Saint Marc l’évangéliste : fête du 25 avril, histoire, lion ailé et Venise

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Saint Marc l’évangéliste écrivant sur un rouleau, avec un lion sculpté comme symbole

Saint Marc l’évangéliste se fête le 25 avril. Son lion ailé est un emblème de la tradition chrétienne, repris aussi par Venise.

Quel saint Marc fête-t-on le 25 avril ?

Le calendrier des fêtes et l’éphéméride du site identifient Marc l’évangéliste. Nominis indique le rang liturgique de fête le 25 avril ; Vatican News présente également sa mémoire à cette date.

Ce Marc ne doit pas être confondu avec le pape Marc, qui gouverne l’Église de Rome en 336, ni avec Marc d’Aviano, capucin du XVIIe siècle. L’indication « évangéliste » est essentielle pour retrouver la bonne figure.

Le prénom comporte de nombreuses formes internationales. Elles rendent compte de la diffusion de cette mémoire, mais ne font pas disparaître les autres saints portant le même nom.

Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 25 avril et le calendrier des fêtes et des prénoms.

Que disent les Actes des Apôtres de Jean-Marc ?

Au chapitre 12 des Actes, Pierre, libéré de prison, se rend chez Marie, mère de Jean surnommé Marc. Des croyants sont réunis dans cette maison pour prier. Le texte situe ainsi Jean-Marc dans le milieu de la première communauté de Jérusalem.

Les chapitres suivants l’associent aux voyages de Barnabé et de Paul. Le chapitre 15 rapporte toutefois un désaccord : Barnabé veut l’emmener, alors que Paul s’y oppose parce qu’il les avait quittés auparavant.

Barnabé part finalement pour Chypre avec Marc, tandis que Paul choisit Silas. Cet épisode donne une image concrète des premières missions : elles connaissent des collaborations, mais aussi des divergences et des séparations.

Quels liens saint Marc entretient-il avec Pierre et Paul ?

La première lettre de Pierre mentionne Marc dans sa salutation finale et l’appelle « mon fils » (1 P 5,13). La tradition comprend ce lien dans un sens spirituel ; le passage n’établit pas une filiation biologique.

La deuxième lettre à Timothée demande pour sa part que Marc soit amené, parce qu’il est utile au ministère (2 Tm 4,11). Dans la lecture traditionnelle qui rapproche ces mentions, Marc n’est donc pas réduit au désaccord raconté dans les Actes.

Ces textes expliquent pourquoi son image est liée aux deux apôtres. Ils donnent des repères, mais pas une chronologie complète de tous ses séjours ni un récit continu de ses dernières années.

Saint Marc a-t-il écrit l’Évangile qui porte son nom ?

La tradition chrétienne attribue l’Évangile à Jean-Marc et le rapproche de la prédication de Pierre. L’introduction publiée par les évêques catholiques des États-Unis rappelle notamment le témoignage ancien de Papias, qui présente Marc comme l’interprète de Pierre.

Cette même introduction précise que le livre ne nomme pas son auteur dans le récit. L’attribution traditionnelle, le personnage des Actes et les questions de la recherche historique doivent donc être distingués.

La rédaction est généralement située autour de l’année 70, avec des discussions sur le lieu et le milieu d’origine. Il est préférable de conserver ce repère approximatif plutôt qu’une année et une adresse certaines.

Marc est le plus court des quatre Évangiles et souvent considéré comme le premier rédigé. Sa place en deuxième position dans le Nouveau Testament n’indique donc pas nécessairement son ordre de composition.

Pour éclairer les textes bibliques et les traditions attachées à l’évangéliste, le frère Guy Musy propose cette présentation. Qui est Marc ? Présentation du frère Guy Musy, par les Dominicains de Suisse.

Comment découvrir l’Évangile selon saint Marc ?

Le récit commence avec Jean le Baptiste et l’annonce de Jésus ; il ne propose pas de récit de la naissance comparable à ceux de Matthieu et de Luc. Son mouvement conduit le lecteur du ministère en Galilée vers Jérusalem et la Passion.

L’introduction de l’USCCB souligne son rythme vif et l’importance des actes de Jésus. Elle attire aussi l’attention sur la difficulté des disciples à comprendre ce qu’ils vivent.

Pour une première lecture, le chapitre 1 de l’Évangile selon saint Marc permet de découvrir l’entrée dans le récit, le chapitre 8 un tournant autour de l’identité de Jésus, puis les chapitres 14 et 15 la Passion. La lecture de l’ensemble reste le meilleur moyen de comprendre les liens entre ces étapes.

Un évangéliste est un auteur lié à la transmission de la Bonne Nouvelle ; ce titre ne signifie pas automatiquement qu’il a fait partie des Douze apôtres. Marc n’est pas présenté comme l’un des Douze dans les listes évangéliques.

« Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. »

Évangile selon saint Marc, chapitre 1, verset 1 — traduction liturgique AELF, à lire dans le chapitre lié ci-dessus.

Marc dans un manuscrit : pourquoi l’évangéliste ressemble-t-il à un scribe médiéval ?

Saint Marc l’évangéliste : Marc assis à son pupitre avec un livre ouvert, accompagné d’un petit lion ailé, dans une miniature médiévale.
Maître du Livre de Raison, Saint Marc, évangéliaire, vers 1480. Cleveland Museum of Art, Mr. and Mrs. William H. Marlatt Fund, 1952.465.51.b. Image CC0, réutilisation autorisée. Notice du fichier et crédits — CC0 — Cleveland Museum of Art.
  1. Marc est assis devant un livre, au milieu du mobilier d’un espace de travail. La miniature met l’écrivain à la portée des lecteurs du XVe siècle.
  2. Le petit lion ailé près de ses pieds permet de reconnaître son emblème, sans montrer un animal dont Marc aurait été le propriétaire.
  3. L’auréole, le cadre doré et les bordures appartiennent à une page d’évangéliaire : l’image accompagne le texte, elle n’est pas un portrait réalisé au Ier siècle.
L’image prouve-t-elle directement l’identité historique de l’auteur ?

Elle témoigne de l’attribution et de la tradition reçues par le manuscrit. Pour la question de l’auteur de l’Évangile, il faut aussi lire les témoignages anciens et les introductions critiques. Une convention visuelle ne remplace pas cet examen.

Quel lien unit saint Marc à Alexandrie et à Venise ?

Une ancienne tradition fait de Marc l’évangélisateur et le fondateur de l’Église d’Alexandrie. Vatican News présente son martyre en Égypte avec prudence, en s’appuyant sur des récits postérieurs. Les circonstances détaillées de sa mort ne sont pas connues comme celles d’un événement consigné sur le moment.

La basilique Saint-Marc de Venise rattache l’arrivée des reliques à l’année 828, depuis Alexandrie. Elle raconte l’intervention de deux marchands, Buono de Malamocco et Rustico de Torcello, dans cette translation.

Cette histoire explique la place du saint dans la ville. Elle doit être distinguée des traditions qui le font passer personnellement dans la région vénitienne au Ier siècle : les récits de passage et l’histoire du transfert des reliques ne relèvent pas du même dossier.

Le patronage de Venise est ensuite inséparable de son emblème. Le lion ailé devient un signe religieux, mais aussi une image de la République et de sa puissance.

Que montre le Lion de saint Marc peint par Carpaccio ?

Le Palais des Doges conserve Le Lion de saint Marc, peint par Vittore Carpaccio en 1516. La notice du musée décrit un lion dont les pattes arrière reposent sur la lagune et les pattes avant sur la terre ferme.

Ce détail exprime les deux dimensions du territoire vénitien, maritime et continental. La ville apparaît à l’arrière-plan, avec plusieurs de ses monuments.

Le livre porte une formule de paix adressée à Marc. Dans le tableau, elle prend aussi un sens politique, comme un souhait de paix et de prospérité pour Venise. L’œuvre est donc un exemple précis de la rencontre entre symbole du saint et représentation d’un État.

Elle offre une illustration particulièrement parlante pour expliquer l’attribut du lion, à condition de nommer l’artiste, la date et le lieu de conservation.

De quels métiers saint Marc est-il le patron ?

Nominis mentionne les notaires et les vitriers parmi ses patronages traditionnels. Le site ne donne toutefois pas, dans cette notice, un acte de proclamation ni une explication historique détaillée de chacun.

Il convient donc de présenter ces associations comme des patronages transmis, sans inventer un épisode où Marc aurait pratiqué ces métiers. Le patronage de Venise, lui, est directement attesté par les institutions de la ville et de la basilique.

La richesse de sa mémoire vient surtout de cette pluralité : un nom de disciple dans les textes, un évangéliste dans la tradition chrétienne, une figure honorée à Alexandrie et un symbole majeur de Venise.

Questions fréquentes sur saint Marc l’évangéliste

Quand est la Saint-Marc ? Le 25 avril.

Quel animal symbolise Marc ? Le lion ailé, souvent accompagné d’un livre.

Marc faisait-il partie des Douze ? Il n’est pas nommé parmi les Douze apôtres ; il est honoré comme évangéliste.

Jean-Marc et l’évangéliste sont-ils identifiés ? Oui dans la tradition chrétienne, tandis que l’histoire de la rédaction du livre reste étudiée.

De quelle ville est-il patron ? De Venise, où la tradition situe l’arrivée de ses reliques en 828.

Quels patronages de métiers sont mentionnés ? Les notaires et les vitriers, dans les associations traditionnelles données par Nominis.

Sources et méthode de cette fiche

Le feuillet attribué au Maître du Livre de Raison est lu comme un document de réception. La notice de Cleveland donne le contexte de l’évangéliaire et autorise le fichier sous CC0.

Repères documentaires réorganisés le .

Gérard DOUET

A propos de l'auteur

Auteur et contributeur sur EphemerideDuJour.com, avec un travail de synthese autour des dates, calendriers, fetes, evenements historiques et reperes du jour.