénurie mondiale d’enseignants constitue un obstacle direct à l’ODD 4.
| Indicateur mondial | Donnée |
|---|---|
| Enseignants supplémentaires nécessaires d’ici 2030 | 44 millions (primaire et secondaire) |
| Part des besoins concernant le secondaire | environ 70 % |
| Besoins en Afrique subsaharienne | 15 millions |
| Besoins en Asie du Sud | 7,8 millions |
| Besoins en Europe et Amérique du Nord | 4,8 millions |
| Taux d’attrition dans le primaire | 4,6 % en 2015 → 9 % en 2022 |
| Ratio élèves/enseignant en Afrique subsaharienne | environ 1 pour 56 |
| Financement annuel supplémentaire estimé | ≈ 120 milliards de dollars |
Source : Rapport mondial sur les enseignants, UNESCO et Équipe spéciale internationale sur les enseignants pour l’Éducation 2030.
Une dimension sociale et démocratique
L’école reste, en France comme ailleurs, l’un des rares lieux où se croisent tous les milieux sociaux. L’enseignant y exerce une fonction qui déborde la transmission disciplinaire : construction de l’esprit critique, apprentissage de la vie collective, protection contre les logiques d’endoctrinement. Cette dimension a été tragiquement mise en lumière en France par les assassinats de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine, et de Dominique Bernard, professeur de lettres modernes, le 13 octobre 2023 à Arras.
Une dimension économique
Le ministère de l’Éducation nationale est le premier employeur de France : avec environ 1,2 million d’agents, il représente près d’un cinquième de l’emploi public national. L’enseignement constitue donc aussi un secteur économique majeur, dont les tensions de recrutement pèsent sur l’ensemble du service public.
La Journée mondiale des enseignants en France : les chiffres clés
Les effectifs enseignants français
La France comptait, à la rentrée 2024, 852 800 enseignants rémunérés par l’Éducation nationale : 712 800 dans le secteur public et 139 900 dans le privé sous contrat.
| Secteur | Effectif (rentrée 2024) |
|---|---|
| Premier degré public | 323 791 |
| Premier degré privé sous contrat | 43 677 |
| Second degré public | 389 035 |
| Second degré privé sous contrat | 96 269 |
| Total | 852 772 |
Source : DEPP, Repères et références statistiques 2025.
Profil de la profession
| Indicateur (France, 2024-2025) | Donnée |
|---|---|
| Part des femmes, enseignement public | 71 % (86 % dans le 1ᵉʳ degré, 59 % dans le 2ᵈ degré) |
| Part des femmes, privé sous contrat | 74 % |
| Âge moyen, premier degré | 43,7 ans |
| Âge moyen, second degré | 45,9 ans |
| Part de non-titulaires, 2ᵈ degré public | 11,1 % |
| Part de non-titulaires, 2ᵈ degré privé | 20,6 % |
| Élèves par enseignant, 1ᵉʳ degré public | 18,4 |
| Élèves par enseignant, 2ᵈ degré public | 12,8 |
| Service hebdomadaire moyen, 2ᵈ degré | 18 h 30, dont 1 h 40 d’heures supplémentaires |
Les rémunérations
En 2023, un enseignant de l’Éducation nationale percevait en moyenne 2 830 € nets par mois, toutes quotités de travail confondues.
| Corps / catégorie | Salaire net mensuel moyen (2023) |
|---|---|
| Ensemble des enseignants (public + privé) | 2 830 € |
| Enseignants titulaires | 2 920 € |
| Enseignants contractuels | 1 980 € |
| Professeurs des écoles (public) | 2 700 € |
| Professeurs certifiés (public) | 3 020 € |
| Professeurs agrégés (public) | 3 850 € |
| Professeurs des écoles (privé sous contrat) | 2 460 € |
Source : Insee (Siasp), traitement DEPP.
Le taux d’encadrement français se situe légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE : 13,2 élèves par enseignant en France contre 12,7 en moyenne OCDE.
Les défis contemporains de la profession enseignante
La crise d’attractivité
La France n’échappe pas à la tendance mondiale. Le nombre de candidats présents aux concours du premier degré public a reculé de 30,8 % entre 2016 et 2024, alors que le nombre de postes ouverts ne diminuait que de 20,8 %. Dans le second degré, la baisse atteint 32,2 % de présents depuis 2016 pour 17,8 % de postes en moins.
Les postes non pourvus à l’issue des concours illustrent cette tension :
| Session | Postes non pourvus |
|---|---|
| 2024 | 3 076 dans le public (1 350 dans le 1ᵉʳ degré, 1 726 dans le 2ᵈ degré) |
| 2025 | 525 dans le 1ᵉʳ degré public, contre 1 163 en 2024 (– 55 %) |
En 2025, 94,7 % des postes ouverts dans le premier degré public ont été pourvus, contre 88,3 % en 2024. Les tensions restent concentrées sur quatre académies : Créteil, Versailles, Guyane et Mayotte, ainsi que sur certaines disciplines déficitaires — lettres classiques, mathématiques, allemand, physique-chimie.
La contractualisation croissante
La part d’enseignants non titulaires progresse continûment : elle atteint 11,1 % dans le second degré public et 20,6 % dans le second degré privé sous contrat en 2024-2025, contre des niveaux nettement inférieurs en 2015. Dans les disciplines professionnelles, elle culmine à près de 20 % dans le public.
Le remplacement et la continuité pédagogique
À la rentrée 2024, 31 800 enseignants du premier degré public (soit 9,8 % du corps) exerçaient une mission de remplacement, un niveau au plus haut depuis 2015. Dans le second degré public, ils étaient 21 000, soit 5,4 %.
La sécurité et le respect dus aux enseignants
Le climat scolaire, les atteintes à la laïcité et la protection des personnels sont devenus des sujets structurants en France. Le 16 octobre, jour anniversaire de l’assassinat de Samuel Paty, donne lieu chaque année à un temps d’hommage dans les écoles, collèges et lycées, associé depuis 2023 à la mémoire de Dominique Bernard.
Les journées des enseignants à travers le monde
Si le 5 octobre est la date recommandée par l’UNESCO, de nombreux pays conservent une date nationale liée à leur propre histoire éducative.
| Pays | Date | Origine |
|---|---|---|
| Russie et pays de la CEI | 5 octobre | Alignement sur la date UNESCO |
| France, Canada, Union européenne | 5 octobre | Référence UNESCO |
| Inde | 5 septembre | Anniversaire de Sarvepalli Radhakrishnan, philosophe et deuxième président du pays |
| Chine | 10 septembre | Journée instituée dans les années 1980 |
| Brésil | 15 octobre | Décret impérial de 1827 sur l’instruction primaire |
| Turquie | 24 novembre | Réforme de l’alphabet menée sous Atatürk |
| États-Unis | Mardi de la première semaine complète de mai | Teacher Appreciation Week |
Les traditions varient tout autant que les dates : en Russie et dans plusieurs pays de la CEI, les élèves prennent symboliquement la place des enseignants pendant une journée ; ailleurs, l’accent est mis sur les remises de prix, les concerts ou les campagnes médiatiques.
En France, il n’existe pas de fête nationale officielle des professeurs. Une initiative associative, la « Fête des Profs », a été lancée en 2015, sans acquérir de statut institutionnel.
Comment célébrer la Journée mondiale des enseignants ?
Les célébrations officielles
Le siège de l’UNESCO à Paris accueille chaque 5 octobre une cérémonie internationale, associée à la remise du Prix UNESCO-Hamdan pour le développement des enseignants. Créé en 2008 et financé par la Fondation Hamdan bin Rashid Al Maktoum, ce prix est décerné tous les deux ans et doté de 300 000 dollars répartis entre trois lauréats, sélectionnés par un jury international pour des projets améliorant la performance et l’efficacité des enseignants. Le Bénin, Haïti et le Liban en ont été les lauréats en 2022.
Des célébrations décentralisées sont également organisées chaque année : en 2025, l’événement principal s’est tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie, dans le cadre de la Conférence panafricaine sur la formation des enseignants.
Dans les établissements scolaires
- Organiser un temps d’échange entre élèves et enseignants sur le métier, ses exigences et son évolution ;
- Faire réaliser aux élèves des portraits d’enseignants marquants, sous forme écrite, sonore ou vidéo ;
- Inviter d’anciens élèves à témoigner de l’influence d’un professeur sur leur parcours ;
- Consacrer une séance à l’histoire de l’école et du métier d’enseignant, du maître d’école de la IIIᵉ République au professeur d’aujourd’hui.
À titre individuel
- Écrire à un ancien professeur. L’exercice paraît anodin ; il constitue pourtant la forme de reconnaissance la plus directe ;
- Relayer la campagne sur les réseaux sociaux avec les mots-clés #JournéeMondialeDesEnseignants et #WorldTeachersDay ;
- Soutenir une association œuvrant pour la formation des enseignants dans les pays où la pénurie est la plus aiguë ;
- S’informer : le Rapport mondial sur les enseignants de l’UNESCO est librement accessible en ligne.
Pour les collectivités et les employeurs
Certaines communes profitent du 5 octobre pour organiser des réceptions à destination des équipes éducatives locales, ou pour valoriser les projets pédagogiques menés sur leur territoire. Les entreprises engagées dans le mécénat éducatif y trouvent également un point d’ancrage calendaire.
Une profession face à un enjeu de renouvellement
Derrière les 44 millions de postes à pourvoir d’ici 2030 se cache une réalité moins visible : la majorité de ces besoins ne relève pas de créations de postes, mais du remplacement d’enseignants qui quittent le métier. Le doublement du taux d’attrition dans le primaire entre 2015 et 2022 — de 4,6 % à 9 % — signale une désaffection qui touche aussi bien les pays à revenu élevé que les pays en développement.
En France, la question du renouvellement se pose avec une acuité particulière : l’âge moyen des enseignants du second degré approche 46 ans, et les départs à la retraite programmés se combinent à une baisse durable du vivier de candidats. Un rapport de la DARES et de France Stratégie estimait à 329 000 le nombre de nouveaux entrants nécessaires dans les premier et second degrés entre 2019 et 2030 pour compenser les seuls départs en retraite.
C’est cette équation — recruter davantage tout en attirant moins — qui donne à la Journée mondiale des enseignants sa dimension la plus concrète.
Foire aux questions
Quand a lieu la Journée mondiale des enseignants ?
La Journée mondiale des enseignants a lieu le 5 octobre de chaque année, quelle que soit l’année et quel que soit le jour de la semaine. La date est fixe depuis la première édition en 1994.
Pourquoi la Journée mondiale des enseignants est-elle célébrée le 5 octobre ?
La Journée mondiale des enseignants est célébrée le 5 octobre parce que c’est à cette date, en 1966, qu’a été adoptée à Paris la Recommandation OIT/UNESCO concernant la condition du personnel enseignant. Ce texte, adopté par une conférence intergouvernementale spéciale convoquée par l’UNESCO en coopération avec l’Organisation internationale du Travail, est le premier instrument international définissant les droits, les devoirs et les conditions d’exercice de la profession enseignante.
Qui a créé la Journée mondiale des enseignants ?
La Journée mondiale des enseignants a été créée par l’UNESCO en 1994. Elle est aujourd’hui organisée conjointement par l’UNESCO, l’Organisation internationale du Travail (OIT), l’UNICEF et l’Internationale de l’Éducation, la fédération mondiale des syndicats de l’éducation.
Quel est le thème de la Journée mondiale des enseignants ?
Le thème de la Journée mondiale des enseignants change chaque année et est défini par les quatre organisations co-organisatrices. L’édition 2025 était placée sous le thème « Redéfinir l’enseignement comme une profession de collaboration », après « Valoriser les voix des enseignants : vers un nouveau contrat social pour l’éducation » en 2024. Le thème de l’année en cours est publié par l’UNESCO sur sa page dédiée, généralement quelques semaines avant le 5 octobre.
Combien y a-t-il d’enseignants en France ?
La France compte environ 852 800 enseignants rémunérés par l’Éducation nationale à la rentrée 2024 : 712 800 dans le secteur public et 139 900 dans le privé sous contrat. Ils se répartissent entre 367 500 enseignants du premier degré et 485 300 du second degré. Les femmes représentent 71 % des enseignants du secteur public.
Combien d’enseignants manquent-ils dans le monde ?
Selon le premier Rapport mondial sur les enseignants, publié par l’UNESCO et l’Équipe spéciale internationale sur les enseignants, il manquera 44 millions d’enseignants du primaire et du secondaire d’ici 2030 pour atteindre l’objectif d’une éducation universelle. L’Afrique subsaharienne concentre à elle seule 15 millions de ces besoins, devant l’Asie du Sud (7,8 millions) et l’ensemble Europe–Amérique du Nord (4,8 millions).
Comment célébrer la Journée mondiale des enseignants ?
Pour célébrer la Journée mondiale des enseignants, il est possible d’écrire à un ancien professeur, de participer aux événements organisés dans les établissements scolaires, de relayer la campagne sur les réseaux sociaux avec le mot-clé #JournéeMondialeDesEnseignants, ou de suivre la cérémonie internationale organisée au siège de l’UNESCO, à Paris, où est remis le Prix UNESCO-Hamdan pour le développement des enseignants.
Un métier qui ne se remplace pas
On oublie souvent que la Recommandation de 1966 ne parle pas d’abord de pédagogie, mais de dignité : logement, rémunération, protection sociale, liberté professionnelle. Soixante ans plus tard, l’essentiel du texte reste d’actualité, ce qui en dit long sur le chemin restant à parcourir.
Le 5 octobre n’est donc ni une commémoration protocolaire ni une simple opération de communication. C’est le rappel annuel qu’aucun système éducatif ne vaut mieux que les enseignants qui le font tenir — et qu’un pays qui cesse d’attirer vers ce métier prend une décision dont il ne mesurera les effets que vingt ans plus tard. Alors ce 5 octobre, un message à celui ou celle qui vous a donné le goût d’apprendre coûte peu et vaut beaucoup.
