Sainte Marcelle de Rome se fête le 31 janvier. Cette veuve et ascète anime un cercle d’étude biblique sur l’Aventin et demeure à Rome, contrairement à Paule partie pour Bethléem.
Quelle sainte Marcelle fête-t-on le 31 janvier ?
Le calendrier du site donne Marcelle le 31 janvier. Nominis reproduit à cette date la commémoration romaine de la veuve Marcelle, dont Jérôme loue le renoncement aux richesses. Cette identité doit être distinguée de Marcelle de Chauriat, honorée au 1er avril, et de la fondatrice canadienne Marcelle Mallet.
Le 31 janvier est une date de mémoire religieuse et de fête du prénom. Elle ne doit pas être confondue avec le jour exact des violences de 410, qui appartiennent à un autre moment de l’année. D’autres saints, notamment Jean Bosco, peuvent occuper une place importante le même jour dans le calendrier général.
Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 31 janvier et le calendrier des fêtes et des prénoms.
Qui était sainte Marcelle de Rome ?
Marcelle appartient à l’aristocratie romaine du IVe siècle. Devenue veuve très jeune, elle refuse un nouveau mariage et choisit une vie de prière et de simplicité. Jérôme décrit ce renoncement dans une lettre écrite après sa mort à Principia, une proche compagne.
Sa maison de l’Aventin devient un lieu de rencontre pour des femmes chrétiennes. Paule et Eustochium font partie du réseau qui l’entoure. Ce milieu permet de relier l’ascèse, c’est-à-dire une manière exigeante d’organiser la vie religieuse, au partage des ressources et à la lecture des Écritures.
Parler d’un cercle de l’Aventin ne signifie pas qu’il s’agisse déjà d’un monastère organisé comme ceux des siècles suivants. La forme de vie est ancrée dans une maison, des relations et une pratique commune. Cette souplesse fait partie de son intérêt historique.
Marcelle : trois indices d’une lectrice active
| Repère | Comment le comprendre |
|---|---|
| Elle interroge | Le portrait de Jérôme la montre posant des questions sur les Écritures. |
| Elle discute les réponses | L’échange vise la compréhension des difficultés, au-delà d’une approbation immédiate. |
| Elle appartient à un réseau | Principia et les femmes de son cercle donnent un cadre collectif à cette activité. |
Quel point de vue nous transmet ce portrait ?
La lettre 127 est écrite par Jérôme à Principia après la mort de Marcelle. C’est un éloge d’une personne qu’il connaît, pas son journal personnel. Il permet de saisir une relation intellectuelle tout en appelant à lire l’intention du témoin.
Sainte Marcelle dans les débats religieux de son époque
Marcelle prend part à des échanges sur l’interprétation biblique et aux controverses liées à Origène et à ses lecteurs. Ces débats concernent la doctrine et l’autorité des interprétations dans l’Église de l’époque. Ils ne correspondent pas simplement aux oppositions politiques contemporaines.
Les présenter permet de rendre à Marcelle une place d’actrice de la vie religieuse romaine. Il n’est pas nécessaire d’adopter toutes les polémiques de Jérôme ni de reprendre son vocabulaire contre ses adversaires pour expliquer l’engagement de sa correspondante.
Sainte Marcelle et le sac de Rome en 410
Lorsque les troupes d’Alaric entrent dans Rome, Marcelle est frappée par des hommes qui cherchent des richesses. La tradition souligne qu’elle a déjà donné ses biens. Jérôme rapporte également son souci de protéger Principia dans cette épreuve.
Elle meurt après ces violences, en 410. Il faut éviter d’ajouter des paroles de bourreaux, une durée d’agonie ou un déroulement minute par minute que les sources ne permettent pas de reconstituer. Le témoignage conservé est à la fois une mémoire de la catastrophe et l’éloge d’une personne aimée.
La lettre à Principia, rédigée en 412, montre que son souvenir reste vivant deux ans après les événements. C’est un document majeur, mais un texte de deuil et d’admiration n’a pas la même fonction qu’un relevé administratif.
La mémoire de sainte Marcelle : symboles et patronages
Le livre, une scène d’étude ou la présence de femmes de son cercle peuvent évoquer son rôle dans la lecture biblique. Un vêtement de veuve ou d’ascète situe son engagement, sans constituer un attribut unique. L’identification d’une image doit toujours passer par sa notice ou une inscription.
Son lien avec la charité et l’étude est bien documenté ; il ne suffit pas à la proclamer patronne officielle de toutes les bibliothécaires, enseignantes ou veuves. Les communautés qui portent son nom peuvent posséder un patronage local, qu’il faut présenter dans son propre contexte.
Son héritage tient d’abord à une manière d’associer une vie religieuse, un réseau de solidarité et l’intelligence des textes. La comparer avec Paule permet de voir deux parcours liés mais distincts : Marcelle demeure à Rome, tandis que Paule développe son œuvre à Bethléem.

Questions fréquentes sur sainte Marcelle de Rome
Marcelle et Marcella désignent-elles la même sainte ? Oui dans ce dossier romain ; la forme du nom ne dispense pas de vérifier les homonymes.
Était-elle seulement une disciple de Jérôme ? Leurs échanges montrent aussi une lectrice qui questionne, discute et devient une référence dans son milieu.
Marcelle est-elle partie vivre à Bethléem avec Paule ? Non. Sa mémoire reste liée à Rome et aux événements de 410.
Possède-t-on son autobiographie ? Le portrait le plus développé est l’éloge écrit par Jérôme à Principia, non une autobiographie de Marcelle.
Sources et méthode de cette fiche
L’analyse distingue la voix de Marcelle telle qu’elle est rapportée, la voix de Jérôme et le rôle de Principia comme destinataire de l’éloge.
Repères documentaires réorganisés le .
