Sainte Paule de Rome se fête le 26 janvier. Installée à Bethléem avec sa fille Eustochium, elle soutient les communautés et participe à l’étude biblique autour de Jérôme.
Quand fête-t-on sainte Paule de Rome ?
Le calendrier du site retient Paule le 26 janvier. Nominis reproduit la notice du Martyrologe romain qui la situe à Bethléem et donne sa mort en 404. Cette année est aussi celle de la lettre 108 de Jérôme, écrite après son décès à sa fille Eustochium.
Certaines notices diffusées en ligne donnent 406. Le rapprochement avec le martyrologe et la lettre datée de 404 conduit à retenir ici 404. Le 26 janvier peut également accueillir d’autres saints dans le calendrier général, notamment Timothée et Tite : cela ne remplace pas Paule dans la sélection du calendrier des prénoms.
Pour replacer cette fête parmi les événements et les autres célébrations du jour, consultez l’éphéméride du 26 janvier et le calendrier des fêtes et des prénoms.
Qui était sainte Paule avant son départ de Rome ?
Paule naît dans une famille de l’aristocratie romaine vers le milieu du IVe siècle, généralement en 347. Elle se marie et devient mère de cinq enfants. Son veuvage ouvre une nouvelle période de sa vie, marquée par la prière, l’ascèse et l’aide aux personnes pauvres.
À Rome, elle fréquente le cercle de Marcelle, où des femmes chrétiennes se réunissent pour étudier et mener une vie religieuse exigeante. Elle y entre en relation avec Jérôme. Cette sociabilité féminine est importante : Paule n’apparaît pas seulement comme une donatrice isolée au service d’un homme célèbre.
Les récits insistent sur son renoncement au luxe. Ils doivent être lus dans le contexte de l’ascétisme chrétien de l’époque, sans transformer chaque détail moral ou chaque généalogie prestigieuse en fait également assuré.
Sainte Paule, Eustochium et l’installation à Bethléem
Paule part vers l’Orient avec Eustochium, l’une de ses filles. La lettre de Jérôme décrit un voyage qui passe par des lieux bibliques et des communautés monastiques. Bethléem devient ensuite le centre de leur vie et de leurs fondations.
Le soutien matériel de Paule permet le développement de communautés et d’un accueil des pèlerins. Benoît XVI rappelle, dans sa présentation de Jérôme du 14 novembre 2007, la générosité de cette femme pour les édifices d’hospitalité établis près du monastère. L’aide ne se limite donc pas au financement d’un manuscrit : elle soutient une vie collective.
Eustochium prend part à cette histoire. La présenter seulement comme une enfant accompagnant sa mère ferait disparaître son propre engagement religieux. La correspondance de Jérôme permet de voir les liens entre les deux femmes, les communautés et leur milieu lettré.
Quel rôle sainte Paule a-t-elle joué dans l’étude de la Bible ?
Paule appartient au cercle qui lit, interroge et étudie les Écritures avec Jérôme. Celui-ci souligne dans sa lettre 108 à Eustochium, en traduction anglaise son application à apprendre l’hébreu. Cette remarque donne une consistance intellectuelle à son portrait, au-delà de la générosité que les notices retiennent souvent en premier.
Il ne faut pas pour autant la déclarer seule traductrice de la Vulgate, ni attribuer collectivement chaque passage traduit sans document. On peut reconnaître son engagement, ses ressources et son travail d’étude tout en distinguant les responsabilités textuelles précises de Jérôme.
Le cas de Paule montre que le travail biblique antique se développe dans un réseau : lecteurs, correspondants, copistes, protecteurs et communautés. Cette manière de raconter redonne une place aux personnes dont les contributions sont moins visibles qu’un nom d’auteur sur un livre.
Paule dans la lettre 108 : qui parle, à qui, et pourquoi ?
| Repère | Comment le comprendre |
|---|---|
| Auteur : Jérôme | Il connaît Paule et son engagement ; il offre un témoignage sur son milieu. |
| Destinataire : Eustochium | La lettre s’adresse à sa fille après la mort de Paule. Le lien familial explique la dimension de consolation. |
| Genre : éloge | Le récit choisit des épisodes pour présenter une vie exemplaire ; il ne constitue pas une autobiographie de Paule. |
Quel rôle intellectuel peut-on lui reconnaître ?
La lettre évoque notamment son application à apprendre l’hébreu et sa participation à l’étude. Cela donne une place active à Paule ; cela ne suffit pas à affirmer qu’elle aurait traduit seule ou intégralement la Vulgate.
La mémoire de sainte Paule : Bethléem, images et patronages
La tradition situe sa sépulture à Bethléem, dans l’ensemble lié à la Nativité, auprès de la mémoire de Jérôme et d’Eustochium. Les lieux de vénération racontent la réception de ce réseau monastique ; ils ne doivent pas être décrits comme s’ils étaient restés sans transformation depuis le Ve siècle.
Les représentations peuvent la montrer comme une veuve ou une religieuse, parfois dans le contexte de l’étude biblique et de ses relations avec Jérôme. Le vêtement seul n’est pas un attribut exclusif. Pour reconnaître Paule, il faut vérifier le titre de l’œuvre et les autres personnages.
Son exemple est associé au veuvage, à l’hospitalité et à l’étude, mais les sources consultées n’établissent pas un patronage professionnel universel. Son importance tient à un parcours documenté de femme, de fondatrice et de lectrice des Écritures.
Un document pour découvrir Sainte Paule de Rome

Questions fréquentes sur sainte Paule de Rome
Paule et Marcelle sont-elles la même personne ? Non. Ce sont deux femmes du cercle chrétien romain de Jérôme, avec des parcours différents ; Paule s’installe à Bethléem.
Paule a-t-elle traduit seule la Bible en latin ? Non. Elle soutient les communautés et participe à l’étude ; une attribution précise du travail de traduction doit rester documentée.
Pourquoi retenir 404 plutôt que 406 pour sa mort ? Le martyrologe cité par Nominis et la lettre 108 de Jérôme datée de 404 soutiennent cette chronologie.
Sources et méthode de cette fiche
La lecture de la lettre 108 distingue témoin, destinataire et genre littéraire. L’année 404 est retenue pour le décès selon le dossier documentaire, sans fusionner les datations divergentes.
Repères documentaires réorganisés le .
