Sainte Roseline de Villeneuve se fête traditionnellement le 17 janvier en Provence. La moniale chartreuse est aussi célébrée en juillet dans certains propres liturgiques.
Quand fête-t-on sainte Roseline de Villeneuve ?
Le calendrier des fêtes du site retient Roseline le 17 janvier. Cette date est celle de sa mort et d’une mémoire locale attestée par Nominis et le diocèse de Fréjus-Toulon. Elle convient à la fête traditionnelle du prénom. Antoine le Grand est également célébré ce jour-là : sa présence dans d’autres calendriers n’efface pas Roseline.
Le propre liturgique du diocèse de Gap apporte une précision importante : il célèbre Roseline le 6 juillet, comme l’ordre cartusien, et rappelle son ancienne fête du 17 janvier. Un calendrier de prénoms et un calendrier liturgique local peuvent donc donner deux dates sans parler de deux personnes différentes.
Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 17 janvier et le calendrier des fêtes et des prénoms.
Qui était sainte Roseline des Arcs ?
Roseline appartient à la famille de Villeneuve, implantée dans la région des Arcs. Les notices ne donnent pas toutes la même filiation ; mieux vaut conserver ce repère familial certain que juxtaposer des généalogies contradictoires. L’essentiel de son parcours se déroule entre les communautés chartreuses des Alpes et la Provence.
Le missel propre de Gap situe son passage à Bertaud, près de l’actuelle Roche-des-Arnauds, de 1279 à 1285, avec une profession religieuse à Noël 1280. Elle rejoint ensuite la Celle-Roubaud, près des Arcs. Elle en devient prieure : cette charge consiste à conduire la communauté et à veiller à sa vie commune.
La chronologie retenue par ce même propre donne un priorat de 1300 à 1325, suivi d’une vie plus retirée. D’autres notices prolongent sa charge ; il n’est pas nécessaire de choisir artificiellement une précision contestée. Roseline meurt en 1329, laissant une mémoire de prière et d’attention aux personnes pauvres ou malades.
Sainte Roseline et le miracle des roses
Le récit le plus connu la montre distribuant aux pauvres des provisions de la maison familiale. Son père la surprend et lui demande ce qu’elle emporte. Lorsqu’elle ouvre son tablier, les aliments deviennent des roses. Il s’agit d’un miracle transmis par l’hagiographie : son statut doit rester explicite.
La scène oppose la crainte de manquer à l’élan de partage. Les roses rendent la charité visible et expliquent un attribut artistique immédiatement reconnaissable. Cette signification spirituelle appartient à la réception du récit ; elle ne transforme pas celui-ci en document contemporain de l’enfance de Roseline.
Les présentations diocésaines racontent également des grâces mystiques et l’assistance offerte durant les disettes. Ces récits montrent la manière dont la communauté se souvient d’elle. On peut en expliquer la portée sans reprendre comme des faits démontrés chaque prodige et chaque parole rapportée.
Les patronages de sainte Roseline en Provence
Roseline est une figure protectrice du pays des Arcs et, dans la dévotion régionale, l’une des saintes associées à la Provence. Une notice paroissiale de Flayosc témoigne de sa présence dans les églises du Var : le patronage s’enracine ici dans un territoire et une mémoire partagée.
Le diocèse de Fréjus-Toulon mentionne aussi une protection des marins, rapprochée de ses prières pour les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La généalogie précise des membres de sa famille varie selon les notices ; ce patronage doit être présenté comme une tradition dévotionnelle, sans inventer un décret général ou une corporation officiellement placée sous sa protection.
Roseline : lire la chapelle et le récit des roses
| Repère | Comment le comprendre |
|---|---|
| Les pains changés en roses | Un récit de miracle centré sur l’aide aux pauvres ; il explique un attribut de la sainte. |
| La chapelle des Arcs | Un lieu de transmission du culte, avec une histoire architecturale propre. |
| Les œuvres contemporaines | Une réception artistique beaucoup plus récente que la vie de la moniale. |
Une œuvre présente dans la chapelle est-elle médiévale ?
Pas nécessairement. Le sanctuaire réunit plusieurs époques. La date et la notice de chaque œuvre permettent de distinguer la mémoire de Roseline de l’histoire des décors. Le récit des roses n’est pas non plus exclusif à cette sainte : une légende ou une inscription aide à identifier l’image.
Sainte Roseline, ses reliques et la reconnaissance de son culte
La chapelle conserve une châsse liée à son corps et un reliquaire des yeux, objets importants de la dévotion locale. Leur conservation a suscité des récits de miracles. Le vocabulaire religieux de l’incorruptibilité exprime une interprétation du culte ; il ne dispense pas de distinguer les interventions de conservation et les données historiques disponibles.
Le propre de Gap mentionne une autorisation du culte par Jean XXII dès 1334. Nominis indique une confirmation du culte en 1851. Ces deux étapes ne doivent pas être réduites à une seule « date de canonisation » donnée sans explication.
La présence de Roseline dans les propres diocésains, les lieux de pèlerinage et l’art régional montre comment son souvenir s’est transmis. Pour préparer une visite, il faut consulter les conditions d’accès auprès du lieu : les horaires ne font pas partie des repères pérennes de sa biographie.
Un document pour découvrir Sainte Roseline de Villeneuve

Questions fréquentes sur sainte Roseline
Pourquoi trouve-t-on le 17 janvier et le 6 juillet ? Le premier est sa date traditionnelle et celle de sa mort ; le second est retenu dans l’ordre cartusien et certains propres liturgiques, dont celui de Gap.
Roseline et Rose de Lima sont-elles la même sainte ? Non. Ce sont deux femmes d’époques et de lieux différents ; des calendriers peuvent rapprocher leurs prénoms sans confondre leurs vies.
Les roses sont-elles un fait historique établi ? Elles appartiennent à un récit de miracle transmis par la tradition. Elles servent aussi d’attribut et d’image de la charité.
Sources et méthode de cette fiche
La lecture distingue la tradition des roses, le lieu de vénération et ses ajouts artistiques. Les descriptions du patrimoine ne sont pas présentées comme une visite sur place.
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