Saint Lazare l’Iconographe, commémoré le 23 février, est ici le moine iconographe de Constantinople au IXe siècle. Il est distinct du Lazare de Béthanie et possède aussi une mémoire au 17 novembre.
Quel Lazare fête-t-on le 23 février ?
Le calendrier des fêtes du site donne Lazare au 23 février. La liste du jour de Nominis mentionne Lazare l’Iconographe. Sa notice signale aussi le 17 novembre, date que retiennent notamment les calendriers de l’Église orthodoxe en Amérique.
Il faut donc présenter le 23 février comme le rattachement suivi ici, sans affirmer qu’il s’agit de la date universelle de toutes les Églises d’Orient. Le 17 novembre est directement attesté dans les sources institutionnelles consultées.
L’éphéméride du site développe Polycarpe de Smyrne. Ce choix distinct ne fait pas disparaître Lazare du calendrier des prénoms. L’iconographe est également différent du Lazare de Béthanie, frère de Marthe et Marie, raconté dans l’Évangile.
Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 23 février et le calendrier des fêtes et des prénoms.
Saint Lazare à Constantinople sous l’empereur Théophile
La tradition fait de Lazare un moine d’origine arménienne, actif à Constantinople dans la peinture des images sacrées. Théophile règne de 829 à 842, dans la seconde période de l’iconoclasme byzantin.
Les récits décrivent l’arrestation de Lazare et des violences contre ses mains afin de l’empêcher de peindre. L’intervention de l’impératrice Théodora est donnée comme une protection. Ces détails appartiennent à la tradition hagiographique ; ils doivent être rapportés comme tels.
L’enjeu de la scène est très précis : atteindre les mains du peintre revient à frapper son activité et son témoignage religieux. Le récit associe ainsi un métier, un objet de controverse et une résistance.
Lazare l’Iconographe : que signifie le conflit autour des images ?
| Repère | Comment le comprendre |
|---|---|
| L’icône | Une image religieuse dont le statut et la vénération sont au centre de la controverse. |
| L’iconoclasme | L’opposition à cet usage, avec des politiques et des destructions d’images selon les périodes. |
| L’histoire de Lazare | La tradition d’un peintre poursuivi pour son activité sous Théophile ; les récits de souffrance doivent rester attribués. |
Peut-on reconnaître avec certitude une icône peinte par lui ?
Le titre d’iconographe ne fournit pas, à lui seul, un catalogue d’œuvres authentifiées. Une attribution demande une étude de l’objet. Ses voyages et sa mort sont eux aussi racontés avec des variantes, notamment les dates 857 et vers 867.

Saint Lazare après la crise : voyages et dates discutées
Les notices associent Lazare à des missions vers Rome destinées à favoriser la concorde ecclésiale. La fin de sa vie reste diversement racontée. Nominis donne une mort vers 867, tandis que la présentation de l’Église orthodoxe en Amérique retient 857 au retour d’une mission. Pour approfondir ce point, consultez la notice de Lazare l’Iconographe de l’Église orthodoxe en Amérique.
La circonstance d’un naufrage apparaît dans certaines versions, sans être uniformément retenue. Le dossier conserve donc une mort au IXe siècle et la divergence des notices, au lieu d’assembler tous les voyages et toutes les fins de vie dans un récit unique.
Ces incertitudes ne changent pas le thème central de sa mémoire : un moine iconographe honoré pour sa fidélité aux images dans la crise byzantine.
Comment reconnaître saint Lazare l’Iconographe ?
Une image sacrée, des instruments de peintre ou la référence aux mains blessées peuvent donner sens à sa représentation. Le titre « iconographe » est lui-même un repère important : il désigne l’activité de réalisation des images, et non une technique unique valable pour toutes les œuvres.
Le Metropolitan Museum explique que les icônes byzantines peuvent être peintes, mais aussi réalisées dans d’autres matériaux. Réduire le mot à un petit panneau de bois ferait perdre la diversité de cette culture visuelle.
Les sources consultées n’autorisent pas à lui attribuer sans réserve toutes les œuvres parfois rapprochées de son nom. Une icône ancienne exige une attribution fondée sur sa propre documentation, pas seulement sur la renommée d’un saint peintre.
Quel héritage professionnel pour saint Lazare ?
Son histoire a une résonance évidente pour les peintres d’icônes : elle relie le travail de l’image et sa signification religieuse. Cette proximité symbolique ne suffit pas à prouver une proclamation universelle comme patron de tous les artistes.
L’intérêt de son dossier est aussi pédagogique. Il donne un visage à une controverse abstraite et permet d’approfondir les raisons pour lesquelles des images sont créées, protégées, combattues ou restaurées.
Questions fréquentes sur saint Lazare l’Iconographe
Est-ce le Lazare ressuscité de l’Évangile ? Non, l’iconographe vit au IXe siècle dans le monde byzantin.
Pourquoi trouve-t-on le 17 novembre ? C’est une mémoire explicitement attestée dans plusieurs calendriers, distincte du rattachement au 23 février du site.
Qu’est-ce qu’une icône ? Une image sacrée ; elle n’est pas nécessairement un panneau peint.
Connaît-on l’année de sa mort ? Les notices consultées divergent entre 857 et vers 867.
Sources et méthode de cette fiche
Le vocabulaire de l’histoire des images est distingué de la biographie hagiographique. Aucune œuvre non établie n’est présentée comme un original de Lazare.
- Nominis – Saints, Fêtes et Prénoms.
- Venerable Lazarus the Iconographer, of Constantinople – Orthodox Church in America.
Repères documentaires réorganisés le .
