20 août : Journée mondiale du moustique

Journée mondiale du moustique

Le 20 août, la Journée mondiale du moustique (World Mosquito Day) commémore une découverte qui a changé la médecine : celle du médecin britannique Ronald Ross, qui démontra en 1897 que les moustiques femelles du genre Anopheles transmettent le paludisme d’un être humain à l’autre. Portée par la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM) de Londres, cette journée n’est pas une observance officielle des Nations unies : elle est née de la volonté du chercheur lui-même, qui baptisa aussitôt cette date « Mosquito Day ».

Plus de cent vingt-cinq ans plus tard, le moustique reste l’animal le plus meurtrier de la planète. Le paludisme a causé 610 000 décès en 2024 selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et la dengue a atteint en 2024 son record historique avec 14,6 millions de cas notifiés. En France, l’installation du moustique tigre dans 83 départements métropolitains a fait basculer l’Hexagone dans une nouvelle réalité sanitaire.

Élément Détail
Date 20 août (date fixe)
Nom officiel Journée mondiale du moustique / World Mosquito Day
Origine 20 août 1897, découverte de Ronald Ross à Secunderabad (Inde)
Portée par London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM)
Statut Journée non officielle de l’ONU (pas de résolution)
Portée Internationale
Hashtag #WorldMosquitoDay

C’est quoi la Journée mondiale du moustique ?

La Journée mondiale du moustique est une commémoration scientifique, et non une célébration. Elle ne rend pas hommage à l’insecte, mais à la démonstration qui a permis de comprendre comment il tue – et donc de commencer à s’en défendre.

Elle poursuit trois fonctions :

  • Mémorielle : rappeler la percée du 20 août 1897 et la chaîne de découvertes qui l’a rendue possible.
  • Épidémiologique : faire le point chaque année sur le fardeau des maladies à transmission vectorielle (paludisme, dengue, chikungunya, Zika, fièvre jaune, virus du Nil occidental).
  • Préventive : rappeler les gestes de protection individuelle et collective, dans les pays d’endémie comme dans les zones nouvellement colonisées.

Sa singularité tient à son origine : elle n’a pas été instituée par une organisation internationale mais proclamée par un chercheur pour lui-même, avant d’être reprise et pérennisée par une institution académique. Cette absence de tutelle onusienne explique qu’elle soit moins visible que la Journée mondiale de lutte contre le paludisme (25 avril), officiellement reconnue par l’OMS.


Le moustique : que sait-on de cet insecte ?

Une famille immense, une minorité dangereuse

Le moustique appartient à la famille des Culicidés, dans l’ordre des diptères – il ne possède qu’une seule paire d’ailes. On recense environ 3 500 espèces dans le monde, présentes sur tous les continents à l’exception de l’Antarctique.

Sur cet ensemble, la proportion réellement dangereuse pour l’homme est faible : quelques centaines d’espèces piquent l’être humain, et une trentaine seulement transmet des agents pathogènes mortels. Trois genres concentrent l’essentiel du risque sanitaire :

Genre Maladies transmises Activité de piqûre
Anopheles Paludisme Crépusculaire et nocturne
Aedes Dengue, chikungunya, Zika, fièvre jaune Diurne (matin, fin d’après-midi)
Culex Virus du Nil occidental, virus Usutu Nocturne

Pourquoi seules les femelles piquent

Mâles et femelles se nourrissent de nectar et de sève végétale – ce qui fait d’eux, accessoirement, des pollinisateurs. Seule la femelle prélève du sang : les protéines et le fer qu’il contient sont indispensables à la maturation de ses œufs. La démangeaison n’est pas due à la piqûre elle-même mais à la réaction allergique à la salive injectée pour empêcher la coagulation.

Le moustique n’est donc pas dangereux par sa morsure, mais comme vecteur : il transporte d’un hôte à l’autre des parasites (Plasmodium) ou des virus (dengue, chikungunya, Zika, West Nile).


Origine et histoire de la Journée mondiale du moustique

La découverte de Ronald Ross, 20 août 1897

Au XIXè siècle, le paludisme est encore attribué aux « mauvais airs » des marais – d’où son nom italien, mal’aria. Deux verrous vont sauter en moins de vingt ans.

Le premier tombe en 1880 : à l’hôpital militaire de Constantine, en Algérie, le médecin militaire français Alphonse Laveran observe le 6 novembre, dans le sang d’un malade, le parasite responsable de la maladie. C’est la première fois qu’un protozoaire est identifié comme agent d’une maladie infectieuse. Il faudra à Laveran plus de dix ans pour vaincre le scepticisme de la communauté scientifique.

Le second verrou tombe le 20 août 1897, à Secunderabad, en Inde. Ronald Ross, officier de l’Indian Medical Service, dissèque des moustiques « à ailes tachetées » – des anophèles – nourris sur le sang d’un patient impaludé. Il y observe des cellules pigmentées contenant le pigment caractéristique du parasite du paludisme. La chaîne de transmission est établie. Ross publiera ses observations quelques mois plus tard dans le British Medical Journal, et baptisera lui-même cette date « Mosquito Day ».

En 1902, Ronald Ross reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine – le premier attribué à un Britannique. Cinq ans plus tard, en 1907, c’est au tour d’Alphonse Laveran, premier Français distingué dans cette catégorie.

Chronologie de la Journée mondiale du moustique et de la découverte

Année Événement
1880 Alphonse Laveran identifie l’hématozoaire du paludisme à Constantine
1897 Ronald Ross démontre le rôle vecteur de l’anophèle le 20 août ; il proclame la journée
1898 Ross et Battista Grassi établissent le cycle complet du parasite chez le moustique
1902 Prix Nobel de médecine à Ronald Ross
1907 Prix Nobel de médecine à Alphonse Laveran
1922 Mort de Laveran ; création de l’institution qui deviendra la LSHTM peu avant
1932 Mort de Ronald Ross
1959 Création de l’EID Méditerranée en France
2004 Première détection du moustique tigre en France, à Menton
2021 L’OMS recommande les premiers vaccins antipaludiques au monde

Objectifs principaux de la Journée mondiale du moustique

  • Commémorer une avancée scientifique majeure : sans la démonstration du rôle vecteur, aucune stratégie de lutte antivectorielle n’était concevable.
  • Documenter un fardeau qui persiste : les maladies transmises par les moustiques touchent chaque année une part considérable de l’humanité.
  • Mobiliser les financements : la lutte antipaludique reste très en deçà des besoins estimés par l’OMS.
  • Diffuser les gestes de prévention : élimination des gîtes larvaires, moustiquaires, répulsifs, protection vestimentaire.
  • Faire connaître les innovations : moustiquaires à double principe actif, vaccins, technique de l’insecte stérile, méthode Wolbachia.

Importance et impact de la Journée mondiale du moustique

Un fardeau sanitaire toujours considérable

Le paludisme demeure la maladie vectorielle la plus meurtrière. Les données du Rapport 2025 sur le paludisme dans le monde de l’OMS, portant sur l’année 2024, donnent la mesure du problème :

Indicateur (paludisme, 2024) Valeur
Cas estimés dans le monde 282 millions (+9 millions vs 2023)
Décès estimés 610 000
Taux de mortalité 13,8 pour 100 000 habitants
Objectif mondial 2030 4,5 pour 100 000 habitants
Part de la Région Afrique dans les décès environ 94 %
Pays certifiés exempts de paludisme 47 pays + 1 territoire
Financement mobilisé 3,9 milliards USD
Objectif de financement 2025 9,3 milliards USD

La dengue suit une trajectoire inverse de celle du paludisme : elle progresse. Les cas notifiés à l’OMS sont passés de 505 430 en 2000 à 14,6 millions en 2024, année record, avec plus de 12 000 décès signalés dans plus de 100 pays. Les estimations scientifiques évaluent à environ 390 millions le nombre d’infections annuelles réelles, la majorité étant asymptomatiques ou bénignes et donc non déclarées.

Un impact économique et social sous-estimé

World Mosquito DayAu-delà de la mortalité, les maladies vectorielles pèsent sur les économies : journées de travail perdues, absentéisme scolaire, saturation des systèmes hospitaliers lors des flambées, coûts de la lutte antivectorielle.

En 2024, l’OMS estime que les outils recommandés ont permis d’éviter environ 170 millions de cas de paludisme et un million de décès – un bénéfice sanitaire considérable, mais conditionné à un financement qui n’atteint aujourd’hui qu’environ 42 % de la cible fixée.

Un rôle écologique qu’il faut aussi considérer

La Journée mondiale du moustique est aussi l’occasion de rappeler une nuance rarement entendue : le moustique occupe une place dans les écosystèmes. Les larves constituent une ressource alimentaire pour les poissons et les amphibiens, les adultes pour les oiseaux, les chauves-souris et les libellules. Les adultes des deux sexes participent à la pollinisation. Toute stratégie d’éradication massive et indifférenciée soulève donc des questions écologiques – d’où l’orientation actuelle vers des méthodes ciblées sur les seules espèces vectrices.


La diversité des situations à travers le monde

Afrique subsaharienne : le paludisme concentré

La Région africaine de l’OMS supporte l’essentiel du fardeau : onze pays représentent à eux seuls environ les deux tiers des cas et des décès mondiaux. Les réponses y reposent sur les moustiquaires imprégnées, la chimioprévention saisonnière – étendue à 20 pays et bénéficiant à 54 millions d’enfants en 2024, contre 0,2 million en 2012 – et, depuis 2021, sur les vaccins antipaludiques, introduits dans les programmes de vaccination systématique de 24 pays.

Amériques et Asie du Sud-Est : la pression de la dengue

La Région des Amériques a concentré plus de 13 millions des cas de dengue notifiés en 2024. Le Brésil, la Colombie, le Paraguay et le Pérou ont connu des charges historiquement élevées. En Asie du Sud-Est, la dengue est endémique depuis des décennies et connaît des cycles épidémiques réguliers liés aux sérotypes circulants.

Europe et bassin méditerranéen : l’émergence

La dengue s’installe dans des régions jusqu’ici épargnées. En 2024, 308 cas ont été notifiés à l’OMS par trois pays européens – l’Espagne, la France et l’Italie -, auxquels s’ajoutent 1 291 cas dans les départements français de Mayotte et de La Réunion, dont quatre mortels. Cette progression suit celle du moustique tigre, dont l’aire de répartition remonte vers le nord.

Territoires français d’outre-mer

La situation ultramarine diffère nettement de celle de l’Hexagone : la Guyane est le seul territoire français où le paludisme circule encore sur un mode endémo-épidémique, et Mayotte est en phase d’élimination depuis 2014, avec une recrudescence observée entre 2016 et 2019. Les Antilles et La Réunion ont éliminé la transmission autochtone respectivement dans les années 1960 et 1970.


Les défis contemporains de la lutte contre le moustique

La double résistance

C’est l’enjeu majeur souligné par l’OMS dans son édition 2025. Deux résistances progressent simultanément :

  • La résistance aux insecticides, en particulier aux pyréthrinoïdes, qui réduit l’efficacité des moustiquaires et des pulvérisations. Elle a conduit au développement de moustiquaires à double principe actif.
  • La résistance aux antipaludiques, notamment aux dérivés de l’artémisinine, socle des traitements actuels. Le rapport 2025 en fait sa principale alerte.

Le changement climatique et la mondialisation

L’élévation des températures allonge la saison d’activité des moustiques et étend leur aire de répartition vers les latitudes plus élevées et les altitudes plus hautes. Parallèlement, l’intensification des échanges commerciaux et des déplacements humains multiplie les introductions : le moustique tigre s’est propagé mondialement en grande partie par le commerce de pneus usagés, dont les creux retiennent l’eau et abritent les œufs.

Le déficit de financement

Avec 3,9 milliards de dollars mobilisés pour un besoin estimé à 9,3 milliards, le déficit annuel avoisine 5,4 milliards de dollars. Ce sous-financement chronique limite le déploiement des outils dont l’efficacité est pourtant démontrée.


Comment participer à la Journée mondiale du moustique

S’informer et relayer

  • Consulter les publications de l’OMS, de l’Institut Pasteur, de Santé publique France et de l’ANSES.
  • Relayer les messages de prévention avec le hashtag #WorldMosquitoDay.
  • Suivre les travaux des instituts de recherche : IRD, CIRAD, Institut Pasteur, LSHTM.

Agir chez soi : supprimer les gîtes larvaires

C’est le geste le plus efficace, et il est à la portée de tous. Une femelle Aedes albopictus pond dans de très petits volumes d’eau stagnante. Il faut donc, une fois par semaine :

  • Vider les coupelles sous les pots de fleurs, les arrosoirs, les seaux, les jouets d’extérieur.
  • Curer les gouttières et les regards d’évacuation.
  • Couvrir hermétiquement les récupérateurs d’eau de pluie avec un voile moustiquaire.
  • Ranger à l’abri ou retourner tout objet susceptible de retenir l’eau : pneus, bâches, brouettes.
  • Renouveler l’eau des vases et des abreuvoirs.

Se protéger des piqûres

  • Porter des vêtements couvrants et amples, de couleur claire.
  • Utiliser des répulsifs cutanés adaptés à l’âge et à l’état de grossesse, en respectant les recommandations du fabricant.
  • Installer des moustiquaires aux ouvertures, et une moustiquaire de lit en zone d’endémie palustre.
  • Consulter un centre de vaccinations internationales avant un séjour en zone tropicale, et signaler tout épisode fébrile au retour.

Signaler le moustique tigre

En France, le portail national de signalement permet de déclarer la présence d’Aedes albopictus, avec photo à l’appui. Ces signalements alimentent la cartographie de la colonisation et orientent les opérations de lutte antivectorielle.


La France face au moustique : un focus national

Deux pionniers français de la parasitologie

La France occupe une place fondatrice dans l’histoire de cette découverte. Alphonse Laveran (1845-1922), médecin militaire formé à l’École du service de santé militaire de Strasbourg, identifie le parasite du paludisme en 1880 à Constantine. Il rejoint plus tard l’Institut Pasteur, où il se rend en Corse et en Camargue entre 1900 et 1903 pour y étudier les anophèles, pressentant leur rôle dans la propagation. Son prix Nobel de 1907 est le premier décerné à un Français en physiologie ou médecine.

Du paludisme endémique à la démoustication

Le paludisme a longtemps sévi en France métropolitaine, notamment dans les zones humides littorales – Camargue, Sologne, marais poitevin, plaine du Languedoc. La transmission endémique disparaît en 1960, et le dernier foyer autochtone est signalé en Corse en 1971-1972.

La démoustication moderne naît d’une préoccupation autant économique que sanitaire. En 1959, les conseils généraux des Bouches-du-Rhône, du Gard et de l’Hérault créent l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID Méditerranée), afin de rendre le littoral habitable et touristique. L’Aude et les Pyrénées-Orientales rejoignent l’institution en 1963, année du lancement de la mission Racine d’aménagement du littoral languedocien. La loi du 16 décembre 1964 relative à la lutte contre les moustiques en fixe le cadre juridique.

Le paludisme d’importation : la France en première ligneMoustique tigre

La France métropolitaine est le pays occidental qui recense le plus grand nombre de cas de paludisme d’importation. Le Centre national de référence (CNR) du paludisme estime que 4 000 à 6 000 patients contractent chaque année un paludisme d’importation à Plasmodium falciparum, dont 150 à 300 formes graves.

Ces cas ne font pas l’objet d’une déclaration obligatoire mais d’une surveillance par un réseau de correspondants hospitaliers volontaires.

La saisonnalité est marquée : près de la moitié des accès à P. falciparum surviennent d’août à octobre, au retour des congés d’été.

Le moustique tigre, nouvelle donne sanitaire

Détecté pour la première fois à Menton en 2004, Aedes albopictus a colonisé le territoire à un rythme soutenu.

Indicateur (France hexagonale) Valeur
Départements colonisés (bulletin du 12 août 2026) 83 sur 96
Départements colonisés en 2004 1 (Alpes-Maritimes)
Espèces de moustiques présentes en France environ 67
Période de surveillance renforcée 1er mai – 30 novembre
Cas autochtones de chikungunya en 2025 809 (niveau inédit)
Cas autochtones de dengue en 2025 30
Cas importés de chikungunya en 2025 2 398
Cas importés de dengue en 2025 2 389
Régions touchées par une transmission autochtone en 2025 8

La saison 2026 confirme cette installation. Au 10 août 2026, Santé publique France a identifié cinq épisodes de transmission autochtone : trois foyers de chikungunya totalisant 15 cas dans le Tarn et en Gironde, et deux cas isolés de dengue dans le Tarn et l’Hérault. Le fait marquant tient moins au volume qu’à la géographie : deux foyers girondins se situent hors de l’arc méditerranéen.

Parallèlement, six cas autochtones d’infection à virus du Nil occidental ont été identifiés dans les Pyrénées-Orientales, l’Aude, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Ce virus obéit à un cycle différent : son réservoir principal est aviaire et il est transmis à l’homme par des moustiques du genre Culex, non par le moustique tigre.

Les pistes de recherche françaises

Plusieurs approches sont expérimentées sur le territoire national :

  • La technique de l’insecte stérile (TIS) : lâchers de mâles stérilisés par irradiation, testés par l’IRD et le CIRAD à La Réunion et par l’EID Méditerranée à Prades-le-Lez (Hérault). La méthode est jugée prometteuse mais coûteuse – l’irradiation doit être réalisée à l’étranger, faute d’installation en France – et pas encore opérationnelle à grande échelle.
  • La méthode Wolbachia : introduction d’une bactérie qui bloque la réplication des virus chez le moustique. Déployée à l’international avec des résultats documentés, notamment en Indonésie et au Brésil.
  • Les drones de dispersion : le projet Mosquarel, associant CIRAD, EID-Med et IRD, a exploré le lâcher aérien de mâles stériles.

Foire aux questions sur la Journée mondiale du moustique

Pourquoi la Journée mondiale du moustique est-elle célébrée le 20 août ?

La Journée mondiale du moustique est célébrée le 20 août parce que c’est le jour où, en 1897, le médecin britannique Ronald Ross a démontré à Secunderabad, en Inde, que les moustiques femelles du genre Anopheles transmettent le parasite du paludisme. Ross a lui-même désigné cette date comme « Mosquito Day ». La date est fixe et ne varie pas d’une année à l’autre.

Qui a créé la Journée mondiale du moustique ?

La Journée mondiale du moustique a été créée par Ronald Ross lui-même, immédiatement après sa découverte de 1897. Elle est aujourd’hui portée et animée par la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM), institution londonienne spécialisée dans la santé publique et la médecine tropicale, qui organise chaque année des événements autour de cette date.

La Journée mondiale du moustique est-elle une journée officielle de l’ONU ?

Non. La Journée mondiale du moustique n’est pas une journée internationale officiellement instituée par les Nations unies : elle ne repose sur aucune résolution de l’Assemblée générale. Il s’agit d’une commémoration scientifique d’origine académique. La journée officiellement reconnue par l’OMS sur ce champ est la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée le 25 avril.

Le moustique est-il vraiment l’animal le plus meurtrier du monde ?

Oui, le moustique est bien considéré comme l’animal le plus meurtrier du monde, très loin devant les serpents ou les grands prédateurs. Il ne tue pas directement mais par les agents pathogènes qu’il transmet : le seul paludisme a causé 610 000 décès en 2024 selon l’OMS, auxquels s’ajoutent les décès liés à la dengue, à la fièvre jaune, au chikungunya et au virus du Nil occidental. Les estimations du total annuel varient selon les sources et les maladies retenues.

Quelles maladies le moustique tigre peut-il transmettre en France ?

Journée internationale du moustiqueEn France hexagonale, le moustique tigre (Aedes albopictus) peut transmettre trois arboviroses : la dengue, le chikungunya et le Zika.

Il ne transmet pas le paludisme, dont le vecteur est l’anophèle, ni le virus du Nil occidental, véhiculé par les moustiques du genre Culex.

La transmission n’est possible que si le moustique a préalablement piqué une personne infectée, généralement un voyageur de retour de zone tropicale.

Comment se protéger efficacement des piqûres de moustique ?

Se protéger des piqûres de moustique repose sur deux volets complémentaires. D’abord la suppression des gîtes larvaires autour du domicile : vider chaque semaine tout récipient contenant de l’eau stagnante, même de quelques centilitres. Ensuite la protection individuelle : vêtements couvrants et clairs, répulsifs cutanés adaptés à l’âge, moustiquaires aux ouvertures et, en zone d’endémie palustre, moustiquaire de lit imprégnée.


Un insecte minuscule, un enjeu planétaire

Le 20 août 1897, un médecin isolé disséquait une poignée de moustiques dans un laboratoire de fortune. Sa découverte a ouvert la voie à toutes les stratégies de lutte antivectorielle qui, depuis 2000, ont permis d’éviter 2,3 milliards de cas de paludisme et 14 millions de décès.

Le combat n’est pourtant pas gagné : les résistances progressent, le financement stagne, et le moustique tigre s’installe durablement sous nos latitudes. La Journée mondiale du moustique rappelle que la lutte se joue aussi à l’échelle d’une coupelle de pot de fleurs. Cette semaine, faites le tour de votre jardin ou de votre balcon : cinq minutes suffisent.

 

Sources

Sébastien LETT

A propos de l'auteur

Je m’appelle Sébastien LETT, entrepreneur web et e-commerce, fondateur de l'agence Alcaweb, de la société de vente en ligne Cookam, et je suis le créateur d’Ephéméride du jour, un site éditorial consacré aux dates, à l’histoire quotidienne, aux saints du jour, aux journées mondiales, aux événements marquants et aux anecdotes qui accompagnent chaque jour de l’année. À travers ce projet, j’ai souhaité créer un rendez-vous quotidien accessible, clair et vivant, pour permettre à chacun de découvrir ce qui s’est passé un jour précis : naissances célèbres, décès marquants, faits historiques, traditions, citations, records, curiosités et repères culturels. Passionné à la fois par le web et par l'histoire, mon objectif est simple : faire de chaque date une porte d’entrée vers l’histoire, la culture générale et la mémoire collective, en mêlant grands événements, petites histoires et anecdotes qui donnent du sens à chaque journée.