Saint Antoine de Padoue se fête le 13 juin. Avant sa renommée dans la recherche des objets perdus, le franciscain fut un prédicateur et un auteur dont les Sermones nourrissaient l’enseignement.
Pourquoi saint Antoine de Padoue est-il fêté le 13 juin ?
Le calendrier du site retient Antoine de Padoue. Nominis confirme sa mémoire au 13 juin, date de sa mort en 1231.
Le catalogue de la Bibliothèque nationale de France l’identifie comme Fernando Martins de Bulhões, devenu Antoine en religion. Il mentionne son passage des chanoines réguliers de Saint-Augustin aux Frères mineurs en 1220, sa canonisation en 1232 et son titre de docteur de l’Église depuis 1946.
Antoine de Lisbonne et Antoine de Padoue désignent donc la même personne : la première ville rappelle sa naissance, la seconde son dernier ministère et son grand sanctuaire.
Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 13 juin et le calendrier des fêtes et des prénoms.
Comment saint Antoine de Padoue devient-il franciscain ?
La formation du jeune Fernando commence au Portugal. Il rejoint les chanoines de Saint-Augustin à Saint-Vincent de Lisbonne, puis à Sainte-Croix de Coimbra, où il approfondit l’étude religieuse.
En 1220, la mémoire des premiers franciscains morts au Maroc l’attire vers la nouvelle fraternité. Il prend le nom d’Antoine et part à son tour pour l’Afrique du Nord.
La maladie interrompt ce projet. Son parcours le conduit ensuite en Italie et au chapitre franciscain d’Assise de 1221. Cette réorientation est essentielle : celui qui avait voulu partir en mission devient surtout connu pour la prédication et l’enseignement en Europe.
Pourquoi saint Antoine de Padoue est-il un grand prédicateur ?
Benoît XVI rappelle, dans son audience du 10 février 2010, l’épisode où une prédication occasionnelle révèle ses connaissances et son éloquence. Ses supérieurs lui confient alors une activité plus large en Italie et en France.
François approuve son enseignement de la théologie aux frères. Antoine participe ainsi aux débuts de la formation théologique franciscaine, avant les développements associés notamment à Bonaventure.
Le même commentaire pontifical souligne la relation entre prière, amour de Dieu et générosité envers les pauvres dans sa pensée. Sa parole religieuse porte donc aussi une exigence de justice et de charité.
Antoine de Padoue : à quoi servent ses Sermones ?
| Repère | Comment le comprendre |
|---|---|
| La langue | Un ensemble rédigé en latin médiéval. |
| L’organisation | Des développements associés aux lectures des dimanches et des fêtes. |
| L’usage | Une ressource pour former et préparer la prédication, au-delà d’une collection d’anecdotes sur les miracles. |
Le psautier perdu et les Sermones sont-ils le même document ?
Non. Le psautier appartient au récit traditionnel d’un livre emporté puis rendu. Les Sermones constituent une œuvre de prédication conservée et étudiée. Ils éclairent deux aspects différents de sa mémoire.
Pour approfondir : Basilique de Padoue : les sermons d’Antoine.
Pourquoi invoque-t-on saint Antoine de Padoue pour les objets perdus ?
Le sanctuaire franciscain de Cincinnati rapporte une tradition liée à un psautier : un novice aurait emporté le livre d’Antoine, qui contenait ses notes de travail. Antoine prie, puis le jeune homme revient avec le volume et reprend la vie religieuse.
Ce récit explique le rapprochement entre Antoine et la recherche de ce qui a été perdu. Il est transmis comme une tradition, avec des versions amplifiées au fil du temps.
La basilique de Padoue propose aujourd’hui une prière pour retrouver les objets égarés. Elle élargit aussi cette demande à la vie spirituelle. Cette pratique de dévotion exprime une confiance religieuse ; elle ne constitue pas une garantie de résultat matériel.
Nominis signale également des patronages liés aux faïenciers et au Portugal. Les expliquer par une profession qu’Antoine aurait exercée serait hasardeux : les notices retenues ne documentent pas cette origine.
Quels symboles permettent de reconnaître saint Antoine de Padoue ?
Le vêtement franciscain rappelle son appartenance aux Frères mineurs. Le lys renvoie à la pureté ; le livre souligne la connaissance de l’Écriture et l’enseignement.
L’Enfant Jésus évoque une apparition racontée par la tradition. Il peut être porté dans les bras du saint ou apparaître au-dessus du livre. Ces attributs constituent un langage dévotionnel, élaboré et modifié au fil des siècles.
Le Prado en donne un exemple particulièrement instructif : dans le Saint Antoine de Padoue peint par Le Greco vers 1580, le saint tient des lys et un livre. Le musée précise que la petite image de l’Enfant sur ce livre est un ajout postérieur, destiné à rapprocher l’œuvre de l’iconographie devenue courante.
Un tableau peut donc témoigner de plusieurs étapes du culte, et non d’un seul choix initial du peintre.

Que racontent les images des miracles de saint Antoine de Padoue ?
À Séville, l’Institut andalou du patrimoine historique décrit une grande toile de Murillo datée de 1656. Antoine, agenouillé, ouvre les bras vers l’Enfant Jésus, dans une composition qui distingue espace terrestre et espace céleste.
Les livres et les fleurs complètent la scène : l’image associe savoir, prière et pureté. Elle transmet une vision spirituelle à travers les moyens de la peinture du XVIIe siècle.
À Padoue, l’archiconfrérie conserve aussi une fresque de Girolamo Tessari datée de 1524, consacrée au petit Tommasino. La scène raconte un enfant tombé dans l’eau puis rendu vivant à sa mère selon le récit du miracle.
Ces œuvres invitent à observer comment une histoire religieuse devient une image narrative : personnages, gestes et organisation de l’espace aident le spectateur à comprendre plusieurs moments du récit.
Que sait-on des reliques de saint Antoine de Padoue ?
Mort le 13 juin 1231, Antoine est canonisé par Grégoire IX dès l’année suivante. La tradition de Padoue donne une place majeure à sa tombe et aux translations de ses restes.
L’Association Universelle de Saint Antoine rapporte la découverte de sa langue considérée comme intacte lors de la translation du 8 avril 1263, en présence de Bonaventure. Elle cite la Benignitas, rédigée une dizaine d’années après l’événement, parmi les témoins littéraires de ce récit.
La conservation de la langue est interprétée dans le culte comme un signe de la fécondité de sa prédication. Cette signification religieuse doit être distinguée d’une expertise scientifique contemporaine.
La basilique de Padoue demeure le lieu central de cette mémoire. La consultation des ressources du sanctuaire permet d’approfondir les écrits, les représentations et l’histoire du pèlerinage.
Questions fréquentes sur saint Antoine de Padoue
Quand fête-t-on Antoine de Padoue ? Le 13 juin.
Antoine de Lisbonne est-il un autre saint ? Non : Lisbonne est sa ville natale, Padoue sa ville de référence en Italie.
Pourquoi le prie-t-on pour retrouver un objet ? Cette dévotion est notamment rattachée à la tradition du psautier emporté puis restitué.
Que signifie le lys de saint Antoine ? Il symbolise sa pureté.
Était-il aussi un auteur ? Oui, ses Sermones constituent une œuvre importante de formation et de théologie franciscaine.
Sources et méthode de cette fiche
La lecture distingue l’œuvre écrite présentée par la basilique de Padoue et la tradition qui explique une invocation populaire. Le lecteur dont l’intégration est interdite est retiré.
- Nominis — Saint Antoine de Padoue.
- Notice de personne « Antoine de Padoue (1195?-1231 ; saint) » | Accueil | Catalogue général | BnF- Bibliothèque nationale de France.
Repères documentaires réorganisés le .
