12 décembre : Journée internationale de la neutralité

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Journée internationale de la neutralité — Table de réunion avec des chaises vides et aucun emblème.

Chaque 12 décembre, les Nations Unies célèbrent la Journée internationale de la neutralité. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 2 février 2017 (résolution 71/275), cette journée rappelle que les politiques nationales de neutralité contribuent à créer un climat propice aux négociations pacifiques et à la diplomatie préventive.

Journée internationale de la neutralité — Chaises de couleurs sobres disposées en cercle.

La date n’a rien d’arbitraire : le 12 décembre 1995, l’Assemblée générale reconnaissait par sa résolution 50/80 A la neutralité permanente du Turkménistan, seul État au monde à bénéficier d’une reconnaissance onusienne explicite de ce statut. Vingt-deux ans plus tard, c’est à l’initiative de ce même pays, appuyé par 17 autres États membres, que la journée a vu le jour.

Dans un monde où les conflits armés se multiplient, la neutralité n’est ni un confort ni une abstention : c’est un instrument de politique étrangère, un outil juridique et, pour certains États, une part de leur identité nationale.

C’est quoi la neutralité ?

La neutralité désigne la position d’un État qui ne prend pas parti, directement ou indirectement, entre deux ou plusieurs États en conflit ou en guerre.

Ce principe emporte des obligations concrètes. Un État neutre ne peut pas laisser une partie de son territoire devenir la base arrière d’un belligérant, ni recruter des soldats ou organiser des expéditions militaires pour le compte d’un camp. En contrepartie, les belligérants doivent respecter son intégrité territoriale et s’abstenir d’en faire un théâtre d’opérations.

Neutralité, non-alignement, impartialité : ne pas confondre

Notion Définition Exemple
Neutralité occasionnelle Un État se déclare neutre à l’occasion d’un conflit précis Espagne pendant la Seconde Guerre mondiale
Neutralité permanente (ou perpétuelle) Statut durable, inscrit dans le droit interne et/ou reconnu internationalement Suisse, Autriche, Turkménistan
Neutralité armée L’État neutre conserve une armée pour défendre son territoire et son statut Suisse, Autriche, Finlande (avant 2023)
Neutralité désarmée L’État neutre ne dispose pas de forces armées Costa Rica
Non-alignement Refus de s’aligner sur un bloc, sans obligation juridique de neutralité en cas de guerre Mouvement des non-alignés (depuis 1961)
Impartialité humanitaire Ne pas faire de distinction entre les victimes selon leur camp Principe d’action du CICR

La neutralité d’un État est également différente de la neutralité revendiquée par les organisations humanitaires ou par les opérations de maintien de la paix : la première est un statut de droit international, la seconde un principe d’action opérationnel.

Un principe au cœur de la Charte des Nations Unies

L’article 2 de la Charte des Nations Unies engage les États membres à régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques et à s’abstenir de recourir à la menace ou à l’emploi de la force dans leurs relations internationales. La neutralité s’inscrit directement dans cette logique : elle prolonge les principes d’égalité souveraine des États, d’intégrité territoriale, d’autodétermination et de non-ingérence dans les affaires intérieures.

Origine et histoire de la Journée internationale de la neutralité

Création de la journée

Élément Donnée
Date de célébration 12 décembre
Proclamation 2 février 2017
Texte fondateur Résolution A/RES/71/275 de l’Assemblée générale de l’ONU
Nombre d’États co-auteurs 18, dont le Turkménistan
Première célébration 12 décembre 2017
Origine de la date Reconnaissance de la neutralité permanente du Turkménistan le 12 décembre 1995

La résolution 71/275 ne se contente pas d’instaurer une journée symbolique. Elle invite le Secrétaire général de l’ONU à poursuivre sa coopération étroite avec les États neutres, afin de mettre en œuvre les principes de la diplomatie préventive et de les appliquer dans leurs activités de médiation.

Le mouvement s’est ensuite prolongé : la résolution 75/28 du 7 décembre 2020 a porté spécifiquement sur le rôle de la politique de neutralité pour le maintien de la paix et le développement durable, et un Groupe des Amis de la neutralité a été constitué à l’ONU. En mars 2024, l’Assemblée générale a proclamé 2025 Année internationale de la paix et de la confiance (résolution 78/266), également à l’initiative du Turkménistan, qui célébrait cette année-là les 30 ans de sa neutralité permanente.

Les racines juridiques : les Conventions de La Haye de 1907

Le droit de la neutralité n’est pas né en 2017. Il a été codifié en 1907 par les Conventions de La Haye, qui posent le principe fondamental : les belligérants doivent respecter la neutralité d’un État, c’est-à-dire son intégrité territoriale, et ne pas en faire un théâtre d’opérations militaires ou une base arrière.

Ce corpus juridique a été mis à rude épreuve dès la Première Guerre mondiale. La Belgique et le Luxembourg, envahis en 1914 malgré leur statut de neutres, y ont renoncé dès 1919. Les États-Unis, eux, sont revenus en 1917 sur leur politique isolationniste face aux blocus maritimes et à la guerre sous-marine.

Objectifs principaux de la journée

  • Promouvoir la diplomatie préventive : rappeler que la médiation, les bons offices, les envoyés spéciaux et les consultations permettent d’éteindre les tensions avant l’escalade.
  • Valoriser le rôle des États neutres : mettre en lumière leur fonction de facilitateurs et de terrains d’accueil pour les négociations de paix.
  • Sensibiliser à l’aide humanitaire neutre : rappeler le rôle des pays neutres dans l’acheminement de l’aide en situation d’urgence complexe ou de catastrophe naturelle.
  • Renforcer le droit international : réaffirmer l’égalité souveraine, l’intégrité territoriale et le règlement pacifique des différends.
  • Passer de la réaction à la prévention : accompagner l’engagement de l’ONU à substituer une culture de la prévention à une culture de la réaction.

Importance et impact de la neutralité

Une valeur diplomatique : la diplomatie préventive

La « diplomatie préventive » désigne les mesures diplomatiques prises pour empêcher les différends de dégénérer en conflits et pour limiter la propagation des conflits lorsqu’ils éclatent. Sa manifestation la plus fréquente : les agents diplomatiques envoyés dans les zones de crise pour encourager le dialogue, le compromis et le règlement pacifique des tensions.

Les États neutres offrent à cette diplomatie ce qui lui manque souvent : un terrain acceptable par tous. Depuis sa création, l’ONU a joué un rôle crucial de médiation dans les conflits interétatiques et intraétatiques, avant l’affrontement armé, après une flambée de violence, et pendant la mise en œuvre des accords de paix. Le Centre régional des Nations Unies pour la diplomatie préventive en Asie centrale, créé à Achgabat en décembre 2007, illustre cette articulation entre territoire neutre et prévention des conflits.

Une valeur humanitaire

La neutralité est l’un des principes directeurs relatifs au renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence fournie par les organismes des Nations Unies. Les pays neutres jouent un rôle constructif dans la fourniture et l’acheminement de l’aide dans des situations d’urgence complexes et lors de catastrophes naturelles.

C’est aussi l’ADN du Comité international de la Croix-Rouge, fondé à Genève en 1863, dont l’action repose sur l’humanité, l’impartialité, la neutralité et l’indépendance. Sans neutralité affichée, pas d’accès aux victimes des deux côtés d’une ligne de front.

Une valeur institutionnelle et économique

La neutralité durable attire les institutions internationales. Genève abrite le siège du CICR depuis le XIXᵉ siècle et fut celui de la Société des Nations. Vienne, capitale d’un pays neutre depuis 1955, accueille plusieurs organisations onusiennes, l’Agence internationale de l’énergie atomique et l’OSCE, et a servi de cadre à de grandes négociations internationales, dont celles sur le nucléaire iranien.

Ce statut a une traduction économique concrète : conférences internationales, sièges d’organisations, emplois diplomatiques, tourisme d’affaires, mais aussi crédibilité bancaire et commerciale.

La neutralité à travers le monde

Il n’existe pas une neutralité, mais des neutralités. Derrière le même mot se cachent des réalités juridiques et politiques très différentes. Selon la liste tenue par le Département fédéral des affaires étrangères suisse (DFAE), le cercle des pays neutres se limite aujourd’hui à une dizaine d’États.

Pays Depuis Caractéristique
Suisse 1815 (Congrès de Vienne) Neutralité armée, permanente, hors UE et hors OTAN
Autriche 26 octobre 1955 Neutralité permanente reconnue en droit international, membre de l’UE depuis 1995
Turkménistan 12 décembre 1995 Seul État dont la neutralité est reconnue par une résolution spécifique de l’ONU
Irlande Depuis l’indépendance Non-membre de l’OTAN, neutre pendant la Seconde Guerre mondiale
Malte 1981 Neutralité inscrite dans la Constitution
Moldavie 1994 Article 11 de la Constitution
Serbie 2007 Neutralité militaire proclamée
Costa Rica 1983 Neutralité non armée : armée abolie dès 1948
Vatican 1929 Neutralité définitive inscrite dans les accords du Latran

Le modèle suisse

La Suisse est le plus ancien pays neutre au monde. Sa neutralité, façonnée sur plusieurs siècles — la bataille de Marignan en 1515 mit fin à sa politique expansionniste, la guerre de Trente Ans acheva de l’orienter vers le non-interventionnisme — a été consacrée par le Congrès de Vienne en 1815. Elle est inscrite dans la Constitution fédérale depuis 1848, reconnue internationalement et garantie par le droit international.

Particularité helvétique : la Suisse pratique une neutralité armée mais flexible. Elle reste hors de l’UE et de l’OTAN, mais applique obligatoirement les sanctions de l’ONU en tant qu’État membre (depuis 2002) et exerce ses « bons offices » comme puissance protectrice pour des États qui ont rompu leurs relations diplomatiques.

L’Autriche : neutre et européenne

Avec la Suisse, l’Autriche est le seul État européen bénéficiant d’un statut de neutralité permanente reconnu par le droit international. Ce statut, adopté en 1955, était la condition posée par l’Union soviétique pour mettre fin à l’occupation du pays et lui rendre sa pleine souveraineté.

La grande différence avec Berne : Vienne est membre de l’Union européenne depuis 1995. Pour concilier neutralité et appartenance à l’Union, l’Autriche peut recourir à l’« abstention constructive », qui permet à un État membre de ne pas participer à certaines décisions de la politique étrangère et de sécurité commune.

Le Turkménistan : la neutralité comme doctrine d’État

Le Turkménistan est le seul État dont la neutralité permanente a été explicitement reconnue par une résolution spécifique de l’Assemblée générale, adoptée sans vote le 12 décembre 1995. Ce statut, transformé en « neutralité perpétuelle » en 2006, implique le refus d’adhérer à toute alliance militaire : Achgabat ne siège ni à l’Organisation de coopération de Shanghai, ni à l’Organisation du traité de sécurité collective.

Le pays a mis cette position au service de la médiation : accueil des pourparlers intertadjiks en 1995 et 1996, puis de pourparlers interafghans et d’un forum international sur l’Afghanistan en 1997.

Hors d’Europe : le pari du Costa Rica

Surnommé « la Suisse d’Amérique centrale », le Costa Rica a fait un choix radicalement différent : il a aboli son armée en 1948 et proclamé sa neutralité en 1983. C’est une neutralité non armée, qui repose sur le droit international et sur les garanties régionales plutôt que sur la dissuasion militaire.

Défis et enjeux contemporains

L’onde de choc de la guerre en Ukraine

L’invasion russe de l’Ukraine a mis la neutralité sous pression comme jamais depuis la fin de la guerre froide. Deux pays historiquement non alignés ont franchi le pas : la Finlande a adhéré à l’OTAN en 2023, la Suède en 2024. Le cercle des États neutres s’en est trouvé sensiblement réduit.

Le débat suisse : la votation du 27 septembre 2026

Le cas le plus emblématique se joue en Suisse. Le 27 septembre 2026, le peuple suisse se prononce sur l’initiative populaire « Sauvegarder la neutralité suisse », déposée par l’organisation Pro Suisse et des membres de l’UDC, et conçue par Christoph Blocher en réaction à la reprise par Berne des sanctions européennes contre la Russie.

Ce que demande l’initiative : – Qualifier la neutralité helvétique de « perpétuelle et armée », appliquée « en permanence et sans exception » – Interdire l’adhésion à toute alliance militaire ou de défense, la coopération étant limitée au cas d’une attaque contre la Confédération – Interdire les mesures de coercition non militaires (sanctions), sauf lorsqu’elles sont décidées par l’ONU

Ce que répond le Conseil fédéral : un oui reviendrait à abandonner l’utilisation flexible de la neutralité, une pratique qui a fait ses preuves. Le gouvernement et le Parlement recommandent le rejet, sans contre-projet. Le débat traverse les clivages habituels : l’initiative trouve un écho jusque dans les milieux de la gauche pacifiste, tandis que tous les autres partis parlementaires s’y opposent.

Les critiques adressées à la neutralité

  • L’accusation d’instrumentalisation : au Turkménistan, la neutralité est aussi invoquée pour justifier l’une des politiques les plus isolationnistes de la planète.
  • L’accusation de confort : la neutralité peut être perçue comme une manière de tirer profit du commerce avec tous les camps sans en assumer le coût politique.
  • La question des sanctions : l’ambiguïté entre neutralité militaire et alignement économique reste le point le plus disputé.
  • Les zones grises : cyberattaques, guerre de l’information, transferts d’armes indirects — le droit de 1907 n’avait pas prévu ces terrains.
Journée internationale de la neutralité — Mains de trois adultes autour d’une table sans emblème.

Comment est célébrée la Journée internationale de la neutralité ?

Dans les enceintes internationales

  • Réunions et débats organisés au siège de l’ONU à New York, notamment dans le cadre du Groupe des Amis de la neutralité
  • Conférences du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix (DPPA) sur la médiation et la prévention
  • Publications et rapports sur la diplomatie préventive et le règlement pacifique des différends

Au Turkménistan

Le 12 décembre y est une fête nationale. Achgabat organise chaque année une conférence internationale de haut niveau — celle du 12 décembre 2015 avait donné naissance au « Document final d’Achgabat », consacré à la politique de neutralité et à la coopération internationale pour la paix, la sécurité et le développement.

Dans la société civile

  • Colloques universitaires et tables rondes sur le droit international et la résolution des conflits
  • Actions de sensibilisation menées par les ONG et les organisations humanitaires
  • Campagnes en ligne relayées par les comptes officiels de l’ONU

Comment participer, concrètement ?

  • Lire la résolution 71/275, texte fondateur de la journée, disponible librement sur le site de l’ONU
  • S’informer sur les mécanismes de médiation internationale et les bons offices
  • Soutenir une organisation humanitaire attachée au principe de neutralité
  • Aborder la question en classe ou en formation : la neutralité est un excellent point d’entrée vers le droit international
  • Relayer la journée sur les réseaux sociaux avec les mots-clés #NeutralityDay et #JournéeDeLaNeutralité

La neutralité au-delà des États

Le principe déborde largement le cadre diplomatique.

Dans l’humanitaire : la neutralité conditionne l’accès aux populations. Une organisation perçue comme partisane perd son droit de passage — et met ses équipes en danger.

Dans le sport : la bannière neutre est devenue un outil de gestion des crises géopolitiques. Aux Jeux olympiques de Paris 2024, des sportifs russes et bélarusses ont concouru sous le statut d’Athlètes Individuels Neutres (AIN), sans drapeau ni hymne national.

Dans l’information : la neutralité journalistique, souvent discutée sous l’angle de l’objectivité ou de l’impartialité, pose une question voisine — jusqu’où le refus de prendre parti reste-t-il tenable face à l’agression manifeste ?

Dans le numérique : le débat sur la « neutralité du net » emprunte le même vocabulaire, appliqué cette fois à l’égalité de traitement des flux de données.

Pour replacer ce rendez-vous dans le calendrier, consultez l’éphéméride du 12 décembre.

Pour prolonger ce thème, découvrez aussi Journée internationale de la paix, Journée internationale de la non-violence.

Foire aux questions

Quand a lieu la Journée internationale de la neutralité ? La Journée internationale de la neutralité a lieu chaque année le 12 décembre. Cette date correspond à la reconnaissance de la neutralité permanente du Turkménistan par l’Assemblée générale des Nations Unies le 12 décembre 1995.

Qui a créé la Journée internationale de la neutralité ? La Journée internationale de la neutralité a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 2 février 2017, par la résolution 71/275, sur la base d’un projet présenté par 18 États membres, dont le Turkménistan.

Quels sont les pays neutres dans le monde ? Les pays neutres dans le monde sont aujourd’hui une dizaine, parmi lesquels la Suisse, l’Autriche, l’Irlande, Malte, la Moldavie, la Serbie, le Costa Rica et le Turkménistan. La Finlande et la Suède ont quitté ce cercle en rejoignant l’OTAN, respectivement en 2023 et 2024.

Quelle est la différence entre neutralité et non-alignement ? La différence entre neutralité et non-alignement tient à leur nature juridique : la neutralité est un statut de droit international, qui impose à l’État de ne pas prendre parti dans un conflit armé et de ne pas laisser son territoire servir à un belligérant ; le non-alignement est une orientation politique, qui consiste à refuser de s’inscrire dans un bloc, sans emporter les mêmes obligations en temps de guerre.

Depuis quand la Suisse est-elle neutre ? La Suisse est neutre depuis le Congrès de Vienne de 1815, qui a consacré sa neutralité perpétuelle. Ce statut est inscrit dans la Constitution fédérale depuis 1848 et fait d’elle le plus ancien pays neutre du monde.

Un pays neutre peut-il appliquer des sanctions ? Un pays neutre peut appliquer des sanctions : celles décidées par l’ONU s’imposent à tous ses États membres. Pour les sanctions décidées hors cadre onusien, la pratique varie — la Suisse a repris les sanctions européennes contre la Russie, un choix précisément contesté par l’initiative soumise au vote le 27 septembre 2026.

Ne pas choisir de camp, c’est encore agir

La neutralité souffre d’un malentendu tenace : on la confond avec l’indifférence. Or un État neutre qui accueille des pourparlers, achemine de l’aide humanitaire ou représente les intérêts d’un pays auprès d’un autre ne se tait pas — il ouvre un espace que personne d’autre ne peut ouvrir.

Ce 12 décembre, la Journée internationale de la neutralité invite à regarder ce que la retenue peut produire : des tables de négociation à Genève, à Vienne ou à Achgabat, des convois qui passent, des lignes de contact qui ne se referment pas complètement. À l’heure où le monde compte plus de conflits violents qu’à aucun moment depuis la création de l’ONU, cette place vide au milieu du champ de bataille reste l’un des rares endroits où la paix peut encore se négocier.

#NeutralityDay #JournéeDeLaNeutralité #12décembre

Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.

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