Saint Auguste Chapdelaine se fête le 29 février les années bissextiles et le 28 les autres années, selon l’usage du Martyrologe cité. Une seule fiche explique les deux cas.
Auguste Chapdelaine : que faire les années sans 29 février ?
| Repère | Comment le comprendre |
|---|---|
| L’année comporte un 29 février | La commémoration est portée au 29. |
| L’année n’a que 28 jours en février | Le repère est le 28 février. |
| Vous cherchez le jour de sa mort en 1856 | Les références divergent dans les derniers jours du mois ; la date de fête ne tranche pas à elle seule. |
Une photographie de 1852 est-elle un document du martyre ?
Elle donne accès à une image de la personne avant les événements de 1856. Les tableaux de l’interrogatoire et du martyre sont des représentations d’une autre nature. L’IRFA permet de distinguer ces supports ; une reproduction doit avoir ses propres droits vérifiés avant intégration.
Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 29 février et le calendrier des fêtes et des prénoms.
Saint Auguste Chapdelaine, de la Normandie au sacerdoce
Né le 6 janvier 1814 à La Rochelle-Normande, dans la Manche, Auguste grandit dans une famille d’agriculteurs. Il ne s’agit pas de La Rochelle en Charente-Maritime. Il travaille dans le milieu familial avant de s’engager dans les études religieuses.
La notice de Vatican News souligne cette vocation venue après les premières années de travail agricole. Ordonné prêtre en 1843, il exerce d’abord en paroisse. Son départ n’est donc pas celui d’un adolescent envoyé directement à l’étranger : une première vie de prêtre en Normandie précède son projet missionnaire.
Comment saint Auguste Chapdelaine est-il arrivé en Chine ?
Le dossier officiel de la canonisation indique qu’il s’embarque pour la Chine en 1852 et atteint le Guangxi à la fin de 1854. Le délai montre que « partir en mission » et arriver auprès de la communauté visée sont deux étapes distinctes.
Vatican News insiste sur le rôle des habitants déjà convertis, qui transmettent eux-mêmes la foi dans leur entourage. L’histoire ne commence donc pas avec l’arrivée du prêtre français. Des chrétiens chinois accueillent, enseignent et font vivre la communauté.
Le même récit décrit les dénonciations, la menace d’arrestation et la recherche d’un abri. Ces éléments éclairent la vulnérabilité d’un missionnaire et de ses hôtes, sans permettre de réduire toute la société chinoise à un unique rapport d’hostilité.
Saint Auguste et les chrétiens arrêtés en 1856
Le document du Saint-Siège situe son arrestation et sa condamnation en 1856. Il rapporte le supplice de la cage. La reconnaissance religieuse du martyre porte sur la fidélité à la foi dans cette épreuve.
Le dossier cite aussi Laurent Bai Xiaoman, laïc chinois arrêté avec lui et décapité le 25 février, ainsi qu’Agnès Cao Guiying, engagée dans l’instruction de jeunes converties, morte le 1er mars. Ces personnes possèdent leur propre histoire ; le mot « compagnons » ne signifie pas qu’elles aient toutes voyagé depuis la France avec Auguste.
Pour comprendre ces événements, il faut garder à la fois la dimension religieuse de leur mémoire et le contexte historique des relations entre la Chine et les puissances étrangères. Une notice de canonisation exprime une reconnaissance de sainteté ; elle ne remplace pas une étude de l’ensemble des conflits de l’époque.
Quand saint Auguste Chapdelaine a-t-il été canonisé ?
Il est béatifié le 27 mai 1900 par Léon XIII, puis canonisé le 1er octobre 2000 par Jean-Paul II. La canonisation rassemble Augustin Zhao Rong et ses 119 compagnons, soit 120 martyrs morts à des époques différentes. Pour approfondir ce point, consultez l’homélie de canonisation du 1er octobre 2000.
Dans son homélie de 2000, Jean-Paul II distingue les fidèles chinois et les missionnaires venus de l’étranger. Il souligne le courage des personnes reconnues saintes, tout en renvoyant à un autre cadre les jugements historiques sur les périodes concernées. Ce propos permet de comprendre le sens ecclésial de la cérémonie sans en faire une approbation globale de la politique des États.
Quels souvenirs et symboles de saint Auguste découvrir ?
L’IRFA signale une photographie prise l’année de son départ, en 1852, ainsi que des tableaux consacrés à son interrogatoire et à son martyre. Il mentionne aussi une représentation sur un vitrail de Boucey, où Auguste avait exercé son ministère. Pour approfondir ce point, consultez le dossier d’Auguste Chapdelaine à l’Institut de recherche France-Asie.
Une photographie, un vitrail commémoratif et une scène de martyre n’ont pas le même statut documentaire. Le portrait permet d’approcher une apparence ; l’œuvre religieuse raconte et interprète. La cage évoque le supplice transmis par les sources, tandis que les signes sacerdotaux renvoient à sa fonction de prêtre.
Aucun patronage de corporation précis n’est établi dans les références de ce dossier. Sa mémoire est surtout missionnaire et liée aux communautés qui conservent son histoire.

Questions fréquentes sur saint Auguste Chapdelaine
Que faire lorsqu’il n’y a pas de 29 février ? L’usage du Martyrologe cité le commémore le 28 février.
Pourquoi ne pas donner un jour certain pour sa mort ? Les références archivistiques signalent elles-mêmes plusieurs datations dans les derniers jours de février 1856.
Auguste et Augustin Zhao Rong sont-ils le même saint ? Non. Ils appartiennent au même groupe de canonisation, mais sont deux personnes distinctes.
Où approfondir sa vie ? L’IRFA fournit une notice et des références d’archives ; l’homélie de 2000 éclaire la canonisation collective.
Sources et méthode de cette fiche
Le choix de date suit le martyrologe cité ; les incertitudes de l’IRFA sont maintenues. Aucun jour de mort n’est déduit mécaniquement du 29 février.
Repères documentaires réorganisés le .
