Saint Élisée se fête le 14 juin. Le prophète est le disciple puis le successeur d’Élie ; le manteau rend visible cette continuité dans les livres des Rois.
Quel saint Élisée fête-t-on le 14 juin ?
Le calendrier du site mentionne Élisée. Nominis confirme au 14 juin la mémoire du prophète, et le Carmel indique cette même date dans son calendrier propre.
Le personnage appartient au monde de l’ancien Israël, avant le christianisme. L’expression saint Élisée correspond à sa réception dans la tradition chrétienne ; elle ne fait pas de lui un religieux du Moyen Âge.
Nominis le situe au IXe siècle avant Jésus-Christ. Les récits le font intervenir au temps de plusieurs souverains, jusqu’à Joas d’Israël. Une année de naissance ou de mort précise donnerait une assurance que les notices consultées ne permettent pas de retenir.
Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 14 juin et le calendrier des fêtes et des prénoms.
Comment saint Élisée est-il appelé par Élie ?
Dans le premier livre des Rois, Élisée est le fils de Shafath, originaire d’Abel-Mehola. Élie le rencontre alors qu’il laboure et jette son manteau sur lui.
Élisée demande à saluer ses parents, puis offre un repas préparé avec ses bœufs et le bois de l’attelage. Il se met ensuite au service d’Élie.
Le récit associe un geste symbolique et une rupture concrète avec l’activité précédente. Le manteau rend visible l’appel ; le repas partagé accompagne le départ. Ces images expliquent la présence d’animaux de labour ou d’un vêtement transmis dans certaines évocations de sa vocation.
Élisée : le manteau relie deux épisodes, mais pas deux hommes identiques
| Repère | Comment le comprendre |
|---|---|
| L’appel, Premier livre des Rois, chapitre 19 | Élie jette son manteau sur Élisée alors qu’il laboure. |
| La séparation, Deuxième livre des Rois, chapitre 2 | Élisée accompagne son maître et demande une double part de son esprit. |
| Le passage du Jourdain | Il ramasse le manteau et le récit manifeste la continuité de sa mission. |
La « double part » se résume-t-elle à deux fois plus de puissance ?
L’expression s’inscrit dans le récit de succession et d’héritage spirituel. Elle ne se lit pas comme une mesure physique. Élie et Élisée demeurent deux personnes, avec des épisodes propres.
Quels miracles raconte la Bible au sujet de saint Élisée ?
Le chapitre 4 rapporte l’aide apportée à une veuve menacée par un créancier : l’huile se multiplie dans des récipients, ce qui lui permet de payer sa dette et de faire vivre ses enfants.
Le même chapitre raconte l’hospitalité d’une femme de Sunam. Elle aménage pour le prophète une chambre avec lit, table, siège et lampe. La naissance, puis la mort et le retour à la vie de son fils forment une autre grande séquence du récit.
Ces épisodes donnent une place aux besoins du foyer, à la dette, à l’accueil et au deuil. Ils sont transmis comme des récits bibliques de miracles ; une lecture historique ne peut les traiter comme des dossiers médicaux ou financiers conservés indépendamment.
Pourquoi la guérison de Naaman est-elle liée à saint Élisée ?
Naaman est un chef militaire du royaume d’Aram dans le deuxième livre des Rois (chapitre 5). Une jeune captive israélite lui indique le prophète de Samarie. Élisée lui fait demander de se baigner sept fois dans le Jourdain.
Naaman se met d’abord en colère : il attendait un geste spectaculaire et juge les fleuves de Damas préférables. Ses serviteurs le persuadent d’essayer. Le récit rapporte alors sa guérison, son retour auprès d’Élisée et le refus du prophète d’accepter un présent.
L’épisode fait passer le personnage de l’attente d’une démonstration de puissance à l’acceptation d’un geste simple. La thèse de Carlos André da Cruz Leandro conservée par l’UCLouvain invite aussi à distinguer le vocabulaire biblique de la maladie d’un diagnostic moderne : la traduction traditionnelle par lèpre ne suffit pas à identifier avec certitude la maladie de Hansen.
Pourquoi Jésus évoque-t-il saint Élisée dans l’Évangile ?
Au chapitre 4 de Luc, Jésus parle à Nazareth de Naaman le Syrien. Il le rapproche de la veuve étrangère secourue par Élie.
Le passage met ainsi en avant des bénéficiaires venus d’au-delà d’Israël. Il provoque la colère des auditeurs dans le récit évangélique.
Pour un lecteur chrétien, cette reprise donne à Élisée une place dans la lecture de l’Évangile. Elle montre aussi comment une histoire des livres des Rois reçoit une nouvelle portée dans un texte rédigé bien plus tard.
Comment lire les épisodes difficiles de saint Élisée ?
Les livres des Rois ne présentent pas uniquement des scènes de secours. Ils racontent aussi conflits, guerres et jugements. Le chapitre 2 comporte notamment l’épisode violent des enfants moqueurs et des ourses.
Ce passage appartient à la construction religieuse ancienne du récit. Il ne constitue pas une consigne éducative autorisant des violences contre les enfants.
L’étude de l’UCLouvain sur la fonction narrative des miracles examine comment les épisodes caractérisent le prophète et préparent son action dans un contexte politique difficile. Lire leur place et leurs effets dans l’ensemble du livre permet d’aller au-delà d’un catalogue de prodiges isolés.
Quelle place saint Élisée occupe-t-il dans la tradition du Carmel ?
Le Carmel entretient une mémoire particulière d’Élie et d’Élisée. Sa présentation du 14 juin insiste sur la transmission d’une mission aux disciples animés de l’esprit de leur maître.
Le Carmel en France évoque des traditions de vie érémitique sur la montagne et la mention, par un pèlerin du VIe siècle, d’un monastère de Saint-Élisée.
Cette filiation est spirituelle et mémorielle. Elle ne prouve pas l’existence d’un ordre religieux médiéval déjà organisé à l’époque du prophète. Le lien au mont Carmel aide à comprendre sa présence dans un calendrier et une spiritualité particuliers.
Comment reconnaître saint Élisée dans l’art ?
Le manteau rappelle la succession d’Élie ; le Jourdain et Naaman renvoient à la guérison racontée au chapitre 5. Ces éléments permettent de reconnaître des scènes même lorsque l’orthographe du nom varie.
Le Mucem conserve une image ancienne éditée à Paris par Roland Guérard, sous le numéro 1980.55.3. Son titre emploie la forme Hélisée et rassemble des épisodes liés à Naaman et au roi de Syrie.
Il s’agit d’une estampe sur papier vergé, imprimée en bois de fil puis coloriée. Cette ressource montre comment les récits d’Élisée ont aussi circulé par l’imagerie, avec des inscriptions et plusieurs détails narratifs.
Aucun patronage professionnel universel n’est établi par les sources retenues. Sa place au Carmel et son iconographie sont mieux documentées qu’une attribution générale à une corporation.

Questions fréquentes sur saint Élisée
Quand fête-t-on Élisée ? Le 14 juin.
Élisée est-il le même prophète qu’Élie ? Non, il est son disciple et son successeur.
Où lire son histoire ? Principalement dans les premier et deuxième livres des Rois.
Pourquoi tient-il le manteau d’Élie ? Le récit en fait le signe de la transmission de la mission prophétique.
Qui est Naaman ? Un chef militaire araméen dont les livres des Rois racontent la guérison après son bain dans le Jourdain.
Sources et méthode de cette fiche
Le guide suit deux passages identifiés et distingue continuité de mission, symbole du vêtement et identité des prophètes.
Repères documentaires réorganisés le .
